21.11.2009
RETOUR A L’AGACI 300 AVEC DIDIER PIRONI

Photo : Ludovic Rougier
J’ai récemment mis en ligne une note racontant la participation de Didier Pironi à l’AGACI 300 au mois d’avril 1982 :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/10/23/di...

Photo : Ludovic Rougier
Ludovic Rougier était présent à cette épreuve. Il y a réalisé de très belles photos et je le remercie vivement de m’autoriser à les mettre en ligne. Sur l’image qui suit, vous apercevrez la fumée qui commence à s’échapper des échappements. Un incident qui contraindra Didier Pironi à s’arrêter alors qu’il menait la course.

Photo : Ludovic Rougier
L’abandon de Didier laissa le champ libre à la Porsche 917 de Divk Attwood qui remporta finalement l’épreuve devant les Lola T 70 des frères Knihgt.

Photo : Ludovic Rougier
Ludovic Rougier se souvient d’une anecdote survenue ce week-end d’avril 1982. « Le soir des essais du samedi au moment de reprendre sa Golf GTI, Didier Pironi s'est aperçu qu'un de ses pneus était à plat, rapporte-t-il. Il n'avait de cric. Un spectateur lui en a prêté un et lui a changé sa roue. »

Photo : Ludovic Rougier
Les spectateurs sont souvent sympas sur les circuits. Les épreuves de VHC attirent un public d’authentiques passionnés et nul doute que le spectateur qui a aidé de Didier ce jour-là l’aura fait de bonne grâce. Il fait dire aussi que c’était un temps où les meilleurs pilotes de F1 restaient accessibles et disponibles pour le public comme pour les journalistes. La participation d’un des tout meilleurs pilotes de Formule 1 du monde à une épreuve de VHC serait difficilement imaginable aujourd’hui.
Thierry Le Bras
16:50 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : didier pironi, ludovic rougier, ferrari p4, agaci 300, courses de vhc, montlhéry, dick attwood, porsche 917
14.11.2009
JEAN RAGNOTTI COURT TOUJOURS
Après une carrière superbe et éclectique qui le vit débuter en rallye, puis briller en Formule Renault et en production sur circuit, remporter le titre de champion de France de Rallycross 1977, offrir une incroyable seconde place à la petite R5 Alpine groupe 2 au Monte-Carlo 1978, devenir champion de France des rallyes en 1980 et 1984, de Superproduction en 1989, des rallyes (2 litres) en 1991, 1992, 1993 et 1994, remporter le Rallye de Monte-Carlo 1981 et le Tour de Corse en 1982 et 1985, réaliser des courses magnifiques dans des tas d’autres épreuves comme Le Mans, Jean Ragnotti a pris sa retraite sportive en 1996.
Pas une retraite complète toutefois, car Jeannot court encore parfois en VHC pour le plus grand bonheur des spectateurs. Jean Ragnotti a toujours été un pilote à la fois généreux, attaquant, simple, abordable, aussi sympa avec les spectateurs qu’avec les autres pilotes, y compris les amateurs et les débutants. Un authentique seigneur de la course automobile qui malgré un talent rare n’a jamais attrapé la grosse tête.

Jean Ragnotti participe ce week-end à la finale de la Coupe de France des rallyes VHC qui se dispute au Rallye de la Rochelle qu’il a remporté en 2007. Il y retrouve des pilotes peu connus du grand public dont certains avancent tout de même fort ainsi que d’autres anciens pros qui animèrent de nombreuses épreuves de championnat du monde ou de championnat de France comme Jean-Claude Andruet et Alaiu Serpaggi.
Du spectacle en perspective, d’autant que Jean Ragnotti annonce la couleur. « Mon bonheur, c’est souvent de régaler le public par de longues glissades au mépris de quelques secondes perdues en route. Alors, le matériel dont je dispose me suffit largement ».
Le matériel dont dispose jean Ragnotti, c’est l’Alpine Berlinette aux couleurs Défense Mondiale équipée d’un moteur 1796 cm3 qui développe 165 chevaux. Une auto qui se sera fait remarquer à plusieurs occasions sur les routes de La Rochelle et du Tour de France Auto avant de s’attaquer au Monte-Carlo VHC 2010.
Texte et photos :
Thierry Le Bras
17:10 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean ragnotti, vhc, alpine, berlinette, rallye de la rochelle, finale coupe de france des rallyes vhc
11.11.2009
LA DS NE MANQUE PAS D’HUMOUR

Comme toutes les grandes dames, la DS ne manque d’humour.
La note précédente évoque son passé sur route et en course. Docu-fiction dont le narrateur est un garçon de 14 ans, elle incite à rappeler une blague relevant des plaisanteries de potaches. Dans les cours des collèges, combien de fois n’avons-nous pas entendu la plaisanterie qui suit ?
Question : qu’est-ce que le comble du mécanicien ?
Réponse : démonter une DS pour s’en faire une ID.
La DS a aussi joué plus finement des rôles qui nous ont fait rire au cinéma.
Dans Fantomas se déchaîne par exemple, l’ennemi public numéro 1 échappe à Fandor (Jean Marais) et au commissaire Juve ((Louis de Funès) en s’envolant dans une DS qui s’élève dans les airs après s’être transformée en avion à réaction. Magnifique hommage à l’aspect futuriste de la voiture. Dans Les aventures de Rabbi Jacob (toujours avec Louis de Funès), la DS joue la voiture bateau. Dans Le Grand restaurant (encore avec Louis de Funès), la DS donne la réplique à l’acteur comique pour réaliser de jolis gags.

Mais dans le registre humoristique, une des plus belles prouesses de la DS reste à mon sens une plaisanterie réussie avec la complicité d'une femme pilote - dont je ne cite pas le nom par discrétion - lors des reconnaissances d’un grand rallye. Les victimes en furent les représentants de la maréchaussée. A cette époque, au cœur des sixties, les cinémomètres n’existaient pas encore. Mais la vitesse était tout de même limitée en agglomération (60 km/h). Il arrivait parfois que les représentants de l’ordre effectuent des contrôles au moyen d’un dispositif assez simple. Ils plaçaient à un intervalle déterminé deux fils ressemblant aux fils aujourd’hui utilisés pour le comptage des véhicules. La voiture déclenchait le chronomètre en passant sur le premier puis sur le deuxième. Le temps passé pour parcourir la distance entre les deux fils permettait de déterminer sa vitesse. Mais lors des reconnaissances d’un rallye, une pilote Citroën pila sur le premier fil pour le faire sauter, puis récidiva sur le second qui subit le même sort sous les roues presque bloquées de la DS 21. La championne fut arrêtée par des gendarmes dépités de voir leur matériel de contrôle détruit. La rallywoman qui ne manquait ni de présence d’esprit ni d’assurance leur déclara qu’elle avait cru voir des serpents sur la route et que c’était pour cette raison qu’elle avait pilé. Que pouvaient faire les gendarmes, sinon la laisser repartir ? La DS 21 redémarra en trombe à l’attaque du parcours de la spéciale.
Thierry Le Bras
15:51 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : citroën, ds, ds 21, rallye, humour


