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13/07/2007

VENDREDI 13

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Vendredi XIII, nom de baptême du voiler géant construit par Claude Lelouch

« Petit duplex au Sacré-Cœur
Et le complexe du bonheur,
Vendredi treize., »

Chante Michel Sardou dans l’Autre femme, un texte qu’il a écrit avec Pierre Delanoë et Jacques Revaux.

« Elle ne croit pas avoir son âme
Plus noire que celle des autres femmes
Que l'on culbute
Mais dans ce monde unisexué,
Y a autant d'hommes en vérité
Que de jeunes femmes qui font la pute. »

poursuit le chanteur préféré des Français.

Celles et ceux qu’il évoque ne sont pas les seuls à fantasmer sur les chances de gain du mythique Vendredi 13. Ils ont raison d’ailleurs, au moins pour ce qui concerne la Française des Jeux, grande gagnante de la position des astres à cette date calendaire.

Le monde du sport n’aime pas le 13

Seul Yves Courage ose engager en course des voitures portant ce numéro.

Dans l’univers de la course au large, le vendredi n’est pas en odeur de sainteté. Celui qui ose quitter le port ce jour là s’expose à la vengeance implacable des éléments.

Pourtant, en 1972, Claude Lelouch brave la superstition. Il fait construire un monocoque géant long de 39 mètres en vue du tournage d’un film et le baptise ... Vendredi XIII. Mais avant de devenir une star du grand écran, le voilier devra faire ses preuves en mer et remporter la célèbre Transat anglaise. Claude Lelouch met toutes les chances de son côté et confie la barre à un skipper expérimenté, Jean-Yves Terlain.

Au départ à Plymouth au mois de juin, les médias n’ont d’yeux que pour Vendredi XIII, grand favori de la course. Un journaliste pourtant croit aux chances d’une autre concurrent, Alain Colas, qui vient de racheter le trimaran Pen Duick IV à Éric Tabarly.

Un trimaran long de 20,50 mètres que les Anglais surnomment « court de tennis flottant » contre un monocoque de 39 mètres, telle est l’affiche de cette somptueuse transat. Durant la première moitié de l’épreuve, les voiliers navigueront au près, c’est à dire face au vent. L’avantage devrait revenir au monocoque. Puis ensuite, ils toucheront des vents portants favorables au multicoque.

Le suspense est total, d’autant que les navigateurs ne disposent ni de balises Argos ni de moyens de communication avec la terre. Le public ignorera le nom du vainqueur jusqu’à son arrivée à Newport.

Les skippers se font un film 

A part les deux coureurs au large, personne n'apprendra donc avant l’arrivée la scène aux couleurs de tragédie antique qui se déroule au milieu de l’Atlantique, le dixième jour de course. Un hasard extraordinaire va faire vivre un moment hallucinant aux deux coureurs au large. A mi-parcours en effet, Alain Colas et son Pen Duick IV rattrapent le Vendredi XIII de Jean-Yves Terlain. Dans l’immensité de l’océan, la probabilité pour que deux concurrents se rencontrent est extrêmement faible. Pourtant, l’impossible se produit !

Soudain, Alain voit Vendredi XIII devant lui, à 2 milles au plus. Il le remonte lentement. Les deux bateaux naviguent bord à bord. Leurs skippers se photographient, se filment, s’adressent un geste de la main. La lutte est d’une grande intensité. 24 heures d’un rude combat avant que Pen Duick IV prenne irrésistiblement l’avantage, frappant un grand coup comme un boxeur réunissant ses dernières forces.

Pour Vendredi XIII, c’est le KO. Le bateau géant n’a-t-il pas dérangé Neptune et Éole en bravant les superstitions ? En tout cas, il ne remportera pas la Transat anglaise et Claude Lelouch renoncera à son film.

NOTE MODIFIÉE LE 6 NOVEMBRE 2012

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

 

A l’heure du VendéeGlobe, un petit clin d’oeil à la famille Viau (Viaucom), dont les maquettes de F1 des mers sont sublimes

http://www.viaucom.com/Main_fr.htm

 

Pour les amateurs de bateaux et aussi  d’automobile vintage, le site de Sylvain Viau, un des fils http://sylvain.viau.free.fr/indexFREE.html

 

GARE A LA MAIN DU DIABLE, roman cross-age dans l’univers de la course au large désormais disponible en ePub

http://0z.fr/fRC-J

(un livre où les superstitions maritimes sont bien pésentes)

 

Un excellent site de cartes postales de voiliers

http://yves.serazin.pagesperso-orange.fr/pages/fsindexpo.htm

 

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@ThierryLeBras2

 

Thierry Le Bras

07/07/2007

7, IMPAIR ET GAGNE

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Avril 1989, retour de Fabien Giroix en compétition. Sa BMW M 3  porte le numéro 7

Avec son équipier Patrick Gonin, Fabien, sponsorisé par une banque, rafle la mise aux 2 Heures du Mans.

Une belle victoire et une superbe récompense pour cet excellent pilote qui revient de loin.

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A cette époque, Fabien Giroix est l'un des meilleurs pilotes de voitures de tourisme. Il a survolé le championnat de France de Supertourisme en 1987 et remporté plusieurs épreuves de Formule Renault et de Formule 3. En 1988, il commence la saison en Formule 3000. Fabien fait partie des espoirs susceptibles d’accéder à la Formule 1. Hélas, sa carrière bascule à Monza. Un accrochage éjecte sa voiture hors de la piste. Les F 3000 d’alors ne protègent pas les pilotes comme les F1 d’aujourd’hui. Fabien souffre de plusieurs fractures ouvertes aux jambes. Comme Didier Pironi et Jacques Laffite il est opéré et soigné par le Professeur Letournel qui a traité avec succès de nombreux pilotes gravement blessés.

L’épreuve de Supertourisme du Mans marque le retour de Fabien à la compétition après des mois de souffrance et de rééducation. Il ne participera pas à tout le championnat car il court aussi en Allemagne, mais ses supporters espèrent le voir réaliser un coup d'éclat sur le circuit Bugatti.

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La BMW M3 de Fabien porte le numéro 7. Et elle remporte la course au terme d’une superbe bagarre avec les autres M 3 de Bleynie – Guitteny et Malcher – Béguin ainsi qu’avec la Renault 21 Turbo de Ragnotti – Bousquet.

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Fut-il aidé par le numéro 7, chiffre porte-bonheur autour duquel la Française des jeux organise une grande campagne de communication ce 7/07/2007 ?

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Objectivement, Fabien doit surtout sa victoire à son immense talent et au courage qui lui permit de revenir au meilleur niveau après son terrible accident.

Pourtant, d’autres sportifs avouent leur attachement au chiffre 7. A commencer par Tony Parker qui épouse aujourd’hui Eva Longoria ! Le basketteur n’a pas caché que le date de la cérémonie religieuse ne correspondait pas au hasard mais à la volonté de placer son union avec la comédienne sous le signe de la chance et du bonheur.

Richard Virenque, pour sa part, a baptisé sa société Seven. « Le 7 m’a donné des ailes », confie-t-il en évoquant sa victoire à la Coupe du monde de cyclisme 2001 un certain … 7 octobre. « J’ai gagné 7 étapes du Tour de France, dont plusieurs fois un 17/07, ramené 7 fois à Paris le maillot à pois du meilleur grimpeur », confirme le sympathique Varois.

Hasard ou effets bénéfiques du 7 ?

Je viens de m’amuser à un petit flash-back sur ma carrière de pilote automobile amateur. Vous allez rire. En 1977, j’ai remporté 7 fois ma catégorie en course de côte au volant de ma Golf GTI 1,6 litre. Plus curieux encore, mon numéro fétiche était le 16. Or, 1+6 = 7 !

Réflexion faite, je boucle cette chronique et je vais faire un petit Loto pour ce soir, moi !

Vous pouvez également me retrouver sur http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/ , http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/

 QUELQUES LIENS

fabien giroix,patrick gonin,bmw,garage du bac,m3,2 heures du mans,circuit bugatti, numérologie, superstitions

Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans, le même team au Mans, quelques saisons plus tard

http://sebsarraude.tumblr.com/post/23431276990/chicanes-et-derapages

 

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Thierry Le Bras

15/06/2007

FORD GT 40, L'ARME DU DUEL CONTRE FERRARI

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RETOUR AU TEMPS DU TERRIBLE DUEL FORD - FERRARI

Nous sommes en 1962. Le groupe Ford réalise l’impact publicitaire d’une victoire aux 24 Heures du Mans et décide de tout mettre en œuvre pour remporter l’épreuve. Des contacts sont noués avec Enzo Ferrari dans le but d’acheter la Scuderia. Les négociations durent un an.

 

Au dernier moment, le Commendatore les rompt car il considère que le protocole ne lui permettra pas de rester le patron de l’écurie Ferrari Ford. En fait, il paraît aujourd’hui vraisemblable qu’Enzo Ferrari ait surtout voulu faire évaluer son entreprise dans le but de la vendre au groupe Fiat.

 

La riposte

 

Henry Ford II va répliquer. Il recrute John Wyer, patron du service compétition chez Aston Martin, et Éric Boadley, concepteur des Lola. Mission, concevoir un prototype capable de battre le Ferrari.

 

En juin 1964, trois GT 40 à moteur 4,2 L s’alignent au départ de l’épreuve mancelle. Des ennuis de boites de vitesses les contraignent à l’abandon. Une satisfaction toutefois pour le géant américain. En catégorie GT, une Cobra a battu les Ferrari GTO.

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Ford revient en force l’année suivante avec six voitures dont deux 7 litres. Les Ford tentent d’entrée de faire la différence. Elles cassent toutes avant le milieu de la nuit. Mais les Ferrari officielles qui ont voulu suivre le rythme connaissent des problèmes de disques de freins. Le constructeur de Modène l’emporte, mais grâce à des voitures privées.

 

Le temps des plus Ford

 

En 1966, Henry Ford II vient lui-même sur le circuit et donne le départ. Cette fois, les Ferrari ne tiennent pas la cadence. Les moteurs 4 litres des P 3 ne suivent pas le rythme imposé par les 7 litres de Ford. Le constructeur italien place trois voitures aux trois premières places. Rappelons qu’un des pilotes de la voiture victorieuse était Bruce McLaren, le créateur de l'écurie de F 1.

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Ford gagnera encore en 1967, 1968 et 1969. La victoire de 1967 fut obtenue avec une monstrueuse MK IV 7 litres. Puis la réglementation ayant prohibé les moteurs de 7 litres. John Wyer engagea des versions 5 litres en 1968 et 1969 qui enrichirent le palmarès de la marque.

 

De nombreuses GT 40 courent encore en VHC. Et Ford commercialise désormais une GT qui est la réplique de l’arme qui lui permit de créer son image sportive.

 

Pour les amateurs de technique, nous rappellerons les caractéristiques de la formidable 7 litres :

* le moteur 7 litres : V 8 à 90 ° de 6.982 cm3 (108 x 96) ; 1 arbre à cames central ; 16 soupapes ; 485 ch à 6.200 tr/mn ; 1.200 kg

 

NOTE MODIFIÉE LE 27 OCTOBRE 2014

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

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Vous voulez revivre les 24 Heures du Mans 1966 au sein d’une écurie ?  C’est possible. Entrez dans  VENGEANCE GLACÈE AU COULIS DE SIXTIES, un polar vintage et automobile dont l’action se dénoue aux 24 Heures du Mans pendant le duel de Titans que se livrent les Ford et les Ferrari. Cliquez ici  pour découvrir l’ouvrage  http://amzn.to/1nCwZYd

 

Belles de course : la Ford MKIV, la MKII, la Cobra Daytona… http://bit.ly/1mpLQkr

 

Ford MKII, la première à terrasser le cheval cabré http://bit.ly/1khJtDY

 

Carroll Shelby, un acteur des victoires Ford ! http://bit.ly/1lZ7Im1

 

Le duel Ford – Ferrari bientôt sur grand écran http://bit.ly/LHGHst

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LE PACTE DU TRICHEUR, un autre polar automobile que j’ai écrit pour vous :http://amzn.to/1jAhsoF

 

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Thierry Le Bras

18:10 Publié dans Livre, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 24 heures du mans, ford, ferrari, gt 40, cobra, sixties, vintage, endurance, livres, polars |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |