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05/11/2011

WRC EN RALLYCROSS : le choc des photos

 Quelques images de 2002 à 2005rallycross,wrc,rallye,henri toivonen,colin mcrae,fictions,circuit mortel à loheac,loheac,essay,mayenne,sebastien loeb,françois duval,yoann bonato,cedric robert,jean-luc pailler

 Le professeur Tournesol aurait-il osé imaginer une WRC, une auto d’une efficacité si absolue qu’elle démarre comme une fusée ?

En tout cas, Tintin, qui a piloté une Bugatti 35 – ce qui se faisait de mieux à l’époque en matière de machine de course, se serait régalé d’émotions au volant de ces machines. Quelques illustrations des émotions qu’offrent les WRC avec des images que j’ai réalisées entre 2002 et 2005 dans les Rallycross de l’ouest.

 

Des ES du Mondial aux pistes de Rallycross

 

Jean-Luc Pailler fait partie de l’histoire du Rallycross dont il est le pilote le plus titré en France. Le voici en 2002 à Mayenne et à Essay avec sa 206 WRC. Si la réglementation du Rallycross présentait quelques variantes par rapport à celles du Mondial des rallyes, les machines engagées dans les deux disciplines restaient tout de même de proches parentes.

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 Parmi ses nombreux atouts, le Rallycross possède l’avantage de nous permettre de les découvrir en action près de chez nous. En plus, pendant un week-end de Rallycross, le public a l’occasion de voir souvent les voitures, de les suivre sur tout le circuit, et de s’en approcher dans le parc fermé, ce qui devient plus compliqué en rallye mondial. Jean-Luc Pailler a offert des victoires et des titres à la 206 WRC en Rallycross. En championnat du monde des rallyes, ce furent Rovenperä, Burns, Gronhölm, Panizzi, Auriol, Delecour et quelques autres encore qui firent rugir le lion.

 

Dans un nuage de poussière

 

Sébastien Loeb et ses rivaux expliquent régulièrement les deux problèmes susceptibles d’handicaper un pilote lors d’une spéciale sur terre.

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Il perd du temps à balayer la piste pour les autres et il risque de ne plus rien voir lorsqu’il arrive dans la poussière d’un rival. Une illustration des problèmes de visibilité sur la terre ici avec la Ford Focus du Norvégien Sverre Isachsen à Essay. Avec des Focus WRC, Colin McRae, Carlos Sainz, Marko Martin, Marcus Grönholm, Mikko Hirvonen et Jan-Matti Latvala ont donné la réplique à notre Sébastien Loeb national. Sans oublier le Belge François Duval, un pilote que j’apprécie beaucoup, je l’avoue, et que j’aurais beaucoup aimé revoir comme équipier de Seb au sein de l’équipe officielle Citroën. Notons que François Duval court régulièrement en Rallycoss aujourd’hui.

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 Sébastien Loeb a remporté 3 de ses 7 titres (bientôt 8, espérons-le, un nouveau titre qui  aura été remporté malgré les croche-pieds de Quesnel jusqu’à ce que ce dernier se fasse enfin remettre d’équerre par la direction générale de PSA) sur des Xsara WRC. C’était en 2004, 2005 et 2006. Le dernier de cette série fut d’ailleurs conquis au volant d’une Xsara privée engagée par le Tam Kronos. Un exploit incomparable de plus à l’actif de Seb ! En Rallycross, de nombreux pilotes ont défendu les couleurs de la Xsara WRC. Parmi eux, Olivier Anne (qui fait voler les graviers ci-dessus à Essay) a remporté le titre national 2005.

 

L’esprit Rallycross et WRC

 

De belles autos, une attaque de tous les instants, des pilotes pour la plupart plus abordables que certaines des stars des circuits, les deux disciplines comportent des points communs.

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 Parfois, le Rallycross fait naître des regrets. Quand un passionné de rallye regarde les images de David Meslier et de sa Clio D1 esprit WRC, comment ne pas se demander ce qu’aurait réussi une Clio WRC préparée et développée par Renault avec un Yoann Bonato ou un Cédric Robert à son volant ?

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 Et quand nous revoyons des images d’une Mitsubishi à l’attaque (ici l’évo VII du Belge Jan Huybs à Essay), elles évoquent forcément les 4 titres mondiaux successifs du Finlandais Tommi Mäkinen et elles nous rappellent que les frères Gilles et Hervé Panizzi ont aussi défendu les couleurs de la firme japonaise en rallye. Depuis, Mitsibishi a renoncé au WRC, comme son rival nippon Subaru. Quand une firme abandonne la compétition, ce sont des pilotes qui perdent leurs volants et d’autres comme Yoann, Cédric ou François qui voient leurs chances de disposer d’une bonne auto se réduire comme peau de chagrin.

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 Maudite crise économique ! Espérons qu’alliée aux écologistes et aux politiques pour lesquels la course automobile représente un symbole intolérable de la richesse et de la liberté, elle ne réussira pas à assassiner notre sport favori. Car si ces démagogues, ces bien-pensants de l’écologie et ces autophobes irréductibles fréquentaient les acteurs du rallye et du Rallycross, ils comprendraient peut-être qu’ils ne ressemblent pas aux enfants gâtés qu’ils tentent de caricaturer. En plus, ces politocards arrogants apprendraient peut-être à rire et à ressentir des émotions, ce qui leur ferait le plus grand bien. Il est vrai que certains de ces individus combattent les circuits automobiles au nom de grands principes et de l’écologie, mais se font prendre la main dans le pot de confiture en grand excès de vitesse, car c’est la route ouverte qu’ils prennent pour un circuit quand c’est leur bon plaisir. N’est-ce pas monsieur le président du Conseil régional d’Ile de France qui vous êtes acharné contre un projet de circuit dans votre région mais n’hésitez pas à appuyer sur le champignon jusqu’à franchir le mur d’Huchon ?

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

Hommage à Henri Toivonen, un très grand, parti trop tôt rejoindre le paradis des pilotes

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-henri-toivonen-prince-des-rallyes-49541064.html

 

Hommage à Colin McRae, un autre grand pilote disparu

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/09/17/colin-mcrae-trouve-la-mort-dans-un-accident-d-h%C3%A9licopt%C3%A8re.html

 

Un roman dans le monde du Rallycross, ça existe et c’est moi qui l’ai fait : Circuit mortel à Lohéac (c’est même pour l’annonce que j’ai ouvert le blog Circuit Mortel dont la ligne rédactionnelle s’est élargie depuis)

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html

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 D’autres récits et fictions dans le monde du sport automobile et de la course au large, c’est le programme de http://polarssportsetlegendes.over-blog.com

 

Le site officiel de François Duval

http://www.fduval.com

 

Yoann Bonato, un pilote particulièrement perfomant qu’on aimerait voir dans une bonne équipe de WRC, ou à défaut, en D1 en Rallycross. Je lui ai consacré plus plusieurs notes sur Circuit Mortel. Étant, comme le savent mes lecteurs, fan et aussi auteur de romans policiers, j’ai choisi des notes dont les titres pourraient être ceux de thrillers

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/10/11/yoann-bonato-et-l-affaire-corse.html

et

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/10/16/yoann-bonato-et-l-affaire-corse-2.html

 

La R8 Gordini, voiture école de toute une génération de pilotes, pilier de l’histoire de la course automobile sans laquelle rien n’aurait été tout à fait pareil :

http://www.r8gordini.com

 

Thierry Le Bras

19/02/2010

UNE PIGE A TRAPPES

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24 Heures de Paris à Trappes 1988,

je fais équipe avec Ségolen au volant de cette  Visa groupe B

 

 « On n’a que de bons souvenirs en  course automobile », m’a déclaré un jour Jean-Luc Pailler. Le plus titré des pilotes de Rallycross français a raison. Quand je repense à mes saisons de courses de côtes, ma mémoire restitue effectivement quantité de bons moments. J’en ai d’ailleurs rapporté certains sur ce blog :

 

La Golf GTI, voiture passion :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/03/26/golf-gti-voiture-passion.html

 

Thierry Le Bras raconte des souvenirs de course automobile :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/09/24/thierry-le-bras-raconte-des-souvenirs-de-course-automobile.html

 

Les spectateurs sont sympas :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/01/04/les-spectateurs-sont-sympas.html

 

Outre des courses de côtes et des rallyes, j’ai aussi participé une fois aux 24 Heures de Paris sur le Circuit Jean-Pierre Beltoise à Trappes.

 

Une idée née au resto

 

L’idée de participer aux 24 Heures de Paris naquit de façon assez originale. Dédé Ségolen (de  son vrai nom André Gahinet), effectuait des remplacements comme médecin anesthésiste à l’époque. Parfois en Guadeloupe, parfois en métropole. Je le connaissais depuis 1976 en fait, l’année où j’ai débuté en course de côte. Dédé a participé à de nombreuses grandes épreuves comme le RAC, le Monte-Carlo, le Côte d’Ivoire, le Tour de Corse, et il a remporté le groupe 4 aux 24 Heures du Mans 1976 avec Alain Gadal et Maurice Ouvière.

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Dédé Segolen aux 24 Heures du Mans 1976

 

Il faisait partie de l’Ecurie Bretagne comme moi. Nous avions sympathisé. Un midi de février 1988, il est passé à Rennes en fin de matinée. J’habitais alors la capitale bretonne. Nous sommes allés déjeuner au resto avec lui et Didier Caradec, un autre ami qui courait aussi. Didier s’engageait aux 24 Heures de Paris sur une Porsche qu’il partagerait avec un préparateur de la région (Le Duigou). Il en a parlé. Dédé a dit qu’il avait reçu une invitation, mais qu’il ne pensait pas y aller. Puis il a eu une idée. Nous dégustions un bon whisky au Sévigné, une excellente brasserie de l’avenue Janvier alors tenue  par un couple de passionnés de sport automobile.

 

- Dis donc, m’a lancé Dédé, tu as l’habitude des tractions toi (j’avais couru plusieurs saisons en Golf). Si tu faisais équipe avec moi ? J’apporte l’auto et les mécanos. Tu payes l’engagement et l’hébergement sur place. Tu t’occupes aussi d’amener la voiture à Trappes et de la ramener en Bretagne. Je travaille en région parisienne en ce moment. Je ne vais pas pouvoir m’en occuper (la voiture était dans le Morbihan, pas très loin de Rennes). J’ai dit banco et c’est comme ça que je me suis retrouvé au départ des 24 Heures de Paris au volant de la Visa. Un super souvenir. Au plan financier, des partenariats avec un groupe de transport et un réseau de radios auxquels s’ajouta notre prix permirent finalement de couvrir à peu près le budget.

 

Un week-end à Trappes

 

La Visa des 24 Heures de Paris 1988 n’était pas une 1000 pistes mais une deux roues motrices en fait. Dédé l’avait depuis la saison 1982. Il avait couru en rallye et en course de côte avec. Il avait même disputé le Rallye de Côte d’Ivoire au volant de cette voiture. Notre Visa était équipée d’un moteur de 1440 cm3 qui développait 140 cv si je me rappelle bien. Elle n’était donc pas très puissante, mais son comportement m’a étonné. La Visa était d’une efficacité redoutable. Un plaisir à amener. Facile à se mettre en main tant elle inspirait confiance par son comportement sain. L’autobloquant ne me posa pas de problème car j’avais piloté des Golf qui en étaient équipées. La direction n’était pas assistée. Mais le circuit de Trappes ne comporte pas d’épingle. Objectivement, l’absence d’assistance ne m’a pas gêné quoique je n’aie rien d’un roi du bras de fer.

 

Les 24 Heures de Paris étaient ouvertes à des véhicules rassemblés en 3 catégories : les 2 roues motrices, les 4 roues motrices « esprit » groupe  B et les 4x4. Chaque catégorie de véhicules disputait 5 manches. Chaque pilote disputait une des deux premières manches, puis l’équipage se relayait lors des trois dernières.

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Dans mon roman Circuit  Mortel à Lohéac,

j’imagine une course se disputant en équipage sur la piste de Rallycross

 

La piste de Trappes était un circuit de Rallycross et les courses en peloton étaient musclées. Imaginez une manche de Rallycross avec 20 voitures au départ. Aux essais, aller vite tout seul ne me posa aucun problème, à part 2 tête-à-queue au même endroit après une bosse lors de mes premiers tours  à cause de freinages trop tardifs en appui à l’entrée d’un gauche en descente et en dévers. Mais lors de la première des manches où j’ai pris le volant, j’avoue que la nervosité du peloton m’a perturbé et que j’ai perdu des places au départ de peur de froisser de la tôle. Lors des trois dernières manches, nous avons décidé que Dédé, que la perspective de quelques frictions avec les rivaux n’angoissait guère, prendrait le premier relais et moi le second. Là, tout s’est bien passé, et je n’ai pas hésité à fermer les portes quand c’était nécessaire. J’ai ainsi eu le plaisir de boucler une manche en seconde position. Nous avons finalement terminé quatrièmes des 2 roues motrices. Peut-être aurions-nous pu monter sur le podium sans un problème moteur qui nous a contraints à abandonner dans la cinquième manche. En  tout cas, j’avais pris beaucoup de plaisir au volant de la Visa groupe B.

 

Le point de départ d’un roman

 

Ce concept de courses par manches avec relais m’a bien plu. Je m’en suis inspiré quelques années plus tard pour bâtir le cadre de Circuit Mortel à Lohéac, un roman policier dont l’intrigue se déroule durant une grande épreuve disputée sur la piste de Lohéac :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html#comments

 

A Trappes heureusement, notre petite équipe put se concentrer sur la course sans avoir à dénouer d’intrigue policière. Pas de méchants romanesques dans les parages.

 

Dans d’autres épisodes de la vraie vie par contre, il m’est arrivé de rencontrer des personnages réels aussi foncièrement mauvais que les « méchants » qui pimentent Circuit Mortel Lohéac, J’ai par exemple croisé – hélas pour moi comme pour tous ceux qui eurent à faire à elle - une femme encore plus dangereuse et diabolique que celle connue sous le doux surnom de « la morue ». La morue de Circuit mortel à Lohéac aimerait s’accommoder à la sauce piquante. C’est une gourgandine aux instincts meurtriers, fraudeuse et escroc en jupon dont la seule existence suffit à polluer des âmes dans le roman. Elle fait de l’humour sans le savoir en appelant le mari qu’elle trompe et dévalise « mon petit sous à la crème d’oseille ». Si la réalité dépasse souvent la fiction, les vrais méchants, ceux qui jouent leurs rôles de nuisibles dans le monde réel, font rarement rire. Car il existe une différence fondamentale entre les méchants des fictions et ceux du monde réel. Les nuisibles de la vie réelle sont généralement insignifiants, un peu déficients mentaux, et totalement sans intérêt. Des vraies tâches ! C’est un improbable concours de circonstances qui a placé des êtres falots et pitoyables au cœur d’une intrigue alors qu’à part un hasard phénoménal, leur mesquinerie et leurs travers les auraient condamnés au mieux à l’indifférence, au pire à devenir la risée des autres. Dans les romans au contraire, il faut un « bon » méchant, un individu machiavélique, calculateur, qui se donne du mal pour élaborer les plans diaboliques qui feront frissonner le lecteur.

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Une morue accommodée en hachis.

Ce n’est pas celle de Circuit mortel qui n’est pas comestible

et dégage une odeur de poisson  pourri, un peu comme les poissons

de Cetautomatix dans les albums d’Asterix.

Il est vrai que l’endroit préféré de la morue de Circuit mortel à Paris,

c’est la rue Poissonnière !

 

Ainsi David Sarel lutte-t-il régulièrement contre un prédateur, la morue :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/01/22/recette-de-morue.html

 

Le « bon » méchant n’est pas si facile à construire pour le romancier ou le réalisateur de cinéma. Contrairement à ce que pensent parfois des lecteurs ou spectateurs, il ne suffit pas de s’inspirer d’un personnage existant ou ayant existé. Pourquoi ? Parce ce que la hargne des vrais méchants est tellement sans bornes qu’elle ne paraîtrait pas crédible dans une fiction. Pour rester dans les comparaisons culinaires et humoristiques évoquées récemment, la mayonnaise ne prendrait pas. Le vrai méchant est trop fade pour faire recette. Il faut le savoir-faire du chef scénariste pour lui donner une saveur.

 

Thierry Le Bras