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Sport - Page 46

  • LES NOIRES…

    remettent la gomme à Pau

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    La sauce béarnaise accompagne  remarquablement le festin de rois que nous servent les chefs qui ont mijoté les recettes de ce menu à thème automobile.

     

    L’ouvrage est édité par Les Noires de Pau, une  association qui s’intéresse tout particulièrement à la littérature noire et policière. Pour la seconde année de suite, l’association éditrice s’est associée au Grand-Prix de Pau pour produire un recueil de nouvelles dont les temps forts se déroulent sur le site de la compétition.

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     Une initiative qu’il convient de saluer et à laquelle ont aussi participé Peter Auto, organisateur d’épreuves remarquables, l’ASA Club Basco-Béarnais, et la ville de Pau.

     

    Une crédibilité indiscutable

     

    L’implication de Peter Auto annonce la couleur. La prestigieuse société qui compte aussi à son actif Le Mans Classic et le Tour Auto n’engage sa marque que sur des initiatives qui respectent le sport automobile et le mettent en valeur.

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     Autre gage de sérieux, la préface de Mike Parisy, le pilote palois. Mike mène un programme chargé cette saison entre le Championnat du monde Word GT au volant de la Porsche d’Exim Bank Team China et des épreuves du Blancpain Endurance Series sur une Mercedes SLS AMG. Sans oublier sa victoire au GP de Pau 2012 dans la course réservée aux bolides 100% électriques. « Vous l’aurez compris, Pau est incomparable », écrit l’homme du cru. Nous sommes tout disposés à le croire et à embarquer avec les auteurs des nouvelles sur le tracé de ce circuit magique où la perfection du pilotage est encore plus indispensable qu’ailleurs car la moindre faute s’y paye au prix l’abandon immédiat.

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    La fiction automobile a le vent en poupe. Après Cars 2, le lancement de la collection Harry Octane, le prochain retour de Michel Vaillant et d’autres projets en cours de finalisation, voici une série de nouvelles qui enchantera tous ceux qui dansent de bonheur au rythme Rock’n Roll d’un moteur de compétition chantant son enthousiasme amplifié par un échappement libre.

     

    Exploits et dérapages

     

    La course automobile est un monde de passionnés. Participer à cette société élitiste se mérite et rend fier. C’est aussi une activité qui coûte beaucoup d’argent. La concurrence y est exacerbée. La victoire engendre des joies incomparables. Des hommes mûrs retrouvent leur jeunesse, leur enthousiasme, leur folie, au volant de bolides devenus Vintage. Des défaites font très mal. Des rêves se concrétisent, parfois au-delà des espérances. De jolies filles entourent les pilotes. Des déceptions détruisent des personnalités et hypothèquent l’avenir.

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    Rivalités et ambitions sont présentes à tous les instants. Certains pilotes se subliment jusqu’à l’exploit. D’autres se contentent d’un succès plus modeste, d’une victoire sur eux-mêmes. D’autres encore perdent le contrôle, dérapent, deviennent des délinquants, voire des criminels. En sport automobile, tout se paye au prix fort. Pas seulement le matériel, les préparateurs, les ingénieurs de piste, mais aussi le comportement. Les conséquences d’un crash peuvent être dramatiques. L’actualité récente (cf note précédente) nous a rappelé qu’un accident sanctionne des erreurs minimes et qu’il peut tourner au drame. Un pilote qui se conduit mal sur la piste peut provoquer des conséquences bien plus graves qu’une casse matérielle.

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    Les auteurs des Noires… remettent la gomme nous pilotent sur les pistes du sport automobiles sans court-circuiter les plus sinueuses ni les plus glissantes. Leur ouvrage appartient bien à la littérature noire car il décrit le milieu automobile (et d’autres univers d’ailleurs) sans concession. Nous ne sommes pas dans le Club des cinq ni dans le monde des Bisounours mais dans celui de la compétition qui, comme toute société, fonce sauvagement  entre enfer et paradis.

     

    Le détail du menu

     

    10 auteurs au départ, 11 nouvelles à l’arrivée. Voici le menu détaillé de ce festin automobile béarnais :

    Le réveil du Spitfire (Sébastien Sarraude)

    Deux brunes pour une blonde (Fabienne Rivayran)

    Effractions (Anne-Céline Dartevel)

    L’oncle (Régine Bernot)

    La P…Respectueuse (Corine Humeau)

    Le Pont Oscar (Christophe Leschuitta)

    Photo finish (Ninou Dubois)

    Le Panache (Yannick & Samuel Boutet)

    Bis repetita placent (Jean- Marc Croquin)

    A petites causes, grands effets (Frédérique Panassac)

    Eternelle Pau..stérité (Sébastien Sarraude)

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     Chaque nouvelle est précédée d’une photo en noir et blanc de Sébastien Sarraude. Une bonne idée qui contribue à positionner le lecteur sur la ligne de départ dès avant le titre et les premiers mots qui feront rugir le moteur du scénario.  Auteur de deux des onze nouvelles, Sébastien nous réserve par ailleurs de sacrées surprises issues de son imagination, de recherches approfondies et de l’observation attentive d’acteurs réels du GP de Pau.

     

    Ne tentez même pas de résister à l’appel irrésistible des NOIRES… remettent la gomme. Vous trouverez ci-dessous un lien qui vous indiquera comment vous procurer ce recueil, un livre à lire absolument.

     

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

     

    Le  blog de Sébastien Sarraude, auteur de deux des nouvelles du recueil

    http://sebsarraude.tumblr.com/

     

    Paul-Loup Chatin, un des vainqueurs du GP de Pau 2012

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/05/20/paul-loup-chatin.html

     

    La présentation du livre et la liste des points de vente sur  le blog des Noires de Pau

    http://noiresdepau.canalblog.com/archives/2012/05/26/24274174.html

    et

    http://noiresdepau.canalblog.com/archives/points_de_vente/index.html

     

    Les NOIRES… plein Pau, le recueil de l’année dernière, est toujours disponible. Je l’ai présenté sur :

    http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-les-noires-plein-pau-96198512.html

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     7 Nouvelles pimentées, d’autres nouvelles où sport, automobile et humour noir sont bien présents. C’est mon dernier livre paru chez Gaïa Village Publications :

    http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-7-nouvelles-pimentees-107503713.html

     

    Thierry Le Bras

  • LE SPORT AUTOMOBILE

    n’est pas toujours une fête

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    Les joies terribles (paraphrase d’un titre d’Enzo Ferrari) se transforment parfois en déception, en peur, voire en drame.

     

    Bastien Brière, pilote manceau qui participait cette année aux 24 Heures du Mans pour la quatrième fois, a préfacé mon roman Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans. « J’aime comparer le monde de la course automobile à une mini-société, un résumé de la vie, en accéléré », écrivit-il dans cette préface.

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     Comme la vie en général, notre sport favori s’accompagne de bonheurs, de déceptions, d’angoisse et de malheurs. Le week-end des 16 et 17 juin 2012 a illustré les contrastes de la course. Un triomphe Audi accueilli avec un immense respect, mais aussi des épisodes que nous n’aimons pas vivre. 

     

    Déception pour Loïc Duval

     

    Circuit Mortel rapporte souvent les exploits du pilote chartrain dont la saison 2012 est bien remplie entre son programme au Japon et les épreuves d’endurance avec Audi. C’est toujours un plaisir de mettre en ligne des textes et des photos illustrant les victoires de Loïc. Mais les supporters ne doivent pas s’éloigner de leurs pilotes préférés quand les choses se passent moins bien qu’escompté.

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     La semaine mancelle s’annonçait sous les meilleurs auspices. Vainqueur à Spa le mois dernier avec ses équipiers Romain Dumas et Marc Gene, Loïc faisait partie des favoris pour la victoire. Certes, sa R18 Ultra devait être un peu moins véloce que les E-tron quattro. Mais cela ne traumatisait pas Loïc dont l’Audi N° 3 se qualifiait en seconde position, juste derrière la N° 1 de Lotterer – Tréluyer – Fässler. « La logique est respectée, expliquait-il après les qualifications. L’hybride, plus performante est en pole. Mais nous avons rempli notre objectif, être devant notre adversaire Toyota. Ça ne me gêne pas de savoir qu’ils (les hybrides) vont partir devant moi. On sait très bien qu’après le premier relais, on sera derrière. Il faut juste rester au contact, calme. »

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     Loïc prit le départ sur la numéro 3. Il fit mieux que prévu en restant second, tout près de la N° 1 de son copain Lotterer et devant l’autre hybride. Il s’empara même brièvement de la tête de la course à la faveur des ravitaillements. Hélas, une crevaison juste après son premier ravitaillement le fit rétrograder. Ce n’était pas encore très grave. Le pire restait à venir. En soirée, ce fut d’abord Romain Dumas qui sortit de la piste en doublant une GT plus lente. Un incident de course dont même un pilote de la trempe de Romain n’est pas à l’abri. Demi train avant détruit, capot arraché, l’Audi N° 3 regagnait péniblement son stand où la réparation durait plus d’une demi-heure. C’en était fini des espoirs de victoire. La N° 3 remontait cependant au classement jusqu’à la 4ème place, derrière les trois autres machines de la marque aux anneaux. Nouveau coup dur à deux heures de l’arrivée. Marc Géné sort violemment à la première chicane des Hunaudières. Nouveau retour calamiteux au stand. Nouvelle réparation, nouvelle perte de temps. La N° 3 repartira, mais elle a perdu la quatrième place. Elle terminera cinquième. Loïc mérite de gagner Le Mans. Il devra patienter un peu. Ce sont les aléas de la course.

     

    Frayeur pour Anthony Davidson

     

    Pire qu’une déception pour le sympathique et véloce pilote anglais. Beaucoup se souviennent qu’Anthony a fait partie des espoirs de la Formule 1. Il fut troisième pilote chez Honda Racing à l’époque où son compatriote Jenson Button portait les couleurs du constructeur nippon en GP. Il a aussi été essayeur chez Brawn GP en 2009, amenant sa pierre aux victoires de Jenson, Rubens et du team cette année-là.  

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     En 2011, il fut pilote d’essais pour Mercedes. Anthony est un pilote expérimenté, rapide, sûr, qui a déjà participé à plusieurs éditions des 24 Heures du Mans. Il a l’expérience d’une grande équipe en endurance. Il a fait partie de l’équipe Peugeot.

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     A 20 heures le samedi, sa course tourna au cauchemar. Les Toyota se montraient plus compétitives que prévu et donnaient une belle réplique aux Audi. La course de celle d’Anthony prit fin à Mulsanne après un accrochage  provoqué par la Ferrari d’un pilote amateur peut-être un peu « juste » pour rouler avec les géants. La voiture s’est envolée et les téléspectateurs n’oublieront pas de sitôt la violence du choc qui a suivi contre les rails. Tout le monde a eu très peur pour Anthony Davidson. « J’ai pensé être dans un avion de chasse hors de contrôle, commente l’Anglais… Cette partie de l’accident a été terrifiante… Concrètement, j’ai deux vertèbres cassées… » Il faudra trois mois pour qu’Anthony nous revienne complètement rétabli. Nous avons hâte de le revoir au volant après cet accident spectaculaire qui a fait craindre le pire et rappelé à quel point l’accident sanctionne la moindre erreur sur les circuits.

     

    Drame pour Gareth Roberts

     

    Le sport automobile est devenu plus sûr qu’au cours des années 60, 70 et 80. Mais le risque zéro n’existe pas. Les rallyes se disputent sur des routes conçues pour la circulation normale, sans aires de dégagement, sans qu’il soit possible de supprimer tous les obstacles. Robert Kubica en fit l’amère expérience lors d’une épreuve dont il ne pensait pas qu’elle lui coûterait au moins deux saisons de sa carrière en Formule 1.

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     Le week-end dernier, le sort s’est révélé encore plus impitoyable envers le jeune Gareth Roberts. « Gareth est un magicien, il est incroyable lorsqu’il annonce toutes les notes aussi rapidement. Je ne pourrais rien faire sans lui », affirmait son ami Craig Breen dont il était le copilote. Cette saison Craig et Gareth couraient en IRC sur une Peugeot 207 Super 2000. Craig (22 ans, à droite sur la photo ci-dessus)) et Gareth (24 ans, à gauche)  s’annonçaient comme de grands espoirs du rallye. Ensemble, ils avaient remporté le Ford Fiesta Sporting Trophy puis la FIA Academy en 2012. Un rail a brisé leurs rêves communs le 17 juin. L’accident s’est produit dans une spéciale de la Targa Florio, un rallye qui reprend le nom d’une épreuve magique. Leur 207 S 2000 est sortie de la route dans l’ES 8. Craig s’en est sorti indemne, mais les secours n’ont pas pu ranimer Gareth.

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     Le sport automobile est parfois très cruel, comme la vie en général. La grande famille du sport automobile ne peut hélas faire plus que présenter ses condoléances aux proches de Gareth et souhaiter à Craig de surmonter l’épreuve. Du paradis des pilotes et copilotes, Garetlh qui connaissait les risques de la course souhaite forcément très fort que Craig retrouve la joie de vivre et le goût de la victoire.

     

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

     

    Le livre d’or en hommage à Gareth en ligne sur le site de Craig

    http://www.craigbreen.com/

     

    Le site officiel d’Anthony Davidson

    http://www.anthonydavidson.com/

     

    Loïc Duval a déjà gagné avec Audi

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/05/08/bravo-a-loic-duval.html

     

    Hommages à des pilotes disparus

    http://confidentielpaddocks.over-blog.com/categorie-11165675.html

    et

    http://confidentielpaddocks.over-blog.com/5-categorie-11165675.html

     

    Un lien vers mon dernier livre où la passion automobile est bien présente

    http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-nouveaute-recueil-de-nouvelles-106512895.html

     

    Un de mes romans trouve son dénouement aux 24 Heures du Mans

    http://sebsarraude.tumblr.com/post/23431276990/chicanes-et-derapages

     

    Thierry Le Bras

  • VICTOIRE ALPINE AUX 24 HEURES DU MANS

    c’était en 1978, avec Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud

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     Didier Pironi a déjà participé deux fois au Mans, la première sur Porsche 934, la seconde avec le proto Alpine aux couleurs Bendix qui avait servi de laboratoire à l’équipe. Cette fois, il vient pour gagner. Il fait équipe avec Jean-Pierre Jaussaud, un papy de 41 ans qui fait de la résistance acharnée.

     

    Leur voiture est équipée d’une bulle aérodynamique qui procure un léger avantage de vitesse de pointe mais qui engendre une conséquence pénible. Le soleil qui tape sur le plexiglas transforme l’habitacle en étuve, d’autant que cette édition des 24 Heures va se courir sous un soleil de plomb.

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     Jean-Pierre et Didier adoptent un rythme défini. Didier roulera en 3’35’’ au tour, et Jean-Pierre en 3’38’’. Bob Wollek, équipier de Didier deux plus tôt sur une Porsche 934 groupe 4, pilote un proto Porsche 936. Lui aussi roule dans un rythme censé l’amener dans le peloton de tête lors des dernières heures de course. Mais un pignon de boite en décidera autrement. La Porsche restera trop longtemps arrêtée au stand pour conserver des espoirs de victoire.

     

    Un tableau de marche parfait


    Après 18 heures de course, l’Alpine A 442 B N° 2 de Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud occupe la seconde place derrière l’A 443 de Patrick Depailler et Jean-Pierre Jabouille. A 10 heures 07, la voiture sœur abandonne. Didier et Jean-Pierre prennent la tête des 24 Heures du Mans. Ils comptent 8 tours d’avance sur la Porsche de Jacky Ickx et Bob Wollek.

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     Mais au Mans, tout peut arriver. Tous les pilotes le savent. En outre, il fait chaud, très chaud. Jean-Pierre Jaussaud a confié à Martine Camus ses souvenirs de cette fin de course. « Didier ne mangeait pas, ou fort peu. Par contre, il avalait des litres d’eau. Lorsque je suis monté - ou plutôt descendu – dans la voiture, j’ai eu l’impression de glisser dans une baignoire tellement le siège était trempé ! Quant au volant, preuve que le garçon était costaud et qu’il y allait fort, la forme des doigts était incrustée dans le cuir… » Jean-Pierre Jaussaud craint que la boite, qui craque, ne lâche avant l’arrivée. Il souffre beaucoup de la chaleur et n’a pas envie de remonter dans la voiture. Il demande à Gérard Larrousse d’appeler Didier par radio et de lui demander si les vitesses craquent lorsqu’il les passe et s’il se sent assez en forme pour garder le volant et le remplacer pour le dernier relais. Didier affirme que la boite ne craque pas. Et il est d’accord pour garder le volant. A 16 heures, il reçoit la récompense de ses efforts surhumains dans le cockpit surchauffé de l’A 442 B. « Chaque fois que je descendais de voiture, j’allais manger », se souvient Jean-Pierre Jaussaud.  « Un repas complet, arrosé éventuellement d’un verre de vin. J’ai malgré tout perdu 3 kg dans cette course. Pour dire à quel point ça pompait toute l’énergie. Didier, qui était mort à l’arrivée, avait fondu de 7 kg ! Incroyable ».

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     Didier Pironi titube lorsqu’il s’extrait de l’enfer du cockpit de l’Alpine. Il s’évanouit une première fois, et fera un deuxième malaise sur le podium pendant la Marseillaise célébrant la victoire de l’équipe française. Qu’importe, Didier a remporté les 24 Heures du Mans. Il s’est révélé comme un champion au grand public. Désormais, toute le monde connaît son nom et l’associe à une grande victoire.

     

    Bain de foule et foule de conséquences

     

    Le lendemain, les vainqueurs descendent les Champs-Élysées à bord de la voiture qu’ils ont menée à la victoire. Un parcours qu’ils finiront en remorque, car le moteur chauffe. Quant à Didier, une fois cette dernière cérémonie terminée, il va rendre son permis de conduire dont un radar trop bien caché le prive pour quelques jours.

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     Puis il rentre en clinique. Les conditions de course infernales dans l’habitacle surchauffé ont laissé des séquelles. Il en ressortira en pleine forme quelques jours plus tard, prêt à en découdre à nouveau dans le peloton de la Formule 1.

     

    En 1979, Porsche lui offre de piloter une 936 aux 24 Heures du Mans en compagnie de Jacky Ickx. Une superbe chance de briller à nouveau sur la piste mancelle. Mais Ken Tyrell oppose son veto. Ce sera une grande déception pour Didier.

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     Sans doute Oncle Ken n’a-t-il pas agi par malignité, d’autant qu’il entretenait une relation forte avec son pilote. Mais le patron de l’Écurie Tyrell se souvient de l’énergie dépensée par Didier l’année précédente et de son séjour à l’hôpital. Il ne veut prendre aucun risque susceptible de compromettre sa participation dans les meilleures conditions au Grand-Prix de France, quinze jours après l’épreuve d’endurance mancelle. Didier Pironi reviendra encore une fois au Mans, en 1980, au volant d’une BMW M 1

    Vous pouvez également me retrouver sur http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/ et http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/

    QUELQUES LIENS

    A chaque Alpine son défi vers les sommets http://bit.ly/1PL3ayT

    24 Heures du Mans : voyage dans le temps jusqu’à l’époque des Renault 4cv à l’assaut des Hunaudières http://bit.ly/28WBtXx

    Voyage dans le temps des pilotes d’avant  avec des Renault R8 Gordini  http://bit.ly/2h2xZV4

    Les souvenirs épiques de Philippe Georjan, grand passionné de sport automobile http://bit.ly/2h2yxul

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    Thierry Le Bras