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18/12/2010

CADEAUX DE NOËL POUR PILOTES DE L’OUEST ET D’AILLEURS

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Les fêtes de fin d’année déboulent à la vitesse d’un bolide des seventies sur l’anneau de Montlhéry. Les bouchons de champagne vont sauter comme après les victoires. Les sapins de Noël vont étinceler comme les carrosseries des voitures de course avant le départ. Les bougies vont déclencher l’allumage de la féérie comme celles d’un moteur les rugissements annonciateurs de démarrages collant le pilote au fond de son baquet. Chaque année, les pilotes amateurs se demandent quelle voiture choisir en vue de la prochaine saison. A chaque Noël vous vous demandez quels cadeaux offrir et/ou quels présents demander aux proches qui s’enquièrent de ce qui vous ferait plaisir. Quelques idées dans un très large éventail de facultés contributives.

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Si vous avez un oncle Sam milliardaire qui aspire à vous gâter, un VHC sera un fabuleux cadeau. Une Alfa Roméo 2000 GTV groupe 1 des années 70 par exemple, ou un autre modèle conforme à vos rêves de jeunesse. A vous le Tour de France Automobile, le Monte-Carlo historique, sans oublier des retours brillants sur les épreuves réservées aux VHC se déroulant parallèlement aux courses modernes : Sain—Gouëno, Le Mont-Dore Chambon sur Lac, vous revoilà, plus enthousiaste que jamais. Si vous n’avez pas d’oncle milliardaire, dites vous bien que c’est le cas de la plupart des lecteurs – je peux en témoigner – et qu’il existe d’autres idées originales et plus abordables. Pourquoi ne pas offrir (ou vous faire offrir) une voiture miniature qui réveillera d’agréables souvenirs ? Le Père Noël aime la vitesse. Celle à laquelle il pilote son traineau profilé en apporte la preuve incontestable. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour vous combler.

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Étant moi-même auteur de livres, je ne saurais omettre cette option de cadeau. Offrir un roman dans l’univers du sport automobile, c’est immerger quelques heures durant le bénéficiaire dans son univers de prédilection en compagnie de pilotes et d’équipes qui l’associent à leurs défis. Quelques superbes albums illustrés feront aussi biller les yeux du destinataire. Je pense par exemple au magnifique « Les plus grands duels de la Formule 1 » paru chez Tana ainsi qu’aux traditionnels ouvrages consacrés à l’année F1, l’année rallye, ou encore au Mans. Des valeurs sûres qui ne déçoivent jamais.

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Le Vintage fait fureur. Installer dans la vitrine de son bureau une voiture téléguidée du temps de son enfance dépasse largement le simple phénomène de mode. Qui sait si le possesseur de cette Porsche téléguidée ne se retrouvera-t-il pas grâce à cet objet à l’époque où, enfant plein de rêves, il se voyait à la place de Raymond Touroul sur les pentes de la Course de côte de Saint-Germain sur Ille. Le jouet ancien se décline aussi au mode Scalextric, Jouëf, Circuit 24… Combien d’enfants se sont-ils pris pour Jim Clark en jouant avec leur circuit électrique ? Les classes des écoles primaires étaient remplies de jeunes Jim Clark, Ricardo et Pedro Rodriguez, John Surtees, Bruce McLaren, Graham Hill et autres rois des circuits qui s’affrontaient le jeudi après-midi sur les pistes démontables des manufacturiers de petites autos bourdonnantes. Des vocations sont nées. Pour ma part, j’ai croisé à la fin des années 70 deux anciens copains de CM2 dans des épreuves de l’Ouest auxquelles je participais. Il faut dire que l’époque était plus fascinée par la course automobile que notre XXIème siècle fort aseptisé et traumatisé par les dictats des écologistes aussi sinistres que radicaux.

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Celui ou celle que vous voulez gâter est un ancien pilote ? Il sera peut-être heureux de retrouver des magazines du temps où il courait. Certains possèdent encore toutes les archives presse de l’époque où ils s’alignaient en compétition. D’autres ont égaré des documents au fil du temps, des déménagements et des aléas de la vie. Retrouver un ancien Échappement, Slick ou AUTOhebdo avec une photo du gentleman-driver à qui vous entendez faire une bonne surprise garantit le succès. Les sites tels qu’eBay et Priceminster permettent parfois de trouver des trésors. Autrement, les annonces d’Échappement et d’AUTOhebdo contiennent régulièrement des offres de vente. Il est vraisemblablement trop tard pour cette année, mais à l’avenir, pensez à de futurs cadeaux lorsque vous visiterez des brocantes et des salons sur le thème de l’automobile. Une compilation d’articles parus dans la presse régionale peut aussi faire plaisir. Du travail de recherche en perspective, mais comme chacun le sait, on a plus de plaisir à donner qu’à recevoir !

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Succès garanti en trouvant une photo que l’ex-pilote ne connaissait pas encore ou n’avait pas achetée en son temps, Une gageure difficile ? Sans doute, mais vous découvrirez peut-être des images intéressantes sur des forums comme Autodiva ou Forum Auto ajoutant le nom du pilote ou d’épreuves à celui du forum (p. ex. les épreuves de l’Ouest de la France). Sans compter les archives de photographes professionnels et d’historiens de la course automobile. Vous y trouverez aussi des images des pilotes préférés de votre ami ou parent gentleman driver. Les archives de Maurice Louche sont très riches, tout comme celles de photographes manceaux qui suivent l’histoire des 24 Heures et d’autres encore que vous visionnerez en utilisant habilement les moteurs de recherche.

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Autre idée originale, les dessins et peintures associés à la course automobile. Dessins humoristiques tels que ceux de Pierrick Chazeaud, lithographies ou œuvres originales exécutées sur commande comme le propose Stéphane Dufour, tout est possible en fonction de vos moyens.

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Enfin, si vous  avez un fils, un filleul, un neveu ou un petit fils qui rêve de devenir pilote, vous pouvez sans doute l’y entraîner sous certaines conditions avant l’âge du permis. La vidéo que vous découvrirez sur le lien qui suit lui donnera des idées. Kalle Rovanperä, 8 ans et déjà Finlandais volant : http://www.youtube.com/watch?v=ZyyWnUAgMQ4

 

Si vous n’avez pas les moyens financiers ni logistiques d’offrir cette vie à votre petit protégé, il existe des contes de Noël gratuits sur Internet…

 

DES LIENS VERS DES CONTES DE NOËL AUTOMOBILES

 Noël prémonitoire, un conte de Noël où vous croiserez Jim Clark, une Cooper S, une DS 21, et peut-être bien le Père Noël… http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/12/20/noel-premonitoire.html

 Le  Père Noël gâte Ronnie, un conte de Noël Vintage et gourmand illustré de nombreuses photos d’une voiture qui a écrit de très belles pages de l’histoire du sport automobile français, la Berlinette Alpine. C’est simple, il suffit de cliquer sur http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-le-pere-noel-gate-ronnie-41311116.html

 

QUELQUES ADRESSES UTILES

 Un forum de plus de 130 pages contenant nombre d’images de pilotes de l’Ouest au cours de la période 1970 - 2000: http://www.forum-auto.com/sport-auto/theme40/sujet378742.htm

 Les archives photographiques  de Maurice Louche, historien de la course automobile http://www.editionsmauricelouche.com

 

 Le site du dessinateur Pierrick Chazeaud : http://www.pierrickchazeaud.com .

 

Celui de l’artiste automobile Stéphane Dufour : http://www.sdufour.com/fr

 

 JOYEUX NOËL A TOUS/ !!!

 

Thierry Le Bras

11:17 Publié dans Livre, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noël, vintage, pilotes, cadeaux, jouets, livres, photos, contes de noël, dessins |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

06/12/2010

VISA POUR CHRISTIAN RIO AU RALLYE DE TOURAINE… ET AILLEURS

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C’est une énorme expérience de la vie, se souvient Christian Rio, pilote officiel Citroën de 1982 à 1984. Ça apprend à être tenace, à avoir des ambitions. »

« Des gens qui savent conduire, poursuit le pilote. Il y en a beaucoup, et ce qui fait la différence, c’est certainement le travail et la ténacité, même s’il reste des paramètres qu’on ne maîtrise pas, c’est à dire la chance ou la réussite. On apprend aussi l’humilité. Il y a des périodes fastes et des périodes moins fastes. Il faut savoir garder la tête sur les épaules. Ça m’a beaucoup servi avec le recul. Ce fut une expérience extraordinaire. On vivait notre passion, ce qui était fabuleux. J’en ai aussi retiré des moments très riches au niveau des contacts humains. Même si nerveusement c’est dur, car c’est une remise en cause perpétuelle. »

En 1981, Christian Rio est encore un jeune pilote amateur, peu fortuné mais extrêmement doué. Il a commencé la compétition en 1976 et s’est fait remarquer par de nombreuses victoires de catégorie au volant d’une Alfa Roméo 2000 GTV. En 1978, une Renault 5 Alpine groupe 2 remplace l’Alfa, dépassée techniquement par des modèles plus récents. Christian accumulera encore les bonnes performances au volant de la R 5, mais il rêve de devenir professionnel. L’occasion d’accéder à ce statut se présente en 1981 sous la forme d’un challenge organisé par Citroën. Chaque direction régionale sélectionne un candidat sur dossier. L’heureux élu dispute quelques épreuves sur une Visa. Les deux meilleurs concurrents sont engagés par la marque pour la saison 1982. Il s’agit de Christian Rio et Maurice Chomat. « L’objectif était, à un délai de trois ou quatre ans, d’amener des pilotes sélectionnés par le trophée à disputer le championnat du monde sur une auto Citroën compétitive », rapporte Christian Rio.

Profession, pilote
Les deux pilotes Citroën disposent de Visa groupe B. « Le moins qu’on puisse dire est que la Visa n’offrait pas un look sportif, raconte Christian. Mais elle étonna tout le monde par ses performances. » A cette époque, les Porsche 911, Audi Quattro et R 5 Turbo constituaient l’arme absolue pour gagner un rallye. Avec son moteur 1219 cm3 développant 115 chevaux, la Visa ressemblait davantage à David qu’à Goliath. Grâce à ses qualités routières, elle permit cependant à ses pilotes de réaliser de belles performances, surtout sur la terre.

« La Visa m’a fait découvrir la terre, dit Christian. Au début, tu as l’impression que tu vas détruire l’auto. Les roues motrices patinent tout le temps et projettent des cailloux sur le plancher. A côté de ça, tu as un énorme plaisir de glisse. C’est vraiment fantastique. » A son volant, Christian réalise un début de saison fabuleux. Quatrième scratch au Touraine (les photos illustrant ce texte paru en 2000 dans le magazine Citropolis de Fabien Sabatès ont été prises par mes soins pendant cette épreuve), troisième aux Garrigues, vainqueur à chaque fois de sa catégorie. Il se retrouve deuxième du Championnat de France. Une place inespérée. Une sortie de route en Corse suspend cette série de performances. Les rallyes et les séances d’essais se succèdent à un rythme infernal. L’équipe prépare activement les saisons suivantes, en championnat du monde.

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En 1983 et 1984, les Visa entrent dans la cour des grands et participent aux épreuves les plus mythiques. Guy Verrier, le responsable du service compétition, poursuit un objectif : parfaire la fiabilité des voitures et rallier l’arrivée à chaque course. Les pilotes apprennent et finissent souvent dans les dix premiers malgré le handicap de puissance de leurs voitures. « On était dans le coup, se souvient Christian Rio. On côtoyait Vatanen, Michèle Mouton, Toïvonen, Alen, Mikkolä. C’était dur de comparer les temps qu’on faisait par rapport à eux car ils avaient des voitures de 400 chevaux. Mais je me sentais tout à fait capable de ne pas être ridicule face à ces gens-là. » Dans ce contexte d’enthousiasme, les pilotes aspiraient secrètement à devenir un jour champions du monde.

Christian conserve des souvenirs extraordinaires de cette époque. « Au Kenya par exemple, c’était le dépaysement total. Ce ne sont pas vraiment des épreuves spéciales. Les routes ne sont pas fermées. On ne met pas de combinaison parce qu’il fait trop chaud. Le principe, c’est de rallier deux points. Les organisateurs calculent un temps assez difficile à réaliser. Celui qui gagne, c’est celui qui sera le moins pénalisé. Je me souviens d’une anecdote particulière. On prend le départ de l’épreuve. Rapidement, l’auto bouge et l’arrière s’affaisse. Une roue s’était dévissée. Elle est partie dans la brousse. Me voilà sur trois roues. Il faisait nuit. On a appelé l’assistance. Nous sommes repartis. Quelques kilomètres plus tard, nous avons vu deux lionnes traverser tranquillement la piste devant nous. Dans notre petite auto en plastique, c’était un peu impressionnant. Parfois, nous apercevions aussi des girafes et des éléphants. »

Avec les rois  du championnat du monde
Changement de décor au Rallye des 1000 lacs en Finlande. « C’était quelque chose de fantastique. Il y avait des spéciales sur des routes départementales sur terre, avec une largeur assez conséquente, tout en trajectoires, et à grande vitesse puisque les moyennes dépassaient cent kilomètres heure. Contrairement aux idées reçues, on ne décollait pas sur toutes les bosses. Il fallait même décoller le moins possible pour être vraiment efficaces. »

Autre temps fort, le RAC en Grande Bretagne. Ce rallye se déroule sur des chemins de terre au milieu de parcs et forêts sans reconnaissances préalables. « J’adore les lumières du RAC. C’est en fin de saison, au mois de novembre. La nature est magnifique. Le parcours secret, c’est quelque chose de fabuleux et physiquement, c’est vraiment très dur. » Au RAC, les pilotes affrontent toutes sortes de conditions météorologiques. « Je venais de prendre le départ d’une spéciale, relate Christian. Je montais les vitesses normalement. Il me semblait que mon embrayage était fatigué. Il patinait. Je me concentrais là-dessus. On arrive dans un virage serré. Je sentais que ça patinait toujours à l’accélération. Puis on arrive dans une portion assez rapide. Je freine à l’approche d’un virage plus serré. Les quatre roues bloquent. Il y avait du givre sur la terre… Le freinage fut tangent. On rencontrait vraiment tout au RAC… »

Cruelle déception
Sa carrière professionnelle en rallye, Christian Rio l’aurait bien prolongée au plus haut niveau. Aux dires de tous les observateurs, il possédait toutes les qualités pour réussir ce challenge. Mais la course ne sera jamais une science exacte. En outre, ce sport nécessite un support coûteux : une voiture compétitive. Christian et son compère Maurice Chomat pensaient bien disposer de cette arme avec la BX groupe B que Citroën mettait au point. En novembre 1984, Guy Verrier les prévint qu’en raison du retard pris dans la préparation de la BX, ils seraient libres de tout engagement en 1985. Il était trop tard pour trouver un autre volant pour la saison suivante.

Christian Rio quitta la course automobile et constitua une société de vente de pièces détachées d’occasion au Rheu, près de Rennes. Il revint à la compétition en Rallycross avec une Alfa Roméo 75 Turbo en 1990, mais sans s’écarter de l’exploitation de son entreprise. Le service compétition d’Alfa Roméo était alors dirigé par une autre pointure du monde des rallyes, Jacques Panciatici. Quant à la fameuse BX groupe B, elle débuta en compétition en 1986 entre les mains de Jean-Claude Andruet et Philippe Wambergue. Les résultats furent si décevants que Citroën abandonna le championnat du monde des rallyes avant la mi-saison.

Thierry Le Bras

11:33 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christian rio, visa, citroën, groupe b, rallye de touraine |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

29/11/2010

UNE TRACTION CITROËN AU TOUR DE FRANCE AUTOMOBILE

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Citroën est dans la course ! Ce n’est pas encore une des Xsara, ni C4 WRC de notre Sébastien Loeb national, ni la DS 3 qu’il pilotera en 2011, mais une bonne vieille traction conduite par des gentlemen drivers.

Quand je commençais à faire de la course de côte, un copain de fac avait restauré une superbe Traction noire. Il m’avait fait l’amitié de me la faire essayer. A côté de l'Opel Ascona 19 SR et de la Golf GTI groupe 1, la Traction, c’était un camion ! Un vrai, plus que la Ferrari F1 à laquelle Prost attribua ce sobriquet juste avant d’être limogé par la Scuderia. Direction lourde, boite dure, comportement rétif, moteur poussif, voilà ce qu’inspirait la Traction par rapport aux voitures sportives de 1977. Sans oublier… le respect. Car à son époque, la Traction Citroën était une sacrée voiture. Je me suis souvenu de l’essai de celle de mon copain quand j’ai vu cet exemplaire dans la spéciale de Sens du Tour Auto VHC 2003, et je me suis dit que même si les performances n’avaient rien à voir avec les machines contemporaines, la piloter sur des ES de rallye, c’était du sport ! Je soulignerai en outre que cette Traction était superbement préparée et que sa robe gris métallisé la mettait magnifiquement en valeur, un peu comme une création de grand couturier sur une belle femme dont la classe repousse avec arrogance les assauts mesquins de l’outrage des ans.

Les nouvelles publications de CIRCUIT MORTEL sont désormais mises en ligne sur http://circuitmortel.com

QUELQUES LIENS A SUIVRE au sujet de Citroën en compétition :

 

Une fiction humoristique pleine d’anecdotes réelles et largement illustrée dont la DS 21 est l’héroïne http://bit.ly/1nR7R3i

 

Thierry Le Bras