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16/01/2016

L’actualité de Circuit Mortel

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10 ans déjà…

Le 17 janvier 2006, le blog Circuit Mortel publiait sa première note, consacrée à CIRCUIT MORTEL A LOHEAC, mon premier roman policier dans le monde de la course automobile !

Le temps a passé. Plus de 600 notes ont été mises en ligne. Lors des huit premiers mois de 2015, les statistiques de fréquentation firent régulièrement état d’un nombre de pages vues supérieur à 25.000 par mois. Puis avec Ewen Le Juge, web designer de talent et Team Principal du site DESIGNMOTEUR, nous avons négocié un nouveau virage. L’objectif, rendre le site plus agréable à visiter, notamment grâce à un design agréable, professionnel et à des images plus grandes et de meilleure qualité. CIRCUIT MORTEL est devenu http://circuitmortel.com ! Le blog hébergé sur la plateforme Hautetfort se repose sur ses lauriers. Il passe le relais au nouveau CIRCUIT MORTEL. Il soutient son successeur en annonçant ses publications afin de booster ses performances.

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L’actualité de ce mois de janvier, c’est naturellement le 10ème anniversaire. A cette occasion, j’ai le plaisir de vous rappeler :

1) que CIRCUIT MORTEL se veut une référence en matière de fiction automobile ! http://circuitmortel.com/2016/01/circuit-mortel-a-10-ans-...

2) qu’il reste en outre un site de partage de la passion des bolides, des voitures d’exception, des modèles vintage, un média où s’exprime le respect et l’admiration des pilotes qui se battent pour les mettre à l’honneur http://circuitmortel.com/2016/01/circuit-mortel-a-10-ans-...

(sans occulter les craintes qu’inspire l’autophobie ambiante ni les doutes quant à la limitation de la liberté d’expression ou encore l’évolution des technologies).

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L’actualité en ce mois de janvier 2016, c’était aussi le Dakar. Plutôt que résumer la couse, ce que d’autres médias ont très bien fait, j’ai choisi d’attirer votre attention sur un jeune qui refera parler de lui, Sheldon Creed http://circuitmortel.com/2016/01/sheldon-creed-un-baby-pi...

L’an dernier, l’actualité particulièrement cruelle au mois de janvier (premiers attentats terroristes de l’année en France) avaient un peu occulté les hommages à Jean-Pierre Beltoise. Un an après sa disparition, rappelons-nous un épisode qui ne fut pas le temps le plus fort de sa carrière mais nous permit de le voir sur toutes les pistes de Rallycross de l’Hexagone http://circuitmortel.com/2016/01/jean-pierre-beltoise-et-...

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Pour quelques minutes de détente, je vous suggère « Ronnie freina trop tard »,une petite fiction automobile non dénuée d’humour avec Ronnie, conçu pour devenir un personnage de BD, si des dessinateurs adhèrent au projet http://circuitmortel.com/2016/01/ronnie-freina-trop-tard/...

De nouvelles notes seront mises en ligne dans les prochains jours. http://circuitmortel.com  va suivre le Rallye de Monte-Carlo. Sous un angle particulier, celui de la course de l’excellent rallyman français Yoann Bonato qui nous surprend un peu plus à chaque sotie !

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Je vous attends donc avec impatience sur http://circuitmortel.com . Vous savez ce qui me ferait plaisir à l’occasion du 10ème anniversaire de CIRCUIT MORTEL ? Que vous laissiez un commentaire sur une des notes de http://circuitmortel.com ! Ce serait la cerise sur le gâteau !

Thierry Le Bras

04/05/2010

Jean-Pierre Beltoise et sa 505 échappée des circuits

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Le sport automobile français a généré des Messieurs, des hommes qui, au-delà de leurs palmarès de pilotes, ont représenté quelque chose de particulier dans notre sport préféré. Jean-Pierre Beltoise, magnifique vainqueur, ne l’oublions pas, du Grand-Prix de Monaco 1972 disputé sous la pluie, fait partie de ces pilotes qui défendirent le sport automobile français à des périodes difficiles. Au-delà de la stricte compétition, Jean-Pierre s’est aussi assigné une autre mission, encore plus noble, faire progresser la sécurité routière. Son slogan « conduire juste » résume sa philosophie de la route, celle que nous devons suivre dans l’intérêt général.

 

Un jour, mon ami Gilles Guillon, alors rédacteur en chef du magazine de SPG Rallye pour lequel je tenais la rubrique Rallycross, m’a confié un article sur les voitures qui avaient marqué l’histoire de cette discipline. C’était début 2005. La sélection fut difficile, car beaucoup de voitures, de pilotes et de préparateurs méritaient d’y figurer. Mais lorsque l’idée de ce thème est née, Jean-Pierre Beltoise et sa Peugeot 505 nous sont apparus d’emblée incontournables.

 

Alors, j’ai appelé Jean-Pierre Beltoise. Objectivement, il ne se souvient plus très bien de ses saisons de Rallycross aujourd’hui. Il a cependant accepté de me répondre avec la simplicité et l’amour de la course qui le caractérisent. Car bien qu’ayant fait partie des meilleurs pilotes du monde, Jean-Pierre Beltoise n’a jamais joué les stars inaccessibles. Il est resté un homme facilement joignable et accessible. Voici quelques extraits de l’interview que j’ai recoupés avec les confidences qu’il avait accordées à Jean-Claude Virfeu de Ouest-France en 1980.

 

« J’avais terminé ma  carrière, raconte Jean-Pierre Beltoise, mais j’aimais bien le Rallycross, c’était sympa. J’étais fidèle à Peugeot. Je courais pour eux en circuit (NDLR : en Supertourisme) et c’est comme ça qu’est née l’idée d’engager une 505. »

 

L’ancien pilote Matra et BRM en F1 conserve quand même le souvenir d’une voiture agréable mais pas très efficace. « Moteur avant et roues arrière motrices, ce n’étais pas le cocktail idéal sur la terre. »

 

Pourtant Jean-Pierre fonda de gros espoirs sur cette 505. « Nous progressons, confiait-il à l’ami Jean-Claude Virfeu de Ouest France en septembre1980. Dans les deux dernières épreuves, j’ai réalisé les meilleurs chronos sur un tour. Ce qui nous manque encore, c’est un peu de punch pour les départs. Sur de mauvais revêtements, je démarre souvent moins bien que les autres. Mais j’espère très bientôt gagner un scratch avec cette voiture. »

 

Le pari était audacieux. La grosse berline française ne domina jamais les Porsche et autres Alpine A 310 qui régnaient alors sur la discipline. Qu’importe ? Elle ravit les spectateurs tout heureux de voir un ancien pilote de Formule 1 conduire avec brio une voiture qui ressemblait aux leurs.

 

FICHE TECHNIQUE

MARQUE : Peugeot

Modèle : 505

Moteur : 4 cylindres 2 litres atmo

Puissance 220 chevaux

2 roues motrices (propulsion)

Préparateurs : Polytechnic et Danielson

Année : 1980

 

Pour surfez sur d’autres notes traitant de Rallycross et découvrir des photos de glisse :

911 RAYMOND TOUROUL.jpg

* la Porsche de Raymond Touroul :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/02/02/quand-raymond-touroul-faisait-gagner-une-porsche-sur-la-terr.html

 

* des Rallye 2 en Rallycross :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/11/06/quand-les-simca-1000-prolongeaient-leur-existence-en-rallycr.html#comments

CATY CALY 1987.JPG

* Caty Caly, la Panthère rose :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/09/06/caty-caly-la-panthère-rose.html

 

* un roman dans le monde du Rallycross :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html

 

* Stéphane Dréan, le Luky Luke  des départs :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/index.html

 

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* Lohéac 1978 (3 notes)

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/03/rallycross-de-loheac-flash-back-sur-l-edition-1978-1.html

 

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/11/rally-cross-de-loheac-flash-back-sur-l-edition-1978-2.html

 

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/19/rally-cross-de-loheac-flash-back-sur-l-edition-1978-3.html

 

* Julien Mouthon, le plus jeune pilote de l’histoire du Rallycross :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/12/28/course-en-fête-2.html

 

* un souvenir  personnel à Trappes :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/19/une-pige-a-trappes.html

 

Texte et photo :

Thierry Le Bras

12:42 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jean-pïerre beltoise, rallycross, lohéac, peugeot 505 |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

19/02/2010

UNE PIGE A TRAPPES

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24 Heures de Paris à Trappes 1988,

je fais équipe avec Ségolen au volant de cette  Visa groupe B

 

 « On n’a que de bons souvenirs en  course automobile », m’a déclaré un jour Jean-Luc Pailler. Le plus titré des pilotes de Rallycross français a raison. Quand je repense à mes saisons de courses de côtes, ma mémoire restitue effectivement quantité de bons moments. J’en ai d’ailleurs rapporté certains sur ce blog :

 

La Golf GTI, voiture passion :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/03/26/golf-gti-voiture-passion.html

 

Thierry Le Bras raconte des souvenirs de course automobile :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/09/24/thierry-le-bras-raconte-des-souvenirs-de-course-automobile.html

 

Les spectateurs sont sympas :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/01/04/les-spectateurs-sont-sympas.html

 

Outre des courses de côtes et des rallyes, j’ai aussi participé une fois aux 24 Heures de Paris sur le Circuit Jean-Pierre Beltoise à Trappes.

 

Une idée née au resto

 

L’idée de participer aux 24 Heures de Paris naquit de façon assez originale. Dédé Ségolen (de  son vrai nom André Gahinet), effectuait des remplacements comme médecin anesthésiste à l’époque. Parfois en Guadeloupe, parfois en métropole. Je le connaissais depuis 1976 en fait, l’année où j’ai débuté en course de côte. Dédé a participé à de nombreuses grandes épreuves comme le RAC, le Monte-Carlo, le Côte d’Ivoire, le Tour de Corse, et il a remporté le groupe 4 aux 24 Heures du Mans 1976 avec Alain Gadal et Maurice Ouvière.

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Dédé Segolen aux 24 Heures du Mans 1976

 

Il faisait partie de l’Ecurie Bretagne comme moi. Nous avions sympathisé. Un midi de février 1988, il est passé à Rennes en fin de matinée. J’habitais alors la capitale bretonne. Nous sommes allés déjeuner au resto avec lui et Didier Caradec, un autre ami qui courait aussi. Didier s’engageait aux 24 Heures de Paris sur une Porsche qu’il partagerait avec un préparateur de la région (Le Duigou). Il en a parlé. Dédé a dit qu’il avait reçu une invitation, mais qu’il ne pensait pas y aller. Puis il a eu une idée. Nous dégustions un bon whisky au Sévigné, une excellente brasserie de l’avenue Janvier alors tenue  par un couple de passionnés de sport automobile.

 

- Dis donc, m’a lancé Dédé, tu as l’habitude des tractions toi (j’avais couru plusieurs saisons en Golf). Si tu faisais équipe avec moi ? J’apporte l’auto et les mécanos. Tu payes l’engagement et l’hébergement sur place. Tu t’occupes aussi d’amener la voiture à Trappes et de la ramener en Bretagne. Je travaille en région parisienne en ce moment. Je ne vais pas pouvoir m’en occuper (la voiture était dans le Morbihan, pas très loin de Rennes). J’ai dit banco et c’est comme ça que je me suis retrouvé au départ des 24 Heures de Paris au volant de la Visa. Un super souvenir. Au plan financier, des partenariats avec un groupe de transport et un réseau de radios auxquels s’ajouta notre prix permirent finalement de couvrir à peu près le budget.

 

Un week-end à Trappes

 

La Visa des 24 Heures de Paris 1988 n’était pas une 1000 pistes mais une deux roues motrices en fait. Dédé l’avait depuis la saison 1982. Il avait couru en rallye et en course de côte avec. Il avait même disputé le Rallye de Côte d’Ivoire au volant de cette voiture. Notre Visa était équipée d’un moteur de 1440 cm3 qui développait 140 cv si je me rappelle bien. Elle n’était donc pas très puissante, mais son comportement m’a étonné. La Visa était d’une efficacité redoutable. Un plaisir à amener. Facile à se mettre en main tant elle inspirait confiance par son comportement sain. L’autobloquant ne me posa pas de problème car j’avais piloté des Golf qui en étaient équipées. La direction n’était pas assistée. Mais le circuit de Trappes ne comporte pas d’épingle. Objectivement, l’absence d’assistance ne m’a pas gêné quoique je n’aie rien d’un roi du bras de fer.

 

Les 24 Heures de Paris étaient ouvertes à des véhicules rassemblés en 3 catégories : les 2 roues motrices, les 4 roues motrices « esprit » groupe  B et les 4x4. Chaque catégorie de véhicules disputait 5 manches. Chaque pilote disputait une des deux premières manches, puis l’équipage se relayait lors des trois dernières.

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Dans mon roman Circuit  Mortel à Lohéac,

j’imagine une course se disputant en équipage sur la piste de Rallycross

 

La piste de Trappes était un circuit de Rallycross et les courses en peloton étaient musclées. Imaginez une manche de Rallycross avec 20 voitures au départ. Aux essais, aller vite tout seul ne me posa aucun problème, à part 2 tête-à-queue au même endroit après une bosse lors de mes premiers tours  à cause de freinages trop tardifs en appui à l’entrée d’un gauche en descente et en dévers. Mais lors de la première des manches où j’ai pris le volant, j’avoue que la nervosité du peloton m’a perturbé et que j’ai perdu des places au départ de peur de froisser de la tôle. Lors des trois dernières manches, nous avons décidé que Dédé, que la perspective de quelques frictions avec les rivaux n’angoissait guère, prendrait le premier relais et moi le second. Là, tout s’est bien passé, et je n’ai pas hésité à fermer les portes quand c’était nécessaire. J’ai ainsi eu le plaisir de boucler une manche en seconde position. Nous avons finalement terminé quatrièmes des 2 roues motrices. Peut-être aurions-nous pu monter sur le podium sans un problème moteur qui nous a contraints à abandonner dans la cinquième manche. En  tout cas, j’avais pris beaucoup de plaisir au volant de la Visa groupe B.

 

Le point de départ d’un roman

 

Ce concept de courses par manches avec relais m’a bien plu. Je m’en suis inspiré quelques années plus tard pour bâtir le cadre de Circuit Mortel à Lohéac, un roman policier dont l’intrigue se déroule durant une grande épreuve disputée sur la piste de Lohéac :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html#comments

 

A Trappes heureusement, notre petite équipe put se concentrer sur la course sans avoir à dénouer d’intrigue policière. Pas de méchants romanesques dans les parages.

 

Dans d’autres épisodes de la vraie vie par contre, il m’est arrivé de rencontrer des personnages réels aussi foncièrement mauvais que les « méchants » qui pimentent Circuit Mortel Lohéac, J’ai par exemple croisé – hélas pour moi comme pour tous ceux qui eurent à faire à elle - une femme encore plus dangereuse et diabolique que celle connue sous le doux surnom de « la morue ». La morue de Circuit mortel à Lohéac aimerait s’accommoder à la sauce piquante. C’est une gourgandine aux instincts meurtriers, fraudeuse et escroc en jupon dont la seule existence suffit à polluer des âmes dans le roman. Elle fait de l’humour sans le savoir en appelant le mari qu’elle trompe et dévalise « mon petit sous à la crème d’oseille ». Si la réalité dépasse souvent la fiction, les vrais méchants, ceux qui jouent leurs rôles de nuisibles dans le monde réel, font rarement rire. Car il existe une différence fondamentale entre les méchants des fictions et ceux du monde réel. Les nuisibles de la vie réelle sont généralement insignifiants, un peu déficients mentaux, et totalement sans intérêt. Des vraies tâches ! C’est un improbable concours de circonstances qui a placé des êtres falots et pitoyables au cœur d’une intrigue alors qu’à part un hasard phénoménal, leur mesquinerie et leurs travers les auraient condamnés au mieux à l’indifférence, au pire à devenir la risée des autres. Dans les romans au contraire, il faut un « bon » méchant, un individu machiavélique, calculateur, qui se donne du mal pour élaborer les plans diaboliques qui feront frissonner le lecteur.

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Une morue accommodée en hachis.

Ce n’est pas celle de Circuit mortel qui n’est pas comestible

et dégage une odeur de poisson  pourri, un peu comme les poissons

de Cetautomatix dans les albums d’Asterix.

Il est vrai que l’endroit préféré de la morue de Circuit mortel à Paris,

c’est la rue Poissonnière !

 

Ainsi David Sarel lutte-t-il régulièrement contre un prédateur, la morue :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/01/22/recette-de-morue.html

 

Le « bon » méchant n’est pas si facile à construire pour le romancier ou le réalisateur de cinéma. Contrairement à ce que pensent parfois des lecteurs ou spectateurs, il ne suffit pas de s’inspirer d’un personnage existant ou ayant existé. Pourquoi ? Parce ce que la hargne des vrais méchants est tellement sans bornes qu’elle ne paraîtrait pas crédible dans une fiction. Pour rester dans les comparaisons culinaires et humoristiques évoquées récemment, la mayonnaise ne prendrait pas. Le vrai méchant est trop fade pour faire recette. Il faut le savoir-faire du chef scénariste pour lui donner une saveur.

 

Thierry Le Bras