21.04.2009
LES HUMORISTES ET L’AUTOMOBILE

L’automobile étant un phénomène de société considérable, elle ne pouvait pas échapper à la morgue des humoristes. Quant à la compétition, compte tenu des passions qu’elle suscite, de l’argent qu’elle draine et de l’ego de certains de ses acteurs, comment serait-elle passée au travers des flèches décochées par des viviers de talents tels que les Guignols de l’Info ou Nicolas Canteloup ?
Dans les années 60 déjà, Fernand Raynaud ironisait sur les faibles capacités de sa sœur à tenir le volant de sa 2 cv. Sa sœur, vous savez, celle qui s’était mariée … avec le beau-frère de l’humoriste… Un inspecteur des platanes … Eh bien cette fameuse sœur, elle conduisait une 2 cv. Elle roulait à 60 à l’heure au milieu de la route et affirmait que si tout le monde était comme elle, il n’y aurait jamais d’accidents !
Des accidents, il n’y en aurait pas beaucoup non plus avec la voiture électrique née en Poitou-Charentes et soutenue par la mademoiseeeeellle Royal de Nicolas Canteloup. Car la vitesse de pointe de 23 km/h et l’autonomie de 20 km évoquées par l’imitateur après le passage de la Poulidorette de la classe politique (oui, oui, celle qui finit seconde à toutes les élections, même contre Martiiiiiine) entre les mains de l’excellent Jean-Pierre Elkabbach fin mars limiteraient les collisions routières à des bousculades de youpalas. Nous plongerions en pleine ridiculitude. Mais mademoiseeeeellle Royal a l’habitude, il est vrai.
La sortie de route justement, celle qui se termine dans un bac à graviers, fit un moment la joie des Guignols. Leur cible, Jean Alesi. On vit ainsi le pilote français au Mondial de l’Automobile durant les années 90. Lorsqu’on lui demandait comment il trouvait le nouvel Espace ou la dernière Mercedes Classe S, il répondait invariablement « cassée » et racontait une anecdote expliquant comment il l’avait bousillée en manœuvrant dans les allées du salon. Notre pauvre « Jeannot national » se trouva aussi faisant une pub pour un circuit électrique pour enfants ne comportant qu’un virage. C’était à l’époque où Jean Alesi courait chez Benetton, écurie alors dirigée par Flavio Briatore. Évidemment dans le jeu, la monoplace sortait dans un bac à graviers dès ce premier virage et la marionnette de Jean soulignait que le jeu était très bien fait parce qu’on entendait même le patron, Flavio, crier « cretino » au moment de l’arrivée dans le bac à graviers.
Lorsque Jean Alesi quitta Benetton pour Sauber, un sketch le mit en présence de PPD et de Flavio. PPD demanda s’ils allaient boire le Champagne avant de se séparer. Flavio répondit cyniquement, oh oui, parce que durant la saison, le Champagne, on n’a pas eu l’occasion d’en boire souvent. Jean répondit, « il me taquine ».
Les Guignols sont bien entendu des caricatures et il ne faut pas oublier que si Jean Alesi fut un pilote instinctif et impétueux, il remporta tout de même un Grand-Prix (Canada 1995) et termina plus souvent dans les points que dans les bacs à graviers. Ceci dit, j’avoue que j’ai moi-même bien ri de ces sketchs et que j’en ai tiré une nouvelle humoristique en ligne sur FANATIC F1.
http://www.fanaticf1.com/formule1/4109-David-Sarel.html
Alain Prost fut lui-aussi caricaturé. Le champion français se plaignit souvent de son matériel durant sa carrière. Tout le monde se souviendra qu’il qualifia en 1991 sa Ferrari de camion et que cela lui valut d’être évincé de la Scuderia. Alors, lorsqu’il arrêta sa carrière de pilote de F1 à la fin de la saison 1993, les Guignols se moquèrent de lui en le montrant dans la cuisine de son chalet en Suisse avec sa femme. Alain aidait son épouse à la cuisine et excusait d’avance la médiocre qualité de sa mayonnaise en se plaignant du batteur électrique. « J’ai fait ce que j’ai pu avec le matériel qu’on m’a donné », se lamentait-il.
Récemment, c’est Fernando Alonso qui a été brocardé, sans doute à cause de l’image fort négative que laissent son implication dans le Stepney Gate et la façon dont il s’est souvent conduit avec ses employeurs. Les Guignols osent l’insolence et c’est tout leur charme. Ils ont établi un paradoxe entre deux films de Thomas Langmann. D’abord Astérix, défendu par des personnalités comme Alain Delon, Jean Todt et Michael Schumacher. Ensuite Mesrine, défendu notamment par … Mikael Jakson, Mike Tyson et Fernando Alonso !
Les humoristes les plus doués savent toucher là où ça fait mal et c’est bien ça qui nous fait rire, tout au moins quand ils ne s’en prennent pas à nos personnalités préférées – ou alors, longtemps après, quand ça n’a plus beaucoup d’importance. Pourvu qu’ils continuent !
Thierry Le Bras
15:25 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, automobile, sport automobile, les guignols de l’info, ppd, nicolas canteloup, ségolène royal, jean alesi, fernando alonso, alain prost
26.11.2008
SUR LA PISTE DE JAMES BOND ET D’ASTON MARTIN
Son nom est Bond, James Bond. Il a le permis de tuer. Il revient régulièrement sur les écrans dans des aventures aussi extraordinaires que spectaculaires.
Son métier : spécialiste de Spy game, bien que ni Robert Redford ni Brad Pitt n’aient encore interprété son rôle.
Sa marque préférée : Aston Martin
L’espionnage est à la mode en F1. Rappelez-vous du Stepney Gate, l’équivalent en sport de ce que fut l’affaire des frégates dans le monde politique. Comment des amateurs de course automobile ne s’intéresseraient-ils pas à des voitures d’espions après le terrible scandale qui ébranla la F1 en 2007 ? Malheureusement, James n’était pas là pour empêcher les méchants de voler des plans. Peut-être parce qu’il préfère Aston Martin à Ferrari.
Quoiqu’il en soit et sans copier une Ferrari, la DB 4, sœur ainée de la DB 5 que James Bond utilisa notamment dans Goldfinger, connut ses heures de gloire en compétition.
Son développement fut réalisé par le carrossier italien Touring qui choisit de concevoir une version légère avec carrosserie en aluminium.
Elle fut produite en cinq versions entre 1958 et 1963.
Le moteur originel, d’une cylindrée de 3.670 cm3, développait 240 ch à 5.500 tr/mn. La voiture pesait – en version light – 1.347 kg.
Thierry Le Bras
15:44 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport automobile, cinéma, espionnage, james bond, aston martin, brad pitt, robert redford
21.10.2008
LA COURSE DE CÔTE DE SAINT-GOUËNO ET SON FER A CHEVAL (1)

La course de côte de Saint-Gouëno dans les Côtes d’Armor fait partie du patrimoine du sport automobile dans l’Ouest. Dans l’Ouest et au-delà devrais-je écrire, car cette belle épreuve a compté pour le championnat de France durant les années 70 et 80. A ce titre, elle a accueilli les rois de la montagne. Pour des raisons de divers ordres, les courses de côtes sont bien moins nombreuses aujourd’hui que par le passé. Celle de Saint-Gouëno renaît cependant depuis 2003. Souhaitons qu’elle soit bientôt réinscrite au Championnat de France de la montagne. Elle mérite, tout comme ses organisateurs.
Saint-Gouëno offre un tracé intéressant aux pilotes et aux spectateurs. Les enfilades au bas du circuit exigent un gros cœur pour faire un temps, d’autant qu’elles se ressemblent toutes à l’entrée, mais que certaines se referment tandis que d’autres s’ouvrent à la sortie. Ensuite, un virage en fer à cheval oblige les pilotes à un gros freinage. Ce gauche serré ne permet pas de gagner beaucoup de temps, mais il en fait parfois perdre beaucoup, comme quantité de virages lents. Une montée, un long droite en appui suivi d’un gauche qui se termine en léger dévers (tout au moins se terminait-il ainsi l’année où j’ai disputé l’épreuve) conduisent les pilotes à la ligne d’arrivée.
Outre l’édition que j’ai disputée, je me suis souvent rendu à Saint-Gouëno en qualité de spectateur équipé de mon appareil photo. Il est des virages sur les pistes où le photographe un peu avisé sait qu’il se passera quelque chose. Tel est le cas du fer à cheval, passage très chaud de ce circuit. Je m’en rappelle car j’ai moi-même failli y laisser une caisse de Golf GTI en 1977 après un freinage trop tardif. Par chance, j’ai juste abimé un peu un pare-choc et j’ai remporté ma classe sur le temps d’une deuxième montée plus sage.
Voici quelques images ramenées de Saint-Gouëno au fil d’anciennes éditions. Dans quelques jours, je mettrai en ligne d’autres beaux passages au fer à cheval, ceux exprimant le pilotage parfait des Francis Dosières, Christian Dzierzbicki et autres rois de la montagne.


1981, Patrick Germain, un des gros bras de la classe 1301 – 1600 cm3 au début des années 80, sauve sa caisse de Golf GTI, à peu près comme je l’avais fait quatre ans plus tôt. Lui aussi remportera la classe sur son temps de la seconde montée

1981, Jean-Luc Moreau possède un pilotage agressif et spectaculaire. Il se fait plait plaisir au volant de sa R5 groupe 2 ex Christian Rio. Jean-Luc ne va pas sortir de la piste, il franchira le fer à cheval sans rien toucher

Guillaume Samson, un sens certain de la limite avec sa Porsche groupe B

La F2 du Team Carburol amenée comme une R8 Gorde du bon vieux temps

1984, démonstration d’appui signée Alain Gadal au volant de sa Porsche 930 groupe B
Thierry Le Bras
La course de côte de Saint-Gouëno possède son site, à consommer sans modération. N’hésitez pas à cliquer sur :
http://www.coursedecote-saintgoueno.fr/
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12:39 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courses de côtes, saint-gouëno, sport automobile, fer à cheval, pilotage
01.10.2008
NICO ROSBERG EN TÊTE D’UN GRAND-PRIX

A la fin du premier Grand-Prix de l’histoire disputé en nocturne dimanche dernier, Olivier Panis souligna sur l’antenne de TF1 que Nico Rosberg avait le potentiel d’un grand pilote.
A Singapour, Nico a mené la course durant sept tours, jusqu’à ce qu’une pénalité infligée légalement mais en vertu d’une règle que tous les observateurs de la F1 considèrent comme désuète et injuste le contraigne à une pénalité de dix secondes à son stand.
Qu’importe, Nico est tout de même monté sur le podium en compagnie de Fernando Alonso et de Lewis Hamilton. Le pilote Williams termine en effet en seconde position.
Nico confirme une nouvelle fois le bien que son team, ses partenaires, la presse et ses supporters pensent de lui.

Aujourd’hui (1er octobre 2008), Frédéric Ferret dresse un beau portrait de lui dans le quotidien L’Équipe. Outre le talent et le sens de l’attaque du pilote allemand, le journaliste évoque sa préparation et sa capacité à fédérer le team autour de lui.
Dans AUTOhebdo, Jean-Michel Desnoués lui consacre également un bel article intitulé « Nico Rosberg sous les feux de la lampe ».
L’actualité fait bien les choses. Un portrait de Nico apparut en ligne sur FANATIC F1 la veille du Grand-Prix. Nico y est comparé à un ancien de la Formule 1, un pilote extraordinairement talentueux et intelligent comme lui. Un portrait et une analyse à découvrir sur :
http://www.fanaticf1.com/formule1/7477-A-qui-ressemblent-...
13:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nico rosberg, formule 1, sport automobile, grand-prix de singapour, fanatic f1
17.09.2008
CIRCUIT MORTEL REDÉMARRE

Après deux années assez prolixes (428 notes depuis son lancement), j’ai laissé CIRCUIT MORTEL en sommeil pendant plusieurs mois.
Plusieurs raisons à cela.
D’abord, le transfert de la plate-forme Myfreesport à Haut et fort m’a causé quelques soucis techniques dans la mesure où mon logiciel de navigation n’était pas compatible avec le nouveau logiciel de l’hébergeur. Le problème m’a contrarié car je considère toujours que les nouveautés informatiques doivent faciliter la vie des utilisateurs et pas leur faire perdre du temps. Mais comme je suis maintenant équipé des dernières versions de Windows et de Explorer, tout va bien désormais.
D’autre part, j’ai participé à un autre blog accolé à un site consacré à la F . J’ai donc délaissé provisoirement mon vieux CIRCUIT MORTEL pour un arbre prétendu de plus haute lignée. Les hommes sont ingrats et infidèles, c’est bien connu…

Pourquoi réveiller CIRCUIT MORTEL aujourd’hui ? Tout simplement parce que parler de courses de côtes, de rallyes, d’épreuves ouvertes aux amateurs qui se sont déroulées durant les sixties, les seventies et les décennies suivantes jusqu’à l’époque contemporaine me manquait trop.
Serge Bermand au Mont Dore 1989
Sur CIRCUIT MORTEL, vous trouverez doncà nouveau :
- des nouvelles (au sens littéraire de courtes fictions) dont l’action se déroule dans le monde de la course automobile. Elles mettront en scène mes personnages récurrents, David Sarel dans des histoires contemporaines, Philippe Georjan et Xavier Ferrant dans le tourbillon des sixties et des seventies ;
- des infos sur mes pilotes préférés hors F1, à commencer par Loïc Duval, Yoann Bonato, Olivier Panis, Sébastien Loeb, Bastien Brière, Beppe Gabbiani, Stéphane Dréan, Gaétan Sérazin, Caty Caly, Sébastien Petit, Francis Dosières ...
- des histoires de courses, récentes ou plus anciennes ;
- des souvenirs personnels, dont certains ont trait à des courses auxquelles j’ai participé ;
- des chroniques évoquant les voitures que j’aime, y compris celles qui sont désormais admises en VHC comme la Golf GTI (série 1), la Scirocco groupe 2 (série 1), l’Alfa Roméo 2000 GTV (Bertone), les BMW 2002, 528 groupe A, 635 CSI groupe A, M3 et d’autres encore, des plus protigieuses comme la Ferrari Daytona groupe 4 aux plus modestes comme les NSU TTS ou Cooper S ;
- des présentations de livres dans le monde de la course automobile, notamment des romans et des récits
- quelques chroniques pratiques sur des questions juridiques liées à l’automobile (comment contester ses PV, comment se préserver des arnaques ...) ;
- et bien sûr de nombreuses photos d’illustration.
A bientôt donc pour de nouvelles notes et photos sur CIRCUIT MORTEL.
Au fait, pourquoi le blog s’appelle-t-il CIRCUIT MORTEL ? Le titre surprend parfois et ne correspond pas à la réalité actuelle de la course automobile où la sécurité des pilotes comme des spectateurs fait partie des préoccupations essentielles. Mais en 2005, j’ai publié un roman qui s’appelle CIRCUIT MORTEL A LOHÉAC. A l’origine, j’ai ouvert ce blog pour le présenter avant de l’élargir à d’autres thèmes. J’ai tout simplement choisi le début du titre de mon roman. Après, comme le blog existait avec ce titre, je l’ai conservé.
Thierry Le Bras
QUELQUES EXEMPLES DE PHOTOS QUE VOUS TROUVEREZ
SUR CIRCUIT MORTEL





