Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/08/2010

LE TOURBILLON ESTIVAL ET MÉCANIQUE DES SIXTIES

RIVA 5.jpg

Le Vintage explose les records de popularité. Les sixties sont à la mode. L’anniversaire de SLC Salut les Copains a fait recette. Arte consacre des soirées spéciales aux années 60. Les radios les font revivre. Des éditeurs se lancent dans le polar rétro. Les stars de l’époque réenregistrent leurs tubes…

RIVA 2.jpg

Normal, les sixties riment avec insouciance, joyeux tourbillon, espoir, annonce de lendemains qui chantent, croissance… Les enfants et les adolescents croyaient fermement que leur vie serait meilleure que celle de leurs parents. Il ne pouvait pas en être autrement. C’eût été inconcevable. Les 30 glorieuses s’associaient à l’optimisme, à la vitesse, à l’esprit de conquête.

RIVA 3.gif

Au plan des voitures et autres machines généreuses en sensations, les années  60 nous ont gâtés. Commençons par le magnifique canot à moteur créé par l’Italien Carlo Riva au début des années 50. Dix ans plus tard, il devient un symbole des années Saint-Trop. Acajou verni, chromes rutilants, cuir de haute qualité, moteur vrombissant faisaient du plus beau des canots mécaniques un bouffeur d’écume. Lors d’une interview avant son secondVendée Globe en 2000, Catherine Chabaud m’a déclaré qu’elle adorait son bateau, qu’il était beau, que c’était le plus beau bateau de la flotte et qu’un beau bateau c’est forcément un bon bateau. Le Riva correspondait à la pensée de Catherine Chabaud sur le lien entre la beauté de la machine et son efficacité. C’était un beau bateau, donc un bon bateau. Le plus beau, donc le meilleur.

RIVA 4.jpg

Le Riva était un bateau de stars, un synonyme de splendeur, de vitesse, de goût exquis, de luxe. Parmi les propriétaires de Riva figuraient Brigitte  Bardot, Sophia Loren, Aristote Onassis, Richard Burton, le prince Rainier, tous habitués des couvertures des magazines que le public n’appelait pas encore people. Ces journaux n’en envahissaient pas moins les salles d’attente des médecins, dentistes et autres membres de professions libérales. Sans oublier la boutique de Ginette Coiffure (1). Comme ça, ceux qui ne les achetaient pas pouvaient quand même selon leur sexe, leur âge et leur mentalité, mater les belles filles légèrement vêtues, se tenir au courant des derniers potins du show-bizz, raconter des salades sur les vedettes dont ils jalousaient la réussite, le talent ou le physique. Mais faisons fi des bassesses et des mesquineries. De nos jours, les langues de vipères qualifieraient sans doute le Riva de bling-bling. Mais les gens des sixties étaient un peu moins jaloux et petits que nos contemporains. Ils ne tournaient pas systématiquement tout en dérision. De toute façon, le Riva était bien au-dessus des racontars. C’était un seigneur de la côte.

FLORIDE ET BB.jpg

En descendant d’un Riva, quantité de jolies filles montaient dans une Floride Renault, comme Brigitte Bardot. Encore BB, penseront certains ! Certes, mais à l’époque, Brigitte était la plus belle femme du monde, une star que nous enviaient les Américains. D’ailleurs, certains affirmaient que BB était si belle, qu’à côté d’elle Marylin, c.à.d. mademoiselle Monroe, avait l’air d’un homme. Il faut bien avouer qu’une éducation de qualité dans une bonne famille transcendait la grâce de notre BB, tandis que la blondasse d’Hollywood conservait de sa jeunesse un fond de vulgarité. La Floride n’était pas une voiture ultra performante capable de rivaliser avec les bombes dont les Allemands, les Italiens et les Anglais entretenaient le secret, mais ses lignes élégantes mettaient parfaitement en valeur la beauté des femmes qui la conduisaient. Un peu comme si en la dessinant, Piero Frua s’était pris pour Coco Chanel ou Yves Saint-Laurent. Et la Floride tenait tout de même son rang dans la circulation. Logique pour une machine dont le premier nom de code fut Dauphine GT et qui naquit avec le moteur « Ventoux » monté sur la Dauphine Gordini !

SIMCA 1000 COUPE.jpg

Un tout petit peu plus tard, mais toujours durant les sixties, le Coupé Simca 1000 s’inspirerait de la même philosophie. Une carrosserie magnifique, dessinée par     Bertone, des armes de séduction redoutables et des performances honnêtes. Une seconde voiture idéale pour famille à l’aise soucieuse de son image, ou une voiture de femme encore libre et bien dans sa peau, au cœur de la Nouvelle Vague. Des voitures et des femmes sur lesquelles se retournaient les adolescents dont les hormones se réveillaient… et les hommes de tous âges.

MERCEDES 280 SL.jpg

Plus puissante, plus vive, belle et racée, la Mercedes 230 SL a tout de suite conquis le public. Son prix limita par contre la plupart de ses amoureux au statut d’admirateurs frustrés dans l’incapacité de consommer l’objet de leur désir. Ce cabriolet, souvent surnommé Mercedes Pagode, poussait fort. Dès 1963, la version 230 SL flirte avec les 200 km/h et offre à son  conducteur des montées en régime fabuleuses, au point de parcourir le 0 à 100 en 11 secondes. La belle se montrera de plus en plus séduisante avec l’âge. Bien sûr, il faudra des opérations chirurgicales pour lui greffer quelques chevaux supplémentaires et la transformer en 280 SL. Mais nul besoin de chirurgie esthétique. La Mercedes Pagode supporta bien le poids des ans sans passer plus de temps au garage. Les dernières versions produites offraient des performances comparables à celles des BMW 635 CSI.

FACEL VEGA.jpg

Le look de la Facel Vega rappelle un peu celui de la Mercedes Pagode. Les premières Facelia reçurent un moteur 1600 cm3 un peu trop fragile. Plus tard, la voiture fut équipée d’un moteur Volvo beaucoup plus fiable. Hélas, Facel Vega n’a pas réussi à assurer sa pérennité. Dommage, car ses modèles étaient d’authentiques bijoux. Beaucoup furent sauvés  de la casse pas des collectionneurs et des musées, ce qui est une chance pour le patrimoine automobile.

FIAT 1500 CABRIO.jpg
FIAT 1500 CABRIO 2.jpg

Pour moi, le coeur des sixties se décline aussi avec le cabriolet Fiat 1500. J’ai éprouvé un véritable coup de cœur pour cette voiture dont des versions  compétitions apparaissaient dans le cahier compétition du magazine L’Automobile, une de mes bibles à cette époque. Le cabrio  Fiat 1500 était plus puissant que les Floride et coupés Simca 1000, plus abordable que les Mercedes ou Facel Vega. Plusieurs exemplaires de ce modèle circulaient dans la région lorientaise où je vivais lorsque j’étais à l’école primaire.

LMC8.JPG
LMC12.JPG
LMC2.JPG

Je vais surprendre certains lecteurs, mais je n’ai jamais été fasciné par le mythe Ferrari. Même quand j’étais gamin au milieu des sixties, les Ferrari ne me causaient aucune émotion particulière. Je leur préférais les Cobra, les GT 40, les Porsche, les Jaguar Type E, les Aston Martin. Ai-je été conditionné par la passion de mon père avec qui j’ai écoute dès mon plus jeune âge les reportages radiophoniques de Tomy Franklin ? Mon père était un grand supporter du Colonel Simone et de ses Maserati. Ai-je été influencé par Jim Clark, le héros de mon enfance, associé à Lotus et à quelques épreuves sur Aston Martin et sur Jaguar ? Peut-être.

RICARDO ET PEDRO 2.jpg

Pedro et Ricardo Rodriguez portèrent haut les couleurs de Ferrari … et  d’autres marques

 

Bien sûr, je me suis senti supporter des voitures rouges quand Didier Pironi courait pour la Scuderia et quand Kimi Räikkönen rejoignit l’équipe italienne. Je suis heureux que Mike Hawthorn, Ricardo Rodriguez, John Surtees, Niki Lauda et d’autres pilotes aussi talentueux qu’honorables aient enrichi leurs palmarès avec Ferrari. J’estime beaucoup Jean Todt et j’admire ce qu’il a fait de la Scuderia. Je respecte naturellement Michael Schumacher dont le talent, le travail et l’implication sont incontestables. Mais la façon dont la Scuderia a souvent traité ses pilotes – hors la période Jean Todt – m’insupporte. Je pense p. ex. à la manière indigne et injuste dont elle poussa John Surtees dehors au Mans 1966. Une pantalonnade scandaleuse, déjà. Autant dire que l’éviction du talentueux et loyal Kimi Räikkönen fin 2009  au profit d'un pilote bénéficiaire de plusieurs scandales  ne me réconcilia guère avec la Scuderia. Surtout quand le multirécidiviste des "affaires" classées avec tant de bienveillance obtint par un coup de Jarnac détestable  l’apparence d’une victoire aux dépens d’un pilote méritant qui avait beaucoup œuvré pour la Scuderia (je parle de Massa et du GP d’Hockenheim 2010).

mini-BEART LA VERITE.jpg

Loin de moi l’idée de prétendre que tout était tellement mieux dans les années 60 qu’il n’y avait pas de malhonnêtes gens. Je me souviens par exemple d’un scandale autour des courses hippiques. Un parieur devint le roi du tiercé en le touchant dans l’ordre 5 ou 6 fois de suite. Cela attira l’attention. Le pot au rose fut vite découvert. Le roi du tiercé n’était qu’un minable magouilleur profitant d’une combine grâce à l’aide d’un complice qui tenait un bar PMU. Le patron de l’établissement imprimait les numéros gagnants sur les tickets de son pote… après la course. Ce serait impossible aujourd’hui bien sûr, mais à l’époque, il existait une faille dans le système. Les deux brigands furent incarcérés et la faille corrigée.  L’étude d’événements historiques oblige cependant à reconnaître que même au cœur des sixties, les malfaiteurs et les criminels n’étaient pas toujours placés en détention. Les tueurs du Président John Kennedy restent toujours impunis.  Alors que les témoins gênants et les enquêteurs trop curieux qui furent intimidés ou supprimés. Car, comme le chanta fort justement Guy Béart, autre acteur influent des sixties, « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».

CALENDRE MUSTANG.JPG
mini-21.JPG
LMC13.JPG

Quand j’étais gamin durant les sixties, je rêvais de devenir pilote de course professionnel. En grandissant, la voix de la raison m’a orienté vers un parcours plus traditionnel, qui comporta toutefois des courses autos en tant qu’amateur. Sans doute fais-je partie des éternels adulescents qui restent un peu rêveurs. Je m’en réjouis car cela m’aide grandement dans la construction des univers de fiction des romans que j’écris. Au temps des projets fous qu’autorise l’insouciance de l’enfance, je ne songeais pas à piloter une Ferrari. Je me suis par contre imaginé dans des tas de voitures, de la Mustang à la Ford MKII, en passant par la R8 Gordini, les Lotus et Cooper Maserati F1… La Mustang fait partie des mythes des sixties. En plus, nous en voyions quelques unes sur les routes et dans les rues car elles étaient tout de même moins chères que les Aston Martin, Jaguar et Mercedes 230 SL.

REQUIN 2.jpg
REQUIN 1.jpg

Les sixties, c’était le temps de la vitesse, et pas seulement sur 4 roues ni avec un moteur. La voile ne laissait pas les amateurs de sensations fortes indifférents. La victoire d’Éric Tabarly à la Transat anglaise de 1964 contribua à nous sensibiliser à la course au large et aux voiliers sportifs. Parmi les bêtes de régates, certains se souviendront du Requin. Certes, le Requin  a été dessiné et fabriqué bien avant les sixties et de nombreux voiliers de ce type naviguent encore. Mais pour ceux de ma génération, il reste associé aux sixties, l’époque où, les yeux pleins d’admiration, nous avons vu pour la première fois des Requins quitter le port et prendre des angles de gite impressionnants dès que le vent forcissait un peu.

COQUILLES ST JACQUES A LA BRETONNE.jpg
HOMARD ARMORICAINE.jpg
COTE DE BOEUF 2.jpg
FRAISES MELBA 1.jpg

Les Riva, les cabriolets, les voiliers s’associaient à merveille à la folie tourbillonnante des sixties. La gastronomie traditionnelle et conviviale aussi. Des coquilles Saint-Jacques à la Bretonne, des homards à l’armoricaine, des succulentes côtes de bœuf saignantes, des fraises melba, voilà des bons plats bien de chez nous que ne renieraient ni Jean-Pierre Coffe ni Jean-Luc Petitrenaud ! Car la bonne cuisine ressemble quelque part à la course automobile. Elle enchante nos sens. Ce n’est pas pour rien que les gentlemen drivers sont généralement des fins gourmets.

DO YOU ST TROPEZ.jpg

Chacun conserve des souvenirs des vacances de son enfance. Pour moi, qui n’étais rien, qu’un p’tit gamin de français moyens – clin d’œil à Sheila bien sûr, sympathique icône des sixties que je n’avais pas encore citée - ils sont associés à Larmor Plage, à Etel, à Carnac. Les stars, quant à elles, passaient l’été à Saint-Tropez, et c’est la jolie petite station varoise qu’évoquent le plus souvent les médias lorsqu’ils traitent des vacances durant les années 60. Alors, c’est parti avec Geneviève Grad pour Do You Do You Do You Saint-Tropez !

 

NOTE MODIFIÉE LE 7 AOÛT 2014

 

VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, LE polar vintage, gourmand automobile et humoristique. Plus de précisions et possibilité de lire gratuitement les premières pages en cliquant ICI http://bit.ly/1zmPqE6

vintage,sixties,riva,gastronomie,saint-tropez,courses truquées,paris truqués

LE POLAR tendance sixties à lire cet été !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Une autre présentation de VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIEShttp://0z.fr/u88wT

 

Bientôt un film avec Tom Cruise à l’époque de VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES http://bit.ly/LHGHst

 

Pedro et Ricardo Rodriguez, les frères amis du sport automobile,  devraient aussi arriver sur grand écran ! http://bit.ly/1kdnVsY

 

LE PACTE DU TRICHEUR, un autre polar automobile que j’ai écrit pour vous : http://amzn.to/1jAhsoF

 

Suivez-moi sur Twitter   https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Et pourquoi pas sur Facebook ? http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

 

Thierry Le Bras

 

(1) Ginette Coiffure est aussi le titre d’une pièce de théâtre dans le milieu des coiffeurs et de la franchise

26/07/2010

VACANCES SIXTIES

MINI MOKE.jpg

La Mini Moke, symbole de la légèreté des étés des années 60

 

Nous voilà au cœur de l’été, en pleine période de vacances, en principe au bord de la mer, à la montagne ou dans un lieu de villégiature. Le moment de se détendre, de reprendre des forces, de bronzer, de profiter de la vie sans stress, de retrouver l’insouciance de l’enfance et de la décennie qui symbolise la confiance en l’avenir et la joie de vivre, le formidable tourbillon des sixties. L’occasion de m’écarter un peu de la ligne habituelle de Circuit Mortel. Pas question de compétitions, de pilotes, d’épreuves contemporaines ou passées aujourd’hui. Les voitures Vintage ne sont pas oubliées pour autant, loin s’en faut.

mini-POCHETTE BB.jpg

Ceux qui étaient enfants ou adolescents durant les sixties vont régresser jusqu’à leurs jeunes années. Les autres vont s’imaginer téléportés à l’époque de La Baule les pins avec Nathalie Baye ou dans l’univers tropézien de Brigitte Bardot lorsqu’elle chantait  Moi je joue, C’est rigolo, La Madrague, ou encore A la fin de l’été. Au temps où France Gall recueillait la sympathie des écoliers de France avec Sacré Charlemagne, où la petite Sheila, couettes au vent, se réjouissant en constatant « L’école est finie ». Ambiance SLC Salut les copains

mini-NUAGES SUR LA GUIMORAIS.JPG

Qu’elles se soient passées à Larmor Plage, à Blois, à Annecy, à Molsheim, à La Bourboule, à Barcelonnette, à  Trifouilli les 3 canards, à La Guimorais ou à Pau, les vacances signifiaient dépaysement et rupture avec les habitudes.

CD5.jpg
mini-MICHEL.jpg
mini-CHRISTIAN ET ERIC.jpg
Selon leur âge, les écoliers et les collégiens avaient lu les exploits du Club des 5, les enquêtes de Michel (le héros créé par Georges Bayard), ou la saga du Prince Éric et de son ami Christian d’Ancourt (des romans pour adolescents remarquablement écrits par Serge Dalens et encore largement diffusés durant les années 60). Ils s’étaient identifiés aux personnages de ces univers de fiction, avaient campé à leurs côtés, s’étaient joints à leurs baignades, à leurs parties de canotage, à leurs enquêtes…
TENTE CANADIENNE.gif.jpg
mini-TENTE PATROUILLE.jpg
CAMPING ANNEES 60.jpg

Avec l’été arrivait l’opportunité de camper comme les plus grands et ceux dont les périples livresques faisaient rêver, tant leurs familles leur laissaient de liberté d’action.

mini-PITT + TRIOMPH.jpg
CARAVANE 2.jpg
CARAVANE 3.jpg

Quant aux parents et aux jeunes adultes, ils préféraient la caravane si leurs moyens financiers le permettaient. Plus ou moins grande et tractée par une voiture plus ou moins sportive selon les contraintes familiales et le budget…

PNEUMATIQUE DE PLAGE.jpg
DINGHY 1.jpg
DINGHY 2.jpg
DINGHY 3.jpg

La plage c’est bien. Mais rapidement, l’appel du large se faisait sentir. Du canot pneumatique de plage pour petits enfants aux dinghies Rocca pour grands enfants, chacun trouvait chaussure, ou plutôt sandale, à son pied.

VAURIEN.jpg

Sans oublier le dériveur sportif destiné à l’origine aux  adolescents. Notons qu’avec le Vaurien en bois verni, le sport ne s’arrêterait pas à la fin de l’été. Lui maintenir son aspect rutilant exigerait de nombreuses séances de ponçage, de vernissage, de nouveaux ponçages entre les couches de vernis, autant dire de l’exercice physique avant la remise à l’eau du petit voilier.

ALFA SPIDER.jpg
MERCEDES PORSCHE CABRIO.jpg
mini-27.JPG

Pour piéger des contrebandiers ou des comploteurs comme un agent secret, pour profiter pleinement du soleil et des paysages, pour plaire aux filles, mieux valait un cabriolet rapide et sportif que l’Ami 6, l’Aronde, la 403, la R8 ou la Ford Taunus de papa. Quel Cabriolet ? Le choix ne manquait ni sur le marché de l’occasion ni sur celui du neuf. De Porsche à Mercedes en passant par Alfa Roméo, Lotus et beaucoup d’autres, les constructeurs automobiles se positionnaient sans complexes sur le créneau de la voiture de play-boy. Tout adolescent s’imagina au volant d’un de ces bolides avec une BB à son bras !!!

2 CV MIKO.jpg

En attendant de grandir, les plus jeunes se contentaient des plaisirs de leur âge, par exemple se précipiter acheter un esquimau ou un cornet de crème glacée au marchand ambulant. Les adultes ne méprisaient d’ailleurs pas non plus la fraicheur de ce met simple et de saison. Vanille, chocolat, pistache, fraise, passion, autant de parfums associés aux vacances et au sable chaud (même sans légionnaire à vos côtés, mesdames).

HUITRES.jpg
BOUILLABAISE.jpg
SPAGHETTI BOLO.jpg
FAR BRETON.jpg

Pas de nouvelle cuisine dans les souvenirs des années 60. Les traditions familiales variaient, comme l’appétit. Les apéros faisaient partie des vacances, au camping comme à l’hôtel ou à la villa de location. Certains adolescents restaient bloqués sur les pates, d’autres dégustaient voluptueusement les spécialités régionales, qu’il s’agisse des huitres de Penthièvre, de la Bouillabaisse associée à l’accent délicieusement chantant de Fernandel, ou du Far breton. Et tous ou presque gardent encore en mémoire les promesses d’un père certain de pêcher le brochet ou la dorade du dîner, mais rentrant finalement bredouille et vexé. Un classique qui contraignait la maîtresse de  maison transformée en chef de camp à improviser une omelette au jambon ou aux champignons. Soulignons que la mère de famille était généralement  prudente et  prévoyait une solution de secours au cas où son mari ne ramènerait pas un poisson si gros qu’avant de mordre à la ligne, il bouchait l’entrée du  port de Marseille, peuchère… ou  de celui  de Concarneau… ou de  celui  de Dieppe…

 

Bonnes vacances si vous en prenez, bon courage si vous n’en prenez pas, et à dans quelques jours pour des images de voitures furieusement estivales accompagnées d’un autre symbole mécanique et vintage.

 

NOTE MODIFIÉE LE 7 AOÛT 2014

Vous pouvez également me retrouver sur http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/ et http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/

VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, LE polar vintage, gourmand automobile et humoristique. Plus de précisions et possibilité de lire gratuitement les premières pages en cliquant ICI  http://bit.ly/1zmPqE6 vacances,sixties,vintage,mini moke,bb,camping,caravanes,dinghiesLE POLAR tendance sixties à lire cet été !

 

UN LIEN A SUIVRE

1964 à Larmor Plage, du camping, les copains, des objets d’époque, un tourbillon d’insouciance, des voitures Vintage, des rêves de jeunesse…

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/07/26/larmor-plage-1964.html

 

Thierry Le Bras

11:28 Publié dans Livre, Sport | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : vacances, sixties, vintage, polars, mini moke, bb, camping, caravanes, dinghies |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

24/05/2010

DES GT, DES RALLYES ET DES MYSTERES

FERRARI308.jpg

La réglementation des rallyes met  désormais en avant les modèles WRC, S 2000, Super 1600 rebaptisées Junior WRC et F 2000 qui sont, surtout pour les deux premières catégories, des quasi-prototypes gardant une apparence proche des modèles de série. Les grands constructeurs rentabilisent ainsi plus facilement leurs investissements dans la discipline.

FORD GT 40.jpg

Mais nous pourrions très bien envisager des rallyes spectaculaires disputés avec des voitures de Grand-Tourisme. Cette solution a été retenue à certaines époques. Des rallyes comme le Tour de France Auto ont même ouvert leurs inscriptions à des prototypes et à des voitures de la catégorie Sport comme la Ford GT 40 ou la Ferrari 512 S.

FERRARI MAGNUM 1.jpg

Quant aux Ferrari 308, elles ont disputé de nombreuses épreuves du championnat d’Europe et des championnats nationaux. Une 308 participa même au Rallye de Monte-Carlo.

PORSCHE 1.jpg
PORSCHE 2.jpg
PORSCHE 3.jpg
PORSCHE 4.jpg

Quant aux Porsche issues du modèle 911, elles ont brillé sur toutes les routes du monde pendant plusieurs décennies.

15.jpg
18.jpg
20.jpg 

Des championnats accueillant les GT seraient-ils plus chers que les formules actuelles ? Sans doute  pas. D’autant qu’il existe aussi des GT d’un coût raisonnable comme la Berlinette Hommel ou la Lotus Seven.

mini-18.jpg
De 1982 à 1986, les voitures du groupe B alliaient la beauté des GT avec des performances de prototypes conçus pour rouler sur les routes étroites et sinueuses des spéciales de rallyes. Elles étaient si monstrueuses qu’aux dires  de Walter Röhrl, seuls Henri Toivonen et lui arrivaient encore à les piloter en trajectoire sur le goudron. Elles étaient très dangereuses aussi. Pour preuve l’accident de Henri Toivonen et Sergio Cresto au Tour de Corse 1986.

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-henri-toivonen-prince-des-rallyes-49541064.html

 

Les plus puissantes voitures du groupe B furent écartées des rallyes à la fin de cette saison. Pour Walter Röhrl, la fédération se soucia moins de sécurité que de protéger la sacrosainte Formule 1 de la concurrence d’une discipline fort spectaculaire qui faisait vibrer le public. Le champion allemand considère qu’il existait des solutions pour rendre les magnifiques machines du groupe B plus sûres et maintenir leur présence sur les routes de rallye.

mini-14.JPG
 

Il faut reconnaître qu’une belle Groupe B dans le cadre majestueux de la route du Col de la Croix Saint-Robert qui sert de tracé à la célèbre Course de côte du Mont-Dore, cela ne manque pas d’allure !

mini-11.JPG
mini-9.JPG
 

Tout comme une vaillante Berlinette Alpine à l’attaque sur une spéciale disputée dans la belle campagne bretonne.

26 copie.jpg
 

Les spectateurs et les commentateurs qualifient souvent les bolides de bêtes de course. Ils ajoutent qu’elles rugissent avec rage. Ils entretiennent le mythe d’une sorte de mystère autour de la performance. Il faut dire que le sport automobile, rigoureux à l’extrême dans la préparation des pilotes et des machines, se montre extrêmement superstitieux et très ouvert aux légendes traditionnelles. Comme tous les univers où le danger reste plus présent, plus menaçant, que dans les sociétés sécurisées et aseptisées. Le chat noir fait partie de ses superstitions les plus courantes. A titre d’exemple, Alberto Ascari, champion du monde en 1952 et en 1953 les redoutait terriblement. Au point de rester devant la porte de sa maison pendant des heures s’il trouvait un « gros minet » de cette couleur sur le paillasson. Jamais il n’aurait osé chasser le mistigri de crainte que cet acte lui porte malheur. Quant à la voiture avec laquelle James Dean trouva la mort, elle fut l’actrice de tant de drames qu’il est permis de se demander si la main du Diable ne l’utilisa pas comme une arme funeste.

mini-Roll1_B001305-R1-19-19.JPG
 

Non contente de frayer avec l’irrationnel, la course automobile sert aussi de théâtre à d’incroyables affaires d’espionnage et de trucage. Le Stepney Gate et le Crash Gate, ça vous rappelle quelque chose ? Sans oublier la disparition d’un précieux joyau dans l’univers des stars à Monaco :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-l-affaire-du-diamant-monegasque-50387283.html

 

Ces affaires ne sont guère stupéfiantes compte tenu des intérêts financiers et technologiques qui rodent autour du monde de la course.

 

mini-Roll1_B009785-R1-14-14.JPG
 

Des GT de rêve aux  lignes félines, des sites aussi envoûtants que mystérieux comme les volcans d’Auvergne ou les landes bretonnes, des enjeux de nature à attirer des personnages moins recommandables que les pilotes qui, à quelques rares exceptions près, sont des sportifs sains et loyaux, avouez que tous les ingrédients sont réunis pour que certains scénarii de courses dérapent sur les pistes sinueuses et glissantes d’autres mystères.

FERRARI SAGAN.jpg
 

D’autant que des stars venues d’autres milieux viennent parfois se mêler au jeu. Françoise Sagan faillit ainsi piloter une Ferrari lors d’une course routière. "Ma mère conduisait vite mais bien, rapporte le fils de l’écrivaine. Un peu à la manière d'un ambulancier, sans à-coups. Elle a failli courir une épreuve de mille miles en Italie. Son ami Enzo Ferrari l'y poussait. Mais la course a été annulée cette année-là ".

 

En attendant de retrouver la course automobile dans des thrillers et des livres fantastiques, je vous invite à surfer sur les récits, images et fictions de Circuit Mortel. Les scénarii d’épreuves bretonnes pleines de suspense vous y attendent.

mini-Roll1_A009792_image003.JPG
 

Et si votre appétit de découverte  des courses en Auvergne s’est trouvé aiguisé par quelques images apéritives de cette note, une visite s’impose sur l’excellent blog du Clermontois Jean-Claude Besse qui a d’ailleurs plusieurs fois évoqué Circuit Mortel,

http://club-3ascollection63.blog.fr

 

NOTE MODIFIÉE LE 25 septembre 2014

gt,rallyes,cc du mont d’ore,rallye d’armor,walter röhrl,henri toivonen,sergio cresto,club 3 as,françoise sagan,james dean,légendes,superstitions, romans, polars, fictions

Un roman policier teinté de fantastique dans le monde du rallye automobile :  LE PACTE DU TRICHEUR  est disponible en cliquant surhttp://amzn.to/1jAhsoF

gt,rallyes,cc du mont d’ore,rallye d’armor,walter röhrl,henri toivonen,sergio cresto,club 3 as,françoise sagan,james dean,légendes,superstitions, romans, polars, fictions

Un autre roman automobile et vintage sur fond de tourbillon des sixties : http://amzn.to/1nCwZYd

 

Des émois inoubliables à La Baule en 1969  http://bit.ly/1fWbM7x

 

Suivez-moi sur Twitter

https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Et pourquoi pas sur Facebook ?

http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

 

Texte et photos :

Thierry Le Bras