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Sport - Page 108

  • LA COURSE DE CÔTE DE SAINT-GOUËNO ET SON FER A CHEVAL (2)

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     1974, le pilote rennais Yves Martin  pilote brio une McLaren Formule 2 orange, comme les voitures officielles aux débuts du team créé par Bruce McLaren. Cette monoplace avait d'ailleurs été pilotée par Jody Scheckter

    Après une première note consacrée à des passages « chauds » au Fer à cheval lors de  la Course de côte de Saint-Gouëno, j’ai sorti de mes archives quelques vues de pilotes qui négocièrent ce virage délicat à la perfection. Voici donc quelques moments de pilotage choisi, des instants qui ont fait vibrer les spectateurs amateurs de beau pilotage.

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    Tous les passionnés de compétition se souviennent des BMW Art Cars initiées par Maître Hervé  Poulain. Si le commissaire priseur le plus rapide du monde a  eu envie de courir au Mans et a trouvé un schéma exceptionnel pour y parvenir, ce fut parce qu'il était un gentleman driver particulièrement performant. En 1974, il a couru plusieurs fois dans l'Ouest. Le voici à l’attaque eau volant de sa R 12 Gord groupe 2.

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    Sans soute vous souvenez davantage de ses performances en Championnat d'Europe avec de très grosses autos, BMW 635 groupe A, BMW M1 et Maxi 5 Turbo groupe B. Avant, Giovanni Rossi avait piloté d'autres montures avec brio. Pas seulement la BMW 528 groupe A ou l'Opel Commodore GSE groupe 1, mais aussi une Alfa Romeo 2000 GTV Bertone. Le voici en action en 1974 !

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    Impossible de parler de course de côte sans mentionner un nom, celui d’un des pilotes les pus doués de la discipline, Francis Dosières. Une légende aussi. Mes premiers souvenirs de lui remontent au Mont-Dore 1976 où il avait remporté la classe 1300 – 1600 du groupe 1 avec une Simca 1000 Rallye 2 devant un autre jeune loup, Henri Vuillermoz. En 2015, Francis court encore au volant d’une Megane Trophy. En 1980, 1981 et 1982, il pilotait cette magnifique Ford Escort 2000 RS groupe 1. Avec très souvent la victoire à la clé bien sûr.

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    1980, un pilote de voiture fermée conquiert le titre de Champion de France de la montagne. Il s’agit de Jean-Christian Duby sur Ford Escort 1800 RS groupe 2. Un beau parcours pour le pilote et sa monture.

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    Non, le parcours de Jean-Christian Duby n'avait pas été un long fleuve tranquille. Pour battre les pilotes de F2 au championnat, il fallait gagner le groupe 2 presque tout le temps. Or, il y avait de la concurrence. Au Mont-Dore d'ailleurs, Yves Evrard avait imposé sa BMW 320 aux Escort. Et il fallait aussi compter avec Philippe Leclerc et sa BMW 320 Hartge (ci-dessus).

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    1982, Christian Dzierzbicki réalise des montées parfaites et arrache la victoire en groupe A dans la classe des moins de 1300 cm3. Il devance un peloton de furieux dans lequel figure notamment le très rapide Patrice Cosson. Christian ne courait pas très souvent dans l’Ouest. Il disputait plus volontiers les épreuves pas trop éloignées de l’Ile de France et dans l’Est. Le voir au départ augurait toujours d’une belle bagarre dans la catégorie. J'aurais aimé voir cet excellent pilote au volant d'une grosse auto. Je suis persuadé qu'il avait le talent et toutes les qualités pour intégrer le clan des gros bras capables de jouer régulièrement le groupe et de viser le podium au championnat.

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    1982 toujours, Jean-Philippe Grand fait partie des grands de la montagne. Il tire toute la quintessence de sa barquette Lola sur les routes du Championnat de France. Avant de troquer son casque et sa combinaison pour le costume de patron du Graff Racing, le pilote tourangeau a su s’imposer comme pilote.

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    1984, Francis Dosières pilote maintenant une BMW 528 groupe A. Avec autant de brio que ses montures précédentes. Francis reste le patron dans sa catégorie. Dès 1985, la 635 succédera  à la 528 et lui permettra de conquérir le titre de Champion d'Europe.

     

    Voilà, je n'ai pas évoqué tous les pilotes qui ont écrit l'histoire de la Course de côte de Saint-Gouëno. Mais d'autres photos et d'autres notes viendront. J'ai des cartons entiers de diapos à scanner, alors la matière ne manque pas. Le temps si, souvent, mais j'essaie quand même de faire revivre ces beaux moments de la course automobile que nous aimons tant.

    Vous pouvez également me retrouver sur http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/ , http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

     

    Un week-end agité à la Course de côte de Saint-Gouëno  http://bit.ly/OKCzJB

     

    Des « Groupe B » en course de côte http://bit.ly/1NFcjZQ

     

    Un feuilleton automobile dans le monde de la course de côte http://bit.ly/1TFRLlK  

     

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    Thierry Le Bras

  • LA COURSE DE CÔTE DE SAINT-GOUËNO ET SON FER A CHEVAL (1)

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    1974, problème de frein ou freinage raté pour cette Fiat 128 groupe 2 qu’on reverra en course après quelques travaux de carrosserie

     

    La course de côte de Saint-Gouëno dans les Côtes d’Armor fait partie du patrimoine du sport automobile dans l’Ouest. Dans l’Ouest et au-delà devrais-je écrire, car cette belle épreuve a compté pour le championnat de France durant les années 70 et 80. A ce titre, elle a accueilli les rois de la montagne. Pour des raisons de divers ordres, les courses de côtes sont bien moins nombreuses aujourd’hui que par le passé. Celle de Saint-Gouëno renaît cependant depuis 2003. Souhaitons qu’elle soit bientôt réinscrite au Championnat de France de la montagne. Elle mérite, tout comme ses organisateurs.

     

    Saint-Gouëno offre un tracé intéressant aux pilotes et aux spectateurs. Les enfilades au bas du circuit exigent un gros cœur pour faire un temps, d’autant qu’elles se ressemblent toutes à l’entrée, mais que certaines se referment tandis que d’autres s’ouvrent à la sortie. Ensuite, un virage en fer à cheval oblige les pilotes à un gros freinage. Ce gauche serré ne permet pas de gagner beaucoup de temps, mais il en fait parfois perdre beaucoup, comme quantité de virages lents. Une montée, un long droite en appui suivi d’un gauche qui se termine en léger dévers (tout au moins se terminait-il ainsi l’année où j’ai disputé l’épreuve) conduisent les pilotes à la ligne d’arrivée.

     

    Outre l’édition que j’ai disputée, je me suis souvent rendu à Saint-Gouëno en qualité de spectateur équipé de mon appareil photo. Il est des virages sur les pistes où le photographe un peu avisé sait qu’il se passera quelque chose. Tel est le cas du fer à cheval, passage très chaud de ce circuit. Je m’en rappelle car j’ai moi-même failli y laisser une caisse de Golf GTI en 1977 après un freinage trop tardif. Par chance, j’ai juste abimé un peu un pare-choc et j’ai remporté ma classe sur le temps d’une deuxième montée plus sage.

     

    Voici quelques images ramenées de Saint-Gouëno au fil d’anciennes éditions. Dans quelques jours, je mettrai en ligne d’autres beaux passages au fer à cheval, ceux exprimant le pilotage parfait des Francis Dosières, Christian Dzierzbicki et autres rois de la montagne.

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    1976, Daniel Postic attaque très fort sur ses terres. Sa Simca  1000 Rallye 2 groupe 2 glisse des quatre roues. Une démonstration de contre-braquage de ce sympathique pilote qui tenait à briller sur ses terres

     

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    1981, Patrick Germain, un des gros bras de la classe 1301 – 1600 cm3 au début des années 80, sauve sa caisse de Golf GTI, à peu près comme je l’avais fait quatre ans plus tôt. Lui aussi remportera la classe sur son temps de la seconde montée

     

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    1981, Jean-Luc Moreau possède un pilotage agressif et spectaculaire. Il se fait plait plaisir au volant de sa R5 groupe 2 ex Christian Rio. Jean-Luc ne va pas sortir de la piste, il franchira le fer à cheval sans rien toucher

     

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    Guillaume Samson, un sens certain de la limite avec sa Porsche groupe B

     

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    La Martini F2 de Marcel Tarrès en glisse  comme une R8 Gord du bon vieux temps

     

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    1984, démonstration d’appui signée Alain Gadal au volant de sa Porsche 930 groupe B

     

    NOTE MODIFIÉE LE 12 AOÛT 2015

     

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

     

    Le site Internet de la Course de côte de Saint-Gouëno  http://www.coursedecote-saintgoueno.fr/

     

    Un week-end agité à la Course de côte de Saint-Gouëno http://bit.ly/OKCzJB

     

    Trajectoires et gomme brûlée  http://bit.ly/1MthLPs

     

    Une nouvelle dans le monde de la course de côte  http://bit.ly/1muWeWR

     

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    Thierry Le Bras

  • LOÏC DUVAL A L’HONNEUR

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    J’avais déjà évoqué en début d’année les belles performances de Loïc Duval en A1 GP ainsi que  son projet de disputer les 24 Heures du Mans.

     

    L’année 2008 s’est poursuivie sur la dynamique du succès pour le jeune pilote chartrain.

     

    Quelques jours avant les 24 Heures du Mans, il remportait une épreuve en Championnat de Formule Nippon au Japon.

     

    Engagé au Mans sur la Courage-Oreca N° 5 aux côtés de Laurent Groppi et de Soheil Ayari, il fêtait son anniversaire le jeudi 12 juin 2008, jour de la seconde séance d’essais officiels de la classique mancelle.

     

    Les 24 Heures sont une course dure. Et cette année, les conditions météorologiques se sont invitées au festival des difficultés qui guettent les pilotes.

     

    A mi-course, la Courage Oreca poursuit sa route malgré quelques interventions des mécaniciens. Elle s’arrête à 3 heures 56 pour un problème de commande de boite. Puis à 6 heures 26, il faut  changer de démarreur. Il faudra aussi purger une nouvelle fois l’embrayage. Des interventions qui la priveront d’un combat serré avec la Pescarolo Judd N° 17 pour la place de premier prototype LMP1 essence.

     

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    La pluie qui commence à tomber vers 5 heures du matin rend la course de plus en plus difficile. Loïc est au volant. Il effectue un triple relais et s’empare de la huitième place en prenant le meilleur sur la Porsche Spyder N° 34. Sur la piste détrempée, il réduit l’écart avec les diesel. « Ce n’est pas facile de piloter dans ces conditions climatiques », reconnaîtra-t-il.  A certains endroits la piste est sèche, à d’autres elle est détrempée. Malgré les quelques problèmes que nous avons connus, nous répondons présents. Nous tentons de conserver un bon rythme. Il faut être prudent, mais comme tout pilote, on aime attaquer. Personnellement, je me sens à l’aise dans la voiture et la pluie ne me dérange pas. Mais il y a tellement de monde derrière nous que nous avons une certaine pression sur les épaules. »

     

    L’équipage de la 5 continuera sa course parfaite jusqu’à la ligne d’arrivée qu’elle franchira en huitième position, seconde des voitures essence derrière la Pescarolo de Primat, Tinseau et Treluyer.

     

     « Je pense que le bilan est positif », analysera Olivier Panis… « Hier soir, nous sommes montés en régime et c'était très sympa : La voiture marchait bien, nous étions dans le bon rythme. Malheureusement, il y a eu l'accident de Marcel (un de ses équipiers). La n°5 a "répondu présente" et il faut souligner le bon boulot effectué par les trois pilotes (dont Loïc). Cette prestation est prometteuse… »

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    Loïc ne bouda pas son plaisir. « Je suis très heureux d'avoir rallié l'arrivée », déclara-t-il… « J'ai beaucoup apprécié mon dernier relais. Je dois dire que l'émotion au moment de passer sous le drapeau à damiers était assez intense ! »

     

    Satisfaction supplémentaire pour le jeune Chartrain, il reçut le Prix Jean Rondeau décerné chaque année à un jeune espoir du sport automobile français ayant fait preuve de talent, courage et obstination. Ses performances lors des 24 Heures 2008, notamment pendant ses superbes relais sous la pluie, font de Loïc un beau vainqueur de trophée.

     

    Depuis Le Mans, Loïc continue à s’illustrer. Il a notamment gagné une nouvelle manche du Championnat Formule Nippon à Motegi cet été.

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       Et le premier week-end d’octobre, il a réalisé une performance  magnifique à l’épreuve d’ouverture du nouveau Championnat A1 GP. Troisième de la première course, vainqueur de la seconde, il place d’entrée la France en tête du classement provisoire du Championnat !

      

    Loïc est une star au Japon où il dispute le Championnat de Formule Nippon et celui des voitures de Grand Tourisme. Les décideurs de chez Honda le connaissent bien. Ne ferait-il pas l’équipier idéal de Jenson Button au sein du Team Honda la saison prochaine ?

     

    Pour tout savoir sur Loïc Duval, n’hésitez pas à visiter  son site :

    http://www.loicduval.com/home.htm

     

    Thierry Le Bras

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