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  • LA MINI 1275 GT 1973

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    1973, une grande année pour moi…

     

    Puisque ce fut celle du permis, du bac et de ma première voiture, cette Mini 1275 GT jaune à toit noir. Autant de symboles d’un changement d’univers, du passage à l’âge adulte. Un sentiment amplifié par l’entrée en fac de droit à l’automne après des vacances pleines d’enthousiasme.

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    Mon père avait été sympa. Il l’était d’ailleurs naturellement avec moi comme avec ses amis et collaborateurs jusqu’à ce qu’il se fasse retourner comme une crêpe par une sorcière aussi cupide que stupide et maléfique. Je souhaitais vraiment une Mini. A l’époque, mon père était aussi un grand fan de voitures sportives et de compétition. Il roulait au quotidien avec un coupé Alfa Romeo 2000 GTV Bertone. L’aiguille du compte-tours et celle du compteur de vitesse se promenaient tout le temps à droite, vers le bas des cadrans, là où les vrombissements déchargent  l’adrénaline qui provoque l’extase. Il m’a offert la Mini alors la plus performante sur le marché, une auto au look de petite bombe et au tempérament de compétitrice.

     

    Un vieux rêve

     

    J’adorais la Mini depuis mon enfance. En fait,  depuis que je l’avais vue en photo dans les cahiers « Compétition » de L’Automobile Magazine l’été de mes 10 ans. Car les versions Cooper S furent des reines du rallye, ne l’oublions pas. Elles ont remporté des tas de courses dont le Rallye de Monte-Carlo en 1965, 1967 et furent déclassées de façon discutable en 1966 après avoir dominé l’épreuve. Je possédais depuis sa sortie – et je l’ai encore – la miniature Corgi Toys signée par Timo Makinen et Paul Easter.

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     Alors, la 1275 GT, c’était pour moi l’héritière de la fameuse Cooper S. Une communication vantée par le réseau de concessionnaires. Une publicité un peu exagérée, il faut bien le reconnaître, car la 1275 GT ne développait que 61 cv contre 75 à sa glorieuse aînée. La faute à l’abandon du double carbu pour un seul et à un taux de compression plus faible. Mais avec son poids plume (707 kg) et son pont court (qui limitait sa vitesse de pointe à 145 km/h), elle montrait un tempérament affirmé et laissait sur place les banales R5, R12 et autres Simca 1100 ou 204. La 1275 GT Clubman était plus longue que la Mini traditionnelle de 11 cm. Son avant carré ne faisait pas l’unanimité. Moi, j’adorais car je trouvais que ça lui donnait une allure plus agressive.

     

    Au volant

     

    Ce qui surprenait d’entrée dans la Mini, c’était la position de conduite. Plus haute que dans l’Alfa de mon père ou le Coupé Fiat de ma mère. L’inclinaison (un peu comme dans un camion) du volant gainé cuir paraissait en décalage avec la prétention sportive de l’auto. Mais c’était une question d’habitude. Le conducteur s’y habituait très bien.

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    La 1275 GT exigeait un pilotage énergique. C’était un kart, maniable, efficace, qui mettait vite en confiance. Elle incitait à un dosage « on – off » de l’accélération et du freinage. Rien à voir avec les voitures aseptisées d’aujourd’hui, aux commandes onctueuses, au comportement policé. J’avais toujours envie de pousser ma 1275 GT, d’accélérer fort, de la faire monter dans les tours, de freiner tard, de prendre des appuis. Une voiture très saine, sûre, parfaite pour un jeune conducteur  certes prudent, mais quand même diablement tenté par la vitesse et qui ne rêvait que de piloter un jour en course. J’ai couru ensuite plusieurs saisons en Golf GTI et la VW m’a fait penser à la Mini. Une petite traction avant légère pensée pour l’efficacité et la performance.

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    Fin 1973, j’ai beaucoup roulé avec la 1275 GT. Ma famille habitait Saint-Malo. Je commençais ma première année à la fac de droit de Rennes mi-octobre. J’avais cours du lundi au vendredi à 8 heures 30. L’appartement dans lequel je devais m’installer à Rennes ne fut libéré par les précédents occupants qu’au moment des fêtes de fin d’année. Je partais de la Cité corsaire de bonne heure le matin et je rentrais l’après-midi ou en soirée selon les horaires des cours et TD. La route Saint-Malo – Rennes ne comportait encore qu’un petit tronçon de quatre voies. Cela m’a accoutumé  à conduire tous les jours sur route dans des conditions météo variables. A cette saison, le brouillard et la pluie ne sont pas rares. Et le matin, il fait nuit. Mais j’aimais bien ces moments passés tout seul dans ma voiture avec l’autoradio. Même s’il fallait me lever tôt que la plupart des copains. Au bout de deux mois, je connaissais toutes les ornières de la chaussée car, il faut l’admettre, la Mini n’était pas vraiment confortable. Par contre, ses qualités routières se révélaient excellentes. Un matin de décembre, je me suis retrouvé sur le verglas peu après Saint-Pierre de Plesguin. Étudiant motivé, je n’ai même pas eu l’idée de faire demi-tour. J’ai continué sur la glace jusqu’à Rennes. Sans aucun problème. La Mini était si bien équilibrée qu’elle restait saine, sûre. Et sa motricité permettait de monter les côtes sans souci malgré le miroir de verglas. Le même jour, mon père s’est fait piéger avec son Alfa. Pas de blessure mais une perte de contrôle, une immobilisation dans un fossé et un marbre pour la caisse. La puissante propulsion avec autobloquant se révélait moins véloce que la Mini quand l’adhérence devenait précaire.

     

    C’était avant

     

    Dans mon esprit, la Mini reste associée à d’excellents souvenirs. Une voiture vive, sûre, compagne fidèle des débuts de ma vie d’automobiliste. Une auto de son époque, de ma jeunesse, quand Matra gagnait au Mans, quand Michel Sardou chantait La maladie d’amour  et aussi Le jeune curé, quand  la sublime Sylvie interprétait J’ai un problème avec Johnny, quand Jean Graton publiait l’album Série Noire (une aventure de Michel Vaillant et Steve Warson), quand les Alfa 2000 GTV et les BMW 2002 Ti étaient les reines de la catégorie 2 litres en groupe 1, quand je rêvais de courir au Mans avec une Porsche Carrera RS…

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    Sur les murs de ma chambre, les posters de Porsche 917 (pas enlevés malgré la fin de son homologation à la fin de la saison 1971) voisinaient avec ceux de BMW 30 CSL groupe 2 et des photos d’Alfa, d’autres BM, d’Alpine et de Porsche que j’avais réalisées moi-même à Saint-Germain-sur-Ille, à Saint-Gouëno et au départ du Grand National Tour Auto. En ma qualité d’étudiant en droit, je lisais Le Point et aussi une partie de l’incontournable Le Monde. Mais j’attendais chaque numéro d’Échappement avec plus d’impatience, je l’avoue volontiers. Avant… Mais ça, c’était avant, comme dit la pub. Bon, mais même si c’était avant, ça a existé et ça contribue aux atmosphères de fiction que je crée maintenant dans des romans et nouvelles !

     

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

     

    Cooper S contre DS, un docufiction illustré évoquant leur duel au Monte-Carla 1966

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/11/06/le-retour-de-la-ds-citroen.html

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    Cooper S, de la série à la compétition, un  excellent livre d’Enguerand Lecesne paru chez ETAI (qui sera suivi dans quelques mois d’un 2ème livre signé du même Enguerrand Lecesne sur les Mini en course

    http://www.lva-auto.fr/boutique/livres/mini-cooper-s-de-la-serie-a-la-competition.html

     

    Ambiance Grand National Tour Auto 1973 à Dinard

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/05/25/ambiance-grand-national-tour-auto-1973.html

     

    Le bon temps c’est quand à votre avis ? Réponse sur 

    http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-le-bon-temps-c-est-quand-112754015.html

     

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    Thierry Le Bras

  • MEILLEURS VŒUX POUR QUE 2011 CONSTITUE UNE ANNÉE PILOTE(S) !!!

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    Je vous adresse mes meilleurs vœux pour que l’année 2011 vous projette, vous et les vôtres, dans un tourbillon de succès, de bonheur et d’insouciance comparable à celui qui illumina les sixties et le début des seventies, les années Vintage symboles de réussite et d’enthousiasme.

    Ce temps fut un âge d’or automobile, tout au moins jusqu’au milieu de l’année 1973 où les limitations de vitesse et les radars commencèrent à détériorer le plaisir de conduire. Une tendance que la première crise du pétrole allait amplifier. De symbole de liberté et de plaisir, l’automobile allait devenir le bouc-émissaire favori de la classe politique et de lobbyistes écolo-jaloux qui ne comprendront jamais rien à la magie d’une automobile de sport ou de compétition.

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    Mais à l’aube d’une nouvelle année que nous espérons pilote dans nos vies, faisons fi des ennemis de l’automobile. Traitons-les par le mépris. Ces pauvres hères liberticides et incapables de passion ne méritent pas mieux que la société aseptisée qu’ils réclament, à quelque tendance partisane qu’ils appartiennent. Et réjouissons-nous de ce qui nous attend. Les compétitions de VHC se développent et attirent de plus en plus de monde. Les prochaines années vont nous offrir l’occasion de revivre une sorte de remake d’un duel mythique sur les routes des plus grands rallyes. Des Mini Cooper et des DS vont à nouveau s’affronter. Certes, les WRC préparées par BMW et Citroën ne ressemblent plus beaucoup aux voitures dérivées de la série qui se lançaient à l’assaut du Turini au milieu des années 60, mais leurs sigles nous rappellent tout de même une histoire riche en émotions.

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    En 2011, des pilotes enthousiasmants comme Loïc Duval (en photo ci-dessus) nous offriront encore des spectacles d’une qualité supérieure à tous les scénarii des maîtres de la littérature et du cinéma. Circuit Mortel n’est qu’un blog, pas un média doté d’une rédaction susceptible de couvrir l’ensemble de l’actualité des sports mécaniques. Aussi ne puis-je, faute de temps, traiter tous les thèmes qu’il me plairait de partager avec les visiteurs. Je profite tout de même des traditionnels vœux de nouvelle année pour évoquer quelques –uns de mes pilotes favoris.

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    Nico Rosberg, tout d’abord. « Rosberg les battrait peut-être tous s'il était au volant d'une Red Bull ». affirma Bernie Ecclestone le 1er décembre 2010. Je n’ai pas l’habitude de me référer à Bernie, mais pour une fois, sa reconnaissance de l’immense talent d’un pilote appelle l’approbation. Alors, je souhaite à Nico Rosberg que sa Mercedes 2011 lui permette de conquérir victoires et titre après de beaux combats contre son compatriote Sebastian Vettel, son copain de karting Lewis Hamilton, l’authentique champion doublé d’un gentleman de grande classe Jenson Button et quelques autres pilotes honorables qui évoluent dans la discipline reine. Ces garçons incarnent le présent et l’avenir de la Formule 1. J’ajouterai que j’espère pour ma part voir Nico Hulkenberg et Vitaly Petrov, qui ont montré de belles qualités en 2010, monter sur les podiums, recevoir le soutien du public comme celui de médias parfois trop attachés – pour ne pas dire inféodés - aux chouchous d’annonceurs généreux et de lobbyistes persuasifs…

    Mais le sport automobile, ce n’est pas que la F1. Je donnerai donc de temps en temps des nouvelles des pilotes que j’apprécie particulièrement et qui évoluent dans d’autres disciplines, comme Loïc Duval, l’équipage Yoann Bonato et Benjamin Bouloud, Kimi Räikkönen, Olivier Panis, François Duval, Sébastien Loeb et quelques autres.

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    Je n’ai hélas pas le pouvoir de changer positivement la vie des visiteurs de Circuit Mortel ni d’apporter à mes pilotes préférés le matériel et les budgets qui les combleraient. Mais je peux partager avec vous mes archives photographiques (j’ai p. ex. réalisé le cliché ci-dessus au départ du Grand National Tour Auto 1973 à Dinard), des souvenirs et anecdotes concernant la course automobile, et parfois des fictions autour de notre sport préféré, ce tant sur le web que sur papier. Et je compte bien vous surprendre en cette année 2011 !!!

    Thierry Le Bras

  • LE RETOUR DE LA MINI

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    Les vacances tirent à leur fin et c’est tant mieux. Car la trêve estivale, c’est comme celle des confiseurs. C’est bien, mais ça ne fait pas avancer les programmes, qu’ils concernent l’automobile ou d’autres activités. Pour ce retour à la course automobile après deux notes consacrées aux vacances des sixties et à leurs mythes, j’ai choisi d’évoquer la réapparition  de la Mini en championnat du monde des rallyes. Une transition en douceur.

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    La mini conçue par Alec Issigonis fait incontestablement partie des voitures qui marquèrent les années 60, à la ville comme dans le monde de la course. Transformée en Cooper S, la petite voiture anglaise remporta de grands  succès internationaux. Pat Moss (Rallye des Tulipes 1962), Timo Mäkinen (Tulipes 1964, Monte-Carlo 1965, 1000 lacs 1965, 1966 et 1967), Paddi  Hopkirk (Monte-Carlo 1964, Acropole 1967, Coupe des Alpes 1967), Rauno Aaltonen (Coupe des Alpes 1963, Munich – Vienne – Budapest 1965, Monte-Carlo 1967) écrivirent les plus belles pages de la carrière de la Cooper S, version musclée de la Mini. Une version musclée qui restait pourtant bien éloignée de la puissance des WRC actuelles puisque les modèles les plus évolués développaient 76 chevaux.

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    Comme la R8 Gordini, la Cooper S permit aussi à de nombreux plotes amateurs d’en découdre en rallye, en circuit et en course de côte. Une Mini à l’attaque, c’était toujours sympa, surtout quand la  roue arrière intérieure levait. Dans l’Ouest, tout le monde se souvient de celles d’Alain Briand.

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    A l’époque où le Vintage et les sixties font fureur, il est somme toute logique que le groupe BMW ait choisi la Mini pour son retour au rallye. Car comme la Mini de série, la version WRC conserve un look qui évoque inévitablement son aïeule des années soixante. Les Mini WRC seront préparées par Prodrive. Elles apparaîtront sur quelques épreuves l’an prochain avant de s’aligner dans toutes les manches du Championnat WRC en 2012.

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    François Duval

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    Yoann Bonato

    Qui pilotera les Mini officielles à partir de 2011 ? Plusieurs noms circulent et les pilotes les plus couramment cités méritent ces nouveaux volants. J’émets pourtant une suggestion complémentaire. La Mini est une petite voiture sympa et pétillante. Pourquoi ne pas lui associer deux pilotes enthousiastes et pleins de talent qui n’ont pas encore eu leur chance dans les meilleures équipes ? Je pense au Belge François Duval et au Français Yoann Bonato, deux attaquants à l’état pur, deus pilotes capables d’évoluer avec la nouvelle Mini WRC et de se hisser avec elle au plus haut niveau. Avec, autre suggestion, le concours d’un pilote expérimenté pour la mise au point. Pourquoi ne pas envisager deux structures, une officielle et une parallèle dans l’esprit du Junior Team Citroën ? Tout est question de budget, mais la Mini représente un fabuleux vecteur de communication capable d’attirer des sponsors au-delà des firmes conquises par le sport auto jusqu’à présent. Certes, il se trouvera peut-être des esprits chagrins pour rappeler que François Duval a été intégré  à l’équipe Citroën au côté  de Sébastien Loeb. Mais ceux-là conviendront que Citroën ne s’est pas montré aussi patient avec lui qu’avec son successeur, Dani Sordo. Quant à Yoann Bonato, il a montré ce dont il était capable en championnat du monde avec des Citroën comme avec Suzuki. J’ai sans doute peu de chance d’être entendu, mais comment ne pas se révolter de voir de tels talents privés de volant et ne pas souhaiter les voir dans de bons baquets quand de nouvelles opportunités se dessinent ?

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    La Mini des sixties vous excite ? Vous voulez la retrouver dans un contexte humoristique évoquant ses duels contre la DS 21 ? Alors, cliquez sans plus attendre sur :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/11/06/le-retour-de-la-ds-citroen.html

     

    Thierry Le Bras