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  • La BMW 635 de Jean Baptiste Point à Lohéac

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    L’impressionnante BMW 635 groupe A aura été accommodée à toutes les sauces. Circuit bien sûr, mais aussi rallye (beaucoup se souviendront de Jean-Claude Andruet à La Baule en 1985 et de Francis Dosières au Rallye Jeanne d’Arc 1986), et même en Rallycross !

     Avec son volume de limousine, la 635 ne semblait vraiment pas faite pour d’autres disciplines que le circuit. Plusieurs pilotes décidèrent pourtant de la soustraire à son milieu naturel. En 1984, Giovanni Rossi, Francis Dosières et quelques autres montrèrent son potentiel en côte.

     En 1985 et 1986, Jean-Baptiste Point dispute le Championnat de France au volant de cette fabuleuse voiture. Ancien pilote de course de côte, il avait découvert le Rallycross en 1983 avec une R5 Turbo. Il songeait à une Golf GTI 1800 pour la saison 1985 lorsqu’il apprit que Dominique Fornage vendait ses BMW 635 CSI qui avaient participé au championnat d'Europe des voitures de tourisme 1984. Il en acheta une pour 130.000 F (moins de 20.000 €). La voiture était puissante, mais lourde  (1310 kg pour une limite de 1180).

     Jean-Baptise Point remportera plusieurs victoires de division. Si les 300 chevaux de la  635 font merveille sur le goudron, son manque d’agilité se paye cher sur la terre, et ce malgré les pneus TRX très hauts qui améliorent la motricité au démarrage. « Mon gros problème est en fait la... présence de Jean-Jacques Bénézet et de sa redoutable R11 Turbo, reconnaît le pilote. Il ne lui a fallu que deux courses pour être compétitif.. »  Quand il pleut, les choses empirent. La  BMW  n’avance plus. Elle tire droit en entrée de virage et part en travers dès que Jean-Baptiste touche l’accélérateur. Un vrai cauchemar pour le pilote. A Lohéac en 1985 (photo ci-dessus), ce fut d’ailleurs Bénézet qui l’emporta en D1 + de 1600. Il n’empêche que cette superbe MMW 635 fait partie des voitures de tourisme les plus belles et les plus spectaculaires que le Rallycross ait connu !

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

    Caty Caly, la Panthère rose du Rallycross :  http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/09/06/caty-caly-la-panthère-rose.html

     Une pige à Trappes (24 Heures de Paris 1988)http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/19/une-pige-a-trappes.html

     Souvenirs de pilotes en 1964 (Des pilotes déchaînés, une belle fille, une empoignade dans le premier tour, des bolides, le souvenir de pilotes qui firent vibrer les foules humour et illustrations au programme…) http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-premiere-sortie-de-piste-pour-ronan-86011129.html

     Quelques BMW à la course de côte du Mont-Dore –Chambon-sur-Lac http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/08/07/quelques-bmw-a-la-course-de-cote-du-mont-dore-–-chambon-sur.html

     Thierry Le Bras

  • Jean-Pierre Beltoise et sa 505 échappée des circuits

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    Le sport automobile français a généré des Messieurs, des hommes qui, au-delà de leurs palmarès de pilotes, ont représenté quelque chose de particulier dans notre sport préféré. Jean-Pierre Beltoise, magnifique vainqueur, ne l’oublions pas, du Grand-Prix de Monaco 1972 disputé sous la pluie, fait partie de ces pilotes qui défendirent le sport automobile français à des périodes difficiles. Au-delà de la stricte compétition, Jean-Pierre s’est aussi assigné une autre mission, encore plus noble, faire progresser la sécurité routière. Son slogan « conduire juste » résume sa philosophie de la route, celle que nous devons suivre dans l’intérêt général.

     

    Un jour, mon ami Gilles Guillon, alors rédacteur en chef du magazine de SPG Rallye pour lequel je tenais la rubrique Rallycross, m’a confié un article sur les voitures qui avaient marqué l’histoire de cette discipline. C’était début 2005. La sélection fut difficile, car beaucoup de voitures, de pilotes et de préparateurs méritaient d’y figurer. Mais lorsque l’idée de ce thème est née, Jean-Pierre Beltoise et sa Peugeot 505 nous sont apparus d’emblée incontournables.

     

    Alors, j’ai appelé Jean-Pierre Beltoise. Objectivement, il ne se souvient plus très bien de ses saisons de Rallycross aujourd’hui. Il a cependant accepté de me répondre avec la simplicité et l’amour de la course qui le caractérisent. Car bien qu’ayant fait partie des meilleurs pilotes du monde, Jean-Pierre Beltoise n’a jamais joué les stars inaccessibles. Il est resté un homme facilement joignable et accessible. Voici quelques extraits de l’interview que j’ai recoupés avec les confidences qu’il avait accordées à Jean-Claude Virfeu de Ouest-France en 1980.

     

    « J’avais terminé ma  carrière, raconte Jean-Pierre Beltoise, mais j’aimais bien le Rallycross, c’était sympa. J’étais fidèle à Peugeot. Je courais pour eux en circuit (NDLR : en Supertourisme) et c’est comme ça qu’est née l’idée d’engager une 505. »

     

    L’ancien pilote Matra et BRM en F1 conserve quand même le souvenir d’une voiture agréable mais pas très efficace. « Moteur avant et roues arrière motrices, ce n’étais pas le cocktail idéal sur la terre. »

     

    Pourtant Jean-Pierre fonda de gros espoirs sur cette 505. « Nous progressons, confiait-il à l’ami Jean-Claude Virfeu de Ouest France en septembre1980. Dans les deux dernières épreuves, j’ai réalisé les meilleurs chronos sur un tour. Ce qui nous manque encore, c’est un peu de punch pour les départs. Sur de mauvais revêtements, je démarre souvent moins bien que les autres. Mais j’espère très bientôt gagner un scratch avec cette voiture. »

     

    Le pari était audacieux. La grosse berline française ne domina jamais les Porsche et autres Alpine A 310 qui régnaient alors sur la discipline. Qu’importe ? Elle ravit les spectateurs tout heureux de voir un ancien pilote de Formule 1 conduire avec brio une voiture qui ressemblait aux leurs.

     

    FICHE TECHNIQUE

    MARQUE : Peugeot

    Modèle : 505

    Moteur : 4 cylindres 2 litres atmo

    Puissance 220 chevaux

    2 roues motrices (propulsion)

    Préparateurs : Polytechnic et Danielson

    Année : 1980

     

    Pour surfez sur d’autres notes traitant de Rallycross et découvrir des photos de glisse :

    911 RAYMOND TOUROUL.jpg

    * la Porsche de Raymond Touroul :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/02/02/quand-raymond-touroul-faisait-gagner-une-porsche-sur-la-terr.html

     

    * des Rallye 2 en Rallycross :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/11/06/quand-les-simca-1000-prolongeaient-leur-existence-en-rallycr.html#comments

    CATY CALY 1987.JPG

    * Caty Caly, la Panthère rose :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/09/06/caty-caly-la-panthère-rose.html

     

    * un roman dans le monde du Rallycross :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html

     

    * Stéphane Dréan, le Luky Luke  des départs :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/index.html

     

    mini-Roll1_B011234-R1-01-1.JPG

    * Lohéac 1978 (3 notes)

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/03/rallycross-de-loheac-flash-back-sur-l-edition-1978-1.html

     

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/11/rally-cross-de-loheac-flash-back-sur-l-edition-1978-2.html

     

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/09/19/rally-cross-de-loheac-flash-back-sur-l-edition-1978-3.html

     

    * Julien Mouthon, le plus jeune pilote de l’histoire du Rallycross :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/12/28/course-en-fête-2.html

     

    * un souvenir  personnel à Trappes :

    http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/19/une-pige-a-trappes.html

     

    Texte et photo :

    Thierry Le Bras

  • Quand Raymond Touroul faisait gagner une Porsche sur la terre

     

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    Lohéac 1979, Raymond l’emporte après quatre tonneaux aux essais

     

    Raymond nous a malheureusement quittés. Mais tous les passionnés de course auto qui sont nés suffisamment  tôt pour avoir suivi des épreuves dès les années 70 et 80 se rappellent de ce pilote au style généreux.

     

    Pour ma part, la première fois que je l’ai vu piloter, c’était à la course de côte de Saint-Germain sur Ille en 1970. J’étais encore adolescent et je préparais mon BEPC. J’avais réussi à décider mes parents à m’amener à cette épreuve. Et là, j’ai été époustouflé par l’attaque du pilote parisien. Ce jour-là, le « Grand Raymond » a réalisé un faux départ et un tête à queue aux essais. Mais il a aussi remporté son groupe l’après-midi.

     

    J’ai vu souvent Raymond Touroul piloter ensuite. En course de côte, au Mans, en rallye, en Rallycross, en Supertourisme … Je l’ai rencontré et j’ai pu discuter avec lui par l’intermédiaire d’un ami commun. Un jour, Gilles Guillon, alors rédacteur en chef d’un magazine de sport automobile m’a confié un article sur les voitures qui avaient marqué l’histoire du Rallycross. C’était début 2005. Comment ne pas évoquer Raymond Touroul et sa Porsche 911. Raymond était en convalescence après une opération qui ne suffirait pas à le sauver de la maladie. Il a cependant accepté de me répondre avec la simplicité et l’amour de la course qui le caractérisaient. Voici

     

    « Un jour, Michel Hommel et Daniel Gérard sont venus me voir au garage, m’a-t-il expliqué. Ils ont vu ma 911 accidentée au fond de l’atelier et m’ont dit, c’est ça qu’il te faut pour la nouvelle discipline qu’on monte ».

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    Bien avant le Rallycross, le Grand Raymond en Couse de côte en 1970

    Le pilote parisien se laisse convaincre et reconditionne la 911 avec laquelle il avait couru en circuit et en rallye pour le Rallycross, une discipline dans laquelle il s’alignera pendant cinq saisons. « c’était une voiture spectaculaire et amusante. Elle ne motriçait pas sur la terre. Alors, il fallait se dépêcher sur le goudron et essayer de ne pas faire de faute après ». Une recette que le pilote ne met pas longtemps à apprendre.

     

    « Je préparais tout de A à Z commente-t-il. A cette époque-là, la course ne coûtait les milliards de milliards que représentent les WRC aujourd’hui. » la Porsche 911 RS permettra à Raymond de remporter de nombreuses victoires ainsi que le titre de Champion de France 1981.

     

    « Un de ses meilleurs souvenirs reste la course de Lohéac en 1979. « Le samedi soir, je fais quatre tonneaux en essais. La voiture était très abîmée. On a travaillé toute la nuit chez le carrossier du village pour réparer. Le dimanche, je remporte la finale et la Superfinale. »

     

    FICHE TECHNIQUE :

    MARQUE : Porsche

    Modèle : 911 RS 1974

    Moteur : 6 cylindres 3 litres atmo

    Puissance 320 chevaux

    2 roues motrices (propulsion)

    Préparateur : Raymond Touroul

    Années : 1978 à 1982

     

    Thierry Le Bras