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Sport

  • Thierry Le Bras ou l’obsession de la fiction automobile et mécanique

    Romans et nouvelles automobile, je suis là !

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    Quoi de plus fort que les émotions de la compétition aux commandes d’un engin à moteur conçu pour la vitesse ? Rien à ma connaissance...

    « La course, c’est la vie, affirmait Steve McQueen par l’intermédiaire de son personnage Michael Delaney dans le film Le Mans. Avant et après, il n’y a que l’attente ».

     J’ai eu le privilège de connaître les moments d’exception qu’offre le pilotage en compétition. Alors, quand les années passent, que les contraintes de divers ordres conduisent à ranger son casque et sa combinaison ou à songer aux épreuves de véhicules historiques, il faut trouver d’autres challenges excitants. Sinon, la vie deviendrait banale, normale, médiocre, ennuyeuse, sinistre. Mon challenge, mon défi, c’est d’écrire, de photographier, de créer des univers parallèles. Parmi mes favoris, ceux où l’automobile tient une place de choix.

    Exploiter mes fondamentaux

    Sans prétention, je fais partie de ceux qui savent créer une fiction auto. Les sports mécaniques apparaissent en toile de fond dans la plupart des romans et nouvelles dont je suis l’auteur. Certains scenarii se déroulent à la période contemporaine, tels Circuit mortel, Faits d’enfer à Carnac, Chicanes et dérapages de Lorient au Mans, Le pacte du tricheur. D’autres invitent à voyager dans le temps, à l’époque vintage, comme Vengeance glacée au coulis de sixties.

    J’ai commencé à écrire mon premier roman à l’âge de dix ans. Je ne l’ai pas terminé et e en sais pas ce qu’est devenu le cahier d’écolier sur lequel je le rédigeais. C’était sûrement trop tôt. Mais l’envie d’écrire existait déjà. Elle m’a permis s’être publié par les Éditions Gautier-Languereau l’année du bac. Il ne s’agissait que d’une nouvelle, l’histoire d’un jeune motard qui participait à son premier moto-cross. Un texte sans prétention destiné à de jeunes lecteurs.

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    Écrire, raconter des histoires, ne relève pas d’une idée apparue tardivement. Elle fait partie de mes bases, avec mes deux autres passions, les sports mécaniques et la photo. J’ai concilié les trois. Avant de piloter, j’ai pris beaucoup de photos sur quantité d’épreuves. Les années où je courais, j’ai continué à en réaliser lors de courses auxquelles je ne participais pas. Une fois que j’ai arrêté de piloter en compétition, j’ai immortalisé avec passion l’action des pilotes sur pellicule puis sur carte mémoire.

    J’ai ainsi collectionné des souvenirs, expériences, anecdotes qui nourrissent mes récits et fictions. D’autant que je continue à suivre de près les carrières d’acteurs de ce monde extraordinaire. Je suis intimement convaincu qu’un écrivain donne le meilleur de lui-même lorsqu’il raconte ce qu’il connaît, ce qui lui tient le plus à cœur, c’est-à-dire quand il partage ses passions.

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    L’automobile, la moto et tous les sports mécaniques offrent une matière première fabuleuse à travailler. Il s’agit d’univers concurrentiels et impitoyables, dégageant des émotions incomparables. Les acteurs des championnats mettent en avant ce qu’ils ont de meilleur et parfois de pire. Les enjeux financiers favorisent les dérapages. Les supporters ne se comportent pas forcément en gentlemen. Tous les ingrédients d’une intrigue, parfois simplement psychologique, souvent dans la trajectoire du polar n’attendent que le tour de main d’un auteur afin de devenir menu de lecture.

    Pas besoin d’une Delorean pour voyager dans le temps

    J’ai beaucoup aimé Marty et Doc. Les films dont ils sont les héros avec la Delorean ont le mérite de l’audace. Leurs créateurs ont osé jouer avec un fantasme éternel, le voyage dans le temps.

    Pas de Delorean dans mes scenarii cependant... A chacun ses coups de cœur, ses paradis mécaniques. Chez moi, d’autres voitures de diverses époques contribuent à l’action. Elles ne manquent pas de caractère non plus. Les aventures de David Sarel se déroulent de nos jours. Le personnage s’associe aux modèles d’une marque imaginaire, Vivia (par exemple au Mans http://bit.ly/1fCkQ2z ).

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    Ronnie, personnage secondaire de l’univers de David, appartient à la génération précédente. Il pilotera notamment une Simca 1200 S (cf http://bit.ly/2bAFnbr ), puis une Chevrolet Camaro après avoir cherché des sponsors en vue de disputer Le Mans (cf http://0z.fr/DwoeM ).

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    Philippe Georjan assiste à ses premières 24 Heures en 1966, alors qu’il fréquente encore le collège. Bientôt, il naviguera son pilote préféré en rallye avant de prendre lui-même le volant dans diverses épreuves (cf http://bit.ly/26SOPvm puis http://0z.fr/110Cx ).

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    Pas encore de roman mettant en scène Jocelyn dont le projet de vie tient en un mot écrit en majuscules : RALLYE. Dès avant le permis, le jeune Vendéen au tempérament de Chouan s’est fait remarquer en Rallycross. Une fois le bac et le permis en poche, en avant, cœur battant, dans sa discipline de prédilection. Ses modèles s’appellent Yoann Bonato, Sébastien Loeb, Henri Toivonen. Vaguement superstitieux, il s’est demandé un matin si la fin du monde n’était pas arrivée (cf http://bit.ly/J521qF puis http://bit.ly/193TZEL ). Ces nouvelles m’ont permis de commencer à travailler le personnage de Jocelyn ainsi que son entourage. Au fur et à mesure qu’ll va progresser et approcher son objectif, les obstacles vont se multiplier. Mauvais sort, vengeance, simple jalousie, fantômes surgis du passé ? Il faudra encore patienter un peu avant d’obtenir la réponse. Moi-même, je ne sais pas tout. Je ne suis que son biographe, comme celui des autres personnages dont je rapporte des tranches de vie après les avoir mijotées. Je découvre les faits au fur et à mesure, en les suivant, en les poussant dans leurs retranchements, en recueillant leurs confidences.

    D’autres idées de personnages et d’univers sur fond de sports mécaniques progressent sur les pistes sinueuses tracées dans mes neurones. Mais je ne vais pas tout vous dire aujourd’hui... Cependant, je ne saurais cacher qu’une quatrième et une cinquième série de personnages vrombissent dans mon imagination. Sans délaisser pour autant ceux qui existent déjà. Juste pour les laisser se reposer de temps en temps entre deux aventures.

    J’entendais récemment à la télévision une phrase attribuée à Claude Lelouch. « Les gens sur l’écran sont plus intéressants que ceux dans la rue », aurait dit le réalisateur. Une journaliste qui m’interviewait au sujet d’un recueil de nouvelles intitulé 7 nouvelles pimentées (cf http://bit.ly/2tu3KjI ) m’avait fait observer que je parlais de mes personnages comme s’ils étaient des amis. Pas faux ! Ils existent dans mon esprit et j‘espère que des lecteurs de plus en plus nombreux s’intéresseront à eux. Ils ne sont pas ternes car ils partagent une passion avec tous les lecteurs de ce blog. Cette passion s’appelle LES SPORTS MÉCANIQUES !!!

    Un créneau à défendre

    L’automobile et la moto ont vocation à tenir le rôle de personnages dans les scénarii. Elles possèdent des personnalités affirmées, soulignent celles de leurs partenaires, ancrent l’action dans l’espace et dans le temps. Elles suscitent les passions. Leurs apparitions dans un univers ravivent les souvenirs, rajeunissent ceux qui ont déjà un vécu riche d’expérience, donnent aux plus jeunes l’envie de foncer vers de nouvelles aventures. Elles s’associent aux moments les plus forts de chaque existence.

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    Des géants y croient. Dysney et Pixar ont lancé une opération gigantesque avec Cars 3. L’équipe qui a produit et réalisé Overdrive est composée de professionnels expérimentés qui ont, à mon sens, réalisés un film enthousiasmant (vivement la suite des aventures des frères Foster et de leurs copines.

    Alors, soyeux nombreux à soutenir ceux qui travaillent sur le créneau des fictions mécaniques. Cliquez sur les liens (gratuits) qui vous pilotent vers des nouvelles accessibles gratuitement en ligne. Partagez-les sur les réseaux sociaux. D’abord, vous prendrez plaisir à découvrir ces fictions et à les faire connaître à vos amis. En outre, vous lutterez sans provocation contre tous les politiciens et lobbyistes qui insinuent sournoisement mais sans relâche que l’automobile, la moto et tous les moteurs sont des fléaux, que vous êtes l’ennemi public numéro 1dès que vous montez dans (ou sur) votre machine. Lire des fictions mécaniques, c’est quelque part militer en faveur d’outils au service de l’homme, d’œuvres d’art roulantes qui expriment le génie humain. Soutenir la fiction automobile et plus généralement les blogs et médias auto (et moto), c’est refuser la dictature autophobe, rejeter la société aseptisée, liberticide et sans intérêt à laquelle nous risquons de nous trouver réduits. Une société uniforme, étouffée, qui dit oui à tout, sans alternative, qui vote petit doigt sur la couture du pantalon ce que des médias asservis auront promu.

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    Pour ma part en tout cas, je reste fidèle à mes passions et convictions. Je continue d’écrire des fictions automobiles. J’ambitionne de leur offrir la meilleure diffusion possible. Par le livre papier et électronique évidemment, et pourquoi pas d’autres stratégies complémentaires ? Le feuilleton en ligne, la nouvelle, ou d’autres supports (ou associations de contenus à inventer)... J’ai songé un moment à un blog entièrement consacré à la fiction mécanique mixant les contenus gratuits et payants. Puis à un double produit, Artwork d’un modèle de voiture présente dans une fiction et texte de la fiction en question. Des idée abandonnée car trop difficiles à mettre en application, tout au moins pour moi. Il faut tout de même vivre et rentabiliser un peu les fruits de son travail, ce qui ne me paraît pas réaliste via les blogs dans le contexte actuel. Mais je ne désespère pas, loin s’en faut. J’espère vraiment que vous serez de plus en plus nombreux à lire des fictions automobiles, à les faire connaître, à les défendre, et à soutenir aussi mes confrères auteurs sur le même créneau ! Chaque clic sur un lien vers une fiction (ou une note parlant d’une fiction), chaque like, chaque partage sur les réseaux sociaux nous aide au niveau du référencement, de l’impact, du poids de nos projets face aux éditeurs, investisseurs, producteurs, clients... 

    Je travaille avec la volonté inébranlable de servir la fiction automobile dans tous les domaines, du roman au scénario en passant par la nouvelle, le feuilleton, l’histoire racontée en BD ou en docufiction destiné à booster les ventes d’un produit ! Tous les encouragements et tous les soutiens sont les bienvenus. Toutes les possibilités de partenariats seront étudiées avec intérêt.

    QUELQUES LIENS

    Un blog dont une partie reste entièrement consacrée aux fictions automobiles http://circuitmortel.com/cat/fiction/

    C’était il y a longtemps. J’ai repris ici ma première publication dans le domaine des sports mécaniques http://bit.ly/1pzMLQz  

    2 polars automobiles à lire en ebooks en attendant les versions papier (au cœur d’un rallye http://amzn.to/1jAhsoF - aux 24 Heures du Mans http://amzn.to/1nCwZYd )

    Overdrive, des voitures, des filles, des gangsters, du suspense http://bit.ly/2wMhwjS

    Richard Grieco et ses partenaires automobiles http://bit.ly/1MJglo6

    Et si vous offriez un roman automobile dédicacé pour Noël (toujours disponible) http://bit.ly/2hjfyxa

    Thierry Le Bras

  • Clin d’œil à la Ford 20 M TS

    Parce que l’automobile est toujours une star

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    Films, publicité, romans, la voiture tient toujours un rôle important.

    Elle ne cherche à voler la vedette aux humains qui la choisissent. Mais elle les accompagne dans leur vie quotidienne. Dès lors, au premier regard, la voiture apporte des informations sur l’époque de l’action, la personnalité du conducteur, sa situation financière, ses contraintes familiales, ses goûts.

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    Certes, il ne saurait s’agir de présomptions irréfragables. Sherlock Holmes prendrait tous les éléments observés en considération avant de déduire d’une voiture la vie de son utilisateur. Comme une règle juridique, le choix d’un véhicule correspond à la résultante de contraintes et de finalités. Un monospace diesel ne signifie pas forcément que le conducteur se montre indifférent au plaisir automobile. Peut-être rêve-t-il d’une BMW M4 mais a acheté un modèle moins cher en raison de ses revenus, logeable à cause de ses jeunes enfants, économique à l’usage parce que sa vie professionnelle impose un kilométrage important.

    La Ford Taunus 20 M TS des sixties

    Dans les messages publicitaires, le scénario raconte une histoire destinée à séduire une cible de clientèle déterminée. Dans les fictions, la voiture du héros doit paraître logique compte tenu de la situation du personnage. Mais sans s’interdire un peu d’originalité, voire un clin d’œil à un passé vécu ou observé.

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    L’action du roman VENGANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES se déroule en 1966. Philippe Georjan, le personnage principal, va sur ses 14 ans. Il n’a pas encore le droit de conduire ni de passer le permis. Il adore les voitures, rêve de piloter en compétition plus tard. Sa préférence va aux modèles les plus sportifs, Cooper S, Lotus Elan... Mais bien qu’il se montre plutôt généreux avec lui, son père ne saurait se conformer à ses souhaits automobiles. Il roule au quotidien en Ford 20 M TS, une berline classique.

    Pourquoi une Ford 20 M TS ?

    Le choix d’une automobile intègre des facteurs objectifs et subjectifs. Au milieu des sixties, la 20 M TS offrait quelques solides arguments face à la concurrence. Une rivale de la 404 et la DS, une voiture qui flirtait avec le luxe sans s’afficher ostentatoire, des lignes rondes originales, un V6 assez onctueux et performant, un prix de vente compétitif. Une voiture dans l’esprit du slogan publicitaire de la marque, « il y a toujours une Ford pour vous »,

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     Le moteur de la Ford Taunus 20 M TS est un 1988 cm3 qui développe 100 cv (11 cv fiscaux) et la propulse à 158 km/h. Un peu moins bien qu’une DS 21, au niveau d’une Peugeot 404 Injection. Déjà ce qu’il était alors convenu d’appeler une grosse voiture.

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    En outre, les Taunus étaient des modèles fabriqués en Allemagne sous une marque américaine. Leur carrosserie solide rassurait les mères de famille. Celle de Philippe se sentait plus en sécurité quand l’aiguille du compteur de vitesse montait au-dessus des 120 km/ que dans la DS 21 de sa sœur et de son beau-frère ou dans la 404 que possédait la famille avant. Vraisemblablement à tort d’ailleurs car à cette époque, aucune ceinture de sécurité n’équipait encore les voitures de tourisme.

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    Pour sa part, Philippe trouvait une qualité particulière à la Ford 20 M TS. Un duel fabuleux opposait Ford et Ferrari dans les épreuves d’endurance et notamment au Mans à cette époque. Or, Philippe se montrait un farouche supporter de Ford face à Ferrari ! Alors, que son père roule dans une voiture de la marque qui voulait battre les modèles du Commendatore ne pouvait que le réjouir...

    QUELQUES LIENS

    VENGANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, le roman où Philippe assiste à la première victoire Ford au Mans http://www.designmoteur.com/2014/12/roman-polar-passion-automobile/

    VENGANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES est disponible ICI http://amzn.to/1nCwZYd

    Des voitures d’hier à Saint-Malo http://bit.ly/2itIWpe

    DS et Cooper S, d’autres voitures emblématiques des sixties dans l’univers de Philippe Georjan http://bit.ly/1nR7R3i

    Quand la Ford 20 M TS suscite des jalousies et cause une agression contre Philippe http://bit.ly/2oDlE0I

    Thierry Le Bras 

  • Une photo, un flash-back (4)

    Retour sur les courses de côtes dans l’Ouest

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    Au temps des sixties et des seventies, les voitures engagées se révélaient moins efficaces que celles d’aujourd’hui. Mais l’important, c’était leurs capacités à affronter leurs rivales.

     La photo de la BMW 2002 groupe 2 ci-dessus a été prise à la Course de côte de Saint-Germain – sur – Ille 1973. « Vaucenay », pseudonyme d’un pilote de la Mayenne, remporta le groupe 2. Un habitué de la discipline que les amateurs de course de côte le virent aussi sur Lotus Elan, BMW 30 CSI groupe 1, puis avec une autre 2002 groupe 2 ex Guy Fréquelin. Lors de l’édition 2013, il s’imposa en groupe 2 avec sa BMW. Un modèle bien né, fer de lance de BMW en compétition avant le coupé 30 CSL. La 2002 avait offert les titres de champions d’Europe des voitures de tourisme à BMW en 1968 et 1969. Des saisons où Dieter Quester, fidèle de la marque, s’imposait au classement pilotes. Si la grande sœur 30 CSL prenait le relais en circuit au point de tourner aussi vite que les Ferrari 365 GTB/4 Daytona sur le tracé du Mans (cf http://bit.ly/29Xp97L, ), la 2002 poursuivait sa carrière dans les autres disciplines. En course de côte naturellement, et aussi en rallye. En septembre 1973, Achim Warmbold lui offrait une victoire au Rallye autrichien des Alpes inscrit au calendrier du championnat du monde.

    Ravi de photographier de vraies voitures de course

    Au printemps 1973, je préparais mon bac comme tous les lycéens inscrits en classe de Terminale. La Course de côte de Saint-Germain – sur – Ille se déroulant plusieurs semaines avant les épreuves (28 et 29 avril), je m’y étais cependant rendu avec mon père, comme les trois années précédentes. Avec l’appareil photo et une réserve de pellicules. Sans imaginer que quatre décennies plus tard, plusieurs de ces photos seraient utilisées sur des blogs, forums, réseaux sociaux, et même parfois dans le cadre d’illustrations de livres et magazines.

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    J’avais capté cette Berlinette deux ans plus tôt, après la course, sur le plateau qui allait la ramener à la maison (euh, au garage) jusqu’au prochain week-end de course. J’avais effectué le tirage moi-même au labo du club photo du lycée dans lequel e m’investissais volontiers. La chambre noire, l’agrandisseur, le choix d’une qualité de papier, l’exposition, le révélateur, le fixateur, le séchage... Une autre façon de travailler les photos avant le numérique et les logiciels prévus à cet effet. Des contraintes différentes, dont celle d’utiliser le noir et blanc, sauf à disposer d’un matériel coûteux et réservé à quelques labos professionnels.

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    Raymond Touroul pilotait en 1972 la Porsche 904 ci-dessus. Un pilote particulièrement rapide. Associé à André Anselme, il avait remporté la catégorie GT aux 24 Heures du Mans sur une Porsche 911 S ! J’ai exposé ce tirage lors d’une expo photo au lycée à l’automne 1972, puis 40 ans plus tard, à l’espace photo mis en place lors de la première édition de la Saint-Germain Classic.

    Au fil du temps, les instantanés qui fixèrent sur pellicule les animatrices de leur époque deviennent des témoins d’un temps passé. Les plus chanceuses de ces autos courent en historique, participent à des rassemblements d’anciennes, se font choyer par des collectionneurs ou s’exposent glorieusement dans des musées. Leur sort ressemble finalement à celui des humains. La jeunesse, l’action, la maturité, la retraite plus ou moins active. Ces archives entretiennent le souvenir du passé. Parallèlement, elles prouvent que le temps a filé, très vite, sans que le chrono s’arrête. Quelque part, elles participent aux univers parallèles que je crée dans mes fictions, romans et nouvelles, quand j‘installe des scènes à ces moments. Pouvoir les partager avec d’autres amateurs d’automobile, de compétition, contribue aussi au partage d’une passion commune.

    QUELQUES LIENS

    D’autres photos de courses de côtes au siècle dernier http://bit.ly/2xTfy1U

    Une fiction à la course de côte de Saint-Germain – sur – Ille http://bit.ly/Q8Rz1b

    Première course de côte au volant avec une Opel Ascona SR http://bit.ly/1QOBHk0

    Thierry Le Bras