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07/01/2013

RETOUR A SAINT-GERMAIN-SUR-ILLE

au bon vieux temps des sixties

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 16 septembre 2012, la sympathique petite commune d’Ille et Vilaine retrouve le tourbillon des années Vintage.

 

Quelques photos que j’ai prises ce jour-là de machines hautement symboliques des années soixante. D’autres notes évoquant ce week-end magique suivront au cours des prochains mois.

 

Dès aujourd’hui, retour au cœur des sixties. Sur Europe 1, Franck Ténot, Daniel Filipacchi et Lucien Morisse animent SLC Salut les copains. Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Sheila, Dalida et Claude François pointent en pole position des ventes de 45 tours vinyles. Ils roulent en Mustang, Mercedes, Rolls, DS 21, Sunbeam, Triumph…

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 La jeunesse se montre impitoyable. Les parents, ce sont des croulants, les plus vieux des PPA (passera pas l’année). Parallèlement, les jeunes qui foncent sur leurs scooters ou au volant de leurs décapotables se font traiter de blousons noirs par les adultes. Quant aux pilotes, ah les pilotes, ce sont des casse-cou, des fous du volant… et aussi les héros d’un monde hélas perdu, celui du volontarisme, de la compétition, de l’effort, de la fierté du progrès, de la récompense du talent, de la faim d’avenir délicieux.

 

Le succès populaire de la renaissance de la Course de côte de Saint-Germain-sur-Ille sous forme de montée historique dément l’autophobie que veulent nous imposer des pouvoirs publics inconséquents. Il correspond  au triomphe du vintage dans tous les secteurs de la création et de l’économie, design, mode, littérature, BD, cinéma, automobile…

 

GT 40, l’arme de la revanche


1963. Enzo Ferrari a humilié Henry Ford. Il a fait semblant de discuter d’une cession de sa firme au géant américain. Puis il a dérapé en imposant des clauses inacceptables à l’acheteur. La transaction a capoté. Enzo Ferrari sait maintenant ce que vaut son entreprise. Mais l’affront qu’il a infligé à l’Américain exige réparation. Ford veut gagner en endurance et particulièrement au Mans. Il y parviendra en 1966 avec la GT 40 MK II 7 litres pilotée par Bruce McLaren et Chris Amon. Il récidivera en 1967 avec la MK IV de Dan Gurney – AJ Foyt. En 1968, la réglementation change. La cylindrée des prototypes est limitée à 3000 cm3 et celle des voitures de sport (produites à au moins 50 exemplaires) à 5000 cm3. Ford tire encore son épingle du jeu avec les GT 40 4992 cm3 confiées au Team John Wyer. Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi l’emportent dans la Sarthe. L’année suivante, ce sera au tour de Jacky Ickx et Jackie Oliver.

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 La Ford GT 40 était d’abord conçue pour le circuit même si elle fit des apparitions dans d’autres disciplines. En trouver une à la Saint-Germain-S/-Ille Classic représenta une excellente nouvelle. L’exemplaire piloté par Éric Lebreton avait belle allure dans sa livrée bleu métal. Elle  faisait penser aux couleurs des Cobra alignées par Caroll Shelby tandis que son autocollant Gulf rappelait des victoires des GT 40 John Wyer dans la Sarthe . Une auto que nous avons hâte de revoir en action.

 

Jaguar Type E, héritière d’une reine des 24 Heures

 

La Type D a remporté les 24 Heures du Mans à trois reprises, en 1955, 1956 et 1957. Le châssis de la Type E est directement issu de celui de sa glorieuse aînée. Elle bénéficie en plus d’un nouveau train arrière à roues indépendantes.

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 La voiture alignée par Benjamin Guiheux est un modèle 1969 selon les informations de la liste des engagés. Il s’agit donc d’une Type E deuxième génération équipée d’un moteur 6 cylindres 4235 cm3. Il faut bien l’avouer, la Type E n’a pas construit en course de côte un palmarès comparable à ceux des Porsche 911, Berlinette Alpine ou autres Lotus Elan. Dans les autres disciplines non plus d’ailleurs. Sans doute la firme Jaguar ne l’a-t-elle pas assez développée pour lui offrir les moyens de lutter contre les Ferrari GTO, AC Cobra ou Porsche 904. Mais une Type E pilotée par Roy Salvadori et Briggs Cunningham se classa tout de même 4ème des 24 Heures du Mans 1962.

 

Au-delà des résultats en compétition, la Jaguar Type E est une voiture qui allie luxe, sport et prestige. Elle symbolise la classe à l’état pur.

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 Celle alignée par Benjamin Guiheux est magnifique. Elle donne envie de voyager dans le temps jusqu’en 1962. Imaginez-vous à son volant dans la ligne droite des Hunaudières, calé en aspiration derrière la Ferrari 250 GTO de Jean Guichet. Mulsanne approche. Vous prenez de la vitesse. Vous déboitez la Ferrari. Vous voilà portière contre portière à plus de 280 kilomètres heure. Vous êtes plus rapide. Ça y est, vous êtes devant. Vous vous rabattez pour empêcher Guichet de vous faire l’intérieur au freinage…  Vous restez devant. Vous vous dites qu’aucun pilote au monde ne pourrait faire mieux que vous au volant de cette voiture. Vous avez réaccéléré. Le train arrière s’est dérobé. Vous l’avez contrôlé d’un habile contre-braquage. Le rugissement du moteur Jaguar exprime votre rage de vaincre. Il intime au cheval  cabré de ne pas vous approcher. Vous êtes le roi du monde…

 

Benjamin Guiheux, le pilote de la Type E présentée aujourd’hui, est un garagiste installé à Vern-Sur-Seiche. Un spécialiste de la restauration et de la préparation de véhicules de sportifs de collection et de compétition. Sa machine représente une vitrine attractive qui sensibilisera ceux qui songent à courir en VHC ou tout simplement à rouler dans une ancienne sportive : http://www.autopassionnostalgie.com  

 

Porsche 356, celle sans qui la 911 n’aurait pas été possible

 

Pourquoi 356 ? Parce qu’elle fut le résultat de la 356ème étude de Porsche Büro. Une étude personnelle de Ferdinand Porsche avant la guerre. Un dossier qui se concrétiserait par une voiture de sport sans concession produite de 1948 à 1965. La 356 a beaucoup couru dans toutes les disciplines. Elle s’est fréquemment illustrée dans sa catégorie. Ce fut  au volant d’une 356 Spider que James Dean débuta en compétition avant d’acquérir la 550 à bord de laquelle il trouverait la mort.

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 La 356 BT6 engagée par Pascal Manini à Saint-Germain sur Ille est un modèle de 1962. Certainement un 1600 cm3 développant 75 cv de série. La 356 a contribué au développement de Porsche. Son design préfigure le style 911 qui assurera au constructeur de Stuttgart une notoriété et un succès extraordinaires. C’est toujours un plaisir de la voir évoluer sur un tracé de course de côte, de circuit ou d’ES de rallye.

 

Vivement la prochaine édition de la Saint-Germain Classic pour revoir toutes ces belles machines et quelques autres en action ! D’ici là, j’aurai mis en ligne d’autres photos, dont j’espère des images du départ que doit me communiquer  un autre passionné de prise de vue et de VHC.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Des vacances à Larmor Plage en 1964 ; un été où, tout gamin, j’allais voir un spider 356 de près

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/07/26/larmor-plage-1964.html

 

1969, La Baule, Porsche 911 en rallye, une nouvelle avec les personnages d’un de mes prochains polars

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/08/25/rallye-de-la-baule-des-emois-inoubliables.html

 

Cooper contre DS, un duel déjà à l’affiche en 1965 (docufiction illustré)

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/11/06/le-retour-de-la-ds-citroen.html

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 Première victoire à Saint-Germain sur Ille

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/05/10/premiere-victoire.html

 

Vous connaissez Ronnie, un des personnages de mes 7 Nouvelles pimentées ? Vous saviez qu’il avait vécu un des plus beaux jours de sa vie à la Course de Côte de Saint-Germain-Sur-Ille ?

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-jour-de-gloire-pour-ronnie-a-saint-germain-sur-ille-109843674.html

 

Puisque nous parlons sixties et Vintage, un clin d’œil à la R8 Gordini ; surfez sans restriction sur l’excellent portail qui lui est consacré par l’équipe de Patrick Boisliveau

http://www.r8gordini.com/

 

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https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Et pourquoi pas sur Facebook ?

http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

 

Thierry Le Bras

12/09/2011

LE MANS 68 (3) : Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi remportent la mise

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Dans les 2 notes précédentes (cf 1ère partie : http://bit.ly/1dqEzSG et 2ème partie : http://bit.ly/1llQF1U ), je vous ai raconté la course jusqu’au bout de la nuit mancelle. Le public français exultait toujours le dimanche matin. Pour la première fois depuis bien longtemps, une voiture bleu France figurait aux avant-postes. Les applaudissements crépitaient à chaque passage de la Matra qui se maintenait en seconde position.

La Ford GT 40 bleue et orange du Team John Wyer pilotée par Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi menait toujours la danse. Malmenée par les Porsche 908 sur les courses de 1000 kilomètres, la Ford GT 40 imposait sa fiabilité et la puissance de son moteur 5 litres sur la distance. Un constat qui conduirait Porsche à réaliser que pour gagner une épreuve très longue, une machine Sport 5 litres possédait des arguments de poids face à un proto 3 litres. Autant dire que ces 24 Heures 1968 ont influencé le développement de la Porsche 917 et de sa future rivale, la Ferrari 512.

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Chez Porsche, on avait souffert et on n’espérait plus la victoire du proto 908 3 litres. C’est aussi ça la course. Parfois on gagne, parfois tout va mal et on galère tout le week-end… Tous les team-managers et tous les pilotes connaissent ces moments pénibles.

Drame au Tertre Rouge

 « L’Alpine A 220 N° 27 de Mauro Bianchi est sortie de la piste au Tertre Rouge », annonça soudain le speaker officiel. Elle occupait la sixième position. Le silence qui suivit s’accompagna d’une angoisse intense.

 Le Tertre Rouge a éliminé beaucoup de voitures dans l’histoire des 24 Heures. Heureusement que ce n’est pas un enchaînement très rapide. Mieux vaut sortir là qu’à plus de 300 à l’heure à la fin des Hunaudières.

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Les nouvelles du pilote ne tarderaient pas à tomber. Mauro Bianchi – le grand-père de Jules Bianchi qui se faire maintenant un prénom dans le monde de la course automobile - souffrait de graves brûlures, mais ses jours n’étaient pas en danger.

 Que  ressentit son frère Lucien ce jour-là ?  Il était  en tête des 24 Heures du Mans et son frère était gravement blessé. Malgré tout, il devait continuer à piloter au même rythme. Et que pensa Pedro Rodriguez ? Lui qui était passé près de l’exploit 7 ans plus tôt avec son petit frère Ricardo ? Les deux Mexicains faisaient équipe au volant d’une Ferrari. Sans doute Pedro comprit-il mieux que personne l’angoisse de Lucien. Et peut-être, malgré son entente avec son équipier, songea-t-il qu’il aurait aimé courir à nouveau avec Ricardo, le petit frère disparu un jour de Toussaint, à l’âge de 20 ans, aux essais de leur Grand-Prix national, celui du Mexique 1962.

Victoire finale de pilotes éclectiques

 La série noire continua pour les voitures bleues. A 12 heures 20, un pneu de la Matra éclata dans les Hunaudières. Personne ne connaîtrait jamais l’origine certaine de ce problème, mais il n’est pas impossible que le pneu ait été détérioré en roulant sur les débris de l’Alpine A 220 au Tertre Rouge. La Matra prit feu et s’immobilisa sur le bord de la piste. C’en était fini des espoirs de voir une voiture bleue sur le podium des 24 Heures 1968. Il faudrait attendre 1972 avant que Matra réalise un superbe doublé, Henri Pescarolo et Graham Hill devançant François Cevert et Ganley. Les voitures françaises remporteraient aussi les deux éditions suivantes avec l’équipage Henri Pescarolo - Gérard Larousse.

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 Il restait deux heures trente de course. La GT 40 de tête n’avait plus de rivale. Seuls une sortie de piste ou un problème mécanique pouvaient la priver de la victoire. Mais en sport automobile, la première place n’est acquise qu’une fois le drapeau à damier franchi. La voiture de Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi tint bon. A 15 heures, elle inscrivit son nom au prestigieux palmarès des 24 Heures du Mans et apporta à Ford le titre de champion du monde d’endurance 1968. La Porsche 907 de Spoery – Steineman et la 908 de Stommelen – Neeparsch complétaient le podium.

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 La première Alfa, celle de Galli et Giunti s’empara de la quatrième place.

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A défaut de podium avec l’A 220, Alpine remporta l’indice de performance avec les sympathiques petites A 210. Leurs pilotes portaient des noms qui ne tarderaient pas à faire vibrer les amoureux de notre sport préféré : Andruet, Thérier, Wollek, Vinatier, Nicolas, tous de futurs grands pilotes et des personnalités particulièrement attachantes.

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 Pedro Rodriguez fut avec son frère Ricardo un des premiers « baby-pilotes » de l’histoire de la course automobile. Pedro, l’aîné, commença à courir au volant d’une Jaguar XK 120 à l’âge de quinze ans. Ricardo, son cadet de deux ans, devint Champion des courses de voitures de tourisme au Mexique à quatorze ans. Ils étaient des pilotes éclectiques, capables de jouer les premiers rôles dans toutes les disciplines. L’arrivée en F1 de leur jeune, fougueux et talentueux compatriote Sergio Perez cette année m’a rappelé leur souvenir. J’y reviendrai dans quelques semaines. Lucien Bianchi aussi était un pilote complet capable de s’imposer dans toutes les disciplines. En 1968, avant de remporter Le Mans, il était monté sur le podium du Grand-Prix de Monaco Et à la fin de l’année, il disputait le Marathon Londres – Sydney au volant d’une DS 21. Il était d’ailleurs en tête de ce rallye à quelques kilomètres de l’arrivée lorsqu’une voiture de touristes imprudents vint le percuter. La responsabilité de Lucien Bianchi n’était aucunement engagée dans l’accident. Sans cet aléa, il aurait remporté le premier Londres – Sydney.

Et les autres ?

Impossible de parler de toutes les voitures dans cette note sans bafouer les règles de base de l’écriture web avec lesquelles j’ai déjà pris quelques libertés en allongeant mon texte au-delà du raisonnable. Quand on aime – la course – on ne compte pas (les signes et espaces) avec la fonction « statistiques » du  traitement de texte.

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 Peut-être un jour l’idée de raconter la course d’un des pilotes non cités aujourd’hui après avoir recueilli un nouveau témoignage ou une nouvelle anecdote me conduira-t-elle à mettre en ligne un nouveau chapitre de l’histoire de ces 24 Heures 1968 pas tout à fait comme les autres. En attendant, deux infos complémentaires avant de conclure. En GT, le Belge Jean-Pierre Gaban associé à son compatriote Roger Van der Schrick imposait sa Porsche 911 T.

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 Les petites Alpine A 110 des hommes de l’Ouest  Bourdon – Nusbaumer – Pouteau (N° 61) et de Colomb – Lacarreau (N° 51) bouclaient vaillamment l’épreuve. N’ayant pas parcouru une distance suffisante, elles ne figureraient malheureusement pas sur le classement officiel. Qu’importe, les Berlinettes se vengeraient de cet affront sur les routes du monde entier en devenant les terreurs des rallyes nationaux et internationaux.

QUELQUES LIENS A SUIVRE

Les nouvelles publications de CIRCUIT MORTEL sont désormais mises en ligne sur http://circuitmortel.com

 Quand Pedro Rodriguez pilotait une Porsche 917

 http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/06/06/belles-de-course-les-porsche-917.html

 La Triumph Spitfire a couru au Mans

 http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/07/12/quand-la-triumph-spitfire-faisait-planer-la-jeunesse.html

 Un excellent site consacré aux Alpine dans l’ouest

http://www.alpine-grand-ouest.com/actu-ago/actu-alpine-grand-ouest.html

 

Quelques jeux de mots autour du sport automobile, de la cuisine et des sports de combat

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-question-de-vocabulaire-81262654.html

 Thierry Le Bras

16:04 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : 1968, 24 heures du mans, rodriguez, bianchi, ford gt 40, alpine, matra |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |