28.10.2009

JOHN ET JENSON BUTTON, ou les valeurs du Rallycross

 JONH BUTTON EN RALLYCROSS 1.jpg

John Button brilla en Rallycross

 

Jenson Button a remporté le titre de Champion du monde de F1 2009 dès le Brésil, avant le Grand-Prix d’Abu Dhabi qui se disputera ce week-end.

 

Jenson est le fils d’un ancien pilote anglais de Rallycross. En qualité de Breton presque voisin de Lohéac où l’Écurie Bretagne, le Comité des fêtes de Lohéac et Michel Hommel, lancèrent le Rallycross en France, je ne pouvais pas ne pas souligner ce fait.

 

JOHN ET JENSON BUTTON.jpg

John et Jenson, la belle histoire d’un père et d’un fils

 

D’autant que le passé sportif de John Button a forcément contribué à l’éducation qu’il donna à son fils Jenson et aux valeurs qu’il lui inculqua. « L’esprit du Rallycross, c’est  la guerre sur la piste, mais le respect et l’amitié en dehors », affirme Jean-Luc Pailler, onze fois Champion de France et une fois Champion d’Europe de Rallycross. C’est tout à fait Jenson ! Sa philosophie de la course respire ce principe. Sa course agressive au Brésil puis ses accolades avec Rubens Barrichello et les félicitations qu’il reçut de nombreux autres pilotes soulignent cette parenté avec l’esprit du Rallycross. Ça fait du bien dans une F1 où les mauvais actes et comportements de certains – toujours les mêmes – ne donnent pas l’image du monde de gentlemen qu’auraient appelé les Fangio, Moss, Hawthorn, Clark, Brabham, McLaren, Hill, Ickx ou Stewart…

 

JENSONA VELO.jpg

Jenson Button, un sportif accompli qui pratique aussi le triathlon

 

John Button a beaucoup soutenu son fils. Toujours présent dans les stands comme Anthony Hamilton, le père de l’autre Champion du monde britannique en activité en F1. La comparaison entre les papas des champions du monde anglais se limitera cependant à l’amour pour leurs fils et à leur présence sur les courses. Car si Anthony Hamilton a découvert la compétition avec son fils et s’est impliqué dans les aspects financiers de sa carrière, John est foncièrement un pilote anglais mû par le fighting spirit hérité des glorieux aînés qui firent la réputation des pilotes britanniques. John s’est distingué en Rallycross, une discipline de furieux. Il sait ce que ressent un pilote quand il pose les fesses dans un baquet et sangle son harnais. Il connaît la joie immense de franchir la ligne d’arrivée en tête comme les week-ends où tout va mal dès les premiers tours de roues de la première séance d’essai jusqu’au dimanche soir.

JENSON ET KIMI.jpg   

Jenson fait partie des grands pilotes, c’est incontestable

 

Puis John Button s’est intéressé au karting. Il a préparé les karts de Jenson, l’a amené de course en course, a préparé d’autres karts pour faire bouillir la marmite. Car contrairement à ce qu’ont parfois voulu faire croire certains détracteurs, Jenson n’a rien d’un enfant gâté. Son père et lui ont connu des périodes financièrement difficiles, des moments où il fallait emprunter aux copains pour mettre du carburant dans le camion pour rentrer le dimanche soir après les courses. Jenson a été élevé par son père après le divorce de ses parents. Le père et le fils ont traversé beaucoup d’épreuves ensemble. Et ils ont vécu ce qui soude le mieux un père et un fils, le partage d’une passion. Une relation qui explique aussi pourquoi John Button, quoique très présent, ne donne jamais l’impression d’empiéter sur la liberté de son fils ni d’entraver son épanouissement.

 

JENSON WORLD CHAMPION.jpg

Jenson Button, le Champion du monde 2009

 

Pour en savoir plus sur Jenson et découvrir une analyse de sa carrière et de sa saison, je vous invite à une visite sur CONFIDENTIEL PADDOCKS,  le blog de Patrice Dusablon :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-quand-l...

 

Jenson Button est un beau Champion du monde de F1. Son nom fait honneur à la liste de patronymes qui figurent sur ce prestigieux palmarès.

 

Thierry Le Bras

 

09.04.2009

AMBIANCE BRAWN GP

 

button-melbourne-z-19_290309.jpg

Ross Brawn, Jenson Button, Rubens Barrichello, trois grands talents réunis, et des résultats enthousiasmants.

 

Les deux premiers Grands-Prix de l’année 2009 ont été remportés par Jenson. Rubens a également fourni de très belles prestations. Pas mal pour l’Anglais trop souvent dénigré mais qui faisait tout de même partie du club des vainqueurs de GP, il ne faut pas l’oublier. Pas mal non plus pour Rubens qui paraissait en fin de carrière. Génial pour ces deux pilotes aux personnalités attachantes qui ont vécu une difficile traversée du désert et démontrent avec une bonne voiture qu’ils sont là et bien là.

 

Jenson a été annoncé dans le passé comme un futur champion du monde potentiel. Pour prétendre au titre, il faut être au bon endroit au bon moment. Les circonstances n’avaient pas offert cette chance à Jenson jusqu’à présent. C’est peut-être chose faite cette année, tout au moins si la FIA ne vient pas fausser le jeu, pénaliser l’intelligence et le talent, truquer le championnat pour favoriser un pilote ou une écurie qui agrée le sulfureux monsieur Mosley. Après son laxisme envers les vrais coupables – dont ne font pas partie Ron Dennis ni Lewis Hamilton - dans le Stepney Gate, ce serait plus que malvenu. Mais que peut-il arriver avec une FIA sans vertu dirigée par un homme déshonoré, désavoué par les fédérations et automobile-clubs des plus grands pays,  mais toujours en place ? Nul ne le sait.

 

Le nom de Jenson ne « ferait pas tâche » dans la liste de Champions du monde de la discipline reine, loin s’en faut. Celui de Nico non plus. Ni celui de Sebastian. Une  ligne faisant apparaître une nouvelle fois Kimi ou Lewis serait également bienvenue. Soyons patients. Il reste 15 GP avant de savoir qui figurera en face des chiffres composant 2009.

 

En attendant, chez Brawn, l’ambiance est sereine et tout le monde se réjouit d’un travail réfléchi, appliqué, sérieux et enthousiaste.

 

1238338254.jpg
rossbrawn.jpg
brawn-melbourne-z-11_290309.jpg
d07jpn447.jpg

 Brawn fait mieux qu'Aguri et Honda

Thierry Le Bras