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19/09/2009

RALLY CROSS DE LOHÉAC : Flash-back sur l’édition 1978 (3)

 

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La Lancia Stratos de Bentza rattrape la petite Daf d’Alain Guiheux

 

Pas question ici de porter un jugement de valeur sur les catégories de voitures qui animèrent les championnats du monde de rallye ni le Rallycross au fil des décennies.

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Heinz Bubetz, un des défenseurs de la Porsche Carrera en Rallycross européen

 

Compte tenu de la configuration des pistes de Rallycross et des réglementations successives de la discipline, les machines qui s’y sont illustrées furent aussi des reines du rallye ou des modèles qui auraient pu y briller. Je pense par exemple aux modèles « esprit WRC » d’aujourd’hui qui ne sont pas forcément homologuées en WRC.

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Bertrand Lenoir et sa Porsche Carrera 2,7 l furent de grands animateurs de la saison 1978

 

Lorsque nous nous replaçons dans le contexte de 1978, nous observons que les voitures dominatrices en rallye sont des « groupe 4 » issues de voitures de Tourisme ou de Grand Tourisme. La  Porsche pilotés par Jean-Pierre Nicolas a  remporté la première épreuve de la saison, le fameux Monte-Carlo. Les voitures conçues par la firme de Stuttgart sont encore capables de jouer les premiers rôles partout.

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Kangas à l’attaque sur sa Porsche Carrera devant Marie et Albers

 

Rien d’étonnant donc à ce qu’aux côtés de l’impériale Lancia Stratos, les Porsche Carrera, les Alpine A 310 et Berlinettes aient été nombreuses au départ de l’édition 1978.

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Jean de Moor et sa Berlinette, ça s’appelle de l’attaque

 

Alpine, Porsche, Lancia, ces voitures étaient des deux roues motrices, des propulsions qui glissaient généreusement sur la terre.

 

Solide, performante sur tous les terrains, les Porsche Carrera représentent une fraction significative du plateau en 1978.

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De Saint-Germain sur Ille au Mans ou à Lohéac, peu importe la piste pourvu qu’on ait Raymond Tourroul et sa Porsche Carrera

 

Parmi elles, celle de Raymond Touroul, qui illustre la polyvalence du modèle. Avec cette voiture, le Grand Raymond avait couru en course de côte, en rallye, en circuit et même aux 24 Heures du Mans. En 1976, associé à Alain Cudini, Raymond avait remporté une formidable sixième place au général avec cette Porsche atmosphérique qui venait désormais compléter son palmarès sur la terre. L’essai serai d’ailleurs transformé par de nombreuses victoires dont celle de Lohéac en 1979 ainsi que par la conquête du titre de champions de France en 1981. Pour plus de détails sur l’histoire de Raymond et de sa Porsche, je vous invite à découvrir les trois articles suivants :

 

1976, une édition très chaude des 24 Heures du Mans

http://www.sportauto-comite12.org/index.php?option=com_content&view=article&id=377:1976-une-edition-tres-chaude&catid=1:circuit&Itemid=3

 

1976 : quelques photos des pilotes de l’Ouest

http://www.sportauto-comite12.org/index.php?option=com_content&view=article&id=378:1976-les-pilotes-regionaux-en-images&catid=1:circuit&Itemid=3

 

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/02/02/quand-raymond-touroul-faisait-gagner-une-porsche-sur-la-terr.html

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 En 1978 à Lohéac, Bentza l’a emporté dans la catégorie des GT (division 2) Il devança la Porsche Carrera d’Andersson, la Berlinette de Saby, la Porsche de Lenoir, l’Alpine A 310 de Fassbender, les Carrera de Bubetz et Touroul… Lenoir aurait sans doute pu inquiéter la Lancia Stratos. Il avait réussi le meilleur temps des essais. Mais Andersson le poussa de manière plus que discutable en finale. Les manœuvres musclées, pour ne pas dire violentes, ne sont pas rares en Rallycross. Mais malgré cet incident regrettable, le spectacle avait été sublime, comme le serait celui offert par les pilotes à chaque édition du Rallycross de Lohéac.

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L’ambiance du Rallycross vous séduit ? Vous souhaitez la trouver dans une fiction ? C’est possible. Pour en savoir plus, cliquez sur :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html

 

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Outre David Sarel, héros de fiction récurrent, vous retrouverez quelques acteurs réels du monde automobile qui joueront les premiers rôles ce week-end, à commencer par Stéphene Dréan, le pilote du Team Hervieux et Denis Vaillant, le patron du team.

Texte et photos

Thierry Le Bras

 

01/06/2009

LA DAUPHINE DE « PILOTE DE COURSE »

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« Michelop Colombelli, le pneu qui a les pieds sur terre », ça vous dit quelque chose ?

 

Et les paroles de la chanson « Pilote de course » interprétée par Yves Heuzé ?

«Pilote,

Quand le drapeau tombe,

Tu t’élances,

Pilote,

Il te faudra du nerf et de la chance,

Si tu veux faire un jour le Tour de France »

 

Il s’agit respectivement d’une pub fictive et de la chanson du générique du très bon feuilleton « Pilote de course » réalisé d’après le scénario et les dialogues de Guillaume de Saint-Pierre. Cette série fut diffusée au début de l’été 1975 sur Antenne 2.

 

Malgré le nombre de ses adeptes, la course automobile n’est pas très bien représentée au cinéma ni à la télévision. Principale raison de ce manque, le coût des tournages. Mais la rareté justement contribue à rendre de telles initiatives d’autant plus remarquables et précieuses.

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L’histoire tourne autour de la passion du jeune Alain Fory, mécanicien et surtout passionné inconditionnel de course automobile. Mais Alain ne dispose que de faibles moyens financiers. La semaine, il roule avec une vieille 2 cv Citroën. Pas question pour lui d’acheter une Porsche, une Alpine ou une CG, ni même une Alfa 2000 GTV groupe 1, une Opel Ascona groupe 2 ou encore une 12 Gorde avec toutes les homologations. Alors, Alain trouve un autre plan. Avec ses copains, il prépare une Dauphine proto (groupe 5). Une fois la voiture prête à tourner, la petite bande se départagera sur un parcours de course de côte improvisé dans la forêt voisine. Le meilleur disposera de la machine pour toutes les courses de la saison et les autres lui feront l’assistance.

 

Naturellement, Alain remporte ce premier challenge. Normal, il est le plus passionné, le plus motivé, le plus doué, le mieux préparé de la petite bande.

 

L’objectif d’Alain Fory est à la fois clair et compliqué. Il veut devenir pilote professionnel, transformer sa passion en métier, gagner des courses et en vivre.

 

Seulement, la course automobile ne se limite pas à des duels titanesques  entre des seigneurs à l’âme de chevaliers des temps modernes. Les volants officiels sont rares. Certains (et certaines) tentent de les capter et chassent les sponsors en utilisant des arguments et des moyens qui échappent au jeune mécanicien passionné et loyal qui croit qu’il suffit d’être le meilleur pilote pour réussir.

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Dans sa quête de la victoire, Alain connaîtra des temps forts, différents de ceux qu’il attendait. Les rêves et la réalité ne se rejoignent jamais. Il affrontera aussi quantité d’épreuves et verra les regards des autres sur lui changer – pas non plus comme il l’espérait. Sa passion, son travail et son talent seront finalement remarqués et récompensés au terme d’un parcours très différent de ce qu’il imaginait au départ de sa première course. Après la Dauphine, Alain pilotera notamment une Berlinette Alpine et une Ligier JS2. Le monde de la course auto comprend qu’il va vite et la confiance de Saint Mare, un des meilleurs pilotes français dans ce scénario, va lui permettre d’atteindre son objectif.

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La réalisation ne ressemble pas au Mans de Luc Besson. Elle est beaucoup plus modeste, mais plus authentique et tellement plus fidèle à la réalité de la course automobile. Ceux qui ont couru en rallye, en course de côte ou en circuit et qui ont vécu les 24 Heures au sein d’une équipe comprendront mon propos, celui d’un authentique passionné qui sait ce que s’asseoir dans un baquet veut dire, l’avis d’un éternel fan de sport auto que « Pilote de course » a enchanté et que  la superproduction de Luc Besson  a franchement dérouté et déçu. En outre, Guillaume de Saint-Pierre prête à son héros, Alain Fory, des réflexions pleines de bon sens sur la compétition automobile.  Une partie du tournage fut réalisée lors du Tour de France Auto 1974. D’autres images furent prises à la Ronde d’Armor 1974 ainsi que sur d’autres rallyes. Ceux qui suivaient la course automobile dans l’Ouest à l’époque se réjouiront de revoir entre autres l’Alpine de Noël Guittet, la Scora de Maurice Ouvière, une jolie petite R5 TS et d’autres autos qui faisaient alors la joie des spectateurs. C’est d’ailleurs lors de cette Ronde d’Armor 1974 que j’ai pris les deux photos de la Dauphine d’Alain Fory mises en ligne pour illustrer cette note.

 

Le rôle d’Alain Fory est interprété par François Duval, comédien éponyme du sympathique et rapide champion de rallye belge.

 

Je reviendrai sur ce feuilleton dans quelques semaines après avoir effectué quelques recherches complémentaires sur son tournage.

Vous pouvez également me retrouver sur http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/ , http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/

Thierry Le Bras