Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/08/2013

LA PENDUE DE LONDRES

avait assassiné un pilote automobile

romans,didier decoin,course automobile,ruth ellis,david blakely,alanfinflater,albert pierrepoint,fictions,vintage,harlan coben,sports,crimes,le pacte du tricheur,david sarel

Au printemps 1955, la liaison orageuse entre la sulfureuse Ruth Ellis et le turbulent David Blakely dérapait. Ellis et Blakely, ça sonnait un peu comme Bonnie and Clyde. Une course infernale jusqu’à l’explosion mortelle.

 

Cette histoire, Didier Decoin nous la rapporte dans un des best-sellers de l’été, un roman paru chez Grasset, une fiction inspirée d’un fait divers. Les noms des personnages n’ont pas été changés. Les lieux et dates ne sont pas modifiés. Toute ressemblance entre le scénario développé par l’auteur et des événements ou personnes ayant existé n’est pas le fait du hasard mais le résultat du travail de recherche de l’écrivain.

 

Un des protagonistes de l’histoire est un pilote automobile anglais. C’est pour ça que j’ai souhaité vous présenter ce livre et vous inviter à le lire.

 

Avec les seigneurs de la course du temps Vintage

 

En ce temps-là, les pilotes se permettaient plus de fantaisies qu’aujourd’hui. Dans l’ouvrage de Didier Decoin, vous croiserez Stirling Moss, Graham Hill, Innes Ireland, Mike Hawthorn et vous côtoierez David Blakely. Le dernier nommé n’a pas acquis la célébrité de ses confrères malgré des projets ambitieux. L’histoire du sport automobile aurait-elle retenu son nom s’il n’était pas devenu le héros d’un des faits divers les plus retentissants de son époque ? Pas sûr. Dans le roman, il révèle des traits de caractère peu reluisants. Le lecteur découvrira un garçon alcoolique, capricieux, coureur de jupons, profiteur, égoïste et violent.

romans,didier decoin,course automobile,ruth ellis,david blakely,alanfinflater,albert pierrepoint,fictions,vintage,harlan coben,sports,crimes,le pacte du tricheur,david sarel

 Face au bad boy, une amoureuse dont le tempérament n’a rien de policé. Ambitieuse, prête à tout, dotée d’un instinct de survie hyper-développé, manipulatrice, sûre d’elle et inconsciente des convenances comme de beaucoup d’autres choses, Ruth Ellis dirige un club dans lequel elle n’hésite pas à donner de sa personne. Après une vie agitée et pleine de malheurs, il faut bien l’avouer, elle tombe follement amoureuse  de David Blakely. Elle va le séduire, le piloter dans son lit, mais sans jamais le contrôler. Le drame couve dans une atmosphère de fièvre de plus en plus brûlante. La pression de la course, les problèmes d’argent qui en découlent attisent les tensions jusqu’à l’explosion. Un incident sur un circuit incurve la trajectoire du couple vers la succession de chocs qui rendront le drame inévitable. Le dimanche de Pâques 1955, excédée, folle de jalousie, Ellis abat Blakely avec un revolver obligeamment fourni par Desmond Cussen, un autre de ses amants.

romans,didier decoin,course automobile,ruth ellis,david blakely,alanfinflater,albert pierrepoint,fictions,vintage,harlan coben,sports,crimes,le pacte du tricheur,david sarel

 La jeune femme va adopter une conduite imprudente pendant son procès. Un suicide judiciaire. Le 21 juin 1955, la Cour prononce sa sentence. Ruth Ellis sera pendue par le cou jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’était probablement ce qu’elle voulait après avoir perdu son cher David Blakely. Hasard du calendrier, le pilote anglais souhaitait disputer les 24 Heures du Mans avec la voiture construite par ses soins, une Emperor, et trouver des investisseurs pour la produire en petite série. Il n’y sera pas parvenu et il n’est pas du tout certain qu’il aurait réussi sa vie et concrétisé ses rêves si sans l’obstacle Ruth Ellis. A l’instar du moteur de l’Emperor, son projet était en panne au moment de sa disparition. Le printemps 1955 se révéla décidément cruel avec les amoureux du sport automobile. Ce fut en effet le 11 juin de cette année, dix jours avant la condamnation à mort d’Ellis, que se produisit sur la piste du Mans le terrible accident qui entraina les morts du pilote Pierre Levegh et de quatre-vingts spectateurs installés dans les tribunes face aux stands. Mercedes arrêterait la compétition pendant plusieurs annnées. L’Emperor de Bakely ne deviendrait pas la rivale des Jaguar, Aston Martin, Bristol, Maserati et autres Porsche. L’Emperor finira au Westridge Museum dans l’île de Wight.

romans,didier decoin,course automobile,ruth ellis,david blakely,alanfinflater,albert pierrepoint,fictions,vintage,harlan coben,sports,crimes,le pacte du tricheur,david sarel

  Le dernier mot de l’histoire reviendra au bourreau chargé de pendre Ruth Ellis. Albert Pierrepoint. Il est  un des principaux personnages de l’histoire. Un homme rigoureux, soucieux d’exécuter proprement les condamnés à mort, vite et sans les faire souffrir. Il parle à la première personne et s’exprime avec un flegme tout britannique. Il ne lui plait guère d’ôter la vie à une femme et il démissionnera peu de temps après avoir dû pendre la jeune femme dont le sort l’avait touché.

 

Le sport automobile au cœur des fictions

 

2013 marque la montée en puissance des fictions sur fond de course automobile. Au cinéma bien sûr avec Week-end of a champion, le documentaire produit par Roman Polanski qui a enthousiasmé la Croisette en mai dernier et sortira en DVD et Blu Ray avant la fin de l’année. Sans oublier le film de la rentrée, Rush, l’œuvre de Ron Howard qui retrace le duel de Titans que se livrèrent James Hunt et Niki Lauda pour la conquête du titre de Champion du monde de F1 1976.

romans,didier decoin,course automobile,ruth ellis,david blakely,alanfinflater,albert pierrepoint,fictions,vintage,harlan coben,sports,crimes,le pacte du tricheur,david sarel

  Plusieurs romans policiers auront embarqué leurs lecteurs dans les baquets des bolides cette année. Je fais partie des auteurs passionnés par les vrombissements des moteurs qui montent dans les tours et surtout par les exploits de leurs pilotes. Je vous promets dans quelques jours une aventure inédite de David Sarel, Le Pacte du tricheur, un polar dont l’action se déroule pendant un rallye en Auvergne ! En sortant ce roman maintenant, je ne cède pas à la mode des fictions dans le monde des sports mécaniques bien qu’elle me réjouisse et que je souhaite que nous soyons de plus en plus nombreux à en produire. Mon premier polar dans le monde de la course auto, c’était en 2005, lors d’une épreuve à Lohéac, avec déjà David et le Clan Vivia confrontés à des événements fort inquiétants…

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Des romans récents et à venir dans l’univers du sport automobile

http://0z.fr/OfnKv

 

La course automobile sur grand écran en 2013

http://0z.fr/1Bk2l

 

Portrait de Mike Hawthorn, contemporain de Ruth Ellis et David Blakely

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/01/11/hommage-a-mike-hawthorn.html

 

Pour Harlan Coben, sport et crimes font bon ménage

http://0z.fr/eWkxM

 

Le site de Bruno Jeanneau, où on parle automobile, mais aussi bagnoles... du mug à la dernière expo du coin.

http://www.copilote-actu.com/

 

En attendant la sortie du Pacte du tricheur, une nouvelle (courte fiction) avec David Sarel à la même époque http://0z.fr/U10ZB

 

Suivez-moi sur Twitter

https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Et pourquoi pas sur Facebook ?

http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

 

Thierry Le Bras

03/08/2013

PREMIER SCRATCH AU RALLYE DES VINS DE TOURAINE

un temps fort vécu par David Sarel l’année de ses 17 ans

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

Le Coupé Vivia 2.0 Turbo groupe A avança jusqu’à la ligne de départ. Dans une minute, son pilote la propulserait dans la première épreuve spéciale du rallye.

 A son volant, Éric Trélor, un gentleman driver breton expérimenté et éclectique qui courait régulièrement en rallye, en course de côte et même aux 24 Heures du Mans. S’il ne faisait de la course son métier, Éric pilotait pour devancer ses adversaires. La douceur de vivre qui règne sur la Touraine ne calmait pas sa soif de victoires.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 Dans le baquet de droite, David, seize ans et demi. Le jeune homme était le filleul et le neveu du pilote. Il courait déjà en kart et entendait  s’installer le plus vite possible au volant d’une auto de course. A son âge, c’était impossible. Par contre, depuis son dernier anniversaire, il avait le droit de jouer le rôle de navigateur en rallye. Mickael, le coéquipier habituel d’Éric depuis ses débuts, lui cédait gentiment sa place jusqu’à ce qu’il réalise son rêve de piloter lui-même. David profitait pleinement de cette faveur. Le Rallye des vins de Touraine était sa deuxième course après La Ronde de Guérande.

 

Dans la cour des grands

 

Cette année-là, le calendrier de la saison faisait bien les choses. La course tombait en plein milieu des vacances de Pâques. David  avait pu effectuer les reconnaissances avec Éric sans jongler avec les cours, devoirs et travaux personnels liés à sa vie  de lycéen. Une existence plutôt douce par rapport  à ce qui l’attendait mais ça, il n’en avait pas encore conscience. C’était tant mieux d’ailleurs, car à chaque âge suffit sa peine. Si David paraissait favorisé, il subissait son lot de problèmes parmi lesquels une marâtre à la haine active, un père hypocrite et lâche dans sa vie personnelle qui le rejetait, une grand-mère hostile depuis sa naissance  et une mère qui ne l’avait jamais compris ni tout à fait accepté. Aucune complicité n’avait existé avec ses parents. Au point qu’il lui arrivait de se demander si c’était sa faute, si quelque chose en lui faisait qu’il ne méritait pas qu’on l’aime et qu’on souhaite le voir content.  Heureusement qu’Éric le traitait comme un fils et qu’il avait des amis auxquels il était attaché, à commencer par Nick, lycéen parisien qui grandissait également dans un cadre familial peu épanouissant. Éric accueillait David et Nick chez lui pendant la plus grande partie des vacances. David était fier de disputer  cette course devant son meilleur ami.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 L’enjeu était de taille. L’épreuve comptait pour le Championnat de France des rallyes 2ème division.  Face à la Vivia d’Éric et de David, des BMW M3, Lancia Delta et Sierra Cosworth, affûtées parmi lesquelles celle de Marion et Margo Martinet, deux sœurs qui ambitionnaient de suivre les traces de Michèle Mouton et Françoise Conconi. Blondes, minces, aussi gracieuses que Claudia Schiffer, les deux jeunes femmes ne laissaient pas  David et Nick indifférents. Pas au point d’oublier la course cependant. David portait une lourde responsabilité et les jalousies que suscitait son intégration au sein du Team Vivia s’exprimeraient sans retenue en cas d’erreur de sa part. Il le comprenait. Mais il se sentait fort psychologiquement. Sa situation familiale l’avait mûri et habitué aux environnements hostiles. Il était déterminé à se montrer à la hauteur de la situation.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 Plus que 30 secondes avant le départ de cette première ES, la seule de la journée du samedi. Elle était courte, 4,9 km, et ne servirait qu’à déterminer l’ordre des départs le lendemain. Claquer un chrono n’assurerait pas un  avantage significatif sur  les adversaires. Psychologiquement toutefois, les plus rapides annonceraient la couleur et enverraient un message aux autres : nous sommes là pour jouer la gagne !

 

Action

 

Pilote et copilote étaient sanglés dans leurs baquets, équipés des combinaisons et des casques qui font ressembler les rallymen à des extra-terrestres, des êtres dotés de pouvoirs surnaturels que le commun des mortels n’ose pas imaginer.

 

15 secondes avant de rejoindre un autre univers, celui de la vitesse, de l’adrénaline, du bonheur absolu. Éric avait enclenché la première. David  était prêt à annoncer les notes, c’est-à-dire le profil de la route qui sauterait à la figure des occupants de la Vivia dès que ses 325 chevaux hurleraient rageusement  leur puissance.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 100 mètres à fond pour bosse à fond, lança le navigateur au moment où Éric lâchait l’embrayage et écrasait l’accélérateur. Le moteur monta dans les tours. La voiture se cabra malgré sa suspension d’athlète. L’accélération colla David au dossier de son baquet quand le turbo se mit en route. Le rugissement du moteur et le sifflement du turbo n’avaient rien à envier au tonnerre d’un réacteur de Mirage. Le paysage défilait de plus en plus vite. David  adorait ces sensations physiques qu’offrait la course. La Vivia décolla sur la bosse puis retomba sur le train avant en secouant son équipage. Les deux garçons encaissèrent sans sourciller, comme des boxeurs. Éric domina l’auto, la maintint en ligne. 150 mètres à fond pour gauche 90 (NDLR : c.à.d. 90°), enchaîna David d’une voix décidée qui soutenait le rythme infernal imposé à la voiture par son pilote. 80 mètres à fond pour droite 120 dévers sur sortie. Cela signifiait un piège. La voiture risquait d’être entraînée vers l’extérieur et le fossé si le pilote se montrait trop optimiste…

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 Dans la descente qui suivait, le Coupé Vivia 2.0 T dépassa les 200 kilomètres/heure. David tenait le rythme dans l’annonce des notes. D’autres équipiers doutaient qu’il y parviendrait en raison de son jeune  âge et de son manque d’expérience. Notamment Benoît, le navigateur de Luc Crillon, engagé en groupe N sur une autre Vivia. Les jaloux n’avaient pas saisi que la passion de la course, la confiance absolue dans le pilotage d’Éric et l’insouciance de la jeunesse compensaient le défaut d’expérience. David avait été préparé et formé à ce rôle par Éric. Il se savait prêt et, contrairement à Benoît, ne pensait pas une fraction de seconde à la sortie de route lorsqu’ il se sanglait dans la voiture. Quand il était sur le bord de la piste lors d’une course de côte ou d’une épreuve en circuit, il lui arrivait de s’inquiéter pour Éric et d’autres pilotes. Jamais quand il montait dans le baquet de droite.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 La spéciale passa comme un éclair. Nick, artiste dans l’âme, photographe et dessinateur doué, s’était positionné peu avant l’arrivée, dans une enfilade où la Vivia passerait d’un appui sur l’autre en légère dérive des quatre roues. Il suivrait ta course de spéciale en spéciale avec Ronnie, un ami et supporter d’Éric qui courait en course de côte mais pas en rallye. En constatant la vitesse à laquelle Ronnie menait sa 605 de tourisme sur les petites routes menant à l’ES, Nick lui conseilla d’envisager de faire du rallye aussi. Il devrait bien s’y débrouiller. Sur le tracé de la spéciale, Éric et David roulaient en mode attaque absolue. La  Vivia déboula devant ses supporters sur la  trajectoire la plus tendue.  Elle coupa allégrement les bordures, faisant voler un nuage de poussière dans son sillage. Éric et David avaient vérifié la veille que les bas-côtés étaient propres, qu’aucune pierre ni aucun trou dissimulé par l’herbe ne leur joueraient de mauvais tour. Quand on veut gagner, chaque détail compte.

 

Retour sur terre

 

Une fois la ligne d’arrivée franchie, l’équipage regagna le parc fermé par le parcours routier ouvert à la circulation. Le rôle du navigateur changeait. Le magicien qui aide le pilote à catapulter  son bolide de virage en virage  se transforme en métronome qui le guide jusqu’au point d’assistance en respectant les obligations de pointage et en prenant garde de respecter les délais impartis.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 Objectif rempli. La Vivia d’Éric et de David signait le meilleur temps de la première épreuve chronométrée. Elle partirait la première le lendemain. Une fois la Vivia garée dans le parc fermé et toutes les formalités remplies, Éric et David répondirent aux questions des journalistes spécialisés ou locaux qui suivaient le rallye. David expliqua longuement les spécificités de l’épreuve à Isabelle Demange-Challet, une correspondante du Pays de Neuvy Le Roy, commune sur le territoire de laquelle avait débuté la course.

 

- J’assure la communication pour le team, plaisanta-t-il quand Éric se moqua malicieusement de son empressement à satisfaire la curiosité de la jolie journaliste.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 Puis ils regagnèrent le motor-home dans lequel l’équipe logeait. Ronnie et Nick les y attendaient. David avait soif. Il demanda une bouteille d’eau. Nick le déchargea de son casque pendant qu’il se désaltérait. Puis les deux garçons se dirigèrent vers la cabine qu’ils partageaient dans le motor-home. Nick posa le casque de David sur sa couchette.

 

- Ça va  pas, non ? s’indigna Michel, l’ingénieur traditionnellement chargé de la voiture d’Éric au sein du Team Vivia.

 

- Ben, qu’est-ce que je t’ai fait ?  s’étonna Nick.

 

- Jamais un casque sur le lit un week-end de course ! reprocha Michel. Ça porte malheur.

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

 Nick enleva prestement le casque de son ami de la couchette tandis que David haussait les épaules, irrité par l’intervention de Michel. Il ignorait encore que cinq mois plus tard exactement, lors d’un autre rallye, en Auvergne, il allait se trouver confronté à des événements stupéfiants, inquiétants, incompréhensibles, qui mettraient son esprit rationnel à rude épreuve avant de le sensibiliser aux superstitions qui hantent les paddocks depuis la naissance de la course automobile…

 

NOTE MODIFIEE LE 18 AVRIL 2014

tags : rallye,david sarel,team vivia,romans,fictions,superstitions,vintage,adolescence,pilotes,yoann bonato,rallymen,navigateurs

Les sports mécaniques  intègrent tous les ingrédients d’un bon roman : des personnages attachants auxquels s’identifier, du suspense, de l’angoisse, des temps forts… Ce Rallye des Volcans en Auvergne qui va faire douter David, je vous le raconte dans un roman policier au prix de 1,00 €. Pour lire gratuitement les premières pages puis le commander si vous le souhaitez,  c’est ici  http://amzn.to/1jAhsoF

Vous pouvez également me retrouver sur http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/ , http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Angoisse au bord de la piste, une autre nouvelle avec David, quelques jours avant le Rallye des Volcans : http://0z.fr/U10ZB

 

Copilote-actu, le site de Bruno J où on parle automobile, mais aussi bagnoles... du mug à la dernière expo du coin : http://www.copilote-actu.com/

 

Le jour de gloire de Ronnie, pilote au gros cœur : http://0z.fr/DwoeM

 

Ronnie contre la mère Poupoune : flash-back sur l’adolescence d’un pilote turbulent ! http://0z.fr/SBfWH

 

Le site officiel de Yoann Bonato, un des meilleurs rallymen français  : http://www.yoann-bonato.com/

 

Suivez-moi sur Twitter

https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Et pourquoi pas sur Facebook ?

http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

 

Thierry Le Bras

08/03/2013

LE JOUR OÚ DAVID SAREL TRICHA

C’était à l’école de pilotage…

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

Dans une finalité qui surprendra les habitués de la triche en sport auto

 

Les personnages de fiction ont un présent, un passé, un futur. Ceux qui ont lu Les Aventures de David Sarel, ou au moins certaines d’entre elles, ‘l’ont fréquenté de l’adolescence à l’âge adulte. Voici un épisode qui se déroula l’année de ses 20 ans, à l’école de pilotage.

 

Comme la plupart des pilotes de haut niveau, l’avocat pilote David Sarel forgea son coup de volant dès l’enfance sur les pistes de kart. Puis il s’inscrivit au volant PILOTE+ disputé sur la piste de Magny-Cours. David avait 20 ans lors de la finale disputée fin septembre 1992.

 

Pas tout à fait des débutants

 

J’avais beaucoup couru en kart, raconte volontiers David. Mon expérience des sports mécaniques se complétait de quelques rallyes comme navigateur de mon parrain Éric (*). Trois ou quatre fois pas saison depuis l’année de mes seize ans, Mikaël Mermant, son équipier habituel, me cédait sa place dans le baquet de droite.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

Comme Éric allait fort, j’ai connu les joies de la victoire au scratch sur de grosses autos  dès avant mon permis de conduire. Il était convenu que je piloterais un Coupé Vivia (**) 2000 groupe N en rallye et en course de côte en 1993. Je me suis donc inscrit à l’école de pilotage l’été 1992. Mon pote Denis Grenier suivait le même parcours que moi. Après une dizaine de saisons de kart et quelques rallyes comme navigateur de son père, il s’apprêtait à passer au volant d’une Honda Civic groupe N la saison suivante. A moins qu’il remporte le volant. Dans ce cas, il tenterait sa chance en Formule Renault et essaierait de devenir pro.

 

Des émotions contradictoires

 

David évoque parfois cette finale sur le circuit de Magny Cours avec ses proches.

 

- Les sélections se déroulèrent sous les meilleurs auspices. Au mois de septembre, Denis et moi passâmes le cap de la demi-finale. Nous nous retrouvions en finale avec deux autres jeunes acharnés, Jean-Baptiste Bannier et Bruno Felippini.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

« Denis et moi, nous nous tirions régulièrement la bourre en kart et nous étions aussi déterminés à gagner l’un que l’autre. Sur la piste, nous ne nous faisions pas de cadeaux. Pourtant, notre amitié n’eut jamais à souffrir de cette rivalité sportive. Peut-être parce qu’aucun d’entre nous ne prit jamais l’ascendant sur l’autre. Sans doute aussi parce que malgré notre volonté de gagner, nous ne nous montrâmes jamais aussi féroces dans les contacts entre nous qu’avec les autres concurrents. Je ne me suis accroché avec Denis qu’une fois en compétition. Et nous avons conclu à un incident de course.

 

« Le soir des résultats de la demi-finale, j’éprouvais des sentiments partagés.

 

« D’une part, j’étais fou de joie. Arriver à ce stade de la sélection démontrait que j’avançais fort, que je n’étais pas un mauvais. Y arriver avec Denis me rendait très fier. Nous étions un peu les rois du monde. Nos amis Nick et Simon se montraient encore plus joyeux que nous.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

« Mais d’un autre côté, les rêves qui se réalisent ne correspondent jamais tout à fait à nos aspirations. Le soir, en me couchant sous la tente que je partageais avec Nick, j’éprouvais un sentiment de mélancolie. Ce moment que j’attendais depuis si longtemps ne se passait pas exactement comme je l’aurais cru. Pour gagner la finale, il faudrait battre trois pilotes, dont Denis. Je ne connaissais pas Jean-Baptiste et Bruno. Je me moquais de ce qu’ils ressentaient. Nous étions là pour nous battre à la loyale. Je ne les détestais pas. Au contraire, je les estimais. Mais je voulais avant tout les battre. Par contre, si je gagnais, je brisais le rêve de Denis. Je me disais que nous aurions dû tenter notre chance dans des écoles différentes. Quelques jours plus tard, Denis m’avoua qu’il avait ressenti la même chose en cherchant le sommeil sous l’autre tente plantée à deux mètres de la nôtre.

«  J’ai toujours su gérer mes émotions et mon stress. N’empêche que je réalisais que la vie n’est jamais parfaite, quoi qu’on fasse, quoi qu’on réussisse.

Pourquoi David a levé ?

David dormit mal cette nuit-là. Mais au petit jour, les choses devinrent limpides.

- Nous avions convenu avec Denis que nous ne nous parlerions pas au petit déjeuner ni en nous préparant sur le circuit, rapporte-t-il. Je me concentrais avec Nick. Il faisait de même avec Simon. Nous ne jouerions pas l’intox non plus. Par contre, nous ne nous privâmes pas d’échanger des regards de défi avec Jean-Baptiste et Bruno. Un observateur ignorant des choses de la course auto aurait cru que nous allions leur livrer des duels à mort. Au dernier moment, avant de monter dans la voiture, je ne pus m’empêcher de répondre au dernier coup d’œil assassin de Jean-Baptiste par un sourire narquois.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

« Bruno passa le premier. Il réalisa des temps corrects, mais un peu en-dessous de son  potentiel. Craignant d’aller à la faute, il se retint et ne se livra pas à fond. Lorsqu’il s’arrêta, nous savions tous qu’il ne remporterait pas la finale.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

«  C’était à mon tour de m’élancer. Nous faisions quatre tours. Je pense faire mon meilleur chrono dans le troisième. J’assure les deux premiers. J’attaque comme un malade au moment prévu. Je retarde au maximum mon freinage à l’épingle d’Adélaïde, et je tire tout droit. Je passe dans l’herbe, je salis les pneus. J’ai fait mon Grosjean, comme on dirait aujourd’hui.  Enfin, pas tout à fait quand même parce que je n’ai mis personne en danger et je n’ai pas cassé l’auto. Mais c’est fini pour moi. Je le sais. Je reviens au stand.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

«  Denis se prépare. Je brandis le poing pour lui montrer qu’il faut qu’il y aille, que je veux qu’il gagne. Il attaque fort, très fort. Ses chronos sont meilleurs que ceux de Bruno. Malheureusement, il fait une amorce de travers à la sortie du 90 droite qui ramène à la ligne droite des stands puis bloque ses freins à Adélaïde. Il réalise tout de même une belle série de tours. Tout dépend maintenant de Jean-Baptiste. Nous savons que c’est un tout bon. Il nous a devancés de deux dixièmes en demi-finale où Denis et moi avons réalisé exactement le même temps.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

« Jean-Baptiste est en piste. Nos cœurs battent très fort. Il réalise la série de tours parfaite. Il gagne la finale devant Denis et Bruno. Ma sortie de piste me relègue à la quatrième place. Je suis déçu pour Denis. Mais participer à la finale, c’était déjà bien.

 

A ce stade de l’histoire, les interlocuteurs de David observent toujours qu’il était plus déçu pour Denis que pour lui.

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

- Gagner la finale, ce n’était pas mon rêve, reconnaît-il. Je voulais courir, mais sans arrêter mes études. Mon rêve, c’était d’allier une carrière d’avocat au sein du cabinet de mon parrain Éric et de piloter à un haut niveau, en GT ou en tourisme, mais pas en F1. Comme Éric. J’étais persuadé que c’était possible. A titre d’exemples, Jean-Louis Bousquet fut simultanément avocat et pilote officiel Renault en Supertourisme. Fabien Giroix et Bob Wollek assurèrent la gestion de concessions automobiles tout en courant dans diverses disciplines très relevées. Jean-Pierre Malcher fut simultanément pilote et journaliste (NDLR : cf sur la photo ci-dessus Bousquet, Giroix et Malcher en pleine bagarre aux 2 Heures du Mans 1989). Donc, ce n’était pas grave que je ne remporte pas la finale. L’important était d’y arriver, de prouver que j’avais le niveau.

 

David n’a jamais avoué que par amitié pour Denis, pour ne pas risquer de le battre, il avait volontairement raté un freinage ce jour-là. Nick l’a deviné et le lui a demandé quelques heures après l’épreuve.

 

- Mais qu’est-ce qui te fait penser ça ? interrogea David.

 

- Avant le départ, tu avais le regard un peu vague, précisa son ami. Je ne t’ai pas senti déterminé comme sur les pistes de kart. Et ton petit sourire ironique à Bruno m’a laissé penser que tu roulais hors concours.

 

David ne répondit pas…

 

(*) Éric Trélor, oncle et parrain de David. C’est quasiment lui qui a élevé David dont les rapports avec des parents divorcés se révélèrent assez houleux comme le retracent p. ex. CIRCUIT MORTEL A LOHÉAC

 

(**) Vivia, marque automobile de fiction au cœur des romans qui rapportent les Aventures de David Sarel

  

NOTE MODIFIÉE LE 27 MARS 2014

 

 QUELQUES LIENS A SUIVRE

david sarel,fictions,nouvelles,romans policiers,polars,école de pilotage,magny-cours,triche en sport automobile

 LE PACTE DU TRICHEUR, un polar cross-age avec David dans le premier rôle, est disponible au prix de 0,98 € sur

http://www.amazon.fr/LE-PACTE-TRICHEUR-Thierry-Bras-ebook/dp/B00H2042PU

 

  Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, découvrez  CHICANES ET DÉRAPAGES DE LORIENT AU MANS, un scénario où David et Denis font équipe en endurance

http://www.ffsa.org/article.php?comite=comite12&titre_url=chicanes-et-derapages-de-lorient-au-mans&id=13352

 

ainsi que CIRCUIT MORTEL A LOHÉAC, la première aventure publiée de David

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-loh%C3%A9ac.html

 

David Sarel a connu la F1 très jeune grâce à son parrain Éric Trélor ; retrouvez-le dans un rôle totalement décomplexé en Angleterre

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-david-joue-l-intox-101163259.html

 

Vous voulez savoir ce qu’est devenu Jean-Baptiste Bannier ? Un indice en cliquant sur :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/06/12/pneu-importe-le-choix-pourvu-qu-on-ait-la-vitesse.html

Vous le retrouverez en 2013 dans une nouvelle qui retrace l’épisode le plus hallucinant de sa carrière. Une aventure au cours de laquelle il a dû faire appel aux talents d’avocat de son ancien condisciple David Sarel…

 

Suivez-moi sur Twitter

https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Et pourquoi pas sur Facebook ?

http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

 

Thierry Le Bras