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11/07/2017

Une photo, un flash-back (2)

Été 1977, une saison de course de côte en VW Golf GTI

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Un souvenir personnel, la réflexion avec mon père sur la chasse au chrono.

40 ans déjà à quelques jours près... Jamais je ne me serais projeté à mon âge actuel. Jamais, je n’aurais imaginé la société des années 2010, les voitures contemporaines, l’évolution de mes relations avec certaines personnes. Jamais je n’aurais pensé vous parler de tout ça sur un média personnel grâce à une technologie accessible aux ignares en informatique comme moi.

1977, année fantastique, année où tout a commencé, développe le magazine hebdomadaire du Parisien – Aujourd’hui en France en supplément de son quotidien du 7 juillet 2017. Quelques bonnes nouvelles, la victoire de Marie Myriam à l’Eurovision, le premier volet de Star Wars, l’apparition de l’ordinateur personnel Apple, la première liaison Paris – New-York du Concorde... Et des événements peu réjouissants, la collision de deux Boeing 747 à Tenerife, la mort d’Elvis Presley, la naissance d’un certain Emmanuel Macron (toutes les conséquences ne sont pas encore mesurées ni peut-être même envisagées)...

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1977, Laurent Voulzy chante Rockollection, Boney M Ma Baker, Sylvie Vartan Petit Rainbow, Michel Sardou interprète Le France et Je vais t’aimer à chacun de ses concerts. En octobre, il sortira l’album La java de Broadway sur lequel est aussi enregistré Mon fils.... « Je m'en vais quelque part, Essayer de refaire ma vie, Je penserai à toi souvent, Je te verrai de temps en temps... » Au cinéma, Alain Delon joue dans L’homme pressé et Mort d’un pourri. Oui, il arrive que certain(e)s pourri(e)s meurent jeunes, mais pas toujours, je le pressens déjà. Carlos Monzon débute au cinéma dans El Macho, un western. Carlos fut un des meilleurs boxeurs de tous les temps. Sa prestation d’acteur n’affiche pas le même punch, il faut bien l’avouer.

1977, une année significative pour moi. Obtention de ma maîtrise en Droit des affaires, premières victoires de classe en course automobile, et début du service national à l’automne. Je ne sais pas encore que Michel Sardou disputera deux Dakar avec Jean-Pierre Jabouille, ni qu’un bébé dont on change alors les couches sera élu président 40 ans plus tard, ni qu’une employée subalterne assez médiocre que mon père parlait de virer quelques mois plus tôt obtiendrait des promotions jusqu’à celle de nouvelle épouse et mettrait fin à notre belle complicité. « Rien d’humain n’est éternel », chante Sardou...

Une saison de courses de côtes

1977, une belle saison de courses de côtes. Christian Debias remportera le championnat sur sa Ralt BMW. Il a chassé le moindre gramme inutile jusqu’à percer des trous dans les pédales de frein et d’accélérateur ! Jimmy Mieusset se classe second avec une Martini BMW, devant le premier proto, la Chevron Roc de Michel Pignard.

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De superbes bagarres en groupe 2 avec des BMW très spectaculaires, à commencer par la 2002 de Evrard et la 30 CSL de « La Torche ». Bien qu’ils ne soient pas là à toutes les épreuves, Jacques et Jean-Marie Almeras font parler la poudre dès qu’ils engagent leurs Porsche groupe 4 et groupe 5. Le plus rapide des pilotes de voiture de tourisme, c’est Jacky Ravenel, dominateur du groupe 1 à peu près partout, y compris au Mont-Dore malgré l’opposition de la Ford Escort 2000 RS officielle de l’Allemand Stenger. A noter l’arrivée en groupe 6 de Jean-Philippe Grand sur un proto Lola, un garçon qui fera parler de lui, comme pilote d’abord, comme patron d’écurie plus tard. Une pensée aussi pour Marcel Grué, invincible en côte avec sa Berlinette Alpine groupe 3. Un gentleman driver à tous les sens de l’expression, amateur, mais terriblement rapide et toujours solidaire des autres pilotes.

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1977, après le début de l’apprentissage sur quatre courses sur Opel Ascona SR en 1976, me voilà au volant d’une VW Golf GTI groupe 1. Les deux premières courses ne se passent pas trop bien. Je dispute Hébecrevon avec l’auto strictement de série. Je n’ai même pas d’amortisseurs course. Et surtout, je pars avec des pneus de route, les slicks n’étant pas arrivés à temps. Puis je découvre Corcoué. On m’a conseillé un écart de pression des pneus entre l’avant et l’arrière qui rend l’arrière anormalement baladeur sur une traction... Nous le réduisons le dimanche et je commence à me sentir mieux. Mais je ne suis pas en confiance après les chaleurs de la veille. Je me fais nettement taper dans la classe par Buchet – bon, pas déshonorant – et un jeune pilote qui a trouvé le mode d’emploi de l’auto avent moi. Ironie du sort, si je m’étais engagé en groupe 2, j’aurais remporté la catégorie des 1301 – 1600 cm3 devant une R12 Gordini ! J’aurais dû y penser. A l’époque, j’ai vu des pilotes de Porsche partir tantôt en groupe 3, tantôt en groupe 4 et j’imagine que la concurrence expliquait les choix.

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A partir de Saint-Germain – sur – Ille, tout ira mieux. Je remporte ma première victoire catégorie. Au total, je gagnerai 7 fois la classe sur 11 départs cette saison-là. Piloter et gagner, c’est encore mieux que dans les rêves les plus fous. L’extase totale. Rien ne vaut la sensation qu’éprouve un pilote au volant de sa machine. Des moments forts, si extraordinaires qu’il faut se trouver de sacrés défis pour garder le sentiment de vivre en dehors des moments de pilotage. Bon, on y arrive quand les années passent et que le pied soulage naturellement l’accélérateur un peu plus tôt. Et les souvenirs restent merveilleux, même si certaines photos vieillissent comme celle d’un retour au parc à Pluméliau (photo ci-dessus) après une montée d’essai le samedi (devant la R12 Gordini de mon ami Philippe Paviot et, je pense, la barquette HM de Joël Moullé).

Ce qui a existé a existé, quoi qu’il arrive plus tard

« Dans la cohue du temps qui passe, les souvenirs les plus tenaces, ce sont trois notes de musique, entrainantes ou mélancoliques », chanta Michel Sardou. Je pourrais adapter ce couplet aux vrombissements de moteurs. Car de « De la coqueluche à la retraite » (enfin, à son approche), plusieurs scènes imprimées de manière indélébile dans mes neurones se sont jouées avec mon père. Il y eut d’abord les reportages radiophoniques de Tommy Franklin aux 24 Heures du Mans et lors d’autres épreuves. Rodriguez, Gendebien, Shelby, Frère, Hill... des noms qui sonnaient à mes oreilles comme un jour de fête. Sans oublier John Simone, dit le colonel Simone en raison de son passé glorieux dans l’US Air Force durant la seconde guerre mondiale. Le colonel, qui avait piloté lui-même en course au début des années 50, engageait des Maserati au Mans avec l’objectif d’y remporter la victoire. Mon père écoutait tous les reportages de Tommy Franklin. Ces moments restent associés à mon enfance.

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Si j’ai oublié certains contes populaires qui m’ont été racontés comme à tous les enfants (de toute façon, ils tournent le plus souvent autour d’une abominable marâtre qui veut asservir ou tuer les enfants du premier lit du nouveau mari dont elle tire profit), je me rappelle très bien des histoires d’hommes remarquables rapportées par mon père avant d’allant me coucher. Celle de Louis-Rosier, vainqueur des 24 Heures avec son fils sur une Talbot. Une histoire qu’adorait mon père, et moi un peu moins, parce que le fils n’avait roulé que quelques tours, son père monopolisant le volant pendant presque toute la course. Celle de Jean-Pierre Wimille, deux fois vainqueur dans la Sarthe, engagé en résistance avec des amis également pilotes (Robert Benoist et William Grover-Williams). Il reviendrait en compétition après le conflit et trouverait la mort au volant d’une Simca Gordini en 1949 à Buenos-Aires.

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En 1977, mon père m’accompagnerait fréquemment sur les épreuves, ravi d’être avec des acteurs de la course (fussent-ils modestes) et plus simplement auditeur ou spectateur. J’apprendrais qu’il montrait des photos de moi en course aux clients avec lesquels il entretenait des rapports amicaux et qu’il amena même à certains ma combinaison et mon casque afin de leur montrer « pour de vrai » la tenue d’un pilote. Il vivait un rêve de jeunesse par procuration. Ensuite, je l’inviterais plusieurs fois aux 24 Heures du Mans. Mon cadeau pour la Fête des pères, jusqu’à ce que je réalise qu’il valait mieux éviter dans le contexte de sa nouvelle vie qui n’était pas mon histoire. Car notre belle complicité était affectée par l’irruption d’un facteur polluant. La chair est faible. Quand les rapports avec une femme déterminée à atteindre ses objectifs passent du mode vertical aux positions horizontales, beaucoup de relations évoluent. L’isolement de la cible s’organise. Les proches de personnes célèbres ont dénoncé des situations qui les choquaient. Je pense par exemple aux affaires Jean-Luc Delarue et Helmut Kohl. Et je pourrais en citer bien d’autres car, après réflexion et en utilisant ma formation initiale de juriste, j’ai décidé d’écrire une série d’essais sur les opérations troubles au sein des familles recomposées. Un créneau porteur et surtout le besoin de combattre des injustices insupportables dont sont victimes les premières familles au profit de nouvelles épouses et marâtres cupides.

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Un ami m’a fait observer récemment que je ne parlais jamais de mon père. J’ai réalisé que c’était exact. Je corrige cette omission. Cet ami me rappela que, s’il faisait lui-même partie de ceux qui avaient pris ses distances à cause de la pièce rapportée, il conservait de lui un souvenir globalement positif. « N’oublie pas ce qu’il disait toujours de sa bonne femme, a-t-il insisté. Tu sais comment elle est... » Pas faux. J’ai entendu cette phrase souvent, moi aussi. Et d’autres confidences également, avant puis après cette union. Des anecdotes que j’aurais préféré ne pas connaître au fond, surtout celles qui confortaient des faits dont j’étais témoin. La vie éloigne des proches sans que les liens affectifs s’effacent vraiment malgré des mots prononcés ou relayés pour avoir la paix. Ce qui a existé a existé. L’histoire de mes parents, tous deux en photo ci-dessus derrière un coupé Fiat 850 dont ma mère venait de prendre livraison. Mes liens avec mon père. Une de ses amies disait toujours que nous nous comprenions et échangions sans avoir même besoin de parler. Nos ressemblances ont existé. Elles sont imprescriptibles. Comme il me l’a appris, je m’efforce généralement d’aborder chaque problématique avec un esprit de synthèse, de hiérarchiser les urgences, de ne jamais oublier les attitudes des autres envers moi. Jamais, absolument jamais, et tant pis si ça me fait paraître rancunier. Je sais où sont mes amis et ceux qui ne le sont pas et ne doivent pas approcher.

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Je me demande si, quand mon père a voulu une Alfa Romeo (baptisée ici avec toute la famille, ma mère, notre dogue de Bordeaux), il a réalisé qu’il allait rouler dans un modèle d’une marque pour laquelle son héros Jean-Pierre Wimille avait piloté ? Les performances de l’Alfa l’avaient emballé et il la trouvait formidable à conduire. Le concessionnaire faisait partie de ses amis. Ce furent vraisemblablement les facteurs principaux de son choix, avec la satisfaction pour lui qui n’avait pas eu une jeunesse facile, de se payer une voiture un peu chère, synonyme de réussite sociale. Une acquisition que j’avais trouvée excellente et opportune, naturellement !

Mon père n’est plus là aujourd’hui. Je ne pourrai plus lui poser la question de l’association d’idées avec Jean-Pierre Wimille. Plusieurs de ses amies se sont rapprochées de moi après sa disparition. C’est avec moi et pas avec sa nouvelle famille qu’elles ressentaient le besoin de parler de lui. Preuve qu’elles savaient la profondeur de notre relation nonobstant la distance « officielle ». Elles m’ont confié des moments qui m’ont rappelé l’homme que j’avais connu avant, que j’avais admiré. Aucune n’a témoigné de relations avec lui ayant dépassé une grande amitié assortie de complicité. Je n’ai pas l’indécence de leur en demander plus. Mais franchement, j’espère que mon père a franchi le pas avec certaines de ces femmes pleines de qualités humaines. Je ne leur en voudrais pas d’avoir accepté de beaux cadeaux, au contraire. Elles méritaient toutes tellement plus d’attentions qu’une certaine créature....

1977, la rencontre avec l’Auvergne qui donnera naissance à un roman

La vie tourne-t-elle en boucle à l’instar d’un pilote sur un circuit ? Peut-être après tout. En tout état de cause, je dois reconnaître que mon premier texte publié intégrait un sport mécanique, une relation père-fils, une passion partagée... Une histoire de moto éditée par Gautier-Languerau à la suite d’un concours organisé l’été de mes 17 ans. J’ai fait partie des heureux lauréats. L’ouvrage étant épuisé depuis longtemps, j’ai reproduit ce texte ICI http://bit.ly/1pzMLQz . J’évoquais plus haut la nécessité de trouver d’autres défis forts après la course automobile. Un des miens reste lié à la compétition et tourne autour de trois passions qui se rejoignent, l’écriture, la photo et... la course que je raconte désormais. Je m’efforce de participer à la mémoire du sport automobile en rapportant des épisodes de son histoire, de son actualité autour de pilotes que j’apprécie particulièrement, de chroniques sur des ouvrages et films. J’installe des fictions (romans, nouvelles et pourquoi pas un jour scenarii de BD) dans son univers. C’est un challenge qui me tient à cœur. Je veux attiser la passion des sports mécaniques et, si possible, aider des pilotes pas encore célèbres. J’ambitionne de faire plaisir aux supporters de tous les pilotes sur lesquels j’écris, contemporains ou d’hier, gentlemen drivers, futurs champions ou icônes de leurs disciplines.

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Les fictions d’un auteur s’inspirent forcément de son vécu. Un roman n’est pas une autobiographie. Par contre, les thèmes qui passionnent l’auteur se trouveront logiquement déclinés dans ses écrits. Parmi mes souvenirs forts, la course de côte du Mont-Dore - Chambon – sur – Lac en l’Auvergne. Pourtant, je n’ai pas gagné là-bas. J’étais encore un peu tendre pour une telle épreuve en 1977 malgré les conseils prodigués par Marcel Grué qui m’a beaucoup aidé à progresser rapidement.

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Le Col de la croix Saint-Robert, le Lac Chabon, Besse, la Tour d’Auvergne, les lacs de la région m’ont causé un choc. Comparable à celui que décrit Claude Nougaro dans Nougayork ? Sans doute, quelque part, car à partir de cette rencontre avec la région du Mont-Dore, j’ai toujours ressenti l’envie d’y retourner, et pas que pour la course de côte. J’y ai donc séjourné à plusieurs reprises. Et que croyez-vous qu’il arriva ? J’ai situé une des aventures de David Sarel, un de mes personnages de fiction récurrents, en Auvergne ! Le roman s’intitule LE PACTE DU TRICHEUR. Un scénario où l’équipage de la Vivia N° 4, engagé au Rallye des volcans, se confronte non seulement à la concurrence sportive, mais aussi à des ennemis maléfiques assistés d’un sorcier. Intox destinée à les impressionner ? Confirmation du bienfondé des légendes locales ? Série de hasards ? Réponse à la fin de l’histoire, peut-être http://0z.fr/b3kUa ...

QUELQUES LIENS

Première victoire de classe à Saint-Germain – sur – Ille http://bit.ly/1bddtrb

Un polar automobile sur les pentes du Mont-Dore pour 1 € (en eBook) http://amzn.to/1jAhsoF 

Une nouvelle à la Course de côte du Mont-Dore http://bit.ly/2t1xGQr

Prenons le volant d’une VW Golf GTI MKI http://bit.ly/2sDIYLh

Choisir une VW Golf GTI fin 1976 http://bit.ly/2cjhbqI

Thierry Le Bras

05/12/2015

Bientôt 10 ans...

Circuit Mortel fêtera son 10ème anniversaire en janvier…

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Et il poursuit sa trajectoire avec de nouvelles ambitions en devenant CIRCUITMORTEL.COM,  http://circuitmortel.com/ !

10 ans déjà, Circuit Mortel a connu une durée de vie nettement supérieure à la moyenne des blogs qui est de 2 ans seulement. Pourquoi ? Sûrement en raison de la passion de l’automobile et de la compétition qui nous anime. Vos visites m’ont fait chaud au cœur. Les statistiques des pages vues, généralement plus de 25.000 par mois, m’ont encouragé à partager des notes et photos avec vous, chers amis lecteurs. Merci de me suivre et de vous intéresser à mes récits et photos.

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Et je vais continuer à écrire et exploiter des banques d’images (à commencer par mes cartons de diapos), tout aussi régulièrement, avec l’ambition de vous offrir toujours plus de plaisir !

L’occasion de rencontres

J’ai d’abord ouvert Circuit Mortel pour évoquer mon roman Circuit Mortel à Lohéac, mon premier polar dans l’univers du sport automobile. Une idée audacieuse relayée à cette époque par un nouveau média, le blog !

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Avec le temps, Circuit Mortel a évolué. J’y ai partagé des nouvelles (courtes fictions) et plus généralement des souvenirs, impressions, coups de cœur (et de temps en temps coups de gueule) concernant l’automobile, la compétition, l’art et la littérature autour des sports mécaniques. J’ai parlé de mes pilotes préférés, des voitures d’hier et d’aujourd’hui qui me fascinent, de disciplines pas toujours suivies par les médias généralistes comme la course de côte. Sans oublier Le Mans, une des plus belles courses du monde, la F1 quand elle en vaut la peine avec des pilotes remarquables, le Rallycross, le kart… Circuit Mortel est éclectique, un peu comme les pilotes d’avant.

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Circuit Mortel a été l’occasion de partager avec vous les performances de pilotes et de passionnés. J’ai été ravi de raconter ici les exploits de Yoann Bonato, rallyman exceptionnel, de spécialistes du Rallycross tels Caty Caly, Raymond Touroul, Stéphane Dréan, Jody Lannoye, Julilen Mouthon… De raconter une saison de karting d’Alexandre Dedisse, le week-end aux 10.000 Tours du Castelet de Sébastien Sacaze, de laisser la parole à Émilie France, supportrice de Kimi Räikkönen, à Ludovic Bellanger pour un essai de Chevy Race Car, à Adrien Bert, à la fois excellent photographe et rédacteur de talent. J’ai été heureux de présenter des livres, par exemple le Morts en Formule 1 de Christian Vella, le Formule 1 de Jean Périlhon, le Ça passe ou ça casse de Sébastien Sarraude, les BD mettant Michel Vaillant en scène, les remarquables ouvrages dans lesquels Enguerrand Lecesne – à qui j’ai eu le plaisir de fournir quelques photos d’illustration - présente des voitures devenues Vintage, Alpine, Ford Mustang, Mini… Grâce à Circuit Mortel, j’ai pu échanger avec d’autres créateurs et animateurs de blogs, notamment Patrick Boisliveau, très impliqué dans le portail R8 Gordini.

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Jusqu’à l’été 2015, je pensais laisser vivre Circuit Mortel sans rien changer. Puis mes échanges avec un webdesigner talentueux et audacieux m’ont incité à rechercher un nouveau niveau de performances. Ewen Le Juge, Team Pincipal du site blog Designmoteur (cf liens en fin de note), m’a convaincu de l’intérêt d’un site blog plus moderne, avec une nouvelle qualité de photos, avec un design plus accrocheur (qu’il a créé), avec une présentation plus synthétique des thèmes. Le nouveau CIRCUITMORTEL.COM  est désormais opérationnel. Nous y mettons régulièrement de nouvelles notes et photos en ligne. Il relaiera prochainement un autre événement, la sortie des versions papier de mes polars LE PACTE DU TRICHEUR et VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES. Avec de nouvelles couvertures signées Ewen Le Juge ! D’autres polars automobiles existeront peut-être un de ces jours. Je serais d’ailleurs ravi que des auteurs et éditeurs sérieux et crédibles viennent se mêler à la compétition sur ce créneau qui ne demande qu’à être propulsé vers de nouveaux records. En attendant, nous avons jugé prudent de compter sur nous pour donner à ces livres le moyen d’exister sous tous les formats. Le nouveau CIRCUITMORTEL.COM  sera un outil efficace pour relayer ces sorties ainsi que de nouveaux projets éditoriaux.

Quelles trajectoires pour Circuit Mortel ?

CIRCUITMORTEL.COM  conservera globalement la même ligne rédactionnelle que blog originel. Les notes s’articuleront autour de 4 thèmes :

* les pilotes

* les chroniques

* les critiques (de livres, films, œuvres d’art autour des sports mécaniques)

* les fictions sur fond de sports mécaniques (nouvelles au sens littéraire du terme, feuilletons).

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Comme avant oui, mais avec une présentation plus synthétique, plus claire, plus adaptées aux nouvelles technologies. J’espère en outre que d’autres rédacteurs collaboreront, notamment Ewen Le Juge qui parlera entre autres de films où la voiture tient une place importante. Des invités qui souhaiteraient mettre de courtes fictions en ligne sont également les bienvenus. Et vous tous, chers amis qui avez des photos à partager, des récits à diffuser, des anecdotes sur des compétitions, préparations de véhicules, voyages où l’auto tient une part importante, n’hésitez pas à m’en parler.

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Mettre en ligne des fictions automobiles en plus de mes romans m’a toujours tenu à cœur. C’est pour cette raison que je voulais une partie FICTIONS aisément identifiable sur le nouveau CIRCUITMORTEL.COM  . Cette partie existe aujourd’hui. Elle va s’enrichir très vite de nouvelles histoires. D’abord la première sortie de piste de Ronan (plus tard surnommé Ronnie, futur pilote de Simca 1200 S, Camaro etc…), acteur secondaire de nouvelles dans l’univers de David Sarel, un de mes personnages récurrents. Je vais vous faire une confidence. Je rêve que Ronan devienne un personnage de BD. J’aimerais le diriger vers ce cap avec un dessinateur passionné de sports mécaniques… A venir aussi un feuilleton de Noël avec Philippe Georjan, personnage principal de VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES. Ne vous inquiétez pas si vous ne croyez plus au Père Noël et si cette fête vous angoisse plus qu’elle ne vous ravit. L’histoire est décalée, cynique, éloignée de la vision paradisiaque de ce jour supposé idéal. Une immersion dans la vraie vie avec tout de même de belles voitures, des souvenirs de courses, des kilomètres dévorés avec plus d’appétit qu’une bûche traditionnelle.

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Le Circuit Mortel initial ne va pas complètement disparaître. Pas dans l’immédiat en tout cas. Il faut que vous preniez sereinement l’habitude de vous rendre sur CIRCUITMORTEL.COM . Les notes seront plus espacées ici elles répondront désormais à une finalité, vous informer de l’actualité et des mises en ligne sur le nouveau CIRCUITMORTEL.COM !

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

Le nouveau CIRCUIT MORTEL, c’est ICI http://circuitmortel.com/

DESIGNMOTEUR, le site d’Ewen Le Juge http://www.designmoteur.com/

VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES présenté sur DESIGNMOTEUR http://www.designmoteur.com/2014/12/roman-polar-passion-a...

Le portail R8 Gordini http://www.r8gordini.com/

Ronnie, pilote impétueux, deviendra-t-il héros de BD ? http://0z.fr/DwoeM

Thierry Le Bras

10/09/2015

1976, un excellent cru automobile…

Et une grande année pour moi

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N’oublions pas que c’est entre autres la période dont Rush a retracé l’histoire !

 

Oui, l’année d’un fantastique duel  entre McLaren et Ferrari, entre James Hunt et Niki Lauda, une histoire si forte qu’elle donnerait lieu quatre décennies plus tard à un film conçu pour décrocher la pole position au box-office.

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Mais 1976, ce n’est pas que la Formule1. Chacun associe certaines périodes à des événements qui l’ont marqué. 1976, c’est l’année de la sécheresse. 1976, c’est l’année  où Michel Sardou chante Je vais t’aimer, J’accuse, Le temps des colonies. Johnny transporte ses fans avec Requiem pour un fou. Sylvie Vartan, plus belle que jamais, fascine ses admirateurs (dont moi) dès qu’elle entame Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes. 1976, c’est l’occasion d’approcher Jean-Claude Andruet qui court à l’Armor avec un fabuleux coupé Alfa Romeo groupe 5 à moteur V8 (1ère photo de cette note). 1976, c’est l’homologation de la Porsche 934 en groupe 4 et la première participation de Didier Pironi aux 24 Heures du Mans avec cette voiture (j’y assiste pour la première fois et j’ai l’opportunité de photographier Didier et ses équipiers en course). 1976, c’est l’apparition d’un nouveau magazine hebdomadaire, AUTOhebdo ! 1976, c’est la sortie de la VW Golf GTI, voiture passion par excellence. 1976, c’est la naissance d’une nouvelle discipline en France. L’événement se produit début septembre, dans un petit village breton, Lohéac, où se réunissent d’irréductibles pilotes passionnés de glisse. Le Rallycross part à la conquête du public.

 

1976, quelques voitures de tourisme à l’honneur

 

Je me suis toujours intéressé aux voitures du groupe 1 de moins de 2 litres (dites de tourisme de série à ‘époque) parce qu’elles étaient abordables pour des pilotes amateurs. Tout au moins tant que des fiches d’homologation très fournies ne multipliaient pas leur prix de base par des coefficients déraisonnables…

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Soudain, le potentiel terrifiant pour ses rivales  d’une Triumph équipée d’un moteur de 1998 cm3 avec une culasse 16 soupapes apparaît à quelques pilotes français. Il s’agit de la Dolomite Sprint. La fiche d’homologation lui permet d’atteindre 180 cv. Sur le papier, elle est imbattable. René Metge et Jean-Louis Lafosse piloteront des exemplaires développés par Broadspeed dans le nouveau Championnat de France production. Didier Calmels est connu par les plus jeunes fans d’automobile en qualité d’associé de Philippe Sinault au sein de l’Équipe Signature. Au milieu des années 70, il s’est fait remarquer au volant d’une Alpine groupe 4. Avec sa Triumph, il mènera un programme mixte comportant des épreuves du Championnat circuit et quelques courses de côtes comme celle de Bais Montaigu où je l’ai photographié (image ci-dessus). Les Triumph Dolomite Sprint remporteront d’excellents résultats en circuit, mais peu de pilotes amateurs se laisseront séduire, sas doute à cause de son coût de préparation et de maintenance. A Bais Montaigu, Didier Calmels terminera second du groupe 1 derrière l’Opel Commodore GSE du roi Jacky Ravenel à qui il concède 1,5 seconde sur les 4,2 km du parcours. Il devancera  une autre Commodore très bien amenée, celle de Giovanni Rossi, et collera une seconde au kilomètre au second des 2 litres du groupe 1, Christian Galopin, une sacrée pointure. Autant l’avouer, la Dolomite n’était pas très appréciée des autres pilotes. Dans Échappement du mois de juillet 1976, Joël Laplacette écrira qu’ils la surnomment ‘le proto Triumph ».

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L’Alfa Romeo 2000 GTV reste encore très compétitive en côte. Plus puissante que l’Opel Kadett GTE, nouvelle arme d’Opel en rallye. La Ford Escort 2000 RS quant à elle n’a pas encore reçu toutes les homologations qui la rendront quasi imbattable deux ans plus tard. L’Alfa est défendue par un bataillon de pilotes de choc. Dans l’Ouest, rappelons le Normand Christian Galopin, transfuge de la R12 Gordini (photo ci-dessus).

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Mais aussi Philippe Bernier, Jacques Coquet, Feuillé, sans oublier Philippe Fonteneau, toujours très rapide (ci-dessus à Bais Montaigu) jusqu’à ce qu’une grosse sortie de route à Pouillé les Coteaux ne mette un terme prématuré à sa saison. Et bien sûr Christian Rio dont la voiture ne sera équipée de toutes les homologations qu’à Saint-Gouëno, fin août. A partir de ce moment-là, il deviendra le favori des 2 litres à chaque course de côte, d’autant que Christian Galopin, engagé dans un programme Tour Auto avec son Alfa 2000 aux couleurs New Rallymen, n’apparaîtra plus dans la discipline. J’aimais bien voir les Alfa 2000 GTV en course. Elles étaient superbes. Et j’avoue que quelques années plus tôt, j’avais rêvé de courir un jour avec ce modèle. C’est encore possible, feront observer certains lecteurs. Oui, peut-être, dans les épreuves d’anciennes alors. Pour m’y aider, soyez nombreux à acheter mes livres (liens en fin de page) !

 

1976, une année particulière pour moi

 

Une année marquée par un grand événement personnel, mes débuts en compétition ! Modestement, avec une Opel Ascona 19 SR groupe 1 (toute petite groupe 1), pour quatre courses seulement avant un programme 1977 complet et les premières victoires en Golf GTI. Mais l’essentiel, c’est de participer, d’être là, au départ, au milieu des pilotes que je suivais depuis des années sur Échappement et que je photographiais régulièrement dans les courses bretonnes. Bien accueilli en plus par des pilotes de haut niveau, à commencer par Macel Grué, Pierre Desilles et beaucoup d’autres. Car un des aspects enthousiasmants du milieu de la course, c’est que même quand un pilote débute, qu’il vient pour apprendre sans pouvoir prétendre aux premières places de sa catégorie, sa passion garantit un accueil chaleureux et des conseils qui l’aideront à progresser.

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Quand je repense à 1976, je ne me rappelle que des bons souvenirs à l’exception de la mort de notre chienne Saga, une Dogue de Bordeaux pleine d’affection et de loyauté. La course était une passion familiale, même si j’étais de loin le plus atteint. Nous aimions tous les voitures et la vitesse dans la famille. Mon père n’avait pas encore été pollué par la créature nuisible qui détruirait notre famille, s’accaparerait son patrimoine et le séparerait de tous ceux qui l’aimaient pour mener son sinistre projet à terme. Nous partagions encore des passions communes dont l’automobile, la compétition, l’amour des animaux. Souvenir par exemple d’un après-midi de folie au cours duquel nous nous amusons à rouler comme en spéciale avec une Opel Commodore GSE prêtée par une concession de la marque. Elle glissait bien la Commodore avec les pneus de série ! Un régal… Et nous n’avions pas de soucis avec le représentant du garage. Il ne voulait plus monter avec nous sous prétexte que nous aurions roulé un peu vite... Mais il nous faisait par contre assez confiance pour nous confier des autos quand il empruntait une des nôtres pour un essai (il n’avait pas toute la gamme en démonstration).

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1976, c’est aussi le souvenir de voitures impressionnantes vues de très près. Celles admirées au Mans naturellement, l’Alfa groupe 5 d’Andruet, mais aussi un bolide préparé et piloté par un concurrent que je connaissais et qui appartenait comme moi à l’Écurie Bretagne. Cette année-là, Louis Sinsoulier faisait une infidélité à Fiat et passait dans le camp Ford avec une monstrueuse Escort 1800 RS groupe 5 (ci-dessus à Pouillé les Coteaux). Des Porsche et Alpine très affutées ainsi que de nombreux protos et F2 roulaient régulièrement dans chaque région de France. Dans les années 70, le nombre de courses de côtes était beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Les contraintes imposées par des pouvoirs publics sauvagement autophobes et les coûts prohibitifs des forces de l’ordre et pompiers facturés aux organisateurs ont assassiné de nombreuses épreuves, hélas.

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De bons pilotes de rallye et de courses de côtes couraient au Mans et nous étions nombreux à espérer les imiter un jour prochain. Comme Segolen – Ouvière – Gadal, équipage de l’Écurie Bretagne, vainqueurs en GT avec une auto qui roulait aussi en côte et en rallye. Comme les frères Ravenel, associés à Detrin, vainqueurs du groupe 2 la même année. 1976, c’était encore une période d’espoir, d’enthousiasme, de confiance en l’avenir. Les voitures comme les spectacles collaient à l’air du temps. Elles arboraient des couleurs joyeuses et vrombissaient de plaisir à la perspective de dévorer le bitume. Mais ça, c’était avant…

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE pour vous immerger dans l’atmosphère automobile de 1976

 

Rush, le film http://bit.ly/1hFasDI

 

1976, le temps des copains http://bit.ly/1eNpUwy

 

En course à Saint-Germain – sur – Ille  http://bit.ly/1nla9ER

 

L’Alfa Romeo de Roland Imbert à l’Armor http://bit.ly/1w8BFbD

 

Des Bretons qui gagnent au Mans http://bit.ly/1klyhVJ

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Des BMW 30 CSL sur la piste (les frères Ravenel, J.H. Hazard)

http://bit.ly/1hAIa1F

 

Didier Pironi et José Dolhem, deux frangins sur la piste du Mans http://bit.ly/1f6mR1M

 

Les 24 Heures du Mans 1976  http://bit.ly/VYh7mY et http://bit.ly/XhX8dW

 

Choisir sa voiture de course à l’automne 1976 http://bit.ly/1iA26hC

 

En sport automobile, les spectateurs sont sympas ; quelques anecdotes http://bit.ly/1cIecke

 

Vengeance glacée au coulis de sixties, un polar aux 24 Heures du Mans présenté sur Designmoteur http://bit.ly/1CBgu6H

 

Le Pacte du Tricheur,  un polar cross-age sur fond de rallye présenté sur Spécialist Auto http://bit.ly/1fuN7bC

 

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Thierry Le Bras