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23/07/2007

DUEL AU SOLEIL DES COTEAUX

 FEUILLETON AUTOMOBILE

2000 GTV 1 - Copie.JPG

La course amateur dans les sixties trouve aussi sa place dans l’Univers de David Sarel.
 
Quelques fictions en plus d’infos sur la course auto, tel est le programme du blog CIRCUIT MORTEL Bien sûr, les histoires qui se déroulent dans l’univers de David Sarel, le héros récurrent de mes romans, sont privilégiées. Éric Trélor, parrain de David Sarel, raconte ici au journaliste Sébastien Ménier une course de côte qui l’a particulièrement marqué au début de sa carrière de gentleman driver.

Sébastien Ménier : Pourrais-tu nous raconter un souvenir de course de côte à l’époque où tu commençais la compétition, avant la création du Team Vivia, lorsque tu courais en pur amateur ?
Éric Trélor : J’ai beaucoup de bons souvenirs de mes premières saisons en courses de côtes,. Mais puisqu’il faut en choisir un, je raconterai la Course de côte de Pouillé les Coteaux en juillet 1977, dans la région d’Ancenis en Loire Atlantique. Je courais avec un Coupé Alfa Roméo 2000 GTV groupe 1 à cette époque, une voiture très sympa qui développait à peu près 150 chevaux. Mais les autos des seventies étaient moins collées au bitume que celles d’aujourd’hui. Tu te faisais déjà plaisir avec une bonne groupe 1, c’est à dire une voiture de tourisme de série équipée, outre les accessoires de sécurité, d’amortisseurs et de ressors plus durs, d’une boite de vitesses à rapports courts, d’un échappement libre, de quelques améliorations raisonnables de la mécanique et de pneus slicks.

Sébastien Ménier : Pourquoi choisis-tu cette course plus qu’une autre ?
Éric Trélor : Pour plusieurs raisons. D’abord, j’aimais beaucoup le tracé. A Pouillé, tu partais dans une descente. Après deux virages à fond, tu arrivais sur un gauche qui nécessitait un gros freinage, t’amenait à plonger dans le bas-côté au point de corde et à ressortir très fort en dérive au ras des bottes de paille à l’extérieur. Après, quand tu abordais la montée, tu attaquais une enfilade rapide que tu gérais en plaçant la voiture d’un gros appui sur l’autre, toujours en jouant avec les accotements et en frôlant les bottes de paille. Comme le revêtement n’était pas d’une qualité exceptionnelle, les copains te racontaient qu’ils entendaient les gravillons crépiter sous les ailes. La course se terminait par des courbes rapides qui t’amenaient à l’arrivée.

Sébastien Ménier : Un tracé où les sorties de piste étaient interdites, j’ai l’impression, sous peine de gros dommages pour la voiture.
Éric Trélor : J’étais justement sorti en haut du circuit l’année précédente, en 1976. Il faisait très chaud. Je suis entré trop fort dans le droite, l’avant m’a échappé sur le goudron qui fondait J’ai levé brutalement pour délester l’arrière et le faire décrocher aussi. Puis j’ai remis les chevaux. J’ai presque rattrapé la voiture. Mais il manquait quelques centimètres. Je suis allé frotter les bottes de paille à gauche. La voiture est montée dessus. J’ai fait une aile, un pare-choc et un triangle. Et il a fallu redresser un longeron. Je n’avais même pas 22 ans à l’époque. Je m’en voulais parce que j’avais tourné très fort aux essais le samedi après-midi. J’espérais vraiment remporter ma première victoire de classe.

Sébastien Ménier : Tu as attendu longtemps pour l’obtenir cette première victoire ?
Éric Trélor : Non, en fait c’est venu quinze jours plus tard, à la course de Landivisiau.
Sébastien Ménier :Il faut croire que tu étais effectivement prêt à gagner.
Éric Trélor : Sans doute.

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Sébastien Ménier : L’édition 1977 se présentait un peu comme une revanche ?
Éric Trélor : Tout à fait. Je voulais effacer ma sortie de route de l’année précédente. En outre, je faisais une bonne saison. J’avais gagné le groupe 1 au Rallye de Touraine, fait troisième à l’Armor dans des conditions complètement dantesques, gagné le groupe aussi à la Course de côte de Saint-Germain sur Ille, à celle des M d’Avranches, remporté la classe 2 litres à celle de Bais Montaigu. Je me sentais très fort. Je m’étais toutefois incliné à Hébécrevon et à Pluméliau face à Jacques Dumoulin qui pilotait aussi un coupé 2000 GTV. Chaque fois d’un rien alors que quand je l’avais battu, les écarts étaient plus nets. Jacques avait le même âge que moi. Nous nous connaissions très bien car, quelques années plus tôt, nous fréquentions le même lycée. C’était un sacré rival en course. Après un début de saison équilibré, j’étais convaincu que j’allais prendre l’avantage sur lui. Je savais pourquoi il m’avait battu – d’un cheveu, moins d’un dixième de seconde – à Pluméliau la semaine précédente. J’avais failli me sortir en reconnaissances dans un droite très rapide à Pluméliau, dans le dernier tiers du parcours. J’avais du mal à ne pas soulager un peu plus que lui dedans durant les premières montées de course. Dans la dernière montée, j’avais retrouvé toute ma confiance, même un peu trop. J’ai plongé à la corde à fond absolu. En prenant la banquette, l’Alfa a levé d’un mètre. J’ai été un peu secoué quand elle est retombée… L’alfa rouge, la mienne, contre l’Alfa blanche, la sienne, c’était un duel que les spectateurs attendaient à chaque course cette année-là.

A suivre ….

NOTE MODIFIEE LE 13 AOÛT 2015

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

A la même époque, lors d’une vraie course de côte http://bit.ly/1bddtrb

 

Éric, Ronnie et les autres sur une autre course de côte http://bit.ly/1muWeWR

 

Un roman policier sur fond de rallye dont Éric est un des héros http://bit.ly/1jJxj4l

 

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Thierry Le Bras

16/07/2007

LE FÉLIN PRÊT A RUGIR

La Jaguar Type E, le mythe des sixties

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Un châssis directement issu de la Type D victorieuse au Mans, un look d’enfer avec son long capot, la Type E lancée en 1961 possédait tous arguments pour devenir une star.

La clientèle répondit présente puisque la production dura jusqu’en 1975 et que 75.507 exemplaires furent vendus.

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Un seul regret, un palmarès en compétition nettement moins brillant que celui des Cobra et Ferrari malgré la présence de pilotes tels que Jackie Stewart et Graham Hill. La faute sans doute au défaut d’implication de l’usine.

Pour les techniciens, nous rappellerons les trois étapes de l’évolution de la Type E :
- 1961 à 1964 : moteur 6 cylindres en ligne de 3.781 cm3 développant 220 ch à 5.500 tr/mn ;
- 1964 à 1971 : moteur de 4.235 cm3 ;
- 1971 à 1975 : moteur V 12 de 5.343 cm3 développant 272 ch.

NOTE MODIFIÉE LE 25 MAI 2015

 

QUELQUES LIENS  A SUIVRE

 

Françoise Sagan évoque Jaguar  http://bit.ly/1IG7PSz

 

Une Jaguar Art Car sur le grand circuit du Mans http://bit.ly/1FtMfkI

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Une autre Jaguar dans mon dernier polar, un roman automobile, vintage, épicurien, glamour  http://bit.ly/1xpO1Q7

 

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Thierry Le Bras

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13/07/2007

VENDREDI 13

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Vendredi XIII, nom de baptême du voiler géant construit par Claude Lelouch

« Petit duplex au Sacré-Cœur
Et le complexe du bonheur,
Vendredi treize., »

Chante Michel Sardou dans l’Autre femme, un texte qu’il a écrit avec Pierre Delanoë et Jacques Revaux.

« Elle ne croit pas avoir son âme
Plus noire que celle des autres femmes
Que l'on culbute
Mais dans ce monde unisexué,
Y a autant d'hommes en vérité
Que de jeunes femmes qui font la pute. »

poursuit le chanteur préféré des Français.

Celles et ceux qu’il évoque ne sont pas les seuls à fantasmer sur les chances de gain du mythique Vendredi 13. Ils ont raison d’ailleurs, au moins pour ce qui concerne la Française des Jeux, grande gagnante de la position des astres à cette date calendaire.

Le monde du sport n’aime pas le 13

Seul Yves Courage ose engager en course des voitures portant ce numéro.

Dans l’univers de la course au large, le vendredi n’est pas en odeur de sainteté. Celui qui ose quitter le port ce jour là s’expose à la vengeance implacable des éléments.

Pourtant, en 1972, Claude Lelouch brave la superstition. Il fait construire un monocoque géant long de 39 mètres en vue du tournage d’un film et le baptise ... Vendredi XIII. Mais avant de devenir une star du grand écran, le voilier devra faire ses preuves en mer et remporter la célèbre Transat anglaise. Claude Lelouch met toutes les chances de son côté et confie la barre à un skipper expérimenté, Jean-Yves Terlain.

Au départ à Plymouth au mois de juin, les médias n’ont d’yeux que pour Vendredi XIII, grand favori de la course. Un journaliste pourtant croit aux chances d’une autre concurrent, Alain Colas, qui vient de racheter le trimaran Pen Duick IV à Éric Tabarly.

Un trimaran long de 20,50 mètres que les Anglais surnomment « court de tennis flottant » contre un monocoque de 39 mètres, telle est l’affiche de cette somptueuse transat. Durant la première moitié de l’épreuve, les voiliers navigueront au près, c’est à dire face au vent. L’avantage devrait revenir au monocoque. Puis ensuite, ils toucheront des vents portants favorables au multicoque.

Le suspense est total, d’autant que les navigateurs ne disposent ni de balises Argos ni de moyens de communication avec la terre. Le public ignorera le nom du vainqueur jusqu’à son arrivée à Newport.

Les skippers se font un film 

A part les deux coureurs au large, personne n'apprendra donc avant l’arrivée la scène aux couleurs de tragédie antique qui se déroule au milieu de l’Atlantique, le dixième jour de course. Un hasard extraordinaire va faire vivre un moment hallucinant aux deux coureurs au large. A mi-parcours en effet, Alain Colas et son Pen Duick IV rattrapent le Vendredi XIII de Jean-Yves Terlain. Dans l’immensité de l’océan, la probabilité pour que deux concurrents se rencontrent est extrêmement faible. Pourtant, l’impossible se produit !

Soudain, Alain voit Vendredi XIII devant lui, à 2 milles au plus. Il le remonte lentement. Les deux bateaux naviguent bord à bord. Leurs skippers se photographient, se filment, s’adressent un geste de la main. La lutte est d’une grande intensité. 24 heures d’un rude combat avant que Pen Duick IV prenne irrésistiblement l’avantage, frappant un grand coup comme un boxeur réunissant ses dernières forces.

Pour Vendredi XIII, c’est le KO. Le bateau géant n’a-t-il pas dérangé Neptune et Éole en bravant les superstitions ? En tout cas, il ne remportera pas la Transat anglaise et Claude Lelouch renoncera à son film.

NOTE MODIFIÉE LE 6 NOVEMBRE 2012

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

 

A l’heure du VendéeGlobe, un petit clin d’oeil à la famille Viau (Viaucom), dont les maquettes de F1 des mers sont sublimes

http://www.viaucom.com/Main_fr.htm

 

Pour les amateurs de bateaux et aussi  d’automobile vintage, le site de Sylvain Viau, un des fils http://sylvain.viau.free.fr/indexFREE.html

 

GARE A LA MAIN DU DIABLE, roman cross-age dans l’univers de la course au large désormais disponible en ePub

http://0z.fr/fRC-J

(un livre où les superstitions maritimes sont bien pésentes)

 

Un excellent site de cartes postales de voiliers

http://yves.serazin.pagesperso-orange.fr/pages/fsindexpo.htm

 

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Thierry Le Bras