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01/04/2014

VOUS RAPPELEZ-VOUS L’ESTAFETTE GORDINI 1966 ?

la première voiture rapide de la Gendarmerie Nationale

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 Gendarmes contre voleurs, une course éternelle qui existait déjà au cœur des sixties.

 

Comme aujourd’hui, les forces de l’ordre se plaignaient de ne pas disposer du matériel adapté à l’appréhension des truands.

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 A chaque époque sa délinquance. Au temps vintage, les cauchemars des gendarmes s’appelaient les beaux mecs et la French Connection. Les premiers organisaient des casses. Des braquages d’envergure au cours desquels ils s’appropriaient les fonds entreposés dans les banques, les bijoux exposés chez les joailliers ou encore la paye du personnel des grandes usines, alors versée en liquide. Les seconds faisaient du trafic de drogue leur source de revenus. Les uns et les autres utilisaient des véhicules rapides lors de leurs activités illicites. Ils roulaient en DS 21, Fiat 2300, Mercedes Classe S, Jaguar Type S, Buick, Chevrolet Sedan, Opel Kapitän ou Amiral, Rambler…

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 Lorsqu’il s’agissait de courir après les voleurs, les gendarmes disposaient d’un parc de véhicules français dont les performances n’étaient pas la première qualité. Des 4L, des Estafette, quelques breaks 403 et 204, voire encore d’indestructibles Juva 4 qui refusaient de quitter le service actif. Aucune de ces voitures ne pouvait suivre les puissantes machines des bandits. L’efficacité et le moral des gendarmes en pâtissaient.

 

L’idée du capitaine Rozadec

 

Ce fut alors que le capitaine Guénolé Rozadec, affecté au quartier de Lorette à Saint-Malo, émit une suggestion qui allait faire son chemin : monter le moteur et la suspension de la R8 Gordini sur des Estafette ! Guénolé Rozadec aimait le sport automobile. Adolescent, il rêvait de devenir pilote ! Le destin ne lui avait pas accordé cette chance. Mais s’il ne fréquentait pas Jim Clark, Pauli Toivonen, Paddy Hoppkirk, Bruce McLaren, Dany de Suliac ou Xavier Ferrant, le capitaine suivait leurs exploits dans la presse. Il se rendait chaque année à plusieurs épreuves  choisies en fonction des dates de congés qu’il obtenait. Les 24 Heures du Mans, les 1000 kilomètres de Paris, les 12 Heures de Reims, le Grand-Prix de Pau, la Coupe des Alpes, le Tour de l’Ouest  et la Course de côte du Mont-Dore faisaient partie des courses favorites de ce solide trentenaire breton, plutôt petit mais  aux muscles taillés dans du granit et à la tête aussi dure que la charpente. Armé de son appareil photo, un Kodak Retina Reflex 4, il déambulait sans relâche au bord des pistes et consacrait la majorité de ses temps libres à tirer en chambre noire les clichés ramenés des jours de course.

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 Le capitaine Rozadec aimait conduire vite, ce qui n’était pas un problème à cette belle époque où la vitesse restait libre à peu près partout. Après avoir usé trois Dauphine, une, Export, une 1093 et une Gordini, il s’était laissé tenter par la nouvelle R8 G au printemps 1965. Les performances et la maniabilité de la petite bombe transformée par le bon sorcier Gordini lui avaient donné l’idée d’une Estafette taillée pour la course aux malfaiteurs. Sa hiérarchie choisit de le couvrir sous son entière responsabilité. Elle le laissa écrire au Général de Gaulle sans le mettre aux arrêts tant que le Chef de l’État ne se mettait pas de colère.

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 Le Général lut la lettre qui exposait le projet avec intérêt et la fit suivre à son Premier Ministre, Georges Pompidou. Ce dernier aimait l’automobile et trouva l’idée séduisante. Il demanda au ministre des armées de se mettre en rapport avec le capitaine malouin et de faire construire trois prototypes qui seraient discrètement testés en Bretagne. Les premières voitures furent livrées en mai 1966. Le capitaine Guénolé Rozadec se vit confier la responsabilité de l’organisation des essais.

 

Premiers tours de roues

 

Aujourd’hui avocat et grand défenseur des automobilistes face à la tyrannie autophobe, Maître Philippe Georjan se souvient d’une anecdote qui date de l’été 1966. « J’avais quatorze ans à l’époque, témoigne-t-il. Avec mon cousin Laurent qui avait le même âge que moi, nous étions fascinés par les voitures de sport et la compétition. La sœur de Laurent, ma cousine,  était un peu plus vieille que nous. »

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 « Elle possédait une Triumph Spitifire qu’elle conduisait pieds nus, comme Françoise Sagan, afin de mieux sentir sa machine. Un après-midi de juillet, elle nous a amenés à Port Mer, une plage près de Cancale. Nous roulions sur la route côtière. La Triumph était décapotée. A trois dans la Spitfire, nous étions un peu tassés mais ce n’était pas grave. Soudain, une Estafette de gendarmerie nous a doublés en trombe dans la  descente juste avant la Plage Duguesclin. Nous étions surpris parce que ma cousine roulait déjà vite. Elle a encore accéléré pour ne pas se laisser larguer par l’Estafette. Un kilomètre plus loin, nous avons atteint une enfilade de virages assez serrés sur une portion de route qui montait. Et là, surprise. L’Estafette enroulait les courbes d’un appui sur l’autre en glissant des quatre roues !  La roue arrière intérieure levait en offrant le même spectacle qu’une Cooper S dans une épingle en course de côte. Nous avions du mal à en croire nos yeux. Comment une fourgonnette de près d’une tonne équipée d’un moteur de 45 cv pouvait-elle rouler comme ça ? Franchement, ce jour-là, nous avons cru que Renault testait des éléments d’une future grosse voiture style Super R16 sous  la carrosserie d’une camionnette déguisée en voiture de gendarmerie… » En vérité, il s’agissait bien de tests, mais de ceux du nouveau bolide de la gendarmerie piloté par le capitaine Guénolé Rozadec. L’Estafette qui tapait les Triumph était équipée d’un moteur 1255 cm3 développant 88 chevaux, d’une boite 5 vitesses et de combinés ressorts amortisseurs développés pour le rallye.

 

L’Estafette Gordini en service actif

 

Quarante Estafette Gordini furent livrées à la Gendarmerie française entre l’automne 1966 et la fin de l’année 1970. Seul digne distinctif, un sigle G pour Gordini sous la marque Renault à l’arrière et en bas de la calandre.

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 L’expérience se révéla moins concluante qu’espéré. Même revue par Gordini, l’Estafette restait juste en performances pures. Son mauvais CX, celui d’une camionnette utilitaire, la pénalisait au niveau de la vitesse de pointe. Son moteur ne développa jamais plus de 115 chevaux (et encore dans les dernières évolutions dont la cylindrée avait été portée à 1440 cm3 mais qui restaient bridées dans les versions routes). Bien que plus agile, plus nerveuse et plus rapide qu’un modèle de base, l’Estafette Gordini peinait à suivre des gangsters en BMW, Fiat 130, Lancia ou Mercedes.

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  Son centre de gravité trop haut la rendait délicate à conduire pour le gendarme de base. Tous ses conducteurs suivaient un stage organisé à Montlhéry par le commandant Rozadec (promu après sa brillante idée) et des moniteurs de pilotage. Mais une fois en liberté sur les routes, beaucoup mirent les Estafettes dans le décor ou  sur le toit. Qu’importe, l’idée novatrice du commandant Rozadec avait fait évoluer la Gendarmerie Nationale. Des Matra Jet, Alpine Berlinette et A 310 ainsi que des Citroën SM succédèrent aux premières Estafette dans les missions de chasse aux brigands. Tel un corsaire malouin, Rozadec avait conçu ses vaisseaux destinés au service des nouveaux Monarques de la République.

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  Désormais à la retraite comme ses chères Renault Gordini, Guénolé Rozadec s’est installé à Saint-Germain – sur – Ille, là où fut longtemps organisée une fameuse course de côte. Il consacre ses journées à scanner  ses vieilles photos de course automobile afin de les partager sur des forums spécialisés.  Sa femme Marie-France à qui il a communiqué son amour de la performance et de Gordini l’assiste dans ses tâches. Grâce à cette passion commune, le couple ne s’ennuie jamais. D’ailleurs, le temps passe vite car Guénolé écrit également un livre sur les véhicules à moteur Gordini qui ont servi l’État dans des missions de Gendarmerie. Guénolé et Marie-France se rendent encore sur quelques circuits et visitent volontiers des musées automobiles. Devinez quelle voiture ils utilisent au quotidien ? Une Twingo Gordini bien sûr ! Le seul regret de Guénolé, s’être vu refuser une démonstration par ses supérieurs et les organisateurs des 24 Heures du Mans. En juin 1967, Guénolé Rozadec aurait voulu présenter l’Estafette Gordini en prologue des 24 Heures du Mans. Son rêve, effectuer deux tours du fameux circuit à grande vitesse afin de démontrer les capacités du nouveau véhicule d’élite des forces de l’ordre. Une Estafette Gordini pilotée par Guénolé Rozadec en trajectoire dans les Esses du Tertre rouge, ça aurait eu de la gueule ! La démonstration lui fut refusée… L’État a sa raison que le cœur d’un Gendarme fou de vitesse et de Gordini ne connaît pas.

Vous pouvez également me retrouver sur http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/ , http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Tout ou presque sur la R8 Gordini

http://www.r8gordini.com/

 

Et si la classe politique sauvait Renault ?http://bit.ly/1maMOCj

 

Vintage, Cooper S contre DS 21 ! http://bit.ly/1hWEc37

 

Des superstitions de pilotes au cœur d’un polar ! http://0z.fr/JHYvp

 

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Thierry Le Bras

15/06/2012

VICTOIRE ALPINE AUX 24 HEURES DU MANS

c’était en 1978, avec Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud

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 Didier Pironi a déjà participé deux fois au Mans, la première sur Porsche 934, la seconde avec le proto Alpine aux couleurs Bendix qui avait servi de laboratoire à l’équipe. Cette fois, il vient pour gagner. Il fait équipe avec Jean-Pierre Jaussaud, un papy de 41 ans qui fait de la résistance acharnée.

 

Leur voiture est équipée d’une bulle aérodynamique qui procure un léger avantage de vitesse de pointe mais qui engendre une conséquence pénible. Le soleil qui tape sur le plexiglas transforme l’habitacle en étuve, d’autant que cette édition des 24 Heures va se courir sous un soleil de plomb.

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 Jean-Pierre et Didier adoptent un rythme défini. Didier roulera en 3’35’’ au tour, et Jean-Pierre en 3’38’’. Bob Wollek, équipier de Didier deux plus tôt sur une Porsche 934 groupe 4, pilote un proto Porsche 936. Lui aussi roule dans un rythme censé l’amener dans le peloton de tête lors des dernières heures de course. Mais un pignon de boite en décidera autrement. La Porsche restera trop longtemps arrêtée au stand pour conserver des espoirs de victoire.

 

Un tableau de marche parfait


Après 18 heures de course, l’Alpine A 442 B N° 2 de Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud occupe la seconde place derrière l’A 443 de Patrick Depailler et Jean-Pierre Jabouille. A 10 heures 07, la voiture sœur abandonne. Didier et Jean-Pierre prennent la tête des 24 Heures du Mans. Ils comptent 8 tours d’avance sur la Porsche de Jacky Ickx et Bob Wollek.

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 Mais au Mans, tout peut arriver. Tous les pilotes le savent. En outre, il fait chaud, très chaud. Jean-Pierre Jaussaud a confié à Martine Camus ses souvenirs de cette fin de course. « Didier ne mangeait pas, ou fort peu. Par contre, il avalait des litres d’eau. Lorsque je suis monté - ou plutôt descendu – dans la voiture, j’ai eu l’impression de glisser dans une baignoire tellement le siège était trempé ! Quant au volant, preuve que le garçon était costaud et qu’il y allait fort, la forme des doigts était incrustée dans le cuir… » Jean-Pierre Jaussaud craint que la boite, qui craque, ne lâche avant l’arrivée. Il souffre beaucoup de la chaleur et n’a pas envie de remonter dans la voiture. Il demande à Gérard Larrousse d’appeler Didier par radio et de lui demander si les vitesses craquent lorsqu’il les passe et s’il se sent assez en forme pour garder le volant et le remplacer pour le dernier relais. Didier affirme que la boite ne craque pas. Et il est d’accord pour garder le volant. A 16 heures, il reçoit la récompense de ses efforts surhumains dans le cockpit surchauffé de l’A 442 B. « Chaque fois que je descendais de voiture, j’allais manger », se souvient Jean-Pierre Jaussaud.  « Un repas complet, arrosé éventuellement d’un verre de vin. J’ai malgré tout perdu 3 kg dans cette course. Pour dire à quel point ça pompait toute l’énergie. Didier, qui était mort à l’arrivée, avait fondu de 7 kg ! Incroyable ».

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 Didier Pironi titube lorsqu’il s’extrait de l’enfer du cockpit de l’Alpine. Il s’évanouit une première fois, et fera un deuxième malaise sur le podium pendant la Marseillaise célébrant la victoire de l’équipe française. Qu’importe, Didier a remporté les 24 Heures du Mans. Il s’est révélé comme un champion au grand public. Désormais, toute le monde connaît son nom et l’associe à une grande victoire.

 

Bain de foule et foule de conséquences

 

Le lendemain, les vainqueurs descendent les Champs-Élysées à bord de la voiture qu’ils ont menée à la victoire. Un parcours qu’ils finiront en remorque, car le moteur chauffe. Quant à Didier, une fois cette dernière cérémonie terminée, il va rendre son permis de conduire dont un radar trop bien caché le prive pour quelques jours.

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 Puis il rentre en clinique. Les conditions de course infernales dans l’habitacle surchauffé ont laissé des séquelles. Il en ressortira en pleine forme quelques jours plus tard, prêt à en découdre à nouveau dans le peloton de la Formule 1.

 

En 1979, Porsche lui offre de piloter une 936 aux 24 Heures du Mans en compagnie de Jacky Ickx. Une superbe chance de briller à nouveau sur la piste mancelle. Mais Ken Tyrell oppose son veto. Ce sera une grande déception pour Didier.

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 Sans doute Oncle Ken n’a-t-il pas agi par malignité, d’autant qu’il entretenait une relation forte avec son pilote. Mais le patron de l’Écurie Tyrell se souvient de l’énergie dépensée par Didier l’année précédente et de son séjour à l’hôpital. Il ne veut prendre aucun risque susceptible de compromettre sa participation dans les meilleures conditions au Grand-Prix de France, quinze jours après l’épreuve d’endurance mancelle. Didier Pironi reviendra encore une fois au Mans, en 1980, au volant d’une BMW M 1

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QUELQUES LIENS

A chaque Alpine son défi vers les sommets http://bit.ly/1PL3ayT

24 Heures du Mans : voyage dans le temps jusqu’à l’époque des Renault 4cv à l’assaut des Hunaudières http://bit.ly/28WBtXx

Voyage dans le temps des pilotes d’avant  avec des Renault R8 Gordini  http://bit.ly/2h2xZV4

Les souvenirs épiques de Philippe Georjan, grand passionné de sport automobile http://bit.ly/2h2yxul

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Thierry Le Bras

18/02/2012

ALPINE BERLINETTE, l’icône des années bleues

le livre qui apporte un plus

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Quel pilote amateur, quel passionné de course automobile n’a pas rêvé de s’installer aux commandes d’une Berlinette ?

 

L’Alpine avait déjà inspiré plusieurs auteurs. Mais l’ouvrage d’Enguerrand Lecesne apporte un vrai plus car il s’attarde sur l’aspect humain de cette formidable aventure. Il donne largement la parole aux pilotes qui ont participé à l’écriture de la grande histoire Alpine Renault. Et il intègre les photos de nombreux amateurs qui contribuèrent à faire de la Berlinette l’icône des années bleues, une formidable légende. Vous avez couru sur une Berlinette ? Vous avez suivi des pilotes engagés sur cette voiture ? Un de vos copains a couru en Alpine ? Achetez ALPINE BERLINETTE, l’icône des années bleues. Ce livre vous concerne. Sa lecture vous réserve d’excellentes surprises.

 

L’ouvrage est aussi beau qu’intéressant. La présentation est parfaite. Les visuels sont superbes. Je me réjouis d’autant plus du résultat que j’y ai modestement participé en fournissant quelques photos pour son illustration.

 

La Berlinette a marqué plusieurs générations

 

Nous conservons tous des souvenirs de Berlinette. Moi, je me rappelle encore les nuits du Monte-Carlo à l’époque où j’étais collégien puis lycéen. J’écoutais RMC (avec un écouteur individuel dans l’oreille pour ne pas réveiller mes parents). Beaucoup de temps forts intégraient les Alpine. En 1968, la sortie de route de celle de Gérard Larrousse sur une plaque de neige tassée par des spectateurs en mal de spectacle m’avait révolté. En 1973, la domination Alpine m’avait réjoui. Cette année-là, Alpine remporta le Championnat du monde des rallyes.

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 Collectionneur de miniatures automobiles depuis toujours, j’ai attendu avec impatience que des fabricants reproduisent la Berlinette. Quand Norev l’a fait, je me suis attaché à reproduire celles engagées au Mans. Et j’attendis la sortie de la première Berlinette Solido au 1/43ème avec une sacrée impatience. Je crois que c’était en 1970, ou peut-être 1971 ?

 

Un peu plus tard, quand j’ai commencé moi-même à courir, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de quelques-uns des tout bons qui pilotaient des Berlinette dans l’Ouest, à commencer par Pierre Desilles et Marcel Grué.

 

Et vous, quels sont vos souvenirs les plus forts liés à la Berlinette ? Quels qu’ils soient, vous trouverez dans le livre d’Enguerrand Lecesne des images et des infos qui vous replongeront dans vos épisodes préférés de la saga de la Berlinette !

 

Les amateurs aussi

 

Mauro Bianchi, Gérard Larrousse, Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Jean-François Piot, Bernard Darniche, Jean-Pierre Nicolas, Jean Vinatier, Michèle Mouton, Jean Ragnotti,  Bruno Saby, Jacques Pantiaticci et d’autres encore, la plupart des grands rallymen français des années 60 et 70 ont piloté une Berlinette à un moment ou l’autre de leur carrière. L’actuel président de la FIA, Jean Todt, a navigué des pilotes officiels de Berlinette. Ils sont présents dans l’ouvrage.

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Mais un des plus qu’apporte Enguerrand Lecesne, c’est la place qu’il accorde aux privés, aux amateurs, aux gentlemen drivers. Vous les avez côtoyés ou simplement vus du bord de la route ? Vous les retrouverez, quelle qu’ait été leur spécialité, rallye, circuit, course de côte, rallycross… Alors, rendez-vous avec Guillaume de Saint-Pierre, Maurice Nusbaumer, Hervé Poulain, Didier Calmels, Marcel Grué, Pierre Desilles, Jean-Yves Gadal, Jean De Moor, Alain Hérault, Michèle Pigeon, « Yvonnick », « Cochise », « Panic », Noël Guittet et beaucoup, beaucoup d’autres. Car comme je vous l’ai annoncé dès les premières lignes, Ce livre vous concerne !

 

Circuit Mortel reçoit de nombreuses visites de passionnés bretons. Ils reconnaîtront dans le livre des sites de course qu’ils connaissent bien tels ceux du Rallycross de Lohéac, de la Course de côte de Saint-Germain sur Ille, de la course de côte de Saint-Gouëno, de la course de côte de Pluméliau, du Rallye d’Armor et même de Dinard d’où fut donné le départ du Grand National Tour Auto en septembre 1973, celui-là même qui fut remporté par les Bretons de l’Écurie Bretagne Claude Pigeon et Jean-Yves Gadal.

 

ALPINE BERLINETTE, l’icône des années bleues,

un livre d’Enguerrand Lecesne

publié chez E-T-A-I

prix : 48 €

UN LIVRE A LIRE ABSOLUMENT !

 

D’autres livres d’Enguerrand Lecesne à découvrir :

 L’auteur d’ALPINE BERLINETTE, l’icône des années bleues a commis d’autres ouvrages traitant de la course automobile et de voitures devenues Vintage qui les ont animées, notamment :

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Enguerrand ne compte pas s’arrêter là. D’autres projets sont en cours de réalisation et dans les cartons. Je vous en reparlerai.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

Une victoire Alpine au Rallye de Monte-Carlo

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/01/22/1973-une-victoire-alpine-a-la-fin-de-l-age-d-or-automobile.html


Une histoire où il est question entre autres d’une Dauphine Gordini

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-une-dame-un-chapeau-une-dauphine-92333449.html

 

Quelques pilotes de l’Ouest ou d’ailleurs sur des Berlinette

Didier Calmels

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/05/05/la-berlinette-alpine-new-rallymen-de-didier-calmels.html

Hervé Poulain

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/05/index.html

Marcel Grué

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/07/02/les-alpine-de-marcel-grue.html

 

AGO Grand Ouest, un site Alpine à visiter régulièrement

http://www.alpine-grand-ouest.com/actu-ago/actu-alpine-grand-ouest.html

 

Thierry Le Bras

17:09 Publié dans Livre, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alpine, berlinette, enguerrand lecesne, renault, livres, photos, vintage |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |