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12/05/2014

EN 1968, LA RÉVOLUTION SE PROFILAIT EN F1

nouvelles couleurs, innovations aérodynamiques…

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C’était il y a 46 ans. Aucun des pilotes qui animent le plateau aujourd’hui n’était encore né.

 

Keke Rosberg, papa de Nico et futur Champion du monde, allait sur ses 20 ans. En parodiant Nicolas Peyrac, je ne résiste pas au plaisir d’écrire :

Et il n’avait pas encore planté,

Cette graine qui allait lui donner,

Le p’tit Nico qui s’attache à gagner,

Il ignorait que viendraient leurs succès

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Des remous secouaient le monde. La F1 se modernisait et s’engageait sur de nouvelles voies.

 

Les Lotus aux couleurs d’un sponsor extra-sportif

 

Comme souvent, l’innovation vient de Colin Chapman. Il ose l’impensable. A partir de la manche espagnole, ses monoplaces ne seront plus vertes avec les petits autocollants de fournisseurs de pneus, huile, carburant, bougies ou autres équipements automobiles. Non, les Lotus arboreront le rouge, le blanc et l’or  de Gold Leaf, une nouvelle marque de cigarettes du groupe Imperial Tobacco. Le partenariat a été signé moyennant un budget de 1.17 MF (un peu plus de 178.000 €). Une somme qui paraît dérisoire aujourd’hui, mais depuis, l’inflation a bouleversé les données chiffrées, tant au plan général que dans le cas particulier du train de vie devenu fastueux de la F1.

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Cette année-là, le Grand-Prix d’Espagne se déroula à Jarama, mi-mai. C’était la deuxième course de la saison. Il manquait malheureusement des pilotes au départ. Jim Clark d’abord, vainqueur du premier Grand-Prix de l’année le 1er janvier en Afrique du Sud. Mais aussi Mike Spence, qui avait trouvé la mort en essai à Indianapolis. Graham Hill remportera finalement une course très disputée où seuls cinq pilotes – dont Jean-Pierre Beltoise -  seront classés.

 

La F1 résiste aux révolutions extérieures mais se rénove

 

En France comme dans d’autres pays d’Europe, les événements secouent la société et perturbent les activités sportives comme les autres. Contrairement au Mans, repoussé en septembre, le Grand-Prix de Monaco résista et se courut fin 26 mai. Toutes les écuries étaient là à l’exception de Ferrari. L’absence des monoplaces du Commendatore n’avait cependant rien à voir avec les pavés, les grèves, les violences  et les barricades. Officiellement, Ferrari entendait protester contre la faible efficacité  des secours sur ce circuit où son pilote Lorenzo Bandini avait trouvé la mort l’année précédente. Une préoccupation de la santé des pilotes plutôt rare chez Enzo Ferrari…

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En France comme dans d’autres pays d’Europe, les événements secouent la société. En F1, une révolution se prépare aussi. L’idée de Jim Hall qui a installé depuis 1966 des ailerons pour stabiliser ses prototypes Chaparral fait cogiter les ingénieurs.

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Bientôt, au mois de juin, aux essais du Grand-Prix de Belgique, les Ferrari apparaîtront équipées de tels appendices aérodynamiques. Chis Amon le conservera en course.

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Il semble que les premiers ailerons en compétition automobile aient été tentés par Opel à la fin des années 20. La monoplace de la marque à l’éclair utilisait aussi une propulsion par fusées très audacieuse à cette époque. A la fin des sixties, les constructeurs faisaient preuve d’une grande réactivité et les ailerons ne tarderaient pas  à se généraliser.

Vous pouvez également me retrouver sur http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/ et http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Hommage à Jim Clark, disparu en 1968 http://0z.fr/PcnDN

 

La Lotus Elan, voiture école dans un docufiction et GT vantée par Jim Clark http://bit.ly/1sucixL

 

La révolution de 1968 de Londres à Sydney  http://bit.ly/QQy1ki e

 

Les 24 Heures du Mans 1968 (en 3 parties)

1 - http://bit.ly/1dqEzSG

2 - http://bit.ly/1llQF1U

3-  http://bit.ly/ZNuggc 

 

La course automobile, paradis de polar (quelques exemples et des liens vers un feuilleton illustré gratuit) http://0z.fr/hnj97

 

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Thierry Le Bras

17/06/2013

LOÏC DUVAL PARMI LES FAVORIS…

des 24 Heures du Mans 2013

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Une voiture de pointe, des équipiers sûrs, l’alliance parfaite de la vitesse et de la maturité…

 Tous les éléments sont réunis pour faire de Loïc Duval, Tom Kristensen et Allan McNish sur l’Audi R18 e-tron quattro N° 2 un des principaux équipages candidats à la victoire. « Personnellement, j’ai vraiment envie de réaliser un gros résultat au Mans et je suis dans la bonne équipe pour cela », affirme le Chartrain sans sous-estimer pour autant la concurrence et les aléas de la compétition.

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 Car rien n’est gagné d’avance. La course sera disputée. La concurrence viendra d’abord de l’intérieur, des voitures sœurs. Benoît Tréluyer et André Lotterer - les copains de Loïc au Japon où ils ont tous les trois étoffé leurs carrières – associés à Marc Fässler. Ils sont les vainqueurs des deux dernières éditons. Sans oublier la troisième R18 menée par Luca Di Grassi, Olivier Jarnis et Marc Gene qui ne sont pas venus faire de la figuration. Ni les Toyota. Certes,  les machines japonaises semblent légèrement en retrait par rapport aux Audi au vu des résultats du début de saison et de la journée test, Elles ne semblent pas avoir progressé autant que leurs rivales germaniques pendant l’hiver. Mais en 2012, elles avaient opposé une résistance surprenante aux favorites en début de courses.

 

Au Mans, bien des surprises sont possibles

 

L’avantage théorique des Audi pourrait être annihilé par la fréquence des ravitaillements. « Nous sommes conscients que c’est l’équation entre la performance et le nombre d’arrêts ravitaillements qui sera déterminant entre nos adversaires et nous, explique Loïc. Or, les Toyota bénéficient depuis peu d’un réservoir d’une capacité plus importante. Dès lors, nous ne serons réellement fixés sur le rythme à adopter en course qu’à l’issue des premiers relais des 24 Heures. »

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 En plus des interrogations sur les stratégies et arguments réels de chacun,  24 heures, c’est long, très long. Beaucoup de choses peuvent arriver. Des épidémies de crevaisons, des problèmes mécaniques inattendus, des erreurs qui mettent hors course ou font perdre des poignées de minutes qui écartent du podium, des conditions météorologiques si piégeuses que l’aquaplanage joue à la roulette russe avec les bolides. On a connu des éditions où toutes les voitures officielles luttant pour la victoire renoncèrent. En 1965 par exemple, Jochen Rindt et Masten Gregory l’emporteront sur une Ferrari 250 LM du Nart devant deux autres machines privées après les ennuis et abandons des protos plus affutés engagés par Ford et  Ferrari. En 1979, une Porsche 935 du Team Kremer d’adjugea la victoire alors que les spécialistes attendaient plutôt une des 936 engagées par Essex Motorsport Porsche.

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 L’an dernier, Anthony Davidson avait connu un autre aléa des 24 Heures, l’accrochage avec une voiture plus lente suivi d’un envol spectaculaire et d’une blessure le tenant à l’écart des circuits pendant plusieurs mois. Nous sommes d’ailleurs ravis de le retrouver au départ de cette édition 2013, à nouveau au volant d’une Toyota (la numéro 8).

 

Les forces de Loïc

 

D’abord, Loïc est un authentique grand pilote, un garçon qui sait gérer une course, qui sait gagner. Il s’est déjà imposé dans de grandes courses d’endurance, aux 12 Heures de Sebring, aux 6 Heures de Spa, aux 6 Heures de Silverstone. Si Audi l’a engagé, c’est parce que la firme allemande symbole d’excellence partage avec les supporters de Loïc la conviction qu’il fait partie des meilleurs pilotes du monde. « Avec son talent et son charisme, on tenait le Jenson Button français »,  affirme Morgan Carron, Directeur Technique National de la Fédération Française du Sport Automobile. Le plus grand regret du DTN de la FFSA, c’est de ne pas avoir trouvé les moyens financiers d’amener Loïc en F1. Mais si le monde de paillettes parfois arrangé de la F1 n’a pas su trouver le pilote chartrain et a fabriqué d’autres vedettes, les vrais dénicheurs de talents de la firme aux anneaux, ceux pour qui priment le talent et l'efficacité, font confiance à Loïc pour continuer à enrichir leur palmarès.

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 A la journée test du 9 juin, Loïc Duval a signé le meilleur chrono. En toute fin de séance. Il a tourné à plus de 242 km/h de moyenne, laissant la première Toyota à près de 5 secondes. Humble, Loïc relativise la performance. « Par chance, j’ai bénéficié d’un tour clair pour exploiter au mieux notre Audi R18 e-tron quattro en configuration de qualification. Nous avons ainsi pu juger du travail et des évolutions apportées depuis l’an dernier. Toutefois, il faut considérer cette performance comme relative car la concurrence n’a sans doute pas cherché à claquer un chrono. » Le temps est tout de même là, excellent, encourageant  à l’approche du sprint de 24 heures qui sert désormais de rythme à l’épreuve mancelle.

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 « A Tom, Allan et moi de nous montrer les meilleurs, de gérer parfaitement l’ensemble des paramètres et aléas inhérents à une telle course, conclut Loïc. Et de bénéficier aussi d’un petit coup de chance. Rendez-vous dimanche à 15 heures. » En tête sous le drapeau à damier, ce serait génial !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Le site officiel de Loïc Duval

http://www.loicduval.com/

De précédentes victoires de Loïc en endurance :

Sebringhttp://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/03/24/un-pilote-a-l-honneur-loic-duval.html

Spa : http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/05/08/bravo-a-loic-duval.html

Silverstone : http://www.leblogauto.com/2013/04/wec-2013-1-victoire-audi-tres-nette-a-silverstone.html

Quand la course n’est plus une fête

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/06/index.html

 

Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans, un polar dont je suis l’auteur qui trouve son dénouement aux 24 Heures du Mans. Présentation sur le site de la FFSA :

http://www.ffsa.org/article.php?comite=comite12&titre_url=chicanes-et-derapages-de-lorient-au-mans&id=13352

 

Petite histoire illustrée dans le monde sauvage de la F1

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-david-joue-l-intox-101163259.html

 

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Thierry Le Bras

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08/05/2012

BRAVO A LOÏC DUVAL

qui a recueilli tous les suffrages à Spa

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 Loïc (à droite brandissant sa coupe sur les photos), aura remporté la victoire au deuxième tour, c’est-à-dire dès sa deuxième course chez Audi.

 

Audi alignait quatre voitures aux six heures de Spa, deux nouvelles hybrides quatre roues motrices (e-tron quattro) et deux modèles classiques thermiques (R 18 Ultra).

La météo incertaine sur les Ardennes belges semblait favoriser les quattro. Tout comme de possibles consignes d’équipe si des modèles à technologies différentes se trouvaient roues dans roues car Audi aurait bien aimé que sa nouvelle hybride s’impose dès sa première course, impératif marketing oblige.

 

Stratégie et attaque

 

Loïc Duval partait sur un modèle classique, la R 18 Ultra numéro 3. Il était associé à Romain Dumas et Marc Gené. « Durant les essais, la voiture n’était pas complètement  satisfaisante », avouera Loïc. L’équipage de la numéro 3 se contentera de la quatrième position sur la grille de départ. Mais les pilotes et l’équipe technique du Team Audi travailleront les moindres détails jusqu’au dernier moment. Ils apporteront des petites modifications. Avec succès. « En course, notre voiture s’est montrée parfaite », commentera le pilote français.

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 C’est Marc Gené qui prendra le départ sur la numéro 3. La piste est mouillée. Les deux e-tron quattro s’échappent. Mais dès que la piste commence à s’assécher, la 3 est la première à passer les slicks. « C’était le bon moment, nous en étions convaincus et ça a marché ! » s’enthousiasme Loïc Duval. Marc remonte en deuxième position. Il passe alors le volant à Loïc pour un double relais. Le Chartrain se montre irrésistible. Il remonte sur l’e-tron quattro de tête et double Treluyer qui la pilote à ce moment-là. Romain Dumas parachèvera le travail de ses équipiers en creusant l’écart en fin de course. Loïc n’aura pas mis longtemps à fêter son arrivée chez Audi par une victoire ! Et comme il reste humble et appliqué, il pense déjà à améliorer les performances de l’auto pour le futur.

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 L’autre actualité du week-end se révéla hélas moins satisfaisante pour les amateurs de sports mécaniques. Le Grand-Prix de France est à nouveau en grand danger. Et sans doute tous les sports mécaniques à assez court terme, y compris les pistes de kart qui seront accusées de contribuer au réchauffement climatique. Car si François Fillon aime le sport automobile et souhaite la renaissance d’un Grand-Prix national, il n’en est pas de même de M Hollande. Il l’a confié à au moins deux reprises durant la campagne électorale. Accords avec l’amère Joly et résurgences de symboliques obsolètes obligent, les sports mécaniques deviennent des cibles, au même titre apparemment  que la grande finance. J’y reviendrai prochainement, avant que nous soyons rappelés aux urnes pour les législatives.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Le blog de Loïc Duval avec quelques photos complémentaires de sa superbe victoire en Belgique

http://loic-sblog.over-blog.com/

 

Loïc Duval aux 12 Heures de Sebring 2012

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/03/21/contrat-rempli-pour-loic-duval.html

(avec un clin d’œil à 1981 étranger à toute symbolique)

 

Gare au clavier de l’auteur…

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-gare-au-clavier-de-l-auteur-du-recit-au-roman-104649943.html

 

Oh rage, oh désespoir, oh président ennemi des circuits

http://www.dailymotion.com/video/xakjwz_francois-hollande-les-circuits-de-f_news

 

Un ennemi des sports mécaniques explose les chronos sur route ouverte

http://www.motorevue.com/site/insolite-huchon-enfonce-le-clou-62852.html

et http://www.atlantico.fr/atlantico-light/jean-paul-huchon-perd-permis-conduire-exces-vitesse-209218.html

(rappelons-nous que le triste sire récidiviste qui fend la circulation à tombeau ouvert s’était opposé avec une combativité de pit-bull à un projet de circuit en Ile de France…)

 

Thierry Le Bras

18:07 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loïc duval, spa, endurance, audi, gp de france, politique |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |