31.10.2009

GRIGRIS ET MISTIGRIS EN SPORT AUTOMOBILE

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 Dans l’esprit des amateurs, le sport automobile s’associe traditionnellement à des sensations de plaisir intense au volant, à des duels magnifiques, à la maîtrise de machines extraordinaires, à des exploits, à des joies intenses ou à des déceptions cruelles, à des enjeux financiers considérables, et parfois hélas à des drames.

 

Mais le monde de la course auto est également un monde de superstitions. Pour le raconter, je vous propose un docu-fiction mettant en scène des personnages récurrents de mes romans. Les lecteurs habituels des livres dont David Sarel est le héros connaissent Sébastien Ménier, l’ami journaliste qui partagea la plupart de ses aventures. Sébastien interviewe ici David.

 

Le DOCU-FICTION n’est ici qu’une technique de présentation. Les anecdotes rapportées sont authentiques, tout comme les noms des pilotes concernés.

 

Halloweenement vôtre, je vous souhaite une bonne lecture et un sommeil sans cauchemar la nuit prochaine.

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Sébastien Ménier : Le monde de la course automobile conserve la réputation d’un univers de superstitions. Ce caractère ne s’avère-t-il pas en contradiction totale avec la technologie, le rationalisme et l’extrême précision que requiert la compétition, surtout en F1 ?

David Sarel : En effet, le monde de la F1 n’échappe pas à certaines croyances, comme d’ailleurs tous les sports mécaniques. Les superstitions, les rites et les coutumes servent à rassurer l’homme face à ses doutes et à ses craintes. Je pense donc que la superstition en F1 répond à une logique. D’abord, les pilotes prennent des risques, même si la sécurité des monoplaces contemporaines a beaucoup évolué. En outre, si les F1 modernes utilisent des technologies de pointe, la recherche des performances contraint les ingénieurs à exploiter le règlement au maximum aux dépens de la fiabilité. Colin Chapman, le fondateur de Lotus, disait que la F1 parfaite, c’était celle qui franchissait la ligne d’arrivée en tête et tombait en panne juste après le drapeau à damier. Cela signifiait que les ingénieurs avaient trouvé la limite de la performance et de la fiabilité. Mais en cherchant cette extrême limite, on risque bien sûr la défaillance mécanique. Le pilote redoute donc la panne. Demande à Kimi Räikkönen ce qu’il en pense. Tout au cours de la saison 2005 par exemple, il se montre dominateur sur la piste et il s’inclinera au championnat par la faute des Dieux de la mécanique qui s’acharnent sur sa McLaren.

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SM : La superstition a-t-elle existé à toutes les époques de l’histoire de la F1 ?

DS : Absolument. Je donnerai des exemples de pilotes de plusieurs générations. Alberto Ascari naquit en 1918 et remporta deux titres de champion du monde, un en 1952, l’autre en 1953. Il était connu comme un homme très superstitieux et redoutait terriblement les chats noirs, au point de rester devant la porte de sa maison pendant des heures s’il trouvait un félin de cette couleur sur le paillasson. Jamais il n’aurait osé chasser le mistigri de crainte que cet acte lui porte malheur.

Au cours des années 80, Philippe Alliot définissait la superstition comme une manière de réagir face au danger. « J’ai connu l’époque où nous n’osions pas nous donner rendez-vous le dimanche soir après la course, par pure superstition, reconnaissait-il. Puis, le temps aidant, nous nous étions installés dans un confort moral, très relatif, qui nous faisait penser que nous allions rentrer dans notre famille après chaque Grand Prix. »

 

SM : Pourquoi les organisateurs d’épreuves n’attribuent-ils jamais le numéro 13, sauf si un concurrent en fait expressément la demande ?

DS : Le 13 est censé porter malheur. Cette tradition dans les sports mécaniques remonte à 1926. Paul Torchy et le Comte Massehi se sont tués en course à deux semaines d’intervalle en portant le numéro 13. Tu remarqueras que la peur du 13 ne concerne pas que le monde du sport. Dans de nombreuses villes, les numéros de rues évitent le 13. La numérotation passe de 12 à 12 bis puis 16, ou carrément de 12 à 14. Il existe tout de même quelques écuries qui réclament le 13, notamment celle d’Yves Courage dans les courses d’endurance. Mais lorsqu’il baptisait ses voitures par un numéro accolé à la marque Lotus, Colin Chapman passa directement de la 12 à la 14 en ignorant le 13.

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Le numéro 17 est la seule superstition, témoigne le pilote italien Beppe Gabbiani

 

SM : D’autres numéros sont-ils associés à de telles craintes ?

DS : Objectivement, oui. En Italie, c’est le 17 qui est présumé attirer le malheur. Sans doute à cause de l’anagramme de son écriture en chiffres romains. XVII devient VIXI, ce qui se traduit par j’ai vécu, donc je suis mort. Beppe Gabbiani reconnaît qu’il n’a jamais aimé le numéro 17

Au Japon, le 42 terroriserait un pilote. Dans la langue du Pays du soleil levant, 42 se prononce shi ni, soit presque shi nu qui veut dire mourir. Une histoire très curieuse conforte cette croyance. Au Grand Prix du Japon 1963, Masao Asano pilote l’Austin Healey N° 42. Il rit de ce qu’il considère comme une vieille superstition ridicule. Il prend la tête de la course d’entrée. Soudain, l’Austin lui échappe, défonce les barrières de sécurité et termine sa course dans un ravin. Masao périt dans l’accident. Un an plus tard, les spectateurs se pressent autour du circuit pour l’édition suivante du GP du Japon. Cette fois, les organisateurs n’ont pas attribué de numéro 42. Le classement des voitures ne fait pas encore appel à l’électronique embarquée. Des crieurs placés au bord de la piste hurlent les numéros des bolides qu’ils voient passer à des officiels qui les notent. Surprise, à la fin de la course, une voiture portant le numéro 42 a couvert huit tours. Personne ne saura la décrire, pas plus que le casque de son pilote. Masao Asano aurait-il obtenu du Maître du Paradis des pilotes l’autorisation de redescendre sur terre le temps de courir sa dernière course ?Je préciserai que si le 13, le 17 et le 42 s’associent à des notions de malheur, d’autres nombres bénéficient d’une meilleure réputation. En Chine par exemple, le chiffre 8 porte bonheur et apporte la fortune. Résultat, une plaque minéralogique APC 888 mise aux enchères fut adjugée au prix de 26.000 €. Si un team chinois s’engage au Mans, il tentera sans doute d’obtenir le numéro 8 ou le 88.

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Malgré le numéro 8 de son Audi, Pierre Kaffer connaîtra de nombreux soucis aux 24 Heures du Mans 2004

 

SM : A part les nombres maudits, quelles sont les superstitions les plus redoutées dans le monde de la F1 ?

DS : Certainement le chat noir. N’affirme-t-on pas encore de nos jours qu’un chat noir s’est installé dans le cockpit lorsqu’un pilote connaît une série de problèmes mécaniques ? Et c’est parfois difficile de se débarrasser du mistigri.

Par ailleurs, certains pilotes cèdent à une croyance qui leur est propre. Marie-Claude Beaumont ne voulait pas courir avec une voiture verte. Ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Damien Brémant (*) , le pilote de F1 de l’Écurie Priceley (**), ne veut pas d’une voiture de tourisme rouge, ni de manière permanente, ni en location dans les régions où il part disputer des Grands Prix. La raison de cette superstition est liée à deux événements de sa vie personnelle que je rapporte parce qu’il s’en est ouvert récemment à tes confrères. La mère de Damien courait en Rallycross. Elle est décédée d’un infarctus un week-end de course sous les yeux de Damien après la fin d’une manche. Damien était adolescent à cette époque. Madame Brémant venait d’acheter une nouvelle voiture de tourisme, une BMW rouge dont elle avait pris livraison à la concession la veille de l’épreuve. Puis plus tard, l’année où il débuta en F1, Damien se fit attribuer une Yamamodo (**) rouge au Grand Prix d’Espagne. En se rendant du circuit à l’hôtel le vendredi soir, il fut percuté par un camion volé qui brûlait un feu rouge. Le conducteur du camion prit la fuite à pied. Damien ne parvint pas à sortir de la voiture. Il fallut le désincarcérer. Par chance, il ne souffrit d’aucune blessure trop grave mais seulement de côtes cassées et de nombreuses contusions. Il ne put pas disputer le Grand Prix. Depuis, Damien ne veut plus de voiture de tourisme rouge.

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SM : Existerait-il au plan général des couleurs maudites au même titre que des numéros terrifiants ?

DS : A ma connaissance non. J’ai lu qu’il exista longtemps une superstition selon laquelle une voiture verte ne pouvait pas gagner les 500 miles d’Indianapolis. Mais un des plus grands pilotes de tous les temps lui a tordu le cou. En 1965, l’Écurie Lotus de Colin Chapman veut gagner à Indy. Le team anglais tient tant à cette course qu’il a tiré un trait sur le prestigieux Grand Prix de Monaco. Jim Clark pilotera la nouvelle Lotus 38 numéro 82. La carrosserie est verte avec une large bande jaune. Il remporte la course avec sa voiture verte, mettant un terme définitif à la superstition.

 

SM : Normal, le vert, c’est la couleur de l’espérance après tout…

DS : Ce fut sans doute ce que pensa Alan Jones. Il portait toujours un slip vert lorsqu’il courait en F 1.

 

SM : L’équipement de la personne devient donc objet de superstition ?

DS : Plus souvent que tu le penses. Maurice Trintignant portait constamment un bonnet de laine avec un pompon porte-bonheur et serrait contre lui un petit ours en peluche. Nico Rosberg fit une déclaration amusante au début de sa carrière en F1. « Je suis plutôt superstitieux. Je possédais une paire de chaussures de course, et mes résultats étaient à ce point bons quand je les portais que je me suis dit qu’elles contribuaient peut-être à me faire rouler vite. J’ai donc continué à les porter même quand elles ont été trouées ».

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"Après sa victoire au dernier Grand Prix de la saison 2006, Felipe Massa révéla un de ses secrets. « Si mon week-end commence bien, j’utilise le même caleçon le samedi. Si cette journée s’avère être bonne également, je le remets le dimanche. C’est ce que j’ai fait au Brésil. ».

Longtemps, le pilote motocycliste Valentino Rossi qui pensa un temps rejoindre les rangs de la Formule 1 soumettait ses combinaisons à un rite particulier. Lorsqu’il mettait une combinaison neuve, il se roulait avec sur le goudron afin de montrer au cuir à quel point le bitume était dur. Mais un jour, il chuta avec une combinaison qu’il avait étrennée de cette manière. Il considéra alors que le rite ne fonctionnait plus et l’abandonna.

 

SM : Peut-on parler de superstitions dans la gestuelle des pilotes ?

DS : Absolument. Valentino Rossi justement effectue toujours une série de gestes quand il s’assoit sur sa moto avant un départ. Il tire sur ses gants, il ajuste son casque, il s’accroupit face à la roue arrière pour en vérifier l’axe. C’est une forme de superstition. Freddy Vivien (*) s’avouait superstitieux lorsqu’il courait en F1. Il enfilait toujours la manche droite de sa combinaison avant la gauche, faisait coulisser deux fois la fermeture éclair, laçait puis relaçait ses bottines, sans parler des manies d’un jour, comme garer sa voiture de tourisme à une place précise dans le parking tout un week-end parce qu’il avait réalisé la position de pointe après l’avoir rangée à cette fameuse place.

Tout ça parce que les pilotes guettent un signe rassurant qui leur annonce la victoire et leur garantit qu’ils ne vont pas se planter.

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SM : Quelles sont tes propres superstitions ?

DS : Un peu le chat noir, je l’avoue. Autrement, j’ai gardé les mêmes couleurs de casque depuis mes débuts en karting quand j’étais gamin. Un fond bleu métal foncé avec un liseré orange dessiné autour de la visière. J’ai aussi une manie. En rallye, je fais le tour de la voiture dans le parc fermé avant de monter dedans. En fait, c’est mon pote Nick (*) qui me navigue toujours en rallye qui s’en est aperçu. Moi je le fais machinalement.

 

SM : Et un objet fétiche, un bracelet par exemple ?

DS : Tu es observateur. C’est vrai. Je porte toujours au bras droit un bracelet en poils d’éléphant.

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"Comme Michael Schumacher, Damien Brémant (*), Alain Delon, Nicolas Sarkozy, Daniéla Merle (*), des personnes que j’admire, j’ai cédé à cette mode issue d’une vieille légende qui veut que le porteur d’un tel bracelet sera protégé contre la maladie et connaîtra une grande fortune. Les nœuds constituant ce bracelet symbolisent les forces de la vie – le soleil, le vent, le feu et l’eau – et le cycle des saisons. Il en ressort un équilibre qui mélange la terre et la nature, ce qui permet au porteur de se sentir en symbiose avec les éléments et la vie. La bonne fortune le protège et le guide.

 

SM : Une question délicate. Crois-tu que les superstitions soient fondées ?

DS : Je te répondrai d’abord par une citation de Balzac. « Aujourd’hui, tant de faits avérés authentiques sont issus des sciences occultes, écrivit l’auteur de la Comédie humaine au XIXème siècle. Un jour ces sciences seront professées comme on professe la chimie et l’astronomie. »

« Nous comprendrons sans doute dans l’avenir des événements qui nous paraissent mystérieux aujourd’hui. Mais la force – ou la faiblesse – de l’esprit génère parfois des phénomènes étranges. Sans oublier le rôle de la confiance du pilote. Un pilote motivé et serein risquera moins l’accident qu’un pilote tendu et mal dans sa peau. A titre d’exemple, François Cevert est mort dans des circonstances où il se croyait trahi par Ken Tyrell.

Je crois donc sincèrement que le respect d’un rite influence l’état mental du pilote et en conséquence ses performances et sa sécurité.

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« Je n’écarte cependant pas totalement l’inexplicable, le rôle d’éléments quasi surnaturels dans la destinée. L’exemple d’Alberto Ascari interpelle les esprits les plus rationnels. Le père d’Alberto Ascari, pilote automobile lui-aussi, se tua à Montlhéry un 26 de l’année 1926 à l’âge de 37 ans. En 1955, Albert qui approche de l’âge où son père disparut ne veut pas courir un 26. Au Grand Prix de Monaco, sa Lancia numéro 26 plonge dans le port. Il s’en tire de justesse. Quelques jours plus tard, il se rend au circuit de Monza où son jeune compatriote Eugenio Castelloti peaufine les réglages d'une Ferrari 750 catégorie sport qu'il doit partager avec lui à l'occasion des prochains 1000 kilomètres de Monza. Alberto ne pense pas participer à cette séance d’essais. Il n’a pas amené le casque bleu qu’il porte toujours en course parce qu’il est censé lui porter chance. Nous sommes le 26 mai 1955. Jamais Alberto n’aurait conduit en compétition un 26 cette année-là. Mais il ne s’agit que d’une séance d’essais… Le pilote italien ne résiste pas à l’envie de tester le bolide. Il s’élance sur la piste en tenue de ville et sans casque. Dès le deuxième tour, la Ferrari lui échappe et sort de la piste. Le pilote est éjecté à plus de dix mètres de sa voiture. Trente ans après son père, Alberto Ascari trouve la mort au volant un 26 de sa trente-septième année… Hasard ou malédiction ?

Et je conclurai en citant une étude très sérieuse des biorythmes effectuée en 1973 par l’American Society of Safety Engineers Journal et reprise dans le magazine Monde inconnu dans son numéro 9 du mois d’août 1990 (***). L’étude porta sur 1.000 accidents impliquant des pilotes d’avions, des pilotes de F1, des conducteurs de trains, des chauffeurs routiers et des personnes que leurs professions contraignaient à parcourir régulièrement des kilométrages importants. Elle révéla que 90% des sinistres étaient intervenus un jour considéré comme critique par l’étude du biorythme. Troublant n’est-ce pas ? »

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Le fantastique vous intéresse ? Ses rapports avec l’automobile vous fascinent ? Alors, rendez-vous sur CONFIDENTIEL PADDOCKS. Cliquez sans perdre  une seconde sur :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-a-l-app...

 

Vous y découvrirez l’histoire incroyable de la voiture de James Dean dont il est permis de se demander si elle ne fut pas victime d’une véritable malédiction mécanique !

 

(*) personnage de fiction appartenant à l’univers des Aventures de David Sarel

(**) marque de fiction

(***) les lecteurs l’auront compris, David Sarel s’aide de notes dans ses réponses. Le schéma de l’interview, préparé à l’avance avec son ami Sébastien Ménier, lui permettant d’aborder les questions qu’il souhaitait traiter

 

Thierry Le Bras

 

14.10.2009

CONFIDENTIEL PADDOCKS

  

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 Le Web permet à des passionnés de sport auto de raconter leurs expériences, qu’elles soient d’hier ou d’aujourd’hui, de mettre en ligne des photos qui évoquent des temps forts, de réveiller des souvenirs ou/et la curiosité de ceux qui surfent sur la toile.

 Je vous invite aujourd’hui à découvrir CONFIDENTIEL PADDOCKS, le nouveau blog ouvert par le Québecois Patrice Dusablon.

http://confidentielpaddocks.over-blog.com

 

CONFIDENTIEL PADDOCKS couvrira  la course automobile en général. Contrairement aux sites spécialisés, par exemple F1-Live ou Nascar.com, CONFIDENTIEL PADDOCKS se veut un blog qui traite d'une multitude de disciplines, même si la F1 et la Nascar y sont particulièrement à l'honneur. En outre, vous y retrouverez des récits de courses historiques et des tranches de vie  d'anciens pilotes. Enfin, vous y découvrirez également des fictions dans l'univers de la course.

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 Le traitement à chaud de l’actualité est l'apanage des sites spécialisés, Ceux qui travaillent sérieusement et apportent une info réelle et de première main sur ce créneau disposent d’une rédaction importante ainsi que  des accords avec des agences de presse qui se déplacent sur tous les Grands-Prix et sont en contact permanent et personnel avec les principaux acteurs de la F1. CONFIDENTIEL PADDOCKS privilégie une autre approche. Les rédacteurs ont leurs sources et leurs contacts, bien sûr, mais ils ne vivent ni officiellement ni officieusement de leurs interventions sur quelque sites ou forums F1 que ce soit. Ils ne se relaient pas 24 heures sur 24 comme des veilleurs  pour passer des messages partout. Mais leur indépendance financière par rapport aux intérêts d’acteurs de la F1 garantit justement leur honnêteté intellectuelle et leur indépendance. Cette situation ne leur permet donc pas d’annoncer les scoops à la vitesse de l’AFP ou de CAPSIS International, mais CONFIDENTIEL PADDOCKS ambitionne plutôt d’apporter un vrai plus en fournissant à ses lecteurs des analyses inédites et des éditoriaux réfléchis sur le sport automobile. Conformément à cette philosophie, vous trouverez sur ce blog des sujets ciblés assortis d’analyses approfondies sur notre sport favori. Bref, un contenu inédit et surtout varié qui permettra aux fans de course automobile de partager leurs passions avec d'autres internautes dans un environnement où la diversité d'opinion est la bienvenue et, surtout, où le respect est la règle d'or.

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 Beaucoup de ceux qui  s’intéressent  non seulement à la course Vintage mais aussi aux épreuves contemporaines et notamment à la F1 auront observé qu’il existe sur certaines plateformes des agressions systématiques des supporters de certains pilotes, particulièrement Lewis Hamilton et Kimi Räikkönen. Des actions de lobbying de grande envergure et d’une violence verbale inouïe ont été entreprises pour tenter de les discréditer et de décourager les amateurs de F1 qui les estiment d’intervenir sur les sites, blogs et forums. Les plus connaisseurs auront reconnu des méthodes dignes d’un lynchage médiatique de Lewis et de Kimi. Une chasse à courre malhonnête, perfide, ignoble, qui a découragé et dégoûté beaucoup d’intervenants sur le Net. Sur CONFIDENCES PADDOCKS, les supporters de ces pilotes et des autres peuvent s’exprimer sans crainte. L’administration du blog les protégera des agressions qu’ils ont pu constater ou subir ailleurs.

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 Compte tenu de l’orientation de Circuit Mortel, les visiteurs de mon blog y recherchent  des sujets sur la course et l’automobile Vintage plus que des actualités. Ils trouveront des chroniques er des images historiques qui leur feront plaisir sur CONFIDENTIEL PADDOCKS. Je prêterai en effet ma plume, ou plutôt mon clavier à ce nouveau blog dont l’approche et la philosophie m’ont séduit.

 Les lecteurs de mes romans (1) connaissent déjà Éric Trélor, le parrain de David Sarel, un de mes principaux héros récurrents, ainsi que Freddy Vivien. Mais Ronnie n’est apparu jusqu’à présent que dans quelques nouvelles sur le Net. Pourtant, lui-aussi est un personnage attachant dont des tranches de vie méritent d’être rapportées. Ce sera le cas régulièrement sur CONFIDENTIEL PADDOCKS. Ronnie est un pilote au gros cœur, mais surtout un type simple, sain et généreux qui rappellera à chaque lecteur un bon copain qu’il a connu dans le sport automobile ou ailleurs. Une histoire le mettant en scène est déjà ne ligne.

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 Elle se déroule en 1964. Outre le cadre de la fiction, vous trouverez des Peugeot 403 et 404, une belle brune qui ne compte pas pour des prunes, un départ de course très chaud et un premier virage source d’incidents de course, des images d’Aston Martin, de Jaguar Type E, de Volvo 122 S, d’une Matra…

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-3665934...

  

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Ronnie est toujours resté proche d’Éric et de Freddy mais il n’a jamais voulu devenir pilote Vivia car il entendait montrer à tous, à commencer par ses meilleurs amis, qu’il pouvait réussir tout seul en sport automobile. Dominique a partagé ses aventures automobiles et lui fit l’assistance lors de toutes les courses auxquelles il participa sans en manquer une seule. Je me ferai le plus fidèlement possible l’interprète de Freddy, Éric et Dominique pour vous raconter Ronnie.

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Le concept de ces fictions rédigées pour CONFIDENTIEL PADDOCKS intègrera à chaque fois la présence d’une jolie fille et une référence historique. Je vous laisse découvrir la jolie brune qui compte pas pour des prunes en cliquant sur le lien ci-dessus. Et pour vous y inciter un peu plus, je vous donne un indice sur le point d’histoire. Dans cet épisode de la vie de Ronnie, le dernier tiers du texte retrace la vie et la carrière d’un grand champion disparu, Mike Hatwhorn. Le prochain épisode évoquera largement une jolie brune aux yeux d’émeraude qui s’impriment dans la mémoire ainsi que l’Alfa Roméo Giulia TZ 1965.

 

CONFIDENTIEL PADDOCKS vous accueillera avec convivialité. Alors n’hésitez pas à le visiter et à y intervenir.

 

Thierry Le Bras

 

(1) Vous aimez les émotions que procure la course automobile et vous souhaitez les retrouver dans des fictions ?

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C’est possible, découvrez  les romans rédigés par Thierry Le Bras qui mettent en scène l’avocat –pilote David Sarel : « Circuit mortel à Lohéac », « Faits d’enfer à Carnac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » ont été édités par Astoure (diffusion Breizh).

 

12.06.2009

PNEU IMPORTE LE CHOIX, pourvu qu’on ait la vitesse

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 FICTION

 Les visiteurs de Circuit Mortel connaissent David Sarel, l’avocat-pilote héros récurrent de mes romans qui court régulièrement en Championnat LMS, au Mans et dispute quelques rallyes. Ils connaissent également son entourage, notamment son parrain Éric Trélor qui lui a transmis sa passion de la course, Freddy Vivien, ancien Champion du monde de F1 qui a créé les Automobiles Vivia, Nick Vareski, ami d’enfance de David devenu designer de Vivia, Denis Grenier, autre ami proche de David qui fait équipe avec lui dans les épreuves d’endurance, Benjamin Bodin, ex-flic du 36  reconverti dans le privé qui assure la sécurité du Team et de David en particulier pendant les grandes épreuves…

 

En 2008, l’équipage David Sarel – Denis Grenier et Yvonnick Le Squernach disputèrent les 24 Heures du Mans au volant d’une Vivia Supet GT. Leur objectif, la victoire dans la catégorie LMGT. A 35 ans, David et Denis auraient fait figure de vétérans en F1, tout comme Yvonnick, à peine plus jeuen qu’eux. Mais en endurance, ils alliaient au contraire expérience, sens de la course et endurance. Voici le récit du moment où la course tourna en leur faveur.

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 Dimanche matin,  4 heures 15.

 Nick  réveille David. Dans 40 minutes, il va reprendre le volant.  Le préparateur du team lui fait faire quelques exercices de réveil musculaire.  Dans cette phase, il profite aussi de la luminosité procurée par les wake-up lights qui ont pour propriété de baiser la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

 

- Sauf incident, Denis va te passer la voiture en tête des LMGT1, explique Nick. Mais la première Corvette est à 1 minute 30 et la première Aston à 2 minutes 12. Autrement dit tout reste à faire et il commence à pleuvoir. Denis est en pneus mixtes actuellement. Il va falloir que tu décides si tu repars en mixtes ou en full-rain.

 

David écoute. Il va devoir opérer un choix stratégique lourd de conséquences. La lutte est si serrée dans la catégorie que toute erreur se paiera au prix fort.

 

- André est dispo ? interroge David.

 

- Oui, il t’attend au stand, répond Nick.

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André Lebreton, c’est le joker, mieux, l’arme secrète du team en cas d’incertitude quant aux conditions météo. Car André, copain de longue date de Freddy Vivien et Éric Trélor, est un skipper qui s’est fait un nom dans les plus grandes épreuves comme la Transat anglaise, la Route du Rhum, le Vendée-Globe et bien d’autres courses. A 55 ans, il se lance encore dans des records transocéaniques et autour du monde à la barre d’un trimaran géant. Il faut dire qu’il ne fait pas son âge le marin lorientais.  Ses cheveux châtains foncés et son visage pigmenté de quelques taches de rousseur lui conservent une allure d’éternel adolescent. Mais André est un vieux loup de mer qui sent le vent, les nuages et les grains mieux qu’un appareil sophistiqué certifié par la Météorologie nationale ou l’Administration des poids et mesures. La mission qui lui est confiée aujourd’hui, il l’a déjà exercée souvent pour le Team Vivia ainsi que pour Freddy quand il courait en F1. Les membres du Clan ont toujours fonctionné sur le modèle d’une famille. Certains sont d’ailleurs effectivement liés par des liens familiaux, tandis que d’autres se sont intégrés à cette famille de cœur, une famille choisie donc plus forte qu’une simple famille du sang où tout le monde ne s’aime pas forcément. André fait partie de cette famille. Déjà du temps de la F1, Freddy l’invitait sur certains Grands-Prix, notamment à Spa et en Angleterre quand il était disponible. Et André conseillait le pilote sur les choix de pneus lorsque l’équipe hésitait sur les choix. « André m’a fait gagner au moins cinq Grands-Prix en sentant la pluie ou au contraire le retour du soleil avant les autres », s’enthousiasme toujours Freddy quand il évoque l’aide de son pote skipper.

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 David quitte l’espace repos, encadré par Benjamin et Nick. Il remarque que la pluie semble insistante. Il rejoint bientôt Jacques Dumoulin, le responsable des stands Vivia et André. Yves Taden se joint au groupe. Un peu plus jeune que David, Yves a commencé sa carrière comme mécano chez Vivia. Ce grand garçon blond un peu frisé au visage fermé comme beaucoup de Bretons possède toutes les qualités attachées à la ville d’Étel où il est né et où il habite encore. Franc, loyal, travailleur.  Affecté d’entrée à la voiture de David lorsqu’il commençait sa carrière de compétiteur en rallye et en course de côte, Yves a suivi l’ascension de son pilote avec qui il a noué une relation forte au fil des épreuves. Toujours l’esprit de Clan familial que Freddy, Éric, David et les autres se sont attachés à insuffler à l’équipe. Il est devenu son chef de voiture sur toutes les courses et veille à ce que la machine de David soit parfaite. Il commande les autres mécaniciens et organise leurs interventions. Yves joue un rôle particulièrement important dans l’équipe. Sans lui, les recherches des ingénieurs ne serviraient à rien. Une voiture bien conçue ne marche que si l’équipe de mécaniciens la prépare et la suit  avec minutie et rigueur.

 - Sans lui, il manquerait quelque chose dans l’équipe, confie David.

 

La discussion s’engage tout de suite sur le choix des pneus.

 

- Pour l’instant, nous sommes au point d’égalité parfaite entre les mixtes et les pleine pluie, annonce Jacques Dumoulin. J’ai pris des repères sur les temps de Philippe Tranech et Jean-Baptiste Bannier. Philippe est en mixte sur le proto Vivia LMP2. Jean-Baptiste a monté les full rain il y a un vingt minutes sur l’Audi R10. Ils ont bouclé les deux derniers tours dans le même temps à quinze centièmes près. Les tours précédents, Philippe était un peu plus vite.

 

- Donc la piste est de plus en plus mouillée, constate David. Le tout est de savoir si ça va continuer où s’éclaircir. Ton avis André ?

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 - Pour moi, c’est parti pour durer et s’amplifier, répond le skipper. Le vent va continuer à apporter des nuages et il ne souffle pas assez fort pour les chasser. Je suis tenté de dire qu’il va pleuvoir au moins jusqu’au milieu de la matinée.

 - Combien de temps avant l’arrêt de Denis ? interroge David.

 

- A peu près douze minutes, précise Jacques.

 

-  Tu as encore un peu de temps pour faire ton choix, enchaîne Yves. J’ai fait mettre un train de mixtes et un train de full rain sous couvertures chauffantes. Tu as dix minutes.

 

Nick et Benjamin écoutent la conversation sans intervenir. C’est David qui va rouler à plus de 300 à l’heure sur la piste mouillée. C’est à lui de choisir. Le pilote réfléchit, attentif au moindre signe. Jacques lui communique les temps. Denis améliore de quatre dixièmes par rapport au tour précédent.  Jean-Baptiste et Philippe améliorent aussi. Philippe a repris une demi-seconde au pilote Audi. Dans un tour et demi, Denis va s’arrêter.

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 - Que dit Denis à la radio ? s’enquiert David.

 - Il ne peut plus dans les Hunaudières. Pour l’instant, la piste reste mouillée, mais moins que tout à l’heure.

 

- Dilemme, avoue David. André, toujours convaincu que la pluie va reprendre ?

 

Le skipper s’avance en dehors du stand, hume l’air, apprécie l’angle des gouttes qui tombent poussées par le vent. Il  s’imprègne des éléments.

 

- Oui. C’est toi qui décides, mais je suis sûr qu’il va se remettre à pleuvoir, et bien.

 

- Alors, full rain.

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 Yves prévient les mécaniciens. Ils savent maintenant quels pneus ils vont monter lorsque la voiture s’arrêtera. David met sa cagoule, son caque, ses gants. Il se sent serein, totalement confiant dans le conseil d’André. Nick mitraille la scène avec son appareil photo. Denis vient d’engager la Vivia LMGT1 dans l’allée des stands. Il l’immobilise devant son box, détache son harnais. Déjà, les mécaniciens dirigés par Yves ont commencé leur balai parfaitement réglé. David ouvre la portière. Denis sort de la voiture, enlève son baquet. David installe le sien, se glisse au volant. Denis l’aide à fixer son harnais. Il est prêt pour trois relais. Ça y est, il reçoit l’autorisation de démarrer. Au premier coup de démarreur, le V10 rugit dans le dos du pilote. La Vivia avance dans la voie des stands à vitesse règlementaire puis accélère franchement en reprenant la piste.

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Le revêtement est glissant. Il fait encore nuit. David doit se montrer vigilent et trouver le bon rythme. C’est dur de piloter sous la pluie. Les projections d’eau des autres concurrents forment un véritable écran devant les phares et  réduisent singulièrement la visibilité. Pourtant, il faut faire chauffer les pneus et ne pas laisser les autres éléments de la voiture refroidir. Une machine de course ne comporte pas comme une berline. Elle fonctionne parfaitement à un certain rythme, à certaines températures. En-dessous, elle devient vicieuse. David doit composer avec ces exigences et l’adhérence précaire de la piste. D’habitude, il se débrouille bien dans cet exercice ; il n’y pas de raison qu’il n’y parvienne pas aujourd’hui. Il élargit ses trajectoires par rapport à celles adoptées sur piste sèche, accélère un peu plus doucement, évite de monter sur les bordures, se tient prêt à corriger les  dérobades de la machine. Il prend confiance. A son second tour de piste, la pluie se met à tomber averse au virage du karting. David sourit. Merci André, il l’a guidé vers le bon choix de pneus. Sans doute les Aston et les Corvette feront-elles le même dès qu’elles s’arrêteront, mais au moins, il n’aura pas perdu de temps par rapport à elles. Mieux vaut être devant avec une faible avance que derrière, fût-ce dans les roues de son adversaire.

Il reste onze heures de course. Tout peut encore arriver. Bientôt, le jour va se lever sur la piste du Mans qui se transforme en patinoire. Ce relais qu’accomplit David est un des plus durs des 24 Heures, celui où la fatigue commence à se faire sentir, où la lumière pâle, sorte d’entre chiens et loups, favorise les fautes de pilotage. Combien de voitures ont-elles fini dans les rails à ce moment de la course lors des précédentes éditions ? Beaucoup sans aucun doute. David n’a pas l’intention de se laisser piéger. A la radio, Jacques Dumoulin l’informe que l’Aston qui le suit a aussi opté pour des full-rain mais que l’équipage de la  Corvette qui est troisième a parié sur les mixtes. Qu’importe, pour l’instant, David est le plus vite en piste dans la catégorie LMGT1.

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Bientôt, le jour va se lever. A Mulsanne, un clan composé d’amis, de membres de la famille, de sponsors et de supporters irréductibles des pilotes Vivia sont en place. Dans quelques minutes, David les apercevra pendant une fraction de seconde à la fin de son freinage. Il n’aura pas le temps de faire le moindre signe. Il est en piste. La voiture est en limite d’adhérence, prête à chahuter à la première imprécision de son pilote. A la sortie du droite, elle partira en dérive des quatre roues pendant que David dosera une accélération combinée à une amorce de contre-braquage. Complètement concentré sur son pilotage, il ne pense pas à ses proches. Mais leur  présence au bord de la piste booste tout de même son subconscient et favorise sa sérénité.

 Thierry Le Bras

 

23.03.2009

DAVID SAREL SE FAIT RESPECTER

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Pour rire un peu, racontons une scène qui se déroula à 11 heures le samedi 3 mars 2006 aux bureaux lorientais du cabinet d’avocats « Éric Trélor, David Sarel, Stéphane Larivière et associés ». David reçoit un nouveau client. Du moins le pense-t-il. L’homme a obtenu un rendez-vous en évoquant un problème d’affaire à conclure et de communication dont il souhaite s’entretenir avec l’avocat. Que les passionnés d’automobile qui surfent d’habitude sur ce blog se rassurent. L’automobile reste au cœur de l’histoire.

 

- Bonjour, monsieur Duchez, dit David à l’individu qui entre dans le hall d’accueil. Veuillez me suivre dans mon bureau s’il vous plait.

           

David s’est renseigné sur le client en surfant sur le site des greffes des tribunaux de commerce. Il a découvert que Jacques Duchez possède trois boutiques d’articles de décoration, une à Lorient, une à Vannes et la dernière à Quimper.

           

D’entrée l’individu lui inspire de l’antipathie.

 

- Poignée de main molle, œil sournois derrière ses lunettes, vidage adipeux, le prototype du type mesquin et roublard, se dit David.

 

Les lecteurs de ses aventures le savent, David est le conseil de grands patrons, de stars du sport et du show-bizz, parfois de parrains du milieu ou/et de la politique. Il n’aime pas perdre son temps et ressent une méfiance instinctive vis à vis des petits clients occasionnels qu’il pressent mauvais payeurs et de mauvaise foi. La ligne de conduite du cabinet d’avocats « Éric Trélor, David Sarel, Stéphane Larivière et associés » est claire. Si un client annonce qu’il est petit commerçant et qu’ils ne le connaissent pas d’une précédente affaire, pas une consultation, pas un courrier, pas le moindre renseignement sans versement d’une provision. Sauf bien sûr à ceux qui viennent sur les conseils de proches comme Florent, le patron du Pêcheur gourmand, ou Alain, le chef du Corsaire à Ploemeur, ou encore aux clients amenés par les dirigeants d’un réseau de salons de coiffure avec qui il travaille depuis longtemps en toute confiance. David accorde aussi une estime a priori aux marchands de journaux (un dur métier où les marges sont faibles et les contraintes de gestion importantes), aux garagistes (des vrais patrons d’entreprises), à beaucoup d’artisans qui se donnent beaucoup de mal dans des métiers pénibles au quotidien, aux libraires (des érudits), aux photographes (des artistes qui maîtrisent en plus des techniques de pointe), aux patrons de restaurants gastronomiques (des seigneurs de l’art de vivre qui se mettent en quatre pour apporter du bonheur à leurs hôtes) et plus généralement aux patrons qui se comportent comme tels, même s’ils n’ont qu’une toute petite entreprise. En fait, il méprise les pleureuses, dans le business comme dans le sport d’ailleurs. Il ne les supporte pas. C’est physique. Alors, si vous êtes un petit client qui passe son temps à se plaindre et que vous espérez qu’il s’occupera de vous en acceptant le montant d’honoraires que vous voudrez bien lui donner à la Saint Glinglin après 25 relances et 12 rabais sur la facture, vous tomberez à la mauvaise adresse et il vous le fera comprendre sans ménagements.

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- Que puis-je pour vous ? demande maître Sarel d’une voix encore polie – quoique déjà peu aimable – à l’homme qui vient de s’asseoir.

           

L’autre sourit, l’air de plus en plus hypocrite.

           

- Voilà. J’ai acheté un 4x4 Vivia Aventura hybride au mois de novembre dernier et je me rends compte qu’il ne me plait pas. J’ai décidé de le vendre et de m’offrir un monospace  Pigeot Diesel qui correspondra mieux à ce que j’aime.

           

- Je ne suis pas concessionnaire Peugeot – ou Pigeot si vous préférez, réplique David d’une voix très sèche. Je ne vois pas ce que je peux faire pour vous.

           

- Mais si. Vous êtes l’avocat des Automobiles Vivia et de la concession Vivia de Lorient. J’ai appris ça par la bande. Donc vous allez m’aider à faire reprendre mon véhicule au prix qui me convient par l’usine ou la concession.

           

David éclate de rire.

           

- C’est une blague. Vous tournez en caméra cachée pour une télé locale ou vous avez fait un pari avec un copain ?

           

- Je suis sérieux, rétorque le visiteur. Je sais que les intérêts des Automobiles Vivia vous tiennent beaucoup à cœur. Or, si je suis obligé de garder ma voiture parce qu’elle n’est pas reprise au prix que je veux, je vais être mécontent, dénigrer la marque, critiquer le réseau, dire que Vivia, c’est de la m… Je suis commerçant, je suis dans un syndicat professionnel, dans un syndicat interprofessionnel et à la chambre de commerce. Donc, me faire plaisir en reprenant ma voiture comme je veux, c’est un investissement publicitaire. Je compte sur vous pour plaider ma cause et obtenir satisfaction auprès des Automobiles Vivia ou de la concession.

           

- Vous payez votre expert-comptable à quel délai ? interroge David.

           

- 180 jours après un rabais de 40% sur ses factures initiales.

           

- Vos fournisseurs ?

           

- Uniquement quand ils ne me livrent plus ou qu’ils envoient l’huissier. J’en change souvent.

           

- Combien de contentieux prud’homaux en cours ?

           

- Sept, mais je ne vois pas pourquoi vous me demandez tout ça.

           

- Pour une petite démonstration, réplique brutalement David. Vous faites partie des patrons voyous qui roulent tout le monde dans la farine et ne payent personne normalement. Une race que je méprise et que je déteste.

           

- Je ne vous permets pas de me parler comme ça ! hurle l’autre, rouge de colère.

           

David tape du poing sur son bureau et se lève d’un bond.

           

- Je me passe de votre autorisation, figurez vous, espèce de pauvre type ! Avec des gens comme vous, la grande distri n’a même pas besoin de faire de com pour récupérer les clients écœurés par vos pratiques. Sans compter toutes les nuisances au niveau politique et sociétal. Ce sont des malfrats de votre espèce qui font le lit électoral d’Arlette et du facteur en les dégoûtant des vertus de l’économie libérale. Vous discréditez les notions de récompense de l’effort et de l’initiative. Mon grand-père disait qu’un mauvais patron fabrique plus d’électeurs communistes que n’importe quel militant du PC durant toute sa vie. Et il avait raison. Les magouilleurs nuisibles comme vous sont la honte des vrais patrons qui fabriquent le tissu économique de notre société à la force du poignet !

           

- Vous verrez ce que je vais raconter sur vous, marmonne le boutiquier.

           

- C’est ça, déblatérez tout ce que vous voudrez, pauvre abruti. Compte tenu de vos pratiques minables, j’imagine votre crédibilité. Essayez plutôt de vous montrer intelligent, pour une fois dans votre vie si c’est possible. Et n’oubliez pas une chose. Si jamais vous me fournissez l’occasion de vous traîner devant une juridiction pénale pour diffamation ou insultes, je vous y plomberai avec le plus grand plaisir. Maintenant, dégagez, je ne veux plus vous voir.

           

- Et qu’est-ce qu’on fait pour la reprise de mon Aventura par Vivia ?

           

- J’ai dit, dehors et tout de suite !

           

L’autre s’en alla tête, complètement dépité.

           

- Cassé, mieux que par Brice de Nice (prononcer Brailce de Nailce), plaisantera David avec un geste du bras significatif en rapportant l’incident à Éric et Stéphane qui, eux-aussi, travaillaient ce samedi matin.

 

Thierry Le Bras

_____

 

Au cas où vous ne connaîtriez pas encore l’avocat pilote David Sarel,  héros de fiction de romans policiers écrits par Thierry Le Bras, il n’est pas trop tard pour découvrir  trois romans déjà publiés mettant David en scène : Circuit mortel à Lohéac, Faits d’enfer à Carnac et Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans   (Éditions Astoure (diffusées par Breizh)

 

 

30.12.2008

MEILLEURS VŒUX 2009

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2009 arrive. Pour beaucoup, cette nouvelle année s’annonce sous le signe de l’inquiétude, car la crise financière sévère qui frappe le monde depuis quelques mois génère de nombreuses conséquences. La plupart craignent pour leur chiffre d’affaires, leur emploi, ou leur épargne.

 

Loin de moi l’idée de nier la crise et ses effets. Elle frappe cruellement notre sport préféré, l’automobile. Honda renonce à la F1. L’ACO annule les essais préliminaires aux 24 Heures du Mans. Les week-ends de course du Championnat LMS seront réduits d’une journée. De nombreux teams dans toutes les disciplines n’ont pas bouclé leur budget pour la saison prochaine.

 

Essayons toutefois de ne pas céder au pessimisme ambiant. D’autant que  la sinistrose créerait un effet endémique qui aggraverait encore la situation. Tentons au contraire de nous convaincre et de convaincre les autres que nous sortirons plus forts de cette période difficile. Notre pays possède des arguments pour défendre sa cause.

 

En cette période de fin d’année, je tiens à remercier tous les Internautes qui ont surfé sur CIRCUIT MORTEL. J’espère qu’ils continueront à le faire en 2009 et qu’ils inviteront leurs amis sur ces blogs. Et je leur souhaite à tous une excellente année 2009, à la fois sereine, enthousiasmante et propice à la réalisation des rêves et des projets qui leur sont chers.

 

Certains auront observé que le contenu de CIRCUIT MORTEL a évolué ces derniers mois. J’y parle peu de F1 désormais. Les thèmes relatifs à la discipline reine du sport auto ont été transférés sur RÉCITS DE COURSE, blog propulsé par FANATIC F1.

 

CIRCUIT MORTEL se recentre sur ses origines. Le blog a été ouvert début 2006 en complément du premier roman mettant en scène un personnage de fiction que j’ai créé, l’avocat pilote David Sarel. Il contient donc de courtes  fictions dans l’univers de ce personnage. N’hésitez pas à surfer sur les archives pour les lire ou les relire. Comme je crée une nouvelle série de héros récurrents, Philippe Georjan et ses proches, il intègre aussi des fictions qui vous feront partager des tranches de leur vie. D’ailleurs, le conte de Noël qui représente l’avant dernière note sur ce blog vous les fera découvrir.

 

Les aventures de David continuent cependant, tant en librairie que sur le net. Je travaille à une nouvelle trilogie de ce personnage que j’adore et je vous invite à le retrouver en surfantnt sur les archives.

 

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 David Sarel est un gentleman driver qui évolue dans l’époque contemporaine. Les souvenirs de Philippe Georjan se situent au cœur des sixties, dans le formidable tourbillon de cette période pleine d’espoir et d’optimisme. Philippe était adolescent à cette époque. Il croquait la vie à pleine dent. Ses histoires enchanteront ceux qui se rappellent qu’avant de devenir des adultes responsables, ils furent des adolescents turbulents. Il les fera replonger dans leur propre adolescence, un moment unique dans la vie de chacun, des années qui font généralement naître la nostalgie lorsqu’elles sont évoquées plus tard dans l’existence.

 

Philippe Georjan  possède au moins trois  points communs avec David Sarel. La course automobile le fascine. Il n’a pas froid aux yeux. Et son tempérament allié à des concours de circonstances vont l’amener au centre de situations dangereuses de telle sorte que pour lui non plus, la vie ne se déroulera pas au rythme d’un long fleuve tranquille.

 

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 Philippe Georjan vous ramène à une sorte d’âge d’or de l’automobile. Une époque bien éloignée de celle d’aujourd’hui. Et ce contraste me conduit à d’autres vœux pour 2009, des vœux relatifs à l’automobile et à la compétition.

 

Puisse 2009 marquer le départ d’une nouvelle histoire d’amour de l’automobile avec nos contemporains et de réhabilitation de son image.

 

Durant les sixties et les seventies, automobile signifiait liberté, plaisir, élégance, beauté, vitesse, performances, personnalité. Les jeunes rêvaient du permis, de leur première voiture, d’une plus belle voiture. L’automobile était associée à tous les temps forts de l’existence.

 

Bien sûr, les conditions de circulation ont changé et de nouvelles normes – bien trop sévères en ce qui concerne la vitesse – se sont imposées.

 

Des politocards démagogues ont fustigé l’automobile, l’ont accusée de tous les maux de notre société. L’automobile est devenue symbole de danger, alors que ce sont certains utilisateurs qui représentent le véritable péril. Elle s’est vue accusée de cristalliser les inégalités sociales, alors que d’autres attributs bien plus discrets de la fortune  passent inaperçus parce que justement, personne ne les voit. L’automobile pollue ? Certes, mais moins que les troupeaux de vaches, ça été prouvé par des études scientifiques.

 

L’automobile représente des emplois, ce qui n’est tout même pas négligeable par les temps qui courent.

 

L’automobile passionne encore des femmes et des hommes de goût. Elle sait se muer en œuvre d’art, que ce soit par sa beauté naturelle ou par l’intervention d’artistes décorateurs comme Calder, Stella ou encore Chantal Thomass.

 

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L’automobile de course fait vibrer ses amoureux en leur offrant de somptueuses symphonies en Vroooaaaaarrrrrr majeur, d’élégants  ballets de glisse sur neige ou terre, des marathons sur le bitume ou dans les étendues désertiques. Souhaitons que les pilotes et les teams qui s’engagent dans toutes les disciplines que nous aimons, de celles que pratiquent les purs amateurs jusqu’aux plus prestigieuses trouvent des budgets leur permettant de boucler leurs programmes.

 

Puisse l’amour renaître en 2009 entre l’automobile et le grand public. Que 2009 apporte à l’automobile ce renouveau qui offrira entre autres cadeaux des emplois aux êtres humains malgré leur ingratitude, leur jalousie et leur cynisme !

 

Pour ma part, je m’efforcerai dans la mesure de mes modestes moyens d’entretenir la flamme des amoureux de sport automobile er de belles mécaniques qui me font l’amitié de venir sur mon site. Au programme, outre quelques histoires où apparaîtront mes héros récurrents, des photos de course auto, des évocations de « voitures passions », quelques souvenirs personnels de courses auxquelles j’ai participé, des nouvelles des pilotes que j’apprécie et des anecdotes. J’espère que ces notes vous combleront.

 

En attendant,

 

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2009 POUR VOUS ET LES VÔTRES

 

Et à très bientôt,

 

Thierry Le Bras

 

02.12.2008

LES PILOTES SONT SUPERSTITIEUX

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- Il paraît que se faire doubler en course par une de ses roues représente un mauvais présage, fait observer  le journaliste Sébastien à son ami David Sarel, pilote de GT qui participe au Championnat LMS et aux 24 Heures du Mans.

 

- Je ne la connaissais pas celle-là, répond David. Mais elle ne m’étonne pas vraiment. Un pilote qui voit une de ses roues le doubler réalise tout d’un coup que la sortie de route est imminente, ou au moins qu’une grosse perte de temps, voire l’abandon, se profile de manière assez brutale. Donc, c’est forcément un très mauvais présage.

 

- Les pilotes sont-ils vraiment superstitieux et attachés aux grigris ? poursuit Sébastien.

 

- Oui, affirme David. Chacun a ses petites habitudes qui le rassurent. Mais ce ne sont pas forcément des grigris.

 

- Quelles sont les tiennes ?

 

- Un peu le chat noir, je l’avoue. Autrement, j’ai gardé les mêmes couleurs de casque depuis mes débuts en karting quand j’étais gamin. Un fond bleu métal foncé avec un liseré orange dessiné autour de la visière. J’ai aussi une manie. En rallye, je fais le tour de la voiture dans le parc fermé avant de monter dedans. En fait, c’est mon ami Nick (*) qui me navigue toujours en rallye qui s’en est aperçu. Moi je le fais machinalement.

 

 -  Et un objet fétiche, un bracelet par exemple ? questionne le journaliste.

 

- Tu es observateur, constate le pilote. C’est vrai. Je porte toujours au bras droit un bracelet en poils d’éléphant. Comme Michael Schumacher, Damien Brémant (*), Alain Delon, Nicolas Sarkozy, Daniéla Merle (*), des personnes que j’admire. J’ai cédé à cette mode issue d’une vieille légende qui veut que le porteur d’un tel bracelet sera protégé contre la maladie et connaîtra une grande fortune. Les nœuds constituant ce bracelet symbolisent les forces de la vie – le soleil, le vent, le feu et l’eau – et le cycle des saisons. Il en ressort un équilibre qui mélange la terre et la nature, ce qui permet au porteur de se sentir en symbiose avec les éléments et la vie. La bonne fortune le protège et le guide.

  

Thierry Le Bras

 

(*) personnages de fiction appartenant à l’univers des Aventures de David Sarel, héros récurrent de mes romans.

 

31.07.2006

FAITS D'ENFER A CARNAC, UN LIVRE DE SAISON

Vous avez découvert sur ce blog des informations, nouvelles et anecdotes concernant David Sarel, un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure, notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

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Actuellement, Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel, termine le troisième livre de la série qui conduira les lecteurs dans un suspense de tous les instants de la région lorientaise aux 24 Heures du Mans. La sortie est prévue au mois d’octobre prochain.

           

Mais en attendant, plongez vous, si ce n’est déjà fait, dans la fraîcheur de Faits d’enfer à Carnac.

Dans ce roman, le chemin de Sébastien Ménier, journaliste, croise celui de l’avocat David Sarel à l’occasion d’affaires judiciaires étranges dans la région de Carnac. Que découvriront-ils en enquêtant sur l’accident de la circulation provoqué par un homme d’affaires véreux aux mœurs incertaines ? Pourquoi, quelques jours plus tard, l’esthéticienne d’un centre d’amaigrissement revendique-t-elle le statut de prostituée après la mort suspecte d’un curiste ? A nouveau, Sébastien cherche la vérité. L’avocat David Sarel, avec qui il s’est lié d’amitié, lui prodigue conseils et assistance sans aucune réserve. Sera-ce suffisant pour échapper aux périls qui le menacent ?

Des questions mystérieuses. Une instruction menée en dépit du bon sens par un magistrat contesté. Des cadavres. Du suspense. De l’action. Des rebondissements. Des réponses stupéfiantes et pleines d’enseignements sur les arcanes de l’âme humaine.

            

Une histoire estivale, parfaite pour une lecture l’après-midi sur la plage ou le soir avant de s’endormir.

Dans ce livre, c’est le métier d’avocat de David qui sert de fil conducteur au scénario. Mais que les supporters de David, pilote, se rassurent. Deux scènes de course automobile trouvent place dans l'histoire !