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16/02/2013

LA MINI 1275 GT 1973

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1973, une grande année pour moi…

 

Puisque ce fut celle du permis, du bac et de ma première voiture, cette Mini 1275 GT jaune à toit noir. Autant de symboles d’un changement d’univers, du passage à l’âge adulte. Un sentiment amplifié par l’entrée en fac de droit à l’automne après des vacances pleines d’enthousiasme.

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Mon père avait été sympa. Il l’était d’ailleurs naturellement avec moi comme avec ses amis et collaborateurs jusqu’à ce qu’il se fasse retourner comme une crêpe par une sorcière aussi cupide que stupide et maléfique. Je souhaitais vraiment une Mini. A l’époque, mon père était aussi un grand fan de voitures sportives et de compétition. Il roulait au quotidien avec un coupé Alfa Romeo 2000 GTV Bertone. L’aiguille du compte-tours et celle du compteur de vitesse se promenaient tout le temps à droite, vers le bas des cadrans, là où les vrombissements déchargent  l’adrénaline qui provoque l’extase. Il m’a offert la Mini alors la plus performante sur le marché, une auto au look de petite bombe et au tempérament de compétitrice.

 

Un vieux rêve

 

J’adorais la Mini depuis mon enfance. En fait,  depuis que je l’avais vue en photo dans les cahiers « Compétition » de L’Automobile Magazine l’été de mes 10 ans. Car les versions Cooper S furent des reines du rallye, ne l’oublions pas. Elles ont remporté des tas de courses dont le Rallye de Monte-Carlo en 1965, 1967 et furent déclassées de façon discutable en 1966 après avoir dominé l’épreuve. Je possédais depuis sa sortie – et je l’ai encore – la miniature Corgi Toys signée par Timo Makinen et Paul Easter.

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 Alors, la 1275 GT, c’était pour moi l’héritière de la fameuse Cooper S. Une communication vantée par le réseau de concessionnaires. Une publicité un peu exagérée, il faut bien le reconnaître, car la 1275 GT ne développait que 61 cv contre 75 à sa glorieuse aînée. La faute à l’abandon du double carbu pour un seul et à un taux de compression plus faible. Mais avec son poids plume (707 kg) et son pont court (qui limitait sa vitesse de pointe à 145 km/h), elle montrait un tempérament affirmé et laissait sur place les banales R5, R12 et autres Simca 1100 ou 204. La 1275 GT Clubman était plus longue que la Mini traditionnelle de 11 cm. Son avant carré ne faisait pas l’unanimité. Moi, j’adorais car je trouvais que ça lui donnait une allure plus agressive.

 

Au volant

 

Ce qui surprenait d’entrée dans la Mini, c’était la position de conduite. Plus haute que dans l’Alfa de mon père ou le Coupé Fiat de ma mère. L’inclinaison (un peu comme dans un camion) du volant gainé cuir paraissait en décalage avec la prétention sportive de l’auto. Mais c’était une question d’habitude. Le conducteur s’y habituait très bien.

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La 1275 GT exigeait un pilotage énergique. C’était un kart, maniable, efficace, qui mettait vite en confiance. Elle incitait à un dosage « on – off » de l’accélération et du freinage. Rien à voir avec les voitures aseptisées d’aujourd’hui, aux commandes onctueuses, au comportement policé. J’avais toujours envie de pousser ma 1275 GT, d’accélérer fort, de la faire monter dans les tours, de freiner tard, de prendre des appuis. Une voiture très saine, sûre, parfaite pour un jeune conducteur  certes prudent, mais quand même diablement tenté par la vitesse et qui ne rêvait que de piloter un jour en course. J’ai couru ensuite plusieurs saisons en Golf GTI et la VW m’a fait penser à la Mini. Une petite traction avant légère pensée pour l’efficacité et la performance.

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Fin 1973, j’ai beaucoup roulé avec la 1275 GT. Ma famille habitait Saint-Malo. Je commençais ma première année à la fac de droit de Rennes mi-octobre. J’avais cours du lundi au vendredi à 8 heures 30. L’appartement dans lequel je devais m’installer à Rennes ne fut libéré par les précédents occupants qu’au moment des fêtes de fin d’année. Je partais de la Cité corsaire de bonne heure le matin et je rentrais l’après-midi ou en soirée selon les horaires des cours et TD. La route Saint-Malo – Rennes ne comportait encore qu’un petit tronçon de quatre voies. Cela m’a accoutumé  à conduire tous les jours sur route dans des conditions météo variables. A cette saison, le brouillard et la pluie ne sont pas rares. Et le matin, il fait nuit. Mais j’aimais bien ces moments passés tout seul dans ma voiture avec l’autoradio. Même s’il fallait me lever tôt que la plupart des copains. Au bout de deux mois, je connaissais toutes les ornières de la chaussée car, il faut l’admettre, la Mini n’était pas vraiment confortable. Par contre, ses qualités routières se révélaient excellentes. Un matin de décembre, je me suis retrouvé sur le verglas peu après Saint-Pierre de Plesguin. Étudiant motivé, je n’ai même pas eu l’idée de faire demi-tour. J’ai continué sur la glace jusqu’à Rennes. Sans aucun problème. La Mini était si bien équilibrée qu’elle restait saine, sûre. Et sa motricité permettait de monter les côtes sans souci malgré le miroir de verglas. Le même jour, mon père s’est fait piéger avec son Alfa. Pas de blessure mais une perte de contrôle, une immobilisation dans un fossé et un marbre pour la caisse. La puissante propulsion avec autobloquant se révélait moins véloce que la Mini quand l’adhérence devenait précaire.

 

C’était avant

 

Dans mon esprit, la Mini reste associée à d’excellents souvenirs. Une voiture vive, sûre, compagne fidèle des débuts de ma vie d’automobiliste. Une auto de son époque, de ma jeunesse, quand Matra gagnait au Mans, quand Michel Sardou chantait La maladie d’amour  et aussi Le jeune curé, quand  la sublime Sylvie interprétait J’ai un problème avec Johnny, quand Jean Graton publiait l’album Série Noire (une aventure de Michel Vaillant et Steve Warson), quand les Alfa 2000 GTV et les BMW 2002 Ti étaient les reines de la catégorie 2 litres en groupe 1, quand je rêvais de courir au Mans avec une Porsche Carrera RS…

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Sur les murs de ma chambre, les posters de Porsche 917 (pas enlevés malgré la fin de son homologation à la fin de la saison 1971) voisinaient avec ceux de BMW 30 CSL groupe 2 et des photos d’Alfa, d’autres BM, d’Alpine et de Porsche que j’avais réalisées moi-même à Saint-Germain-sur-Ille, à Saint-Gouëno et au départ du Grand National Tour Auto. En ma qualité d’étudiant en droit, je lisais Le Point et aussi une partie de l’incontournable Le Monde. Mais j’attendais chaque numéro d’Échappement avec plus d’impatience, je l’avoue volontiers. Avant… Mais ça, c’était avant, comme dit la pub. Bon, mais même si c’était avant, ça a existé et ça contribue aux atmosphères de fiction que je crée maintenant dans des romans et nouvelles !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Cooper S contre DS, un docufiction illustré évoquant leur duel au Monte-Carla 1966

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/11/06/le-retour-de-la-ds-citroen.html

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Cooper S, de la série à la compétition, un  excellent livre d’Enguerand Lecesne paru chez ETAI (qui sera suivi dans quelques mois d’un 2ème livre signé du même Enguerrand Lecesne sur les Mini en course

http://www.lva-auto.fr/boutique/livres/mini-cooper-s-de-la-serie-a-la-competition.html

 

Ambiance Grand National Tour Auto 1973 à Dinard

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/05/25/ambiance-grand-national-tour-auto-1973.html

 

Le bon temps c’est quand à votre avis ? Réponse sur 

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-le-bon-temps-c-est-quand-112754015.html

 

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Thierry Le Bras

21/02/2011

GRAND NATIONAL TOUR AUTO 1973 : LE PODIUM DE DEPART A DINARD

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C’est parti. Un à un, les équipages défilent sur le podium où ils sont présentés au public. Les choses sérieuses vont commencer. Les BMW 30 CSI comme ici celle de l’équipage Gourrin – Cantet espéraient profiter de leur puissance pour faire la différence en groupe 1. Finalement, ce sera une Alfa Roméo 2000 GTV qui remportera cette catégorie.

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Dominique Pigeon, navigué par JM Daudin s’est longtemps battu au sein du peloton de tête en groupe 1. Un tonneau sur le circuit Paul Ricard le fera rétrograder en 45ème position. Dommage pour le pilote vitréen qui démontrera son talent en remportant l’année suivante le volant ACO. Dominique m’a raconté depuis que cette année-là, le parrain du volant était Alain Colas. Le vainqueur de la Transat anglaise 1972 connaissait particulièrement bien la région dinardaise pour avoir préparé son trimaran Pen Duick IV à La Richardais. En 1973, quelques jours seulement avant le Grand National, Alain Colas avait entamé son tour du monde en solitaire en appareillant du port de Saint-Malo à bord de son multicoque « cap-hornisé » et rebaptisé Manureva.

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L’équipage Arnaud - Arnaud sur BMW 2002 TI. Ils rejoindront l’arrivée à la 46ème place. Les BMW laisseraient la victoire en tourisme de série à l’Alfa Roméo 2000 GTV de « Manu » et JP Vacher.

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« Des filles et des moteurs » aurait pu titrer Jean Graton (album N° 25 des aventures de Michel Vaillant). Dans l’univers bien réel du Grand National Tour Auto 1973, Mme M-C Girard associée à Mlle M Pénot remportera la Coupe des Dames et finira à la 17ème place au scratch. Les voici au départ à Dinard.

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Mesdemoiselles J. Chardin et Marie-Odile Devin finiront à une fort honorable 50ème place. En 1974, elles troqueront la Fiat 128 contre une Alfa Roméo 2000 GTV et elles remporteront à leur tour la Coupe des Dames.

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Avec une bonne préparation, les Ford Capri 2600 RS groupe 2 étaient capables de performances stupéfiantes. En Championnat d’Europe des voitures de tourisme, elles livrèrent des duels homériques aux BMW 30 CSI. Des pilotes de très haut niveau furent recrutés par les deux constructeurs. Ford eut recours aux talents de Jackie Stewart, François Cevert, Jochen Mass, Hans Stuck, John Fitzpatrick et Gérard Larrousse. Les meilleures Capri développaient 330 cv. Ces autos réalisèrent aux 24 Heures du Mans des temps comparables à ceux des fabuleuses Ferrari Daytona groupe 4 équipées de moteurs V12. Les versions Rallye engagées au Grand National étaient certes moins développées mais tout de même intéressantes à observer et à piloter. Une d’elles s’imposerait en groupe 2.

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La superbe De Tamaso Pantera de Jean-Marc Seguin (Écurie Franco-Britannic) suscita l’intérêt du public. Elle ne rejoindra pas l’arrivée. Pour qu'une auto joue la gagne, il faut qu'en plus de ses qualités de base, son constructeur lui offre une bonne fiche d’homologation et favorise la commercialisation de pièces destinées à la compétition. Or la Pantera fit partie de ces modèles un peu délaissés par leur constructeur et les préparateurs. Dommage. Les résultats de Bernard Degout en côte avec sa groupe 3 au tout début des années 80 donna pourtant une idée du gros potentiel de cette auto.

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Les futurs vainqueurs, Claude Pigeon (frère aîné de Dominique qui courait sur une Alfa) et Alain Gadal, des figures de la course automobile en Bretagne.

DES LIENS A SUIVRE :

 

Un lien vers des images d’Alain Colas, d’abord ;

http://yves.serazin.pagesperso-orange.fr/pages/fsindexpo.htm

J’ai  mentionné ci-dessus le parrainage d’Alain Colas au Volant ACO 1974. Je vous invite donc à découvrir quelques cartes  postales représentant le navigateur disparu à la Route du Rhum 1978. Une fois arrivé sur la page vers laquelle  renvoie ce lien, cliquez sur Alain Colas. Une des cartes  postales reproduites est d’ailleurs de moi. J’avais réalisé plusieurs clichés d’Alain Colas lors de son départ de Saint-Malo le 8 septembre 1973. Quelques jours après, j’ai vendu une de ces photos aux Éditions Combier qui en ont fait une carte postale !

 

Quelques photos et anecdotes concernant la course de côte de Saint-Germain sur Ille à cette époque :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/12/08/course-de-cote-de-saint-germain-sur-ille-quelques-photos.html

et :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/12/29/course-de-cote-de-saint-germain-sur-ille-de-nouvelles-photos.html

 

Thierry Le Bras

13:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grand national tour auto, 1973, rallye, vintage, dinard |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

16/02/2011

GRAND NATIONAL TOUR AUTO 1973 A DINARD : D’AUTRES PHOTOS

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En 1973, le départ du Grand National Tour Auto se déroula à Dinard (cf. la note précédente). L’occasion de découvrir un joli plateau. Notamment une meute de Porsche prêtes à en découdre, parmi lesquelles la Carrera RS 2,7 litres numéro 344 (jaune, aux couleurs Maisons de l’Avenir) de l’équipage Claude Pigeon – Jean-Yves Gadal qui s’imposerait au classement général.

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Récemment homologuées en groupe 3, les Porsche Carrera RS se montraient impressionnantes. Lorsque leur conducteur remettait la sauce en appui après le point de corde, il n’était pas rare que la roue avant lève, offrant de jolis angles de vue aux photographes. Raymond Touroul l’avait démontré quelques jours plus tôt à Saint- Gouëno (pour une illustration de ces propos, voir le lien qui renvoie vers des photos de courses de côtes en bas de la note précédente). Une Carrera RS aux mains d’un attaquant, c’était une promesse de plaisir non seulement pour le pilote, mais aussi pour le public. Mais en 1973, Alpine allait remporter le Championnat du monde des rallyes. Alors les pilotes de Berlinette n’étaient pas disposés à rendre les armes sans combattre. Ils étaient nombreux et ambitieux.

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En suivant les préparatifs du départ, j’ai remarqué cette année-là que de nombreux pilotes régionaux ou habitués des courses de côtes bretonnes comme Jean-Marc Jouannic ci-dessus (une photo prise à la Course de côte de Saint-Germain au printemps précédent) étaient engagés. Je n’avais pas encore 19 ans et je n’avais pas suivi les cours d’une école de pilotage de telle sorte que je n’aurais pas eu le droit de souscrire une licence de pilote même si j’avais eu les moyens financiers de courir. Mais j’avoue avoir regretté de ne pas avoir un copain un peu plus âgé et déjà pilote qui m’aurait proposé d’être son navigateur. Pas forcément dans une Porsche ou une Capri 2600 RS groupe 2. Une place dans le baquet de droite d’une BMW 2002 groupe 1, d’une Alfa Roméo 2000 GTV ou d’une Opel Ascona SR m’aurait comblé. A défaut, je me suis consolé en faisant chauffer l’appareil photo.

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La course automobile, c’est une fête. C’était d’ailleurs plus évident en 1973 qu’aujourd’hui. Nous étions encore au coeur d’une époque de croissance, juste avant le premier choc pétrolier. Les écolos ne représentaient rien et n’imposaient pas leur arrogante dictature prétendument bien pensante et soi-disant politiquement correcte. .L’automobile apparaissait comme un instrument de plaisir et de liberté. Les vrombissements sauvages des moteurs rageurs n’arrachaient pas les grimaces réprobatrices d’autophobes aux visages déformés par la haine, ces cafards qui n’hésitent pas aujourd’hui à rayer les carrosseries des voitures de sport et des 4x4 dans les parkings ou à insulter leurs propriétaires. Au contraire, les rugissements d’une belle de course en échappement libre sonnaient comme une mélodie Rock’n roll en vrooaaarrrr majeur. Du plaisir, de la joie, un tourbillon en harmonie avec l’appétit de vivre inspiré par les Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, et autre Michel Sardou qui se battaient pour la pole position des ventes de bons vieux vinyles 45 tours. Une société plus libre, moins aseptisée, plus joyeuse, dont l’aggravation liberticide des limitations de vitesse sonnerait hélas le glas. Les machines en circulation avaient été conçues pour la performance pure. Les Alfa Roméo 2000 GTV Bertone (ci-dessus celle de Dominique Pigeon) symbolisaient à merveille cette époque heureuse et enthousiaste.
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La fièvre des préparatifs, toux ceux qui ont pratiqué un sport de compétition la connaissent. Un sentiment fort, l’envie d’en découdre, la conscience de participer à quelque chose de rare puisqu’il faudra attendre au moins un an avant de le retrouver. Que le pilote engage une De Tamaso Pantera (Jean-Marc Seguin) ou plus modestement une Fiat 128, il se rappellera toute sa vie de cette atmosphère unique qui précède le départ d’une course importante.
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Avec BMW et Alfa Roméo, Opel enrichissait le bataillon des voiture de tourisme de série (groupe 1). Les nouvelles Commodore montraient le bout de leurs capots. Et les Ascona SR, incassables, au comportement incroyablement sain, comptaient sur leur fiabilité pour compenser un manque de puissance face à leurs rivales.
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Qui se souvient de la Coccinelle en course ? Dans la vraie vie, certaines se sont prises pour Choupette, la petite VW de course héroïne cinéma. Leur robustesse les a servies dans certains rallyes. Et de toute façon, c’est toujours sympa de découvrir des voitures originales dans les parcs fermés. En 1973, Robert Bastidon osa donc « La Coccinelle au Grand National ». N’oublions pas que la vénérable Coccinelle est une voiture de haute lignée conçue par Monsieur Porsche himself.

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Dans quelques jours, je terminerai cette série de notes consacrées au Grand National Tour Auto 1973 par une série de photos prises sur le podium de départ. BMW 30 CSI, 2002 TI, Alfa 2000 GTV, Capri 2600 RS, Comodore GSE Porsche et autres bolides au programme.

UN LIEN VERS D’AUTRES PHOTOS  DE 1973 :

D’autres souvenirs et d’autres photos de ce départ que j’avais mis en ligne dès 2009 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/05/25/ambiance-grand-national-tour-auto-1973.html

 

Thierry Le Bras

11:22 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : grand national tour auto, 1973, rallye, vintage, dinard |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |