31.10.2007
QUAND HALLOWEEN RATTRAPE HOLLYWOOD
MALÉDICTION MÉCANIQUE
Le journaliste Sébastien Ménier fait partie de l’univers de David Sarel, l’avocat pilote dont Thierry Le Bras rapporte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (diffusion Breizh).
L’acteur américain James Dean adorait la course automobile, peut-être plus encore que le cinéma. Après quelques belles courses au volant d’une Porsche 356 Speedster, il se laisse tenter par un Spyder 550, une véritable petite bombe.
Le 30 septembre 1955, James se rend à une course à Salinas. L’ère des plateaux et des camions d’existence n’arrivera que bien plus tard. L’acteur conduit lui-même son bolide jusqu’au circuit. Soudain, une voiture de tourisme lui coupe la route. Le choc est inévitable. La vie de James Dean s’arrête. Il n’est pas responsable de l’accident, pas plus que sa Porsche. C’est le conducteur d’en face qui a manqué d’attention et commis une maladresse incroyable.
Que vas devenir la Porsche de James Dean ? Un acheteur se présente. Il s’appelle George Barris. La voiture se détache du camion sur lequel elle est chargée et casse la jambe d’un mécanicien.
Des pilotes rachètent des pièces détachées. Un se tue en course. Un autre est victime lui-aussi d’un accident. Puis un troisième sort de la piste à la suite de l’éclatement simultané de deux pneus neufs provenant de la machine de l’acteur pilote. Incroyable !
La voiture est exposée sur un circuit californien pour une campagne sur la sécurité routière. Elle glisse de l’estrade et blesse un adolescent. Le local brûle et toutes les voitures qui y sont exposées sont détruites, sauf la Porsche. Le sort se déchaîne à nouveau au moment de son chargement sur un camion plateau. Un homme meurt au cours de la manœuvre.
Hasard, coïncidences, malédiction ? La série ne s’arrête pas. Les freins du camion qui transporte l’ex Porsche de James Dean lâchent. Le poids lourd défonce une devanture.
Que penser de cette série noire ?
La Porsche sera finalement brisée en onze morceaux lors d’une exposition. Puis elle disparaîtra mystérieusement durant un voyage en train vers Los Angeles. Fit-elle le bonheur d’un collectionneur prêt à tout pour se l’approprier ? Frappa-t-elle encore ? A ce jour, le mystère reste entier.
Un chat noir particulièrement nuisible s’était-il installé dans le cockpit de la Porsche de James Dean ? Selon certaines légendes, le Diable s’abrite dans l’enveloppe d’un chat noir lorsqu’il descend sur terre pour user de ses forces maléfiques.
L’acteur pilote faillit bien lui échapper pourtant. James avait commandé une Lotus MK IX à Colin Chapman, un bolide encore plus rapide que la Porsche, équipé d’un moteur Offenhauser d’Indycar. Hélas, la Lotus tarda à arriver. James Dean s’impatienta. Cinq Porsche 550 Spyder étant disponibles chez l’importateur américain de la marque de Stuttgart, il se laissa tenter. La Lotus finit bien par poser les roues sur le sol US, mais après le décès de celui qui l’avait commandée.
Sébastien Ménier
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C’est possible, découvrez les nouvelles et romans rédigés par Thierry Le Bras qui mettent en scène l’avocat –pilote David Sarel :
- des nouvelles (fictions courtes) et des docu-fictions sont en ligne dans les archives de ce blog ;
- les romans, pour l’instant « Circuit mortel à Lohéac », « Faits d’enfer à Carnac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » ont été édités par les Éditions Astoure (diffusées par Breizh).
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30.10.2007
LE CLAN VIVIA S’AMUSE
De l’usage inhabituel d’une GT Ferrari
Le Clan Vivia, c’est un ensemble de personnages de fiction apparus dans une série de romans policiers écrits par Thierry Le Bras. Tous entretiennent des liens étroits avec les Automobiles Vivia dont l’histoire est évoquée dans les archives de ce blog, d’où l’appellation un peu mystérieuse de Clan Vivia. L’avocat-pilote David Sarel est le héros principal de cette série, mais plusieurs de ses proches sont aussi des personnages récurrents de ces scénarii dont plusieurs se déroulent dans le milieu de la course automobile.
Parmi eux, Éric Trélor et ses fils, Arnaud et Fabien. Éric est lui-aussi avocat et gentleman driver. Il a transmis ses passions de l’avocature et de la compétition à son filleul et neveu David ainsi qu’à ses enfants. David est déjà associé au sein du cabinet d’avocats « Éric Trélor – David Sarel – Stéphane Larivière et associés ». Le cabinet, installé originellement à Lorient dispose aussi d’une antenne à Paris.
Arnaud, avocat stagiaire, suit tout naturellement la voie de son père Éric et de son cousin David. Et Fabien s’apprête à le faire. Étudiant en droit à la faculté de Rennes, il court déjà, principalement en course de côte et en rallye sur un Coupé Vivia 2000 groupe N.
L’anecdote rapportée ci-dessous se déroule à la Brasserie Piccadilly à Rennes. Rentrant de Paris à Lorient en voiture, Éric s’est arrêté à Rennes dîner avec son fils. Jérémie, lui-aussi étudiant et navigateur de Fabien en rallye, a aussi bénéficié de l’invitation. Bien sûr, la conversation s’oriente rapidement vers l’automobile.
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- Quand j’étais gamin, raconte Jérémie, j’avoue que je ne connaissais pas trop la gamme Vivia. Les voitures qui me faisaient vraiment rêver, c’étaient les Ferrari rouges.
- Comme presque tous les gosses, intervient Fabien. Moi, ça a été différent parce que je suis tombé dans la culture Vivia quand j’étais petit. Mais j’avoue que je ne reste pas insensible au charme des belles italiennes non plus.
Éric sourit en laissant un morceau de foie gras fondre sur sa langue en réjouissant son palais. Il déguste une gorgée de Saumur Champigny et prend la parole à son tour.
- La première Vivia n’étant née qu’en 1977, alors que j’avais 23 ans, j’ai eu pour ma part tout le temps d’admirer des Ferrari sans les considérer comme concurrentes potentielles de ma marque favorite. J’ai adoré la Daytona et aimé aussi la GTO, même si je lui préférais la Cobra.
- Est-ce qu’à l’époque de votre enfance et de votre adolescence, vous voyiez davantage de Ferrari et de belles GT sur les routes qu’aujourd’hui ? interroge Jérémie. Après tout, il n’y avait pas de limitations de vitesses, l’essence coûtait moins cher, c’était plus facile de frauder le fisc, c’était l’époque des 30 glorieuses. Alors, pourquoi les gens ne se seraient-ils pas laissés tenter ?
- Tu sais, il y avait aussi moins de voitures en circulation qu’aujourd’hui. Et puis, la Ferrari représentait un signe extérieur de richesse que peu de chefs d’entreprises ou de membres de professions libérales s’autorisaient en Bretagne. Durant les sixties, la plupart des personnes ayant les moyens d’acheter une très belle voiture se limitaient souvent à des berlines rapides, style DS 21, Alfa Roméo, BMW, Mercedes ou à la limite Jaguar. C’était sans doute un peu différent sur la Côte d’Azur et à Paris, mais chez nous, les Ferrari étaient rares. D’autant qu’elles ne jouissaient pas d’une réputation de fiabilité à toute épreuve à l’époque et qu’elles étaient très chères. De temps en temps, on voyait une Jaguar Type E, une Mercedes 280 SL cabriolet ou une Porsche 356 ou 911, mais les Ferrari, c’était vraiment très rare.
- Quelque part, c’est dommage, regrette Fabien. Ceux qui pouvaient se payer ça à l’époque pouvaient en profiter tous les jours. Maintenant, ce n’est plus la peine de rouler avec une super auto. Dès que tu touches à l’accélérateur, tu joues à la roulette russe avec ton permis. Heureusement qu’il reste les courses pour nous amuser.
- D’autant que les routes étaient sinueuses comme des spéciales de rallye, ajoute Jérémie. Accélération, freinage, rétrogradage, appui, ré-accélération en montant les vitesses collé au siège dans la symphonie d’un échappement rugissant… Le bon temps.
Les trois convives se taisent quelques instants, le temps de laisser le serveur découper l’énorme côte de bœuf qu’ils ont commandée. Fabien et Jérémie se servent généreusement en frittes et arrosent copieusement leurs assiettes de sauce au poivre. Ils ont trop jeunes pour qu’un accès alimentaire se paye aussitôt sur la balance.
- Donc, pas de Ferrari à Lorient quand vous étiez enfant ? questionne Jérémie en s’adressant au père de son ami.
- Il paraît qu’il y en a eu une, répond Éric, mais je ne l’ai pas vue. Elle n’est pas restée longtemps. L’histoire remonte aux sixties, une époque qui fait fureur actuellement comme le prouvent le succès du dernier album de l’admirable Sylvie Vartan et les compilations d’autres vedettes de cette époque comme Sacha Distel, Petula Clark, Cloclo, et j’en oublie. Sans oublier les nombreuses biographies des vedettes qui ont fait cette période où la France vivait dans un espèce de tourbillon d’enthousiasme et d’insouciance. Sylvie Vartan, France Gall, Nana Mouskouri, Charles Aznavour, passent des rayons CD aux rayons livres avec le même bonheur. J’ajouterai entre autres Johnny qui évoque dans un album des voitures et des motos de légende dont plusieurs firent fureur ces années-là. Pour en revenir à notre Ferrari lorientaise, ce fut un garagiste qui raconta l’histoire à mon grand-père en 1965. Il paraît que la concession Fiat vendit cette année-là une voiture rouge issue des ateliers de Modène à un client qui sortait d’une DS 21. Cette Citroën n’était livrée qu’avec une boîte automatique. Lorsque le client prit livraison de sa Ferrari, le concessionnaire lui rappela qu’il ne fallait pas oublier de débrayer. Il ajouta qu’il ne devait pas rouler trop vite pendant le rodage et la ramener à mille kilomètres pour la première livraison. Le client est parti, fier comme Artaban. Qui sait si sa femme ne lui a pas reproché de se prendre pour Fangio à la première accélération ?
- Il réalisait sans doute le rêve de sa vie, observe Fabien.
- Pour lui, réaliser son rêve se révéla aussi cruel que le poursuivre en vain, enchaîne son père. Car quelques jours plus tard, le client revint, fort mécontent. La voiture n’affichait que sept cents kilomètres au compteur. Mais notre Ferrariste trouvait qu’elle n’avançait pas. « Je ne peux pas dépasser le 90 », se lamenta-t-il. Surpris, le patron du garage monta à côté de lui pour un essai. Et il comprit ce qui se passait. L’homme débrayait bien pour passer la première, démarrer, puis s’arrêter. Mais entre temps, il ne s’occupait que de l’accélérateur et du frein, persuadé que les vitesses passaient toutes seules. Il n’avait pas compris que la boite mécanique de sa Ferrari n’avait rien à voir avec la transmission automatique de la DS.
Fabien et Jérémie éclatent de rire.
- L’histoire rapportée par mon grand-père se termine par un divorce entre l’homme et sa machine, conclut Éric. Il aurait vendu sa belle GT rouge, dont le moteur était rincé après les sur-régimes quotidiens en première, pour racheter une DS 21. Je ne sais pas où la Ferrari a été vendue. En tout cas à l’époque, je ne l’ai jamais vue dans les rues de Lorient.
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29.10.2007
LA FERRARI DAYTONA
Ferrari 365 GTB 4 de 1970 et 1971
Photos de Adrien Bert (Salon automobile Lyon - octobre 2007)
« La parole est d’argent mais le silence est d’or », annonce le dicton.
Quelles paroles pour illustrer celle qui demeure une des plus belles GT de tous les temps ? La ligne de la Daytona porte la griffe Pininfarina, bien entendu. Les photos valent mieux que les mots pour célébrer sa beauté. Une magnificence à peine imaginable, comme si les Dieux étaient descendus de l’Olympe afin d’inspirer ses créateurs.
Rappelons qu’une des concurrentes de la Daytona fut la superbe Lamborghini Miura. Mais si le monstre au nom de taureau parut plus belle et plus fine que la Ferrari, il lui manqua un attribut de la gloire, un grand palmarès sportif.
La Daytona sut pour sa part se l’offrir. Des pilotes prestigieux se succédèrent à son volant, notamment José Dolhem, Claude Ballot Léna, Jean-Claude Andruet, Jean-Pierre Jarier, Arturo Merzario, Vic Elford, Jacques Laffite, Derek Bell, Teddy Pilette, Richard Bond, François Migault, Claude Geurie, Sam Posey, Ronnie Bucknum, Lucien Guitteny, Masten Gregory…
Au Mans, au Tour de France auto, à Daytona, à Watkins-Glen, à Sebring, à Montlhéry, sur toutes les pistes les plus prestigieuses du monde, la Daytona est apparue comme la terreur du Groupe 4 !
Pour les plus connaisseurs, les caractéristiques techniques du modèle de série :
MOTEUR :
Tipo 261, V12 à 60°, avant longitudinal
Alésage/course : 81/71 mm
Cylindrée : 4.390 cm3
Régime maximum : 7.500
Puissance maxi : 352 chevaux à 7.500 t/mn
Couple maximum : 44 m.kg à 5.400 t/mn
Distribution : 2 ACT par rangée de cylindres entraînés par chaîne
Alimentation : 6 carburateurs double corps verticaux Weber 40 DCN 21
TRANSMISSION :
Mode : aux roues arrière
Nbre de rapports : 5 + MA
Rapport de pont : 3,30 (10 x 33)
Autobloquant : à lamelles
CHASSIS :
Type et structure : châssis cadre tubulaire
Type de carrosserie : berlinette 2 portes
DIMENSIONS :
Longueur : 442,5 cm
Largeur : 176 cm
Hauteur : 124,5
Empattement : 240
Poids : 1580 kg
PERFORMANCES :
0 à 100 km/h : 5,9 secondes
400 mètres DA : 13,7 secondes
1.000 mètres DA : 24,8 secondes
Vitesse de pointe : 280 km/h
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27.10.2007
QUELLE RÉPUTATION POUR KIMI ?
Kimi Rïkkönen arbore fièrement sa montre Tag Heuer
Le texte reproduit ici a été relevé sur le blog de Lionel Froissart sous la signature « Humour ».
Cliquer sur le pseudo "Humour" ne permettant pas d’atteindre le mail ou le site de l’auteur, j’ai pris la liberté de le copier sans autorisation préalable en imaginant que le poète l’aura placé volontairement dans le domaine publique. S’il souhaite être cité nommément, qu’il n’hésite pas à laisser un message, je modifierai cette note pour inscrire son nom.
Que personne ne s’y trompe, sous le titre humoristique « La mauvaise réputation de KR » se cache un véritable hommage à Kimi Räikkönen, un immense champion.
La mauvaise réputation de KR
En formule un, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de talentueux pilote.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.
Le jour de la conférence de presse
Je reste dans mon mutisme légendaire.
Les explosions de joie,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En pilotant ma Ferrari à son optimum.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre au doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.
Quand j’écoute les affaires d’espionnage,
Je me tais et reste sage;
J’enchaîne les tours sur la piste
Cela n’a peu d’intérêt pour les journalistes
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En usant tour après tour sur le circuit mes gommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.
Personne n’a eu le génie,
Pour deviner que sera champion le petit Kimi,
Ils ont peut être préféré Lewis Hamilton,
Le petit protégé du Père Ron,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En montant 12 fois sur le podium,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' veut me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu
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La F1 nous offre parfois des scénarios pleins de suspense. Les enjeux financiers comme les stratégies d’investissement les plus sauvages y jouent un rôle considérable.
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25.10.2007
JEAN-CLAUDE ANDRUET, PILOTE FERRARI
La Ferrari 308 Groupe 4 dans sa livrée Tour de France Auto 1982
Photos de Adrien Bert (salon automobile de Lyon – octobre 2007)
Que ce soit aux 24 Heures du Mans ou en Rallye, Jean-Claude Andruet pilota des Ferrari à plusieurs reprises durant sa carrière.
Prendre le volant d’une Ferrari 308 en rallye, voilà un challenge bien audacieux penseront certains. Jean-Claude n’hésitera pourtant pas à le relever au début des années quatre-vingt.
La 308 aux couleurs Pioneer et Pozzi ci-dessus connut une saison bien remplie en 1982. Avec de grandes performances et quelques déceptions, comme toutes les princesses du rallye, discipline magnifique mais propice aux pièges et aux surprises.
Si une plaque de verglas envoyait la belle italienne dans un parapet au Monte-Carlo, la voiture au cheval cabré apportait à son pilote un télégramme de félicitations d’Enzo Ferrari en personne à la Targa Florio. En se classant second derrière Tognana, lui aussi au volant d’une Ferrari 308, Jean-Claude assurait au constructeur de Maranello un doublé sur une épreuve très chère au public italien.
Sur l’Ile de Beauté, la magnifique Ferrari se classe une nouvelle fois deuxième. La prestigieuse GT laisse une rivale la devancer, une espèce de caisse carrée aux airs de Renault 5, voiture banale s’il en est. Seulement, la R 5 Turbo a été conçue exclusivement pour le rallye. Un moteur central turbocompressé se cache au cœur de la bête à laquelle une longueur réduite confère une maniabilité exceptionnelle. Jean Ragnotti dompte la dernière née du service compétition du constructeur au losange. La troisième marche du podium revient à la BMW M1 de Bernard Béguin. Les machines de luxe se sont inclinées devant l’insolente qui prend l’apparence d’une petite bagnole populaire. Elles ne tarderont pas à laver l’affront.
C’est au Tour-Auto que la 308 prendra sa revanche de la plus belle manière. Sur la Promenade des Anglais à Nice, c’est elle qui arrive victorieuse après cinq étapes de folie. Cette fois, la première R 5 Turbo, celle de Jean-Luc Thérier, se voit reléguée à 1’ 13’.
Déception au Rallysprint de Nîmes au mois d’octobre. Une crevaison en finale écarte Jean-Claude de la lutte pour la victoire. Mais il a tout de même signé le record du tour au volant de sa 308.
Mais au Critérium des Cévennes l’équipage Andruet- Biche écrase la course. L’armada de R 5 Turbo est décimée. La Ferrari ne laisse que deux spéciales à la concurrence.
Dernière épreuve de la saison, le Rallye du Var. Une sortie de piste dès la premières spéciale annihile les chances de l’équipage Andruet – Biche qui abandonnera quelques kilomètres plus tard.
Qu’importe. La Ferrari 308 a gagné suffisamment de lauriers. Elle peut songer à une retraite paisible en attendant peut-être de retrouver sa jeunesse lors d’épreuves réservées aux VHC. Une Ferrari, c’est à la fois une bête de course et une oeuvre d’art. Rien d’étonnant dès lors à ce que celle qui fit le bonheur d’Andruet et Biche tienne salon !
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24.10.2007
NICO ROSBERG TERMINE FORT

Un sens de l’attaque hallucinant, un courage à toute épreuve, un enthousiasme qui fait vibrer ses supporters, Nico Rosberg réalisa une course superbe au Brésil.
Ces derniers jours, j’ai rendu plusieurs fois hommage à Kimi Räikkönen, le Champion du monde 2007, un très grand pilote qui a enfin vaincu le signe indien et terrassé la malchance qui l’a trop souvent pénalisé depuis ses débuts dans un top team en 2002.
Le titre de Kimi m’a réjoui. Parmi le plateau contemporain de la F1, je ne cache pas mes préférences pour deux pilotes, Kimi bien sûr, et Nico Rosberg.
J’ai donc vécu une très belle soirée dimanche car non seulement Kimi a remporté le Grand-Prix du Brésil et le titre suprême, mais Nico a lui-aussi réalisé une course exceptionnelle. Amener la Williams à la quatrième place devant les BMW, ce fut un bel exploit. Qui a prétendu que les dépassements devenaient impossibles en F1 ? Des passionnés de la discipline, je n’en doute pas, mais des spectateurs qui ne suivent pas Nico Rosberg. Car lorsqu’il s’agit d’aller au boulot et de prendre le dessus sur un rival qu’il talonne, nous pouvons faire confiance à Nico. Ce jeune homme bien élevé au look de star hollywoodienne se transforme en bête fauve. Nick Heidfeld et Robert Kubica en firent l’amère expérience dimanche. Il fallait oser attaquer Nick au freinage et le piquer à l’intérieur. Car s’il se montre toujours correct en course, l’Allemand de BMW est un grand pilote qui sait défendre fermement sa position. Nico a osé, et c’est passé. Robert Kubica a profité de l’occasion pour dépasser les deux combattants que leur passe d’arme avait conduits sur le côté sale de la piste. Pas pour longtemps. Revenu dans ses roues, Nico lui régla son compte et s’empara définitivement de la quatrième place. Avec des garçons de ce niveau parmi les jeunes pilotes (sans oublier Lewis, Sebastian, Heikki et Vitantonio), la F1 n’est pas prête de perdre de son intérêt. D’autant que les stars en place, à commencer par Kimi et Felipe, disposent encore de belles années au plus haut niveau avant d’envisager la retraite et que des garçons comme Nick, Jenson et Jarno, s’ils ne sont plus des jeune loups et s’ils ne disposent pas du matériel qu’ils méritent, restent des valeurs sûres.
Parfois critiqué parce qu’il est un « fils de », Nico a mis les choses au point cette année.
« Il ne va pas apprécier ce que je vais dire maintenant, mais aujourd’hui, Nico a fait une course à la Keke, plaisanta Patrick Head. J’ai vraiment apprécié le spectacle. »
Bon sang ne saurait mentir après tout, même si la valeur de Nico Rosberg ne réside pas dans le fait que son papa Keke fit partie des grands animateurs du peloton au cours des années 80 et remporta un titre. Non, Nico a conquis sa place parmi les jeunes loups de la F1 parce qu’il est à la fois travailleur, doué et diablement adroit derrière un volant. Même certains journalistes qui le critiquaient au début de sa carrière à cause de sa filiation en conviennent aujourd’hui. En outre, Nico respecte ses adversaires, à commencer par son copain Lewis Hamilton sur lequel il tient toujours des propos très positifs, sans manifester une once de jalousie bien que l’Anglais ait joui d’un sort plus favorable en débutant directement dans un top team.
« C’est un super résultat pour l’équipe et pour moi, s’enthousiasmait Nico dimanche. C’est mon meilleur résultat en F1 jusqu’ici. Grâce aux efforts de nos ingénieurs qui ont amélioré la voiture tout au long du week-end, j’avais une très bonne monoplace en qualification et surtout en course. Ma stratégie était difficile, j’avais beaucoup d’essence pour mon deuxième relais, ça été très difficile pour les pneus et j’ai lutté. Mais j’ai pu accéléré la cadence en fin de course et tout s’est bien passé. La pression était forte aujourd’hui car tout était à la limite : Notre 4ème place des Constructeurs et la 9ème place au classement des pilotes. Je suis très heureux du résultat. La meilleure chose est que cette course me permet d’obtenir mon meilleur résultat, ça signifie que je peux aborder l’hiver avec plaisir, ça va être amusant.. »
Souhaitons que ce résultat, comme celui de Kimi, ne soit pas mis en cause par la réclamation de McLaren, une action que je préfère m’abstenir de commenter ici tant elle me révolte.
Quel avenir pour Nico en 2008 ? Il bénéficie d’un contrat Williams bien sûr. Il se plait dans son équipe et croit fermement en la progression de son team. Mais d’un autre côté, Max Mosley a attiré l’attention de Ron Dennis sur lui. Franck Williams se laissera-t-il tenter par une offre de rachat du contrat de Nico par le patron des gris ? Nico est une pièce importante dans le système Williams. Mais Franck a aussi besoin d’argent et il sait qu’il lui faudra tôt ou tard libérer le jeune prodige s’il ne lui offre pas une voiture capable de remporter des Grands-Prix. Nico chez McLaren en 2008, le scénario est vraisemblable. A condition bien sûr qu’Alonso et McLaren se séparent. Le divorce ou la résidence séparée semblent inévitables selon la plupart des observateurs. Certes, les relations se sont un peu détendues au Brésil entre l’Espagnol et son team. En apparence tout du moins. De là à croire à une vraie réconciliation… Parions plutôt pour un divorce par consentement mutuel plutôt que pour faute.
Quoi qu’il en soit, qu’il pilote une Williams-Toyota ou une McLaren-Mercedes l’an prochain, nul doute que Nico réalisera de grandes performances et fera la conquête de nouveaux fans.
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23.10.2007
BASTIEN BRIERE, DU ROMAN A LA PISTE (CHAPITRE VII)
Super Série FFSA à Nogaro, 13ème et 14ème manches du championnat de France GT3 - 13 & 14 octobre 2007
Bastien BRIERE prend la 4ème place du Championnat de France GT3
Les lecteurs des Aventures de David Sarel, l’avocat – pilote héros récurrent des romans de Thierry Le Bras (1) connaissent bien Bastien Brière. Le jeune pilote manceau est en effet l’auteur de la préface et un des héros de « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans », un roman policier dont l’action se déroule dans le cadre du Championnat LMS et des 24 Heures du Mans. Dans cette fiction, Bastien est le premier pilote du proto Vivia LMP2 qui se bat pour le podium avec les prototypes Audi et Pescarolo, notamment celui du fabuleux Sébastien Loeb.
Dans le monde réel, Bastien Brière se montre tout aussi brillant que dans l’univers de fiction de David Sarel. Pour preuve, ses performances dans le très relevé Championnat de France GT3.
C’est sur le circuit de Magny-Cours que les pilotes du championnat de France GT3 se retrouvaient pour la dernière fois, le week-end des 13 et 14 octobre 2007. Plusieurs pilotes pouvaient encore prétendre remporter le championnat. Les Lamborghini jouaient les favorites puisque courant "dans leur jardin", l'équipe First Racing étant basée sur ce circuit.
Lors des essais de vendredi, les pilotes de l'Aston Martin Hexis Racing découvraient une voiture mal adaptée pour la piste de Magny-Cours. Les problèmes de freinages ne purent être résolus. Le règlement ne permettait pas d’apporter les modification qui auraient amélioré le comportement général de la voiture. Dans ce contexte, les Ferrari et les Lamborghini dominèrent une fois encoret les essais libres.
Bastien Brière qui, comme d’habitude effectuait les essais chronométrés du samedi matin, parvenait en « s’arrachant » à qualifier la voiture en 4ème position sur la grille de départ.
Hélas, la course se déroula difficilement et Bastien, en bagarre avec une Ferrari, fut victime d’une « poussette » qui le fit partir en tête-à-queue. Il perdit un temps précieux dans cet incident. Après passage de relais à son coéquipier, l’équipage de l’Aston Martin ne put finir mieux qu’à la 8ème place, son plus mauvais résultat de l’année.
Pour la seconde course du week-end, Geoffrey Dellus qualifia la voiture en 8ème position, sur un circuit qu’il découvrait. Grâce à une grosse attaque de tous les instants, Bastien Brière parvint à remonter en 5ème position à 2/10ème de seconde du quatrième, et 5,2 secondes du troisième. Le podium n'était donc pas très loin...
Au classement final, Bastien Brière termine quatrième e du Championnat de France. Avec 6 podiums et 2 victoires à son actif en 14 courses, il réalise une belle saison dans cette discipline qu’il découvrait.
Bastien va profiter de la période hivernale pour travailler sur son avenir et continuer à progresser. Son expérience est maintenant riche de quatre années en monoplace (Campus, Formule Renault, Formule Nissan), une année en Endurance (Courage-Mécachrome LMP2), trois participations aux 24Heures du Mans (WR LMP2, Courage LMP2), et une année en Grand Tourisme (Aston Martin DBRS9 GT3). Son objectif est de poursuivre dans le monde de l'endurance, au sein d'équipes de très haut niveau qui lui permettront d'obtenir de nouvelles victoires !
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Retrouvez les compte-rendus et photos sur le site HYDRA SYSTEME, rubrique HYDRA SPORT :
http://www.hydra-systeme.com/_
Visitez aussi le site www.hexisracing.com_
(1) cf les romans de Thierry Le Bras parus aux Éditions Astoure (diffusés par Breizh):
Circuit Mortel à Lohéac ;
Faits d’enfer à Carnac ;
Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.
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22.10.2007
KIMI RÄIKKÖNEN CHAMPION DU MONDE 2007 !
BRAVO KIMI
Kimi entreprenait un challenge difficile à Sao Paulo.
Autant l’avouer, il ne partait pas favori. Très maître de lui comme toujours, il se montrait pourtant souriant et détendu dimanche matin.
Tout peut arriver en course automobile. Franchement, je considérais pour ma part un accrochage entre les deux pilotes McLaren assez vraisemblable. Ils l’évitèrent au départ, mais Lewis, sans doute fébrile face à l’enjeu, commit une faute d’entrée, piégé par son meilleur ennemi, son propre équipier.
Pas de souci de cet ordre chez Ferrari. "La différence entre nous et McLaren, c'est que nous sommes une équipe dans laquelle les pilotes s'entraident et où l'union fait la force dans les moments difficiles.", commenta Luca di Montezemolo. Kimi a su conquérir le respect des siens. Il en a perçu les fruits hier. Son équipier ne l’a pas attaqué, même s’il l’a forcé à « aller au boulot » pour conquérir son titre comme le démontre son meilleur tour en course à quelques kilomètres du drapeau à damier.
Face à une armada rouge qui réalisa la course parfaite, McLaren géra le parcours d’Hamilton de manière erratique. Pourquoi imposer trois ravitaillements au jeune Anglais ? Et dire qu’Alonso se prétendit défavorisé dans cette équipe. Comme après Monaco, il est aujourd’hui permis de se demander si ce ne fut pas le contraire. Des consignes suggérées par les gros sponsors espagnols influencèrent-elles la stratégie de course des McLaren ? A moins que le petit toro ait négocié un avantage en contrepartie de sa bonne conduite durant son dernier week-end chez les gris ? Une hache de guerre enterrée après la corrida menée des mois durant par l’Espagnol contre son équipe, un calumet de la paix (relative), mais pas gratuitement.
Peu importe de toute façon. La leçon de ce Grand-Prix, c’est qu’après une saison perturbée pas les affaires autour de McLaren, le plus brillant et le plus méritant des pilotes du plateau cette année inscrive son nom au prestigieux palmarès du Championnat du monde de F1. Grand parmi les Grands, Kimi fait taire ses mesquins détracteurs de la plus belle façon.
« Merci à l’équipe et à Felipe », insista Kimi après l’arrivée. Le Finlandais aime son team et il le montre. « Nous avons toujours su que nous pouvions nous rattraper et faire un meilleur travail que les autres. Même durant les moments difficiles, tout le monde est resté uni et nous n’avons jamais renoncé… »
Et l’année prochaine ?
« Je suis très heureux de l’équipe et je suis content d’en faire encore partie l’an prochain, répond Kimi. Car je suis sûr que les choses seront encore plus faciles et que nous serons encore plus forts. »
Tout un programme. Cette année, Kimi découvrait la Scuderia. Il a remporté six Grands-Prix et le titre. En 2008, au sein d’une équipe au sein de laquelle il a pris ses marques, son ambition sera de rééditer l’exploit. Le garçon a le talent et le sang froid nécessaires à ce projet.
Il reste certes encore un petit doute quant à la conservation de sa couronne. Car Ron Dennis ne manque décidément pas d’audace. Le patron de Coughlan, Alonso et De La Rosa, si prolixes en mails prouvant l’exploitation de données dérobées à Ferrari, n’hésita pas à déposer réclamation hier soir contre Williams et BMW. Pourquoi ? Afin de tenter de faire déclasser Nico Rosberg, Robert Kubica et Nick Heidfeld. Ron espéra ainsi amener Lewis à une position qui lui ferait récupérer sur tapis vert le titre perdu sur la piste. Lamentable. Si je n’avais pas titré cette note en l’honneur de Kimi, je crois que je l’aurais intitulée « L’honneur perdu de Ron Dennis ». Comment osa-t-il ? J’espère que ce fut sous la pression des sponsors que cet homme qui fait partie des monuments de la F1 s’abaissa à cette manœuvre inqualifiable. Si je reste toujours convaincu que Ron et McLaren furent victimes des agissements concertés de quelques salariés de luxe du team, il eût toute de même été de bon ton qu’une équipe prise en flagrant délit d’espionnage et d’exploitation des données piratées, une société encore sous le coup d’enquêtes judiciaires, se montre discrète après sa défaite sur la piste.
Le déclassement éventuel de Nico, Robert et Nick n’entraînerait d’ailleurs pas obligatoirement l’attribution du titre à Lewis. "Le règlement prévoit que même si des voitures devaient être disqualifiées, cela ne signifie pas que l'on redonne automatiquement des points aux autres », précise Luca di Montezemolo qui qualifie l’ultime attaque de McLaren de « stress inutile ».
Heureusement que Kimi possède un caractère bien trempé et ne se laisse jamais submerger par l’émotivité. Nul doute que le pilote finlandais saura fêter dignement le titre qu’il mérite en attendant sereinement le résultat de l’appel interjeté par McLaren afin de tenter de lui voler la plus belle ligne de son palmarès.
Quatre jours après son anniversaire (1), Kimi a bien reçu le plus beau des cadeaux. Puisse-t-il en profiter sereinement !
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(1) Dès le 17 octobre, ses supporters lui avaient offert un premier cadeau sous forme de témoignages de leur sympathie et de leur soutien. Un forum consacré au rapide et sympathique Kimi a en effet créé une page web internationale à cette occasion :
http://birthday.kimi.fr/ ___
Vous aimez les émotions que procure la course automobile ? Les enjeux financiers qui l’entourent vous fascinent ? Vous souhaitez les retrouver dans des fictions ?
C’est possible, découvrez les nouvelles et romans rédigés par Thierry Le Bras qui mettent en scène l’avocat –pilote David Sarel :
- des nouvelles (fictions courtes) sont en ligne dans les archives de ce blog ;
- les romans, pour l’instant « Circuit mortel à Lohéac », « Faits d’enfer à Carnac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » ont été édités par les Éditions Astoure (diffusées par Breizh).
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20.10.2007
LE PLUS BEAU DES CADEAUX D’ANNIVERSAIRE POUR KIMI ?

Ce serait le titre de Champion du monde des pilotes 2007 bien sûr !
Bien que d’un caractère naturellement discret, Kimi Räikkönen est une vraie star.
Le Finlandais a célébré son 28ème anniversaire avant de rejoindre le Brésil. Interrogé sur les festivités organisées, il répondit sans émotion particulière à son arrivée à Sao Polo.
« Où j’ai fêté mon anniversaire ? Dans un bon restaurant, commenta-t-il à son arrivée à Sao Polo. Rien de spécial, un jour normal… A partir d’un certain âge, l’anniversaire est juste là pour vous rappeler que vous vieillissez… Cela n’a plus rien à voir avec l’excitation d’un garçon de dix ans. »
Dès le 17 octobre, ses supporters lui ont offert un cadeau sous forme de témoignages de leur sympathie et de leur soutien. Un forum consacré au rapide et sympathique Kimi a en effet créé une page web internationale à cette occasion :
http://birthday.kimi.fr/
A l’heure où nous mettons ce texte en ligne, 3245 supporters y ont laissé un message à Kimi. Le mien, posté mercredi matin en début de matinée se trouva être le 2017ème déposé.
Mais le plus beau cadeau que pourrait recevoir le Finlandais cette année, ce serait bien sûr le titre suprême. Kimi sera champion si :
- il gagne le Grand-Prix du Brésil, Lewis ne termine pas mieux que sixième et l’autre pilote McLaren se classe au mieux troisième ;
- il finit second, Lewis termine au mieux à la huitième place et l’autre pilote McLaren se classe au mieux quatrième.
Certes, son sort ne repose pas entièrement entre ses mains. Mais, comme je l’exposais hier, tout peut arriver lors d’une course. D’autant que les pilotes McLaren se détestent.
« Vous ne voyez pas qu’ils sont potes ? », s’esclaffait hier Felipe Massa en voyant les Mclaren – boys jouer la comédie de la sympathie lors de la conférence de presse. Nul doute que des questions d’intérêt expliquent le changement d’attitude de l’Espagnol envers son team qu’il dénigrait avec acharnement depuis des semaines. Un deal serait-il déjà intervenu quant aux conditions de libération d’Alonso ? Ce contrat inclurait-il l’obligation pour lui de bien se comporter envers son équipe et de ne plus chercher à salir son image ? Cela semble assez vraisemblable. Mais le turbulent Espagnol tiendra-t-il tout le week-end ? Lui dont ni l’éducation ni le caractère naturel n’ont inclus la tenue de propos policés quand les événements le contrarient ?
Si Kimi termine second, Lewis huitième et Alonso quatrième, les trois pilotes compteront 108 points, et le Finlandais l’emportera au nombre de victoires, cinq contre quatre à ses rivaux.
Imaginons un petit scénario.
Après le second ravitaillement, Kimi mène la course avec 5 secondes d’avance sur Felipe, 20 sur Lewis et 21 sur Alonso.
Loyal vis à vis de son leader et de la Scuderia, Felipe assure. Il ne cherche pas à revenir sur lui. Derrière par contre, Alonso s’énerve de plus en plus. Non seulement il n’arrive pas à doubler son pire ennemi, mais en plus, il comprend que même s’il réussit cette manœuvre, cela ne suffira pas à l’empêcher d’empocher le titre. L’Espagnol oublie les promesses faites à Ron. Il tente le tout pour le tout, comme Schumi sur Villeneuve en 1997. Les deux McLaren se touchent, partent en tête à queue, mais reprennent la piste après leur incursion dans l’herbe.
Nick Heidfeld a profité de l’accrochage pour passer devant l’Espagnol et l’Anglais. Lewis perd du terrain. Son train avant a souffert du choc. A son tour, Kubica le passe. Le voilà sixième. Mais Kovalainen revient sur lui. Lewis ne peut pas résister. Sa voiture blessée ne le lui permet pas. Le voilà septième, avec Nico Rosberg dans ses roues.
Il reste deux tours. Déchaîné, Nico double son copain Lewis. Le pilote Williams se montre toujours redoutable dans les dépassements. Le patron des Rouges en informe Kimi via « Radio Todt ». Le Finlandais assure depuis quelques tours. Felipe est revenu dans ses roues. La situation n’inquiète pas Kimi. Il sait que son équipier ne tentera rien qui le prive du titre. Mais maintenant, Kimi peut concéder une place sans perdre le championnat. Felipe le sait aussi. Il le montre en faisant mine d’attaquer Kimi, prudemment, sans risquer l’accrochage. Felipe envoie un message mais il reste honnête et loyal. Il fait juste comprendre qu’il attend un petit cadeau. Rien de plus.
Nous sommes dans l’ultime tour de ce Grand Prix. Les Ferrari vont aborder le dernier virage. Felipe se porte à la hauteur de Kimi qui ne résiste pas. Après tout, si le Brésilien tient à gagner devant son public, pourquoi pas ? Bien sûr, Kimi aurait préféré ajouter une victoire supplémentaire à son palmarès mais l’essentiel, c’est le titre. Comme le fit Senna en 1991 au Japon avec Berger, Kimi remporte le titre et offre la victoire à son équipier. Sur le podium, les deux pilotes Ferrari se congratulent sous l’œil réjoui de Jean Todt. Bientôt, des larmes de joie viendront couler sur les joues du Français de Ferrari.
Par contre, nul ne connaîtra jamais les quelques mots qu’auront échangés les pilotes McLaren sur un ton glacial avant que l’Espagnol quitte le circuit et que Ron tente de réconforter le jeune pilote anglais, un authentique champion lui-aussi.
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19.10.2007
QUATRE POINTS …
C’est aussi l’écart qui sépare Sébastien Loeb et Marcus Grönholm au classement pilotes du Championnat du monde des rallyes
« 69, année érotique »,
chantèrent Gainsbourg et Birkin
« 2002, année très, très chaude »,
enchaîneront les amateurs de sport automobile,
Car 4 points, ce n’est pas seulement l’écart qui sépare les deux pilotes McLaren avant le dernier Grand- Prix de la saison (Kimi Räikkönen se trouvant quant à lui respectivement à 7 et 3 points des deux hommes), mais aussi celui qui existe entre Marcus Gronholm et notre Seb national alors qu’il reste trois rallyes à disputer. Autant dire que la Citroën C4 et la Ford Focus vont voler de courbe en courbe sur ces trois épreuves. Spectacle garanti et émotions fortes au programme ! Je ne puis m’empêcher d’exprimer ma préférence malgré l’immense respect que m’inspire Marcus Gronholm, magnifique compétiteur et authentique gentleman. Seb, le quatrième titre consécutif est tout proche !!!
N’oublions pas non plus le Championnat LMS. Là encore, la lutte restera incertaine jusqu’au bout. Avant la dernière manche qui se disputera à Interlagos au Brésil le 11 novembre prochain, Jean-Christophe Boullion occupe la troisième place à deux points des pilotes Peugeot Pedro Lamy et Stéphane Sarrazin. Emmanuel Collard, équipier habituel de Jean-Christophe est quatrième à quatre points de son camarade, mais devant Minassian et Gene, pilotes de la marque au lion. La différence de score entre Emmanuel et Jean-Christophe s’explique par le fait qu’Emmanuel a manqué une manche du Championnat LMS pour cause d’engagement parallèle en FIA GT.
A Interlagos, les Pescarolo-boys, Jean-Christophe et Emmanuel, se verront associer un troisième pilote, Harold Primat. Les Peugeot partiront avec l’avantage procuré par une équivalence favorable aux moteurs Diesel. Mais sur une course, tout peut arriver. Comme en F1. Alors, Jean-Christophe Boullion champion, nous y croyons très fort. Le garçon le mérite, comme son patron Henri Pescarolo et tout le team sarthois qui réalise des miracles avec des moyens limités.
Les lignes qui suivent relèvent de la pure fiction, hélas!
Nous sommes le 10 janvier 2008.
Au terme de la saison 2007, l’équipe Peugeot a réalisé que le meilleur moyen d’atteindre ses objectifs de résultats en optimisant son budget compétition était d’associer ses moyens technologiques et financiers au savoir-faire incomparable d’un patron d’écurie. Un nom s’est imposé tout naturellement, celui d’Henri Pescarolo.
Disposant enfin de moyens financiers à la hauteur de ses qualités professionnelles et humaines, Henri annonce la composition des trois équipages sélectionnés afin de remporter la victoire au Mans :
- la première voiture sera confiée à des pilotes venus d’horizons différents ; leur talent, leur sérieux et leur sens de l’intérêt de l’équipe en font de redoutables candidats à la victoire. Il s’agit d’Olivier Panis, de Sébastien Loeb et de Sébastien Bourdais ;
- des pilotes qui connaissent Henri Pescarolo depuis plusieurs saisons se relaieront sur la seconde voiture : les excellents Jean-Christophe Boullion, Emmanuel Collard et Didier André ;
- quant à la troisième auto, elle sera entre les mains de jeunes pilotes dont le talent ne demande que l’occasion de s’exprimer dans de bonnes conditions : Bastien Brière, Mathieu Zangarelli et Loïc Duval.
Durant les épreuves du calendrier LMS, compte tenu des autres engagements des deux Sébastien, Didier André rejoindra Olivier Panis sur la première voiture. Quant aux jeunes pilotes, Bastien, Mathieu et Loïc, ils sont tous engagés dans d’autres championnats, GT pour les deux premiers et GP 2 pour le troisième.
Et si la fiction devenait réalité ? Ne serait-elle pas belle cette équipe Peugeot – Pesca 2008 ?
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