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14/01/2008

UNE FERRARI … cassée

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« La sortie de route, c’était le lot des voitures de sport, souligne Philippe Georjan (1). Cette Ferrari 250 GT Berlinetta 1960 a de la chance. C’est la voiture d’un collectionneur. Elle retrouvera vite le chemin des courses de véhicules historiques. J’étais adolescent à la période des sixties. Un mes copains, Christian, était fils de garagiste. Son père se spécialisait dans les VO récents et haut de gamme. Il disait toujours qu’une voiture de sport était faite pour avoir trois accidents, trois passages au marbre. Après, il fallait la vendre. Le châssis manquait de rigidité. L’assureur de mes parents émettait une opinion comparable. Il prétendait que rouler en voiture de sport, cela signifiait un accident par an. Pas forcément corporel, heureusement, mais une sortie de route.

« A cette époque, la vitesse était libre. Les contrôles d’alcoolémie supposaient un accident ou une infraction grave. La société automobile séduisait la France et le monde. Au prix de nombreux morts sur les routes, il est vrai. Mais l’insouciance minimisait la portée des drames dans la conscience collective. L’accident, ça n’arrivait qu’aux autres, au pont d’inspirer les chanteurs de variétés.

« En 1954, Boris Vian composa J’suis snob. La chanson serait reprise au cours des sixties et des seventies, notamment par Mouloudji et les Charlots. L’accident en voiture « classe » y apparaît comme un symbole d’appartenance à une classe supérieure, même si les paroles expriment une ironie féroce.

J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior !


« L’accident n’inquiète pas davantage Brigitte Bardot lorsqu’elle interprète les paroles de Serge Gainsbourg.

Je tiens bien moins à la vie
Qu’à mon terrible engin,


affirme-t-elle avant de préciser sa pensée :

Et je me sens à feu et à sang,
Que m'importe de mourir
Les cheveux dans le vent !


« Un peu plus tard, en 1975, Michel Sardou traitera l’accident sur un ton très différent

Qu'un flic arrête les sirènes
Et que s'en aillent les hommes en blanc.
Pour moi, c'est mort : tout mon corps saigne,
Mais reste-t-il un survivant ?

J'espère que je n'ai tué personne.
Ma vie ne vaut pas une vie.
Mon étoile n'était pas la bonne.
Tant mieux si ce soir, c'est fini.


« Les esprits changeaient. L’insouciance laissait place à plus de responsabilité, mais aussi corrélativement à une société obsédée par la sécurité routière, policée, aseptisée, terne... Les prémices d'une France détestant ceux qui réussissent un peu mieux que d'autres, s'offrent un plaisir en récompense de leurs efforts et suscitent les jalousies haineuses des plus médiocres avides de basse normalité. »

NOTE MODIFIÉE LE 16 AOÛT 2014

 

(1) Philippe Georjan est le héros de  VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, LE polar vintage, gourmand automobile et humoristique. Plus de précisions et possibilité de lire gratuitement les premières pages en cliquant ICI http://bit.ly/1zmPqE6

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LE POLAR tendance sixties à lire cet été !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

 

(1) Philippe Georjan est aussi le personnages  de plusieurs nouvelles (gratuites)  en ligne sur ce blog. Retrouvez  dans :

 

La Baule les Pins, des émois inoubliables (une Porsche nerveuse, des souvenirs de BB, l’ambiance Birkin – Gainsbourg dans 69, année érotique...)

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/08/25/rallye-de-la-baule-des-emois-inoubliables.html

 

Clin d’œil à la R8 Gordini (en 4 chapitres)

CH1 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/30/le-clin-d-oeil-de-philippe-georjan-a-la-r8-gorde-1.html

CH 2 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/10/02/le-clin-d-oeil-de-philippe-georjan-a-la-r8-gorde-2.html

CH 3 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/10/05/le-clin-d-oeil-de-philippe-georjan-a-la-r8-gorde-3.html

CH 4 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/10/08/le-clin-d-oeil-de-philippe-georjan-a-la-r8-gorde.html

 

Pour mieux me connaître : http://0z.fr/T46eh

 

Suivez-moi sur twitter@ThierryLeBras2

 

Et si vous vous vous intéressiez à mon dernier ouvrage : 7 Nouvelles pimentées, découvrez le sur http://bit.ly/TWfRtG

 

Thierry Le Bras

05/01/2008

COURSE EN FÊTE (4)

medium_SARDOU_AU_DAKAR.jpgMichel Sardou au Dakar

1978 : un vent d’aventure souffle sur notre société. La Route du Rhum et le Rallye - Raid Paris - Dakar voient successivement le jour à quelques mois d’intervalle.

Leurs promoteurs, Thierry Sabine et Michel Étevenon, apportent une part de rêve à un public amateur d’horizons lointains auquel les richesses matérielles de la société de consommation ne suffisent plus.

Ils ne savent pas encore que ces événements deviendront de véritables mythes, des compétitions que les meilleurs voudront voir figurer à leur palmarès, mais aussi des rendez-vous qui fascineront les foules et mobiliseront tous les médias.
 
medium_FLORENCE_ARTHAUD_RR_1978.jpgFlorence Arthaud au départ de la première Route du Rhum sur Xperimental. Elle se classera 11ème

C’était il y a presque trente ans. Un autre siècle, une autre vie, une époque plus insouciante, plus avide d’aventure, de dépassement de soi-même que la société aseptisée qui tente de s’imposer depuis lors.

1978 est aussi une date significative dans l’univers du Clan Vivia où évolue David Sarel, un des principaux héros récurrents de mes romans. Car si le premier tome des Aventures de David Sarel est sorti en 2005, les personnages de son univers ont un passé et, j’espère, un avenir. Or, dans ce passé de fiction, 1978 consacre l’engagement en compétition de la première Vivia, pilotée par Éric Trélor, le parrain de David. L’histoire passionnante des Automobiles Vivia est d’ailleurs largement évoquée dans « Circuit mortel à Lohéac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans », deux de mes thrillers. Des skippers de talent apparaissent dans ces aventures aux côtés des avocats-pilotes qui mènent l’histoire au rythme de courses folles contre des ennemis aussi sournois qu’impitoyables.

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Laurent Bourgnon remportera deux fois la Route du Rhum, en 1994 et en 1998. Il s’illustrera aussi au Dakar

Thierry Sabine ne le savait pas encore en 1978. Mais son épreuve attirerait des concurrents venus de tous horizons, y compris des animateurs de la course au large. Parmi eux, Laurent Bourgnon, deux fois vainqueur de l’épreuve, et Philippe Monnet, qui renouera avec ses premières amours, la voile, après s’être laissé séduire pendant plusieurs saisons par le rallye-raid.

A la Route du Rhum 1998, Philippe entend s’entraîner sur l’Atlantique en conditions de course en vue d’un grand défi : effectuer un tour du monde en solitaire et sans escales dans le sens inverse du parcours du Vendée Globe, c’est à dire contre les vents dominants, dans les conditions les plus difficiles qu’on puisse imaginer. Des périples extraordinaires, Jean-Louis Schlesser, Champion du monde 1998 de rallye-raid, en a connus beaucoup lui-aussi au cours de sa carrière de pilote automobile. Il tient à assister au départ de la Route de Rhum et vient soutenir son vieux complice Philippe Monnet qui l’a navigué - c’est à dire guidé - durant plusieurs années sur des milliers de kilomètres de pistes africaines dont celles du Dakar.

Un voilier de course moderne se pilote, comme une voiture de compétition. Peut-être ce parallèle explique-t-il l’attirance de ces deux univers l’un pour l’autre.

Mais parmi ses acteurs issus d’autres horizons, le Dakar n’a pas conquis que des skippers. Les vedettes du show-bizz sont aussi venues y chercher leurs doses d’adrénaline. Tout le monde se souvient encore de la participation de Johnny Hallyday secondé par René Metge. Johnny ira au bout malgré les difficultés. « Un vrai mec », témoignera son prestigieux équipier.

Michel Sardou, l’autre monstre sacré de la chanson française, participa aussi à l’épreuve en qualité de navigateur de Jean-Pierre Jabouille en 1984 et 1985. Michel apprécie la vitesse, la compétition et l’ambiance bivouac. Il a fait les deux écoles, celle du spectacle comme celle du co-pilotage, et il n’a rien oublié. A sa première participation, il connaît la satisfaction d’une course dans le peloton de tête. La Lada Niva de l’équipage Jabouille – Sardou est quatrième lorsque le moteur casse. L’année suivante, Michel renouvelle l’expérience au côté de Jean-Pierre. Mais une nouvelle fois, la mécanique du pays de Vladimir Ilitch fait des siennes. Le temps d’une spéciale se sera écoulé, il aura passé pour rien. Puisqu’aucun Dieu du ciel ne s’intéresse à la Lada, Niva ne se relèvera pas, ses bielles sont devenues folles… Où sont passés les chemins de l’espoir ? Pas sur les pistes du Dakar 1985 en tout cas. Michel et Jean-Pierre rentrent à Paris. Quelques jours plus tard, le 26 janvier, Michel fête son anniversaire à Megève. Interviewé durant une émission télévisée sur ses impressions du Dakar, il répondra avec l’humour qui le caractérise :
- Je dois être le seul concurrent du Dakar à être rentré du rallye en pleine forme, pas fatigué du tout !

Michel Sardou ne reviendra pas sur le Dakar. Il tâtera toutefois des sensations fortes que procure un autre sport mécanique, le Off-shore. Il s’initiera à la discipline avec Didier Pironi et achètera un bateau à son professeur de luxe. Mais lorsqu’il apprendra la mort de Didier aux commandes du Colibri, Michel décidera de renoncer au off-shore et il mettra immédiatement son bateau en vente.

En 2008, le concurrent issu d’une autre discipline que le public attendait avec impatience était le sympathique Brahim Asloum ( cf. http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/12/11/br... )

medium_BRAHIM_ASLOUM.2.jpg« Je suis dégoûté, commente Brahim Asloum. Ce devait être mon premier Dakar et j’en attendais beaucoup en termes de sensations et d’expérience. En même temps, il faut rester raisonnable. Je pense surtout à tous ceux qui doivent être encore plus dégoûtés que moi. Beaucoup d’amateurs ont galéré pour boucler leur budget au dernier moment en investissant leurs économies. Pour eux, c’est une véritable catastrophe. »

Mais aujourd’hui, la fête du Dakar s’est achevée. Les fans de Brahim ne le verront pas passer au volant de son 4x4 Nissan. Ils n’assisteront pas davantage aux exploits des autres pilotes. Ni les professionnels qui jouent la gagne, ni les amateurs qui se battent jusqu’à limite de leurs forces dans la réalisation du défi de leur vie. L’édition 2008 s’arrête au départ à Lisbonne. Les coups de boutoir conjoints des activistes islamistes, des écologistes radicaux, des autophobes inconditionnels, des indécrottables paresseux qui vilipendent le dépassement de soi, des imbéciles, atteignent un de leurs objectifs, tuer une des plus belles épreuves du monde.

Mépris de l’Afrique, prétendirent certains ennemis de l’épreuve. Quelle erreur, quelle mauvaise foi, quelle déficience dans l’analyse, quelle stupidité. Quelle insulte à la mémoire de Thierry Sabine, à celle de Daniel Balavoine… Le Dakar s’est toujours associé à des actions humanitaires au profit de l’Afrique. Il a contribué à la faire connaître, à la faire aimer, notamment grâce à l’action des journalistes qui mirent leur talent non seulement au service de la couverture de la course, mais aussi à celui de la découverte d’un continent magique.

« L’Afrique est un continent délaissé et il sera de plus en plus délaissé, même au niveau du sport, commenta Bruno Saby à l’annonce de la décision. Nous, on faisait du sport et de l’humanitaire en même temps. »

Le pilote BMW X-Raid concluait sur un triste constat. « Plus aucun organisateur ne prendra le risque d’organiser une épreuve sur le continent africain ».

Nous pourrions ajouter qu’aucun sponsor n’acceptera plus de participer au financement d’un concurrent, d’une manifestation sportive ou même culturelle en Afrique.

Les ennemis du Dakar viennent d’assassiner l’organisation d’événements sur le continent africain. Honte à eux.

Où se dérouleront les prochains rallyes-raids ? En Amérique du Sud ? En Australie ? en Russie ? Réponse dans quelques mois.

medium_PHILIPPE_GACHE.jpg« Ça peut-être la fin de SMG (NDLR : son écurie), expose alors Philippe Gache. Le Dakar 2008 est consommé. Nous rentrons sans le sou en caisse. Je ne sais pas comment je vais m’en relever. J’ai tout investi dans mes neuf buggys, dont trois nouveaux… Je suis ruiné… Je pense mettre mes mécanos au chômage dès leur retour avant que mon entreprise ne meure, car tous mes clients vont vouloir le remboursement de leurs investissements et je suis incapable de les satisfaire… »

Les petites équipes vont devoir affronter des difficultés juridiques et financières considérables. Toutes ne s’en relèveront pas. Celles qui financent leur activité par la location de voitures avec assistance à des pilotes perdent d’un coup leur chiffre d’affaires d’une année. Des dépôts de bilans interviendront. Des mécaniciens et des ingénieurs perdront leurs emplois. Les contrats conclus entre concurrents et sponsors seront contestés eux-aussi. Car les conventions passées avec les partenaires prévoient des obligations qu’elles ne respecteront pas, notamment au niveau de l’organisation de réceptifs à diverses arrivées d’étapes. Certes, les avocats justifieront la carence de leurs clients en invoquant la force majeure. Mais le mental des pilotes, des patrons d’écuries, des ingénieurs et des mécaniciens qui se lancent dans l’aventure, conduit le monde de la course automobile à se battre pour gagner et exécuter ses obligations, pas à demander assistance ni à chercher des excuses pour éviter d’aller au boulot !

Les nouvelles publications de CIRCUIT MORTEL sont désormais mises en ligne sur http://circuitmortel.com

NOTE MODIFIÉE LE 12 NOVEMBRE 2014

 

GARE A LA MAIN DU DIABLE  un polar jeunesse ayant pour cadre une course au large en solitaire au départ de Saint-Malo http://bit.ly/1rSHgOi

 

Lisez gratuitement les premières pages de GARE A LA MAIN DU DIABLEhttp://0z.fr/XoXRA

 

LE PACTE DU TRICHEUR, un polar automobile que j’ai écrit pour vous :http://amzn.to/1jAhsoF

 

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Thierry Le Bras

17/11/2007

DES GOÛTS ET DES COULEURS

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La course automobile, le bonheur absolu !

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours considéré la course automobile comme quelque chose de très important dans ma vie. Durant mon enfance, mon héros était Jim Clark, pas une star du rock. Plus tard, j’ai suivi de très près les performances des pilotes de ma génération, notamment Didier Pironi.

Les 24 Heures du Mans représentent à mes yeux une fête bien plus importante que Noël ou le 1er de l’An.

J’ai couru quelques saisons en course de côte, et si j’ai rangé ma combinaison malgré des victoires de classe régulières, ce fut uniquement à cause des difficultés à concilier la course avec mes obligations professionnelles et le budget de plus en en plus important qu’elle exigeait.
 
La course avant tout

Jean-Luc Pailler, le plus titré des pilotes de Rallycross, qui a préfacé l'édition 2005 de mon roman Circuit Mortel à Lohéac, m’a dit un jour, « on n’a que de bons souvenirs en course automobile ». C’est bien ce que je pense aussi.

Ce n’est pas par hasard si j’ai réalisé la biographie officielle d’Olivier Panis et si plusieurs héros récurrents de mes romans, à commencer par David Sarel, évoluent dans le milieu du sport automobile.

Mais tout le monde ne considère pas la course de la même manière. Les recettes du bonheur ne sont pas universelles. Une séance de dédicaces à la Bibliothèque du Lude m’en apporta une nouvelle preuve. Une semaine avant les 24 Heures, j’étais invité à présenter mon roman  Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans. Le scénario tourne autour de la participation d’une écurie aux 24 Heures. Le dénouement intervient pendant l’épreuve. Donc, tour naturellement, la discussion s’orienta autour de la course et des pilotes.

Incroyable mais vrai

Un journaliste sarthoise fit part de ses observations sur la façon dont la course était vécue par les femmes de pilotes et leurs enfants. La problématique est abordée dans mon roman dans la mesure où les comportements des épouses des pilotes de l’écurie diffèrent. Certaines acceptent très bien cette vie. D’autres en souffrent. Et mes pilotes, qui sont par définition des égoïstes comme tous ceux qui pratiquent ce sport, ne renonceront pas à la compétition. Elles le savent très bien.

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 L’intervenante nous raconta sa propre expérience. Elle n’est pas mariée à un pilote, mais fille de pilote. Et là, son opinion fut comme un choc. Son père, chef d’entreprise, connut des hauts et des bas, comme la plupart des patrons. Lorsque les affaires marchaient fort, il courait et envoyait ses enfants dans les meilleures écoles privées. Mais lorsque le commerce se ralentissait, il vendait la voiture de course et inscrivait sa progéniture à l’école publique de la petite commune où habitait la famille.

 « Nous, les enfants, nous préférions les périodes de vaches maigres à celle de vaches grasses,témoigna cette dame, par ailleurs charmante et excellente conteuse. Quand mon père n’avait pas d’argent, nous étions tous à la maison. Nous allions en classe avec nos copains. Nous passions les week-ends tous ensemble. Quand il en avait, on ne le voyait presque plus, il passait les week-ends par monts et par vaux. Un soir, je suis rentrée à la maison et j’ai vu une Ferrari dans la cour. J’étais désespérée. Ça voulait dire pension en perspective et papa parti tout le temps. »

Moi qui aurais été si fier et si heureux que mon père fasse de la course automobile quand j’étais gamin ! J’avais du mal à en croire mes oreilles. Chacun sa vie, chacun son chemin. Mais le monde est souvent mal fait. Il apporte aux uns de prétendues satisfactions qui font leur malheur alors qu’elles auraient rendu d’autres fous de joie. Éternel problème de la réciprocité, comme en amour. Combien d’épouses d’hommes ayant bien réussi n’entendons-nous pas se plaindre qu’elles étaient beaucoup plus heureuses avant parce qu’elles voyaient davantage leur mari, qu’elles se sentaient utiles,qu’elles trouvaient leur place alors qu’elles se sentent perdues dans l’univers qu’il a conquis ?

NOTE MODIFIÉE LE 25 JUIN 2013

QUELQUES LIENS A SUIVRE

Souvenirs de courses de côtes

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/11/17/course-de-cote-de-neuvy-le-roy-un-bon-souvenir.html

Sensations F1, au cœur de l’action

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2006/03/12/f1-sensations.html

Lecture automobile gratuite  http://0z.fr/MkBH9

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Thierry Le Bras

17:15 Publié dans Livre, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le mans, pilotes, humour, compétition, polars |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |