27.11.2009

ROUNDS CHOCS POUR RONNIE

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A l’entrée en vigueur en F1 des nouvelles règles de qualification en trois phases, Felipe Massa employa les termes de KO tous les quarts d’heure, ce qui traduit l’atmosphère électrique d’un combat de boxe. Une ambiance que Claude Nougaro chanta admirablement dans « Quatre boules de cuir »

Quatre boules de cuir

Sur quatre pieds de guerre

Bombardent le plexus, boxe, boxe

L'angle du maxillaire

Quatre boules de cuir

Dans la cage du ring…

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« La Formule 1, c’est comme la bagarre de rue, déclare Olivier Panis. Lorsque tu y arrives, c’est que tu as pris la place de quelqu’un. Il faut te battre pour toi et essayer d’y rester. » (1)

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Avant de débuter sa seconde saison dans la discipline reine, le pourtant très policé Nico Rosberg compara le milieu de la F1 à un « parc de requins ».

En 2005, à l’arrivée du Grand Prix d’Imola, Coulthard perdit tout flegme et ignora les bases du savoir-vivre élémentaire pour s’en prendre brutalement à Felipe Massa qui l’avait doublé de manière un peu musclée à son goût. L’Écossais avait oublié l’inélégance et l’irresponsabilité dont il fit preuve en sortant son équipier Mika Häkkinen qui se battait pour le titre au premier virage d’un certain GP de Spa. Dans son altercation avec Felipe, Coulthard m’a rappelé les errances de Mike Tyson le 18 juin 1997 quand, désemparé et complètement à la dérive, il ne trouva rien d’autre à faire que mordre les oreilles d’Evander Holyfield pour tenter de dissimuler son humiliation. En agressant Felipe Massa, Coulthard interpréta avec naturel le rôle du bad boy ridicule, du compétiteur usé et impuissant qu’il avait déjà été face à la modeste Arrows du rookie Bernoldi au Grand-Prix de Monaco 2000. A sa décharge, je mentionnerai tout de même qu’il a dû beaucoup souffrir d’être laminé par ses équipiers successifs chez McLaren. Des humiliations publiques sévères et répétées qui expliquent sûrement aussi  les propos mesquins et empreints de jalousie qu’il tint sur Kimi Räikkönen en 2009. Des commentaires vengeurs qui rappellent des coups bas pour rester dans l’atmosphère des boules de cuir qui tournent dans la lumière. Des comportements qui illustrent la violence guerrière du milieu de la course automobile, des propos qui rappellent des déclarations de boxeurs imprégnés de la fureur des rings.

 

Car des notions de combats, d’épreuves de force s’associent inévitablement au sport automobile. Ambiance Over the top garantie.

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Ces rapprochements entre les sports de combat et la course automobile m’ont inspiré une fiction aux rebondissements cruels qui est en ligne sur CONFIDENTIEL PADDOCKS : http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-rounds-...

Dans ROUNDS CHOCS POUR RONNIE, le personnage principal annonce la couleur en soulignant la communauté de vocabulaire entre les deux catégories de disciplines. « Tu remportes des courses en poussant un autre pilote hors du ring, affirmait Ronnie. Tu te maintiens à niveau en tenant ceux qui veulent piquer ta place à distance, et d’ailleurs tu gagnes les championnats soit aux points, soir par KO. Sans compter les sensations dans la voiture. Une grosse auto te secoue comme un sparring-partner. Et si tu ne peux plus rien faire pour gagner, tu rends les armes, tu jettes l’éponge ».

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Ronnie sait ce dont il parle. Amateur de défis physiques durant sa jeunesse, il pratiquait volontiers la lutte. Vague camarade et surtout tête de turc d’un catcheur professionnel deus fois plus gros que lui, il apprit à ses dépens  les souffrances du gladiateur terrassé.

Les parallèles entre la coures auto et les disciplines de combat sont … frappants. Le pilote est un guerrier, comme le boxeur, le lutteur ou le catcheur. Les classes de cylindrées ressemblent aux catégories de poids. Les pratiquants se livrent à des bras de fer, se rendent coup pour coup, se lancent dans des mano a mano. Parfois, ils cherchent leur second souffle. Toujours, ils jettent toutes leurs forces dans la bataille. Enfin, un pilote émoussé qui se fait tourner autour par des rookies ressemble à un boxeur fini qui s’accroche en vain.

 

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Tous ces parallèles, vous les trouverez dans le récit largement illustré vers lequel vous pilote le lien qui suit :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-rounds-...

 

Le texte se termine par une course féroce, un duel d’anthologie dans le monde du VHC entre deux Alfa Roméo Guilia TZ pilotées par des équipes de lutteurs assoiffés de victoires sur le ring du Castellet.

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Une vingtaine de photos pour la plupart inédites de voitures et motos des années 60, 70, 80 illustrent cette note qui aussi de nombreuses infos sur l’Alfa Roméo GTZ, véritable bête de course !

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 Sans oublier un P38.  Les armes ne pourraient-elles pas être de rigueur dans le milieu de la course auto où l’on flingue à tout va depuis quelques saisons ? Sans omettre non plus un hommage à  Quatre boules de cuir, une magnifique chanson de Claude Nougaro.

 

L’histoire sur laquelle vous pilotera le lien ci-dessus constitue un véritable album illustré. Vous pouvez la lire en une ou plusieurs fois, et aussi l’imprimer, la copier autant de fois que vous le souhaitez et l’offrir à vos amis. A vos enfants également, surtout si en plus des bolides  et des motos qui foncent sur le bitume, ils aiment le catch, la lutte et la boxe.

 

Thierry Le Bras

 

(1) cf. OLIVIER PANIS, Passion F1, par Thierry Le Bras, page 93, Hêtre Éditions (2003)

Préface : Mikka Häkkinen, Champion du monde de F1 1998 et 1999

 

21.11.2009

RETOUR A L’AGACI 300 AVEC DIDIER PIRONI

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Photo : Ludovic Rougier

 

J’ai récemment mis en ligne une note racontant la participation de Didier Pironi à l’AGACI 300 au mois d’avril 1982 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/10/23/di...

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Photo : Ludovic Rougier

 

Ludovic Rougier était présent à cette épreuve. Il y a réalisé de très belles photos et je le remercie vivement de m’autoriser à les mettre en ligne. Sur l’image qui suit, vous apercevrez la fumée qui commence à s’échapper des échappements. Un incident qui contraindra Didier Pironi à s’arrêter alors qu’il menait la course.

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Photo : Ludovic Rougier

L’abandon de Didier laissa le champ libre à la Porsche 917 de Divk Attwood qui remporta finalement l’épreuve devant les Lola T 70 des frères Knihgt.

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Photo : Ludovic Rougier

Ludovic Rougier se souvient d’une anecdote survenue ce week-end d’avril 1982. « Le soir des essais du samedi au moment de reprendre sa Golf GTI, Didier Pironi s'est aperçu qu'un de ses pneus était à plat, rapporte-t-il. Il n'avait de cric. Un spectateur lui en a prêté un et lui a changé sa roue. »

 

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Photo : Ludovic Rougier

 

Les spectateurs sont souvent sympas sur les circuits. Les épreuves de VHC attirent un public d’authentiques passionnés et  nul doute que le spectateur qui a aidé de Didier ce jour-là l’aura fait de bonne grâce. Il fait dire aussi que c’était un temps où les meilleurs pilotes de F1 restaient accessibles et disponibles pour le public comme pour les journalistes. La participation d’un des tout meilleurs pilotes de Formule 1 du monde à une épreuve de VHC serait difficilement imaginable aujourd’hui.

 

Thierry Le Bras

 

14.11.2009

JEAN RAGNOTTI COURT TOUJOURS

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Après une carrière superbe et éclectique qui le vit débuter en rallye, puis briller en Formule Renault et en production sur circuit, remporter le titre de champion de France de Rallycross 1977, offrir une incroyable seconde place à la petite R5 Alpine groupe 2 au Monte-Carlo 1978, devenir champion de France des rallyes en 1980 et 1984, de Superproduction en 1989, des rallyes (2 litres) en 1991, 1992, 1993 et 1994, remporter le Rallye de Monte-Carlo 1981 et le Tour de Corse en 1982 et 1985, réaliser des courses magnifiques  dans des tas d’autres épreuves comme Le Mans, Jean Ragnotti a pris sa retraite sportive en 1996.

 

Pas une retraite complète toutefois, car Jeannot court encore parfois en VHC pour le plus grand bonheur des spectateurs. Jean Ragnotti a toujours été un pilote à la fois généreux, attaquant, simple, abordable, aussi sympa avec les spectateurs qu’avec les autres pilotes, y compris les amateurs et les débutants. Un authentique seigneur de la course automobile qui malgré un talent rare n’a jamais attrapé la grosse tête.

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Jean Ragnotti participe ce week-end à la finale de la Coupe de France des rallyes VHC qui se dispute au Rallye de la Rochelle qu’il a remporté en 2007. Il y retrouve des pilotes peu connus du grand public dont certains avancent tout de même fort ainsi que d’autres anciens pros qui animèrent de nombreuses épreuves de championnat du monde ou de championnat de France comme Jean-Claude Andruet et Alaiu Serpaggi.

 

Du spectacle en perspective, d’autant que Jean Ragnotti annonce la couleur. « Mon bonheur, c’est souvent de régaler le public par de longues glissades au mépris de quelques secondes perdues en route. Alors, le matériel dont je dispose me suffit largement ».

 

Le matériel dont dispose jean Ragnotti, c’est l’Alpine  Berlinette aux couleurs Défense Mondiale équipée d’un moteur 1796 cm3 qui développe 165 chevaux. Une auto qui se sera fait remarquer à plusieurs occasions sur les routes de La Rochelle et du Tour de France Auto avant de s’attaquer au Monte-Carlo VHC 2010.

 

Texte et photos :

Thierry Le Bras

11.11.2009

LA DS NE MANQUE PAS D’HUMOUR

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Comme toutes les grandes dames, la DS ne manque d’humour.

 

La note précédente évoque son passé sur route et en course. Docu-fiction dont le narrateur est un garçon de 14 ans, elle incite à rappeler une blague relevant des plaisanteries de potaches. Dans les cours des collèges, combien de fois n’avons-nous pas entendu la plaisanterie qui suit ?

Question : qu’est-ce que le comble du mécanicien ?

Réponse : démonter une DS pour s’en faire une ID.

 

La DS a aussi joué plus finement des rôles qui nous ont fait rire au cinéma.

 

Dans Fantomas se déchaîne par exemple, l’ennemi public numéro 1 échappe à Fandor (Jean Marais) et au commissaire Juve ((Louis de Funès) en s’envolant dans une DS qui s’élève dans les airs après s’être transformée en avion à réaction. Magnifique hommage à l’aspect futuriste de la voiture. Dans Les aventures de Rabbi Jacob (toujours avec Louis de Funès), la DS joue la voiture bateau. Dans Le Grand restaurant (encore avec Louis de Funès), la DS donne la réplique à l’acteur comique pour réaliser de jolis gags.

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Mais dans le registre humoristique, une des plus belles prouesses de la DS reste à mon sens une plaisanterie réussie avec la complicité d'une femme pilote - dont je ne cite pas le nom par discrétion - lors des reconnaissances d’un grand rallye. Les victimes en furent les représentants de la maréchaussée. A cette époque, au cœur des sixties, les cinémomètres n’existaient pas encore. Mais la vitesse était tout de même limitée en agglomération (60 km/h). Il arrivait parfois que les représentants de l’ordre effectuent des contrôles au moyen d’un dispositif assez simple. Ils plaçaient à un intervalle déterminé deux fils ressemblant aux fils aujourd’hui utilisés pour le comptage des véhicules. La voiture déclenchait le chronomètre en passant sur le premier puis sur le deuxième. Le temps passé pour parcourir la distance entre les deux fils permettait de déterminer sa vitesse. Mais lors des reconnaissances d’un rallye, une pilote Citroën pila sur le premier fil pour le faire sauter, puis récidiva sur le second qui subit le même sort sous les roues presque bloquées de la DS 21. La championne fut arrêtée par des gendarmes dépités de voir leur matériel de contrôle détruit. La rallywoman qui ne manquait ni de présence d’esprit ni d’assurance leur déclara qu’elle avait cru voir des serpents sur la route et que c’était pour cette raison qu’elle avait pilé. Que pouvaient faire les gendarmes, sinon la laisser repartir ? La DS 21 redémarra en trombe à l’attaque du parcours de la spéciale.

 

Thierry Le Bras

 

06.11.2009

LE RETOUR DE LA DS CITROËN

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Un docu-fiction dans les souvenirs épiques de Philippe Georjan (14 ans en 1966)

 

Les plus fidèles visiteurs de Circuit Mortel connaissent déjà Philippe Georjan qui est apparu à plusieurs reprises sur le blog Circuit Mortel (notamment récemment dans Le clin d’œil de Philippe Georjan à la R8 Gorde). Bientôt, je  ferai partager aux lecteurs de mes romans et nouvelles la vie de Philippe et de ses proches. Mais en attendant, voici les commentaires  qu’il m’a livrés sur le retour de le DS Citroën. Car qui mieux que lui pouvait parler de la DS, un mythe automobile dont le sigle sera repris dès 2010 sur des modèles de la marque aus chevrons ?

 

Pour profiter pleinement de la DS, imaginez-vous au cœur des années 60, recréez dans votre esprit l’insouciance de ces années merveilleuses, écoutez des tubes de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, France Gall, Serge Gainsbourg, Dalida, Michel Sardou et des autres stars qui firent les sixties.

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Vous êtes au volant d’une DS 21 d’époque. Devant vous, le petit levier d’une boite auto qui se manie presque comme la commande au volant d’une transmission de F1 futuriste. La sonnerie du portable ne vous dérangera pas. Personne n’a encore inventé ce matériel. Pas de radar à l’horizon, pas de limitations de vitesses. Rien que du plaisir. Le bonheur des années qui deviendront Vintage. Vous avez tourné le bouton du volume de l’autoradio à fond vers la droite. Vous chantez à tue-tête avec Johnny.

 

Si les mots suffisaient

Pour tout réaliser

Tout en restant assis

Avec les bras croisés

Je sais que dans une cage

Je serais enfermé

Mais c'est une autre histoire

Que de m'y faire entrer

Da-da-da-da-dam

Da-da-da-da-dam

 

Ça y est, vous êtes dans l’ambiance ?Oui ? Alors Philippe peut vous raconter la DS, ou plus exactement sa vision de la DS !

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 « Les plus jeunes ne se souviennent sans doute pas beaucoup de la DS, raconte Philippe Georjan. Mais la DS représenta une voiture à part durant les sixties et les seventies, ainsi qu’a fortiori à sa sortie en 1955. Regardez son look futuriste et comparez le aux autres grosses voitures de l’époque, les Peugeot 403, les Renault Frégate, les Simca Versailles et Chambord. Même quelques années plus tard, les lignes de la DS paraissaient plus fluides et plus modernes que celles de ses principales rivales telles que la Peugeot 404, la Renault 16, la Fiat 125, la Ford 20 M ou l’Opel Rekord. Et lorsque sa production cessa en 1975, la DS ne paraissait pas dépassée face à la Peugeot 504 ni à la Renault 30 qui débarquait dans les concessions de la marque au losange.

 

J’ai souvent roulé en DS quand j’étais gamin et adolescent car le père de mon cousin Laurent – c'est-à-dire mon oncle - était un ciroëniste convaincu. Il posséda successivement toute la gamme des DS. Je me souviens particulièrement de ses DS 21 et DS 23 qui étaient très belles et permettaient de rouler plus vite que la moyenne sur les routes.

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 Unanimement reconnue comme une grande routière, la DS connut aussi une jolie carrière en compétition. Sur le goudron, elle ne faisait pas le poids face à des berlines sportives telles que la Cortina Lotus, la BMW 1600 TI, la R8 Gordini, la NSU TT ou la Cooper S. Par contre, elle tirait remarquablement son épingle du jeu sur la terre et sur la neige. En 1965 et 1966, Laurent et moi débattions souvent avec acharnement des mérites respectifs des Cooper S et des DS 21. Je me souviens particulièrement du Monte-Carlo 1966. J’espérais une victoire Cooper. Laurent pariait sur un triomphe des DS. Nous suivîmes la course avec passion, écoutant les reportages de Radio Monte Carlo, même la nuit en cachette de nos parents dans la demeure familiale. Tous les matins, nous lisions la rubrique Sports de Ouest-France avant de partir au collège. Au début, tout se passa au mieux dans le sens de mes convictions et je ne manquais pas de charrier Laurent. Les Cooper S dominaient la course. Timo Mäkinen – déjà vainqueur en 1965 - devançant Aaltonen et Hopkirk. J’exultais. Je voulais faire de la compétition plus tard. Je m’imaginais débutant sur une Cooper S sans réaliser encore que l’évolution de la production et des homologations me conduirait fatalement à choisir un autre modèle. Il était déjà convenu que mon cousin me naviguerait en rallye. Mais si Laurent se voyait très bien dans le rôle de navigateur sur Cooper S,  il voulait voir les DS gagner tant que nous ne courions pas.

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« Laurent ne tarda pas à obtenir sa revanche. Les trois Cooper S furent déclassées pour utilisation de phares non conformes à la réglementation routière française. La Ford Cortina Lotus de Roger Clark, quatrième à l’arrivée sur le port de Monaco, subit le même sort. De telle sorte qu’à l’issue des sanctions administratives, le gagnant était … la DS 21 de Pauli Toivonen initialement classé cinquième. Bob Neyret, quatrième, Guy Verrier, septième, et Claude Laurent, neuvième, complétaient la performance d’ensemble des DS 21. L’édition du Monte-Carlo 1966 se termina dans le tumulte et la confusion. Les pilotes britanniques refusèrent de se rendre au dîner officiel de clôture de l’épreuve. BMC et les autres concurrents anglais menacèrent de boycotter la course en 1967 de telle sorte que certains journalistes se demandèrent s’ils n’assistaient pas à la fin du Rallye de Monte-Carlo.

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 « A la maison, le débat se termina en match de catch entre Laurent et moi. C’était l’époque où le truculent Roger Couderc animait les fins de soirées du samedi soir en commentant les matchs du Petit  Prince, de l’Ange blanc, du Bourreau de Béthune, de Duranton (assisté de son valet) et des autres stars du sport spectacle très manichéen qu’était le catch français à l’époque. Mon cousin et moi étions à peu près de même force et possédions le même niveau de judo. Ce soir-là, le combat s’arrêta avant son terme lorsque nos mères commencèrent à s’énerver parce que nous ne descendions pas dîner. Je ne m’en plaignis pas. Laurent avait réussi une prise dont je ne n’arrivais pas à me sortir et je n’étais pas loin de m’avouer vaincu. En outre, nous étions déjà des gourmets éduqués dans la bonne et saine tradition de la gastronomie. C’eût été une faute de goût, un crime de lèse - savoir-vivre que de faire attendre plus longtemps le velouté de moules, le bœuf aux carottes et la salade d’ananas frais au kirch préparés par Titine, l’employée de maison de la famille. Notre brave Titine conduisait à peu près aussi mal que la sœur de Fernand Raynaud dans ses sketchs. Sa Daf automatique pardonnait heureusement toutes les erreurs et ne lui permettait pas de jouer les Pat Moss au volant. Mais si l’art de la conduite lui restait étranger, Titine cuisinait comme un chef distingué par le prestigieux Guide Michelin. Une DS, eeuuuuhhhhh… pardon, une déesse des fourneaux. Quelques années plus tard, avant de partir disputer notre premier rallye avec une R 12 Gordini, Laurent et moi répondrions à ses conseils de prudence – conseils que nous n’avions pas l’intention de suivre, naturellement – en la félicitant pour les arômes magiques de ses chefs d’œuvres culinaires qui dopaient nos sens et notre forme sans faire craindre les foudres d’un contrôle anti-dopage.

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« Le lecteur l’aura compris, ce ne serait ni en Cooper S ni en DS 21 que nous ferions nos armes en rallye. Mais en 1966, nous nous passionnions à l’extrême pour les mérites comparés de ces remarquables voitures. Contrairement à la soupe, la vengeance est un plat qui se mange froid. J’aurais la mienne au Monte-Carlo suivant, en 1967, lorsqu’Aaltonen s’imposerait sans qu’un déclassement au profit des DS vienne cette fois le priver de la victoire.

 

La DS 21 a également brillé au Marathon Londres Sydney de 1968.

(cf. l’évocation de cette course sur Circuit Mortel : http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/01/18/la...

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Si les DS 19, 21 et 23 participèrent  à des compétitions, elles furent aussi les voitures de tourisme favorites  de nombreux pilotes. Deux raisons principales à cela. D’une part, elles offraient un confort remarquable, tout au moins aux places avant. Derrière, les passagers avaient parfois mal au cœur car la tendance naturelle de la voiture à monter et à descendre comme sur des vagues océaniques un jour de tempête donnait le mal de mer. D’autre part, c’était la meilleure voiture tractrice du marché grâce à sa fameuse suspension hydro. Quantité de monoplaces, prototypes, GT ou voitures dites de tourisme de série voyagèrent sur plateau de circuits en rallyes et en courses de côtes derrière une DS !

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« Je me rappelle à ce sujet une anecdote rapportée pat les frères Tourquen en 1973. L’un, Jean-Jacques, pilotait une Alpine groupe 4 en rallye et en course de côte. L’autre, Serge, le naviguait en rallye et l’accompagnait sur toutes les courses de côtes. Ils tractaient l’Alpine avec une DS 23 injection électronique de couleur bordeaux métallisé. Un dimanche soir, en rentrant d’une course de côte, ils se sont fait radariser à 135 à l’entrée d’une agglomération. C’était la tombée de la nuit. Le flic planqué dans son Estafette Magasins bleus dans une entrée de maison a juste vu une DS couleur sombre. A la récupération, les frères Tourquen ont joué les victimes indignées d’une erreur judiciaire. « Quoi ? A 135 pour 60, mais vous n’y pensez pas. Avec le plateau derrière, on ne peut pas dépasser le 80, mon bon monsieur… Mais maintenant que vous le dites, on s’est fait doubler par une autre DS, sans plateau celle-là, qui a pilé devant nous pour tourner dans une petite rue. C’est celui-là que vous avez dû prendre. Il envoyait le gars, et à la façon dont il s’est barré dans la ruelle, il ne devait se sentir tranquille. C’est peut-être une voiture volée ». Naturellement, il n’y avait pas d’autre DS. La berline Citroën était bien capable de rouler à 135 et même plus avec une Alpine sur plateau en remorque. Les frères Tourquen s’en sont tirés au bénéfice du doute et parce que les gendarmes ne croyaient pas possible qu’une DS avec plateau ait pu rouler à cette vitesse-là.

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« La nouvelle génération de DS qui va sortir en 2010 ne vivra pas les mêmes aventures, c’est certain. Mais elle correspond à un sympathique  retour de la mode des années 50, 60 et 70. Le monde du spectacle exploite cette tendance  liée à la nostalgie d’années de tourbillons et d’insouciance. Le 50ème anniversaire de Salut les Copains est dignement célébré. Jean-Marie Périer, Jean-Jacques Debout et d’autres témoins de cette belle époque sont régulièrement invités sur les plateaux de télévision pour raconter leurs souvenirs. Les tournées Âge tendre et têtes de bois apporte une superbe illustration du retour en force de l’esprit Vintage, tout comme l’arrivée massive chez les diffuseurs de presse des DVD des séries télévisées des sixties. Même Zorro s’accapare un créneau de prime time le dimanche soir sur une grande chaîne de télévision. VW avec un modèle inspiré de la Coccinelle, BMW avec la nouvelle Mini Cooper, Fiat avec la nouvelle 500 qui fait chavirer les cœurs ont su surfer sur cette vague. Citroën a certainement raison de rappeler une belle page de son histoire en réveillant le sigle DS. Une franche déception toutefois. Les futures DS ne seront que des versions haut de gamme des modèles Citroën. Nous aurions tant aimé une vraie DS à la fois Vintage et moderne ! Sébastien Loeb a beaucoup apporté à l’image de Citroën. Il a aidé la marque aux chevrons à rajeunir sa clientèle. Souhaitons qu’une note de fantaisie et de rétro alliée aux succès sportifs de notre Seb national contribuent à tirer Citroën vers le haut, d’autant qu’en cette période de crise économique, toute bonne nouvelle pour la santé d’une entreprise est aussi synonyme d’espoirs au niveau de l’emploi.

 

Thierry Le Bras

(ou plutôt, comme les personnages de fiction vivent dans un univers parallèle où ils entraînent leur créateur et leurs lecteurs, je devrais plutôt terminer ce texte en inscrivant la mention Propos recueillis par Thierry Le Bras)

 

04.11.2009

ALFA VENDÉE, une concession Alfa Roméo pas tout à fait comme les autres

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 Le virus Alfa, c’est une bonne maladie qui touche les personnes sensibles, celles qui savent vivre et aiment le meilleur, l’art, la culture, le sport.

Ce merveilleux virus a touché Frédérique Barteau dès son plus jeune âge. Au point de l’amener à prendre en 2005 la succession de son père à la tête de la concession Alfa Roméo de Vendée. Autant dire que dans la famille Barteau, le virus Alfa se transmet de père en fille car monsieur Barteau père a consacré 40 ans de sa vie à défendre les marques italiennes Alfa Roméo, Ferrari et Maserati. « Mes études en économie et finances, mon discours très hermétique sur le monde de l'automobile, ma réticence à l'approche d'une activité commerciale, n'ont pas empêché, finalement, le virus de m'atteindre ! témoigne Frédérique Barteau Alors merci papa ! Je le répète tous les jours, l'aventure est passionnante ! »

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Le conducteur Alfa Roméo cherche une voiture qui vit et qui lui offre du plaisir. Le vrombissement magique des moteurs Alfa, le design parfait des carrosseries, la chaleur des intérieurs transforment son temps de conduite en pur bonheur au moment où tant d’autres automobilistes s’ennuient à mourir dans des objets roulants d’une banalité et d’une tristesse affligeantes. Conduire une Alfa Roméo, c’est un art de vivre.

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Quelques modèles historiques font partie du mythe Alfa Roméo. Pour ma part, j’éprouve une tendresse particulière pour le coupé Bertone 2000 GTV des seventies qui alliait si bien élégance et performances.  Les temps ont changé. Au XXIème siècle, l’automobile doit se soumettre à de nouvelles contraintes, celles d’un monde en crise, d’une société moins énergivore, plus soucieuse de la nécessité de préserver l’environnement afin de ne pas hypothéquer l’existence des générations futures. Mais Alfa Roméo sait toujours offrir des modèles adaptés aux envies des conducteurs. La marque italienne reste fidèle aux valeurs Vintage de bon goût, de plaisir et de douceur de vivre tout en proposant des voitures répondant aux nouvelles préoccupations des acheteurs. La gamme Alfa Roméo réunit les qualités historiques de la marque au trèfle et les exigences de l’automobile de demain. La Mito illustre ce mariage de l’histoire et de la responsabilité. Belle, performante, mais aussi économe et respectueuse des autres.

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Que vous soyez ou non en phase de choix de votre future voiture, n’hésitez pas à surfer sur le  site d’Alfa Vendée :

http://www.alfavendee.com

 

Vous y découvrirez une autre façon de communiquer sur Alfa Roméo, sur Alfa Vendée SA Barteau… et sur tout ce qui les relie, l’Italie, le sport, la mode, le design … et les petites sorties.

 

Thierry Le Bras

 

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