19.01.2012
HOMMAGE A MIKE HAWTHORN
un pilote anglais jusqu’au nœud papillon !

Né le 10 avril 1929, Mike Hawthorn disparut avant son trentième anniversaire, le 22 janvier 1959. Sa vie fut trop courte, mais bien remplie. Champion du monde de F1 1958, vainqueur les 24 Heures du Mans 1955, Mike aura accroché à son palmarès deux fleurons qui font rêver tous les pilotes. La période anniversaire de sa disparition offre l’occasion de lui rendre hommage.
J’ai découvert Mike Hawthorn après son décès. Un jour, quand j’avais sept ou huit ans, mon père m’a offert une Vanwall au 1/43ème fabriquée par Solido. Il m’a expliqué que c’était la voiture de Mike Hawthorn, un très grand pilote. Mon père adorait la course automobile et les pilotes aux caractères bien trempés. Il renoncerait à cette saine passion, hélas. Ce serait plus tard, lorsqu’une créature peu recommandable lui ôterait sa personnalité puis l’intégralité de son patrimoine. Un schéma de piratage courant en vérité. Mais avant de se faire retourner comme une crêpe par la méprisable commise en cuisine manipulatrice et toxique, il vibrait aux sons d’un échappement libre comme à la voix passionnée de Tommy Franklin commentant les 24 Heures du Mans et les Grands-Prix.

Dès l’âge de six ou sept ans, je connaissais les noms de Fangio, Moss, Collins, Hawthorn, Rodriguez, Wimille, Moss, Brabham, McLaren, Trintignant, Clark, Gendebien, Gurney, Hill… Je leur prêtais plus d’attention qu’à ceux de mes condisciples qui n’étaient pas mes meilleurs copains. Ce fut donc tout naturellement que quelques années plus tard, je m’intéressai à leur histoire en lisant tout ce qui me tombait sous la main. Depuis, j’ai complété ma documentation sur mes pilotes préférés. Mike Hawthorn en fait partie et je me réjouis de partager avec vous quelques-unes de mes informations et réflexions à son sujet.
Mike Hawthorn devance Juan Manuel Fangio
Déjà remarqué en Angleterre puis à l’étranger par les spécialistes du sport automobile, Mike Hawthorn étala son talent à la face de tous le dimanche 5 juillet 1953. C’était au Grand-Prix de France, disputé sur le circuit de Reims. La course donna lieu à un final ahurissant.

A cinq tours de l’arrivée, Hawthorn sur Ferrari et Fangio sur Maserati étaient roues dans roues. Ils se livrèrent un duel acharné, se doublant et se redoublant sans cesse. A l’amorce du dernier tour, ils passèrent devant les tribunes côte à côte. Qui allait l’emporter ? Fangio sembla prendre un instant l’avantage, mais l’épingle du circuit lui fut fatale. Gêné par une première qui ne passait plus, il perdit du temps à la sortie du virage le plus serré et franchit la ligne d’arrivée 36 mètres derrière Hawthorn. En Anglais soucieux de son apparence, Mike Hawthorn s’était présenté au départ vêtu d’un blouson en daim vert et d’un nœud papillon !
Mike avait abordé les sports mécaniques à 17 ans par la moto. Puis après une première saison automobile où il s’était montré à son avantage, Ferrari l’embaucha en 1953 et lui renouvela sa confiance en 1954. Ces débuts flamboyants semblaient le conduire au paradis.
Du paradis à l’enfer
L’enfer n’était pourtant pas loin. En 1954, la mort de son père et un accident dont il se releva avec de douloureuses brûlures lui rappelèrent qu’il n’était pas un enfant chéri du destin. D’ailleurs, Mike le savait déjà. Il souffrait depuis longtemps de problèmes d’insuffisance rénale. Ses ennuis de santé lui avaient valu d’être dispensé des obligations militaires. Soudain, en 1954, la presse anglaise se déchaîna contre lui. Elle lui reprocha de ne pas avoir fait son service militaire et de faire gagner des voitures étrangères, en l’occurrence des Ferrari. Un Chef d’État français déclara un jour que certains mots pouvaient tuer aussi sûrement que des balles. En tout cas, ils font très mal quand ils claquent avec la volonté délibérée de tuer au moins une carrière, sinon l’homme. D’autant que les pilotes les plus loyaux n’ont pas été préparés aux artifices machiavéliques des jeux politiques.

Ulcéré à la fois par les reproches qui s’abattaient sur lui et le récent décès de son père, Mike Hawthorn céda aux avances de Jaguar pour la saison d’endurance 1955 et se réfugia chez Vanwall en F1. La possibilité de passer plus de temps en Angleterre et de veiller sur le garage familial joua certainement un rôle dans ce choix. Au Mans 1955, il fit équipe avec Ivor Bueb. La première heure de course donna lieu à une bagarre incroyable entre la Jaguar de Hawthorn et la Mercedes de Fangio. Les deux pilotes roulaient comme en Grand-Prix. Le boulot de Mike était d’entraîner les Mercedes à suivre son train d’enfer. Tant pis s’il cassait pourvu qu’il épuise l’adversaire. Il est probable que ce duel sonna comme une revanche du Grand-Prix de Reims 1953. Même s’ils se respectaient, chacun des deux pilotes entendait montrer à l’autre qu’il n’avait pas peur de lui et qu’il allait le battre. En outre, Mike Hawthorn était anglais. Il avait déclaré qu’il « ne voyait pas pourquoi une voiture allemande battrait une voiture anglaise ». Son père s’était battu conte les nazis. Lui-même avait connu le traumatisme des bombardements sur l’Angleterre, la crainte des méfaits de la cinquième colonne, la peur de la folie meurtrière d’Hitler. La guerre n’était pas loin en 1955… Un concours de circonstances aussi improbable que dramatique fit de Mike un des acteurs du terrible accident du Mans 1955. Macklin (Austin Healey) et Levegh (Mercedes), à qui il avait pris un tour et qui le suivaient, n’anticipèrent sans doute pas sa manœuvre tardive d’arrêt au stand pour ravitailler. Ils s’accrochèrent, déclenchant un terrible accident.

Une décision judiciaire du 10 novembre 1956 considéra qu’il n’y avait pas lieu d’engager une action pénale contre qui que ce soit car il n’y avait pas de preuve de ce que quiconque ait pu commettre un homicide ou des blessures involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou non observation des règles. C’était sans doute la meilleure décision possible car il vaut mieux s’attacher à éviter d’autres drames dans l’avenir que chercher des coupables à tout prix pour des accidents que rien ne permettait raisonnablement de prévoir. Tout se passe très vite en course. Les infrastructures peuvent être mises en cause, mais comment reprocher à un pilote qui est là pour rouler à la limite de sa voiture un concours de circonstances qui se produit en une fraction de seconde ? Mike Hawthorn et son équipier Ivor Bueb remportèrent les 24 Heures du Mans 1955, mais leur victoire ne fut pas célébrée comme les autres.
Champion du monde
Mike retourna chez Ferrari après un bref passage en F1 chez BRM en 1956. Il remporta le titre mondial 1958 mais arrêta la compétition en fin de saison. Il avait remporté trois Grands-Prix et dix-huit podiums. L’accident de 1955 l’avait beaucoup marqué. Les décès sur la piste de ses amis Peter Collins, Luigi Musso et Stuart Lewis-Evens l’année de son titre le peinèrent énormément. Ses problèmes de reins s’aggravaient.

II n’eut hélas pas le temps de profiter de sa retraite sportive et trouva la mort le 22 janvier 1959 dans un accident de voiture survenu sur une route de la campagne anglaise. Il conduisait une Jaguar MK I et n’avait pas encore fêté son trentième anniversaire.
Mike, le solide Anglais courageux au fighting-spirit de guerrier mérite que les passionnés de course automobile se souviennent de lui et s’intéressent à son histoire.
QUELQUES LIENS A SUIVRE
Pour en savoir plus sur Mike Hawthorn, n’hésitez pas à visiter le site qui lui est consacré :
http://www.mike-hawthorn.org.uk/home.php
Hommage à un autre pilote d’Outre-Manche trop tôt disparu, Jim Clark http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-jim-clark-un-des-plus-grands-seigneurs-de-la-course-48083954.html
Jenson Button, un Anglais au fighting spirit indéniable et à la classe naturelle qui en font un digne héritier spirituel de Mike Hawthorn
Nigel Mansell, un autre lion britannique à qui David Bénard a consacré un blog très intéressant
http://nigelmansell.free.fr/wordpress
Le blog Polars, sports et légendes ; un blog où les sports mécaniques sont très présents. Le texte mis en ligne le 5 janvier présente un ouvrage qui se réfère à l’histoire du Grand-Prix de Pau des origines à nos jours. Le lecteur y croisera justement des pilotes qui ont écrit l’histoire du sport automobile comme Mike Hawthorn. Et une note prévue courant février sera une courte fiction qui rendra hommage à Mike :
http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/
Thierry Le Bras
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09.01.2012
LA VISA A TOUTES LES SAUCES
Rallye, Rallycross, elle a brillé partout

Roger Chevreton est déjà un pilote confirmé lorsqu’il est embauché par Guy Verrier en 1984 pour développer et conduire une Citroën en Rallycross. Voici un extrait d’un article que je lui ai consacré dans le magazine Sport de glisse une vingtaine d’années plus tard.
« Citroën avait fait étudier six prototypes pour diverses disciplines, rapporte l’ancien pilote Citroën. Avec Wambergue, on s’est dit que le mieux serait de partir d’une Visa 1000 pistes en l’allégeant. C’était la voiture qui convenait le mieux au Rallycross. "
Le raisonnement s’avère juste puisque Roger remporte le titre 1984. Seul problème, les 150 chevaux de la Citroën ne permettent pas de lutter à armes égales avec la Quattro de Jacques Aïta au départ. L’équipe décide donc d’engager une nouvelle voiture en 1985.
Avec ses ailes larges et un moteur de 250 chevaux, la nouvelle Visa gagne en agressivité. « En difficulté de pilotage aussi, souligne Roger. D’autant que nous n’avions pas de direction assistée. La voiture sous-virait en entrée de virage puis survirait en sortie. La direction t’arrachait le volant des mains au point qu’on a renoncé à monter des slicks après que je me sois cassé un doigt. »
Tout au long de l’année 1985, Roger Chevreton fait jeu égal avec Aïta et sa Quattro. Mais au décompte des points, le pilote Audi l’emporte.
« Mon meilleur souvenir cette année-là, c’est Lohéac témoigne-t-il. Le samedi, je fais un tonneau pendant les manches qualificatives. Je tords une biellette. Tout le monde m’aide à réparer. Le dimanche, je gagne la Superfinale. »
La photo ci-dessus est justement une de celles que j’ai réalisées en 1985 à Lohéac.
L’aventure se termine malheureusement en 1986. « Nous espérions continuer en 1987 avec la nouvelle BX 4X4 groupe B mais elle ne marcha pas en rallye et Citroën arrêta le programme avant la mi-saison. »
FICHE TECHNIQUE :
MARQUE : CITROËN
Modèle : VISA
Moteur : 1600 cm3 turbo (bloc issu de la BX)
Puissance : 250 chevaux
4 roues motrices
Préparateur : Denis Mathiot
Années : 1985 et 1986
QUELQUES LIENS A SUIVRE :
Un souvenir personnel au volant d’une Visa
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/19/une-pige-a-trappes.html
Christian Rio, pilote official Citroën Visa en rallye
Une traction au Tour de France auto
Le retour de la DS
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/11/06/le-retour-de-la-ds-citroen.html
L’excellent blog d’Alain Lassalle consacré à Citroën
http://clubcitroenfrance.auto-blog.fr/
Le blog Polars, sports et légendes ; les sports mécaniques y sont très présents et le dernier texte mis en ligne présente un ouvrage qui se réfère à l’histoire du Grand-Prix de Pau des origines à nos jours :
http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/
Thierry Le Bras
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29.12.2011
2012, l’année de la relance décomplexée du plaisir automobile !
L'année 2011 se sera terminée dans une ambiance morose.

Crise omniprésente, menace de perte du triple A, récession, rigueur synonyme de sacrifices, peur de l’avenir… Mais tout va changer en 2012 ! Voici le scénario salvateur et automobile qui nous attend dès les prochains mois.
Nous entrons dans une année électorale. Dans toutes les familles politiques, les états-majors planchent sur leurs devoirs de vacances. Leurs candidats leur ont imposé un thème de réflexion avant la trêve des confiseurs. Comment convaincre les Français que je suis plus beau, plus crédible que les autres, qu’avec moi ils auront plus de joujoux qu’avec mes adversaires, que je leur demanderai moins de participer aux tâches ménagères du pays, que je serai… leur père Noël ?
Les secrets d’une cuisine de régime électoral
Ce fut le cœur moins léger que d’habitude que les conseillers partirent en vacances. C’est que les garçons et les filles sortis de l’ENA, de Science-Po ou des bonnes Universités qui conseillent nos politiques sont des premiers de classe, pas de sinistres glandeurs qui rêvent des réductions de temps de travail et des autoflagellations proposées par miss Eva glacée, l’ex surgée des conseils de discipline, celle qui exaspérait la classe, voulait coller tout le monde en retenue et piquer tous les jouets. Alors, les conseillers se sont torturé les méninges. Habitués à raisonner dans un cadre rigide, ils tournèrent autour des mêmes axes de réflexion, orientation de la pression fiscale, flexibilité ou rigidité doctrinale du temps de travail, gestion de l’emploi dans la fonction publique, ouverture à tout va des frontières ou contrôle de l’immigration, politique de sécurité volontariste ou angélisme vis-à-vis des atteintes aux biens et aux personnes, élargissement de l’Europe à des pays extérieurs à son continent ou garantie de préserver ses frontières naturelles, maintien de la zone euro ou sortie de la monnaie unique… Les conseillers travaillèrent avec acharnement. Ils rédigèrent de beaux plans de dissertation. Les arguments qu’ils s’apprêtaient à développer intégraient les intérêts de la France – tout au moins pour ceux qui y pensent encore un plus qu’aux dogmes les plus vieillots de leurs partis, mais surtout les formules qui balancent comme des musiques de tubes afin de flatter les catégories électorales ciblées.
La révolution automobile démarre
Le choc qui allait ébranler la France se produisit le 26 décembre. Dans le contexte banal d’un petit déjeuner matinal partagé entre Thomas, 35 ans, issu de l’ENA, et son père, Martin, un soixantenaire patron d’une PME implantée dans la région redonnaise.

- Tu n’as pas l’air dans ton assiette, Martin. Aurais-tu mal digéré les excès de Noël ?
- Non, c’’est ma mission. Je travaille sur les propositions de mon parti pour 2012. J’ai l’impression de rédiger un mémoire qui n’intéressera que les profs de science politique. Mes règles pour la France ne toucheront pas les électeurs. Si je ne trouve pas mieux, je ne suis pas près de décrocher une investiture…
- Pas étonnant, Thomas.
- Mais pourquoi ? J’étais parmi les meilleurs à l’ENA.
- Oui, je sais, mais tu as vu ta voiture ? Un monospace gris, terne, banal, sans personnalité, diesel, automatique, tous les défauts. Un truc qui ferait pleurer un bataillon de lycéens français à la chasse aux petites anglaises à Londres.
- Mon monospace labellisé made in France est conforme à toutes les normes de pollution, de bruit, de sécurité. J’ai un régulateur de vitesse qui m’empêche de dépasser les limitations, une assistance à la conduite qui me prévient des zones à risques. Je possède une voiture citoyenne, respectueuse de l’environnement.
- Et blablabla, et blablabla. Dis-moi, tu rigoles quand avec tes normes, tes règlements, tes théories ? Jamais. Ta voiture, elle est à l’image de la société que ton parti et les autres proposent aux électeurs. Sinistre, sans intérêt, déprimante, alignée sur le plus mauvais pour ne froisser personne et brimer ceux qui aiment la vie. Comme il existe des nuls qui conduisent comme des pieds, des trouillards qui font dans leurs culottes à 90 à l’heure, des jaloux qui ne supportent pas que le voisin en ait une plus belle, tout le monde doit rouler dans des cubes qui ne ressemblent à rien et passent inaperçus. Qu’est-ce que j’avais comme voiture de tous les jours quand tu étais petit ?
- Une BM gonflée pour mieux entendre le son de l’échappement et aller plus vite, se souvint Thomas.
- Qu’est-ce que je faisais le week-end ?
- Des courses de côtes et des rallyes avec une Alfa Roméo.
- Est-ce que j’avais l’air triste ? insiste Martin.
- Non, jamais.
- Et tu en déduis quoi ?
- Ben, c’était avant la crise, professe Thomas. L’économie allait bien et les gens avaient le moral.

- Oui, mais l’économie et le moral des gens, les politiques sortis de l’ENA comme toi les ont cassés en tapant sur l’automobile. L’automobile, c’est un symbole de liberté, de plaisir. Donc, les politiques et les technocrates qui voudraient tout contrôler la détestent. L’automobile, c’est un des principaux moteurs de l’économie. Les politiques et les technocrates veulent quand même l’assassiner parce qu’elle favorise le plaisir de l’individu. Mais en 2012, comment veux-tu vendre des voitures si tu fais les poches des acheteurs dès qu’ils sortent de chez le concessionnaire ? Taxes, PV, points de permis, les politiques n’arrêtent pas. Et puis, la bagnole, c’est un joujou, un des derniers auxquels tu as droit quand tu es grand, un espace où tu vis quand tu vas au boulot, un lieu convivial, un instrument de plaisir. Alors, si tu veux faire quelque chose d’original qui fasse gagner ton parti, prends courageusement le contre-pied des autophobes rabat-joie, propose la relance décomplexée du plaisir automobile. Baisse des taxes sur les carburants, les assurances, assouplissement des limitations de vitesse sur route (et suppression sur autoroute), autorisation des détecteurs de radars, campagnes d’État vantant la liberté et les joies qu’apporte la bagnole, programme de construction de circuits pour revigorer le sport automobile amateur et permettre à tout un chacun de se défouler sur des pistes, aménagement de parcours tout-terrain dans les campagnes à l’attention des propriétaires de 4X4, incitation des constructeurs français à fabriquer des modèles sportifs et 4X4 politiquement incorrects. Les gens auront envie d’acheter des bagnoles. Ça les motivera, ça leur donnera envie de croire à nouveau en la société, de se faire plaisir, de casser leurs bas de laine, de bosser, de faire des heures sup plutôt qu’écouter les apparatchiks déguisés en monsieur tout le monde mais bourrés d’oseille qui vantent sournoisement le partage de la pénurie. N’oublie pas qu’on sort toujours d’une crise par le haut, en travaillant, en produisant plus de richesses, en allant vers la satisfaction des désirs, pas en tirant la société vers le bas et la répartition de la misère. Quand l’automobile va, tout va. Quand elle ne va plus, une société crève.
- Les écologistes vont s’étrangler, s’angoissa Thomas.
- Tant mieux, ricana son père. Pendant ce temps-là, ils se tairont et ils nous foutront la paix. Et puis crois-moi, les gens vont vite comprendre qu’entre ta société de retour au plein emploi, de satisfaction des besoins, de remise de l’individu au cœur des préoccupations et les pisse-froid qui veulent imposer la pénurie pour mieux assurer leur petit pouvoir d’apparatchiks, il n’y aura pas photo. L’homme providentiel de 2012, ce sera celui qui portera ton programme de relance décomplexée du plaisir automobile !

Le credo de Martin se vérifiera. Malgré quelques réticences dues au formatage autophobe imposé pendant plusieurs décennies par la classe politique française, le candidat soutenu par le parti de Thomas se laissera convaincre. C’est un homme courageux. Le défi d’une fracture totale avec les politiques précédentes nécessitera une force tranquille durant la campagne, La relance décomplexée du plaisir automobile assurera une rupture tranquille avec un passé simplement dépassé, une France automobile qui gagnera, plus juste et plus forte. Ce n’est pas un programme de droite, ce n’est pas un programme de gauche, c’est un programme pour la France. Les passionnés d’automobile et de compétition sortiront vainqueurs de cette présidence qui… roulera autrement !

Bon, je me suis peut-être laissé emporter par mon imagination de romancier. Je vous ai servi un plat intégrant des ingrédients interdits, à commencer par la vitesse. Après tout, Mitterrand se serait bien laissé tenter par des ortolans – espèce protégée - à la Saint-Sylvestre, si on en croit certains de ses proches. Ce beau rêve de société de plaisir automobile qui relancerait l’économie deviendra difficilement réalité au XXIème siècle, hélas, tant les blocages doctrinaux sont pesants. Mais pour qu’au moins le traitement de l’automobile n’empire pas encore, chaque passionné de belle mécanique et de compétition doit faire du lobbying envers le parti qu’il soutient. N’hésitons pas exprimer nos opinions en faveur de l’automobile et de la compétition sur les sites proches de nos candidats préférés. Osons créer un mouvement d’opinion fort qui hurle notre rage contre ce prétendu « politiquement correct » qui incrimine les amateurs d’automobile et les transforme en délinquants d’opinion asociaux. Dans le monde, l’automobile produit moins de CO2 que les gaz des bovins, alors restons raisonnables quant à sa prétendue nocivité pour la planète !
Puisse en tout cas 2012…
vous apporter ainsi qu’aux vôtres la sérénité et la force de gagner la course à la poursuite de vos objectifs les plus chers.

En 2012, Circuit Mortel poursuivra sa trajectoire. Au programme, des photos, souvenirs et récits consacrés aux pilotes, voitures et épreuves des sixties, des seventies, des années 80 et quelques sujets plus récents. Les pilotes préférés de l’animateur du blog seront évoqués sous des angles différents des articles proposés par la grande presse. Si outre la course et l’automobile Vintage, vous aimez Kimi Räikkönen, Nico Rosberg, Jenson Button, Nico Hülkenberg, Vitaly Petrov, Sergio Perez, Sébastien Loeb, Yoann Bonato, François Duval, Loïc Duval et quelques autres, vous ne devriez pas être déçus.
QUELQUES LIENS A SUIVRE
Des voitures à vivre, qui donnaient envie de faire marcher l’économie avant que la société « « « politiquement correcte » » » devienne terne, démotive les populations et sclérose les cerveaux
Des Ford et autres Lotus
des Belles des sixties
Une BMW 1973
Des petites fictions humoristiques illustrées sur fond tourbillonnant d’automobile et de sixties
http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-une-dame-un-chapeau-une-dauphine-92333449.html
et
Thierry Le Bras
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