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30/10/2012

RICARDO RODRIGUEZ (14 février 1942 – 1er novembre 1962)

disparu un jour de Toussaint

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Je respecte énormément les pilotes qui ont du cœur et entretiennent un lien de passion fusionnelle avec la course automobile, Parfois, cela conduit à évoquer des chapitres tristes de l’histoire de notre sport de prédilection, ceux qui traitent de la disparition d’un de nos pilotes préférés.

 

En cette période de Toussaint, comment ne pas penser à Ricardo Rodriguez, qui trouva la mort à 20 ans au Grand-Prix du Mexique 1962, il y a 50 ans ?

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Ricardo et son frère aîné Pedro furent sans doute les premiers baby-pilotes de l’histoire de la course automobile. A 14 ans, Ricardo courait déjà dans son pays au Mexique avec des voitures de tourisme. Avant ses 16 ans, il participa aux 12 Heures de Sebring au volant d’une Porsche. A 19 ans, Enzo Ferrari lui confia une machine officielle en Grand-Prix.

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 Ricardo était un pilote hors pair. Sa trajectoire s’arrêta hélas aux essais du Grand-Prix du Mexique 1962. La course ne comptait pas pour le Championnat du monde et la Scuderia n’avait pas fait le déplacement. Voulant absolument courir « son Grand-Prix », Ricardo loua une Lotus 24 à l’écurie de Rob Walker. Le jeune prodige mexicain se tua en essayant de décrocher la pole.

 

Ricardo, indissociable de son frère Pedro

 

Ricardo et son frère Pedro, c’est l’histoire de deux jeunes pilotes surdoués, deux frangins qui partageaient la même passion et firent équipe à plusieurs reprises en endurance, notamment aux 24 Heures du Mans. L’édition 1961 de la classique mancelle joua un rôle non négligeable dans la popularité des frères Rodriguez. Engagés sur une Ferrari du NART, une voiture privée, ils firent jeu égal pendant près de 23 avec Heures les machines officielles de la Scuderia ! Le meilleur tour en course cette année-là fut d’ailleurs signé par Ricardo. Le public se prit de sympathie pour ces jeunes pilotes audacieux qui prenaient la mesure des spécialistes de l’épreuve. Hélas, le moteur de leur Ferrari cassa avant le terme de la 23ème heure de course. Le coup était passé près, et même si la Ferrari officielle de Phil Hill et Olivier Gendebien remportait finalement une victoire méritée, les deux frangins mexicains étaient entrés dans l’histoire du Mans en faisant vibrer le public.

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 Pedro Rodriguez trouva lui-aussi la mort en course. C’était  le 11 juillet 1971 à l’âge de 31 ans au Norisring, en Allemagne. La Ferrari 512 M qu’il pilotait ce jour-là dans une course ne comptant pas pour le Championnat du monde d’endurance heurta un mur et s’embrasa. Pedro avait remporté de nombreuses épreuves d’endurance dont les 24 Heures du Mans 1968. Son palmarès compte aussi 2 victoires en F1, la première à Kyalami en 1967 sur une Cooper, la seconde à Spa en 1970 sur une Yardley BRM. En championnat du monde d’endurance, il pilotait des Porsche 917 du Team John Wyer. Sans manquer de respect à ses équipiers au sein du Team John Wyer, j’ai toujours pensé que lorsqu’il s’alignait sur les Porsche 917 aux couleurs Gulf,  Pedro pensait inévitablement au formidable équipage qu’il aurait pu former avec son frère Ricardo aux commandes e ces formidables machines à gagner.

Les nouvelles publications de CIRCUIT MORTEL sont désormais mises en ligne sur http://circuitmortel.com

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

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La saga des frères Rodriguez aux 24 Heures du Mans

http://www.sportauto-comite12.org/index.php?option=com_content&view=article&id=715:la-saga-des-freres-rodriguez-au-mans&catid=1:circuit&Itemid=3

 

Pedro Rodriguez, vainqueur des 24 Heures du Mans 1968

en 3 parties

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/08/25/souvenirs-du-mans-1968-l-atmosphere-d-epoque.html

puis

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/09/05/le-mans-68-2-porsche-favori-ford-alpine-et-alfa-outsiders.html

et enfin

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/09/12/le-mans-68-3-pedro-rodriguez-et-lucien-bianchi-remportent-la.html

 

Quand Pedro Rodriguez pilotait une Porsche 917 au Mans

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/06/06/belles-de-course-les-porsche-917.html

 

Sergio Perez, le jeune Mexicain surdoué qui fait à son tour vibrer des compatriotes et le public de la F1 :

http://sergioperezf1.com/

 

Pour suivre l’actualité de mes livres et mes projets (où la course automobile et le vintage sont souvent présents)

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/

 

et pour me suivre sur Tweeter

@ThierryLeBras2

 

Thierry Le Bras

21/10/2012

COURSE AUTOMOBILE, LE CONTRASTE PERMANENT

entre le bonheur absolu et les déceptions les plus terribles

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Ancien pilote amateur, je fais partie de ceux qui considèrent et affirment que rien, absolument rien, ne procure des joies aussi extraordinaires que le pilotage d’un bolide en compétition.

 

C’est l’extase, le bonheur total, et tant pis  si les décharges d’adrénaline ressemblent à une drogue dure

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 C’est cet accomplissement génial qui permet de supporter les coups durs. Car des coups durs en course, il y en a aussi. Incidents mécaniques, sorties de piste, et parfois pire.

 

L’une fonce, l’autre est immobilisée


J’ai choisi comme première photo une image qui symbolise  ce contraste de la course automobile. Il s’agit d’un cliché que j’ai réalisé aux 24 Heures du Mans 1980, au Tertre Rouge. Une WM poursuit sa course. Les pilotes, leurs proches, les membres du team, espèrent un bon résultat. Une Osella blessée attend, rangée au bord de la piste, que les mécanos de son écurie viennent la récupérer. C’est ça aussi Le Mans et la compétition automobile. La course de Lella Lombardi et Mark Thatcher s’est arrêtée après 157 tours. Une grosse déception pour l’ex pilote de Formule 1 et le fils de la Dame de fer. Le stand de l’Osella 2 litres est vide. Le rideau se baisse.

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 Des coups durs en course, Mark en connaîtra d’autres. En 1982, il s’engage au Paris – Dakar avec Anny-Charlotte Verney. Ils ne verront pas Dakar. Leur Peugeot 504 s'arrêtera en Algérie. Anny-Charlotte et Mark se perdent dans le désert pendant l’étape Tit – Timeaouine. Ils seront secourus, mais trop tard pour espérer reprendre la course

 

Du paradis à l’enfer

 

Quand je suis au bord d’un circuit ou d’une route de rallye et qu’un pilote ne passe plus, je ne peux pas m’empêcher de penser au livre que Bernard Clavel consacra aux 24 Heures du Mans 1967. Cette  année,  il suivit la course dans les stands Alpine Renault et plus précisément avec l’équipage Jean-Claude Andruet – Robert Bouharde. Lorsqu’un accident se produit, chaque équipe attend de savoir qui est impliqué. Et lorsque l’identité des pilotes accidentés tombe, la nouvelle soulage les uns, mais elle se révèle terrible pour les autres. Bien sûr, personne n’est indifférent aux malheurs d’un pilote sur un circuit, mais dans les stands, les familles, les amis et l’équipe espèrent tout de même d’abord que leur proche, que leur pilote, a évité le drame.

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 Car en sport automobile, même avec des porte-bonheur, tout peut basculer en une fraction de seconde. Un exemple. En juin 2002, j’au suivi les 24 Heures du Mans dans la structure de Formule Avenir dirigée par Patrick Soubrane. Formule Avenir soutenait un des pilotes WR. Au milieu de la matinée, la WR N° 25 sur laquelle était engagé le pilote de Formule Avenir était en tête de la catégorie LMP675. Je rédigeais un article pour la rubrique 24 Heures avec d’un nouveau magazine. Alors, inaugurer le lancement par 24 Heures avec une équipe des 24 Heures du Mans, c’était top.

 

Au réceptif à 13 heures, pendant le déjeuner, la tension monta d’un cran.

 

« C’est le moment où nous croisons les doigts", avoua Patrick Soubrane. "Nous sommes en tête mais tout peut encore arriver. Et nous mesurons  parfaitement la somme de travail, d’efforts et de chance qu’il faudra pour nous retrouver un jour, peut-être, dans la même position ». En outre, dans une course telle que Le Mans, il faut s’armer de patience, car une nouvelle chance de bien faire ne se présentera pas avant un an dans le meilleur des cas.

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Les paroles de Patrick Soubrane se révélèrent  justes. A 15 heures, nous arrivâmes dans le stand à la fois stressés et pleins d'espoir. Soudain, Stéphane Daoudi, au volant pour la fin de course, s'arrête, axe de suspension cassé. Il repartit15 minutes plus tard, encore en tête des LMP 675. "J'y croyais vraiment", se souviendra Jean-René De Fournoux, un des autres pilotes de l’auto .Hélas, l'axe céda à nouveau. Stéphane revint au stand. Les mécanos changèrent la roue. La WR reprit la piste. Le pneu éclata et tout bascula. Roulant sur trois roues, Stéphane ne put pas résister. Dans l'ultime tour, la Reynard qui chassait derrière le doubla. "Tu prends un gros coup sur la tête", soupira Jean-René. La WR blessée termina 2ème de sa catégorie, ce qui représentait déjà une belle performance. Mais, surtout quand elle fut à portée de main, « Seule la victoire est jolie ». Cette citation, je l’emprunte à Michel Malinovsky qui en fit le titre d’un livre consacré à sa plus terrible déception en compétition. C’était à la première Route du Rhum, en 1978. Michel terminait second de l’épreuve, devancé par Mike Birch sur la ligne à Pointe-à-Pitre de 98 petites secondes après 23 jours de mer.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Images de crashs

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/01/05/sorties-de-piste-en-course-de-cote.html

 

Rallye, souvenir personnel d’une déception

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/11/06/rallye-d-armor-1979-six-speciales-et-puis-s-en-vont.html

 

Laurent Bourgnon, pilote sur mer et sur terre

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/04/28/laurent-bourgnon-pilote-automobile.html

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A lire absolument : VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, LE polar vintage, gourmand automobile et humoristique.http://0z.fr/povoC

 

Gare à la Main du Diable, un polar cross-age teinté de fantastique qui se déroule dans le monde de la course au large et dont je suis l’auteur :

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-g-83517093.html

 

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Thierry Le Bras

12/10/2012

PILOTER…

exige un mental de gagneur

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qu’il s’agisse d’une machine de course ou de la vie professionnelle

 

"Ce qui m'intéresse avant tout, c'est de gagner, de me surpasser. Je cours pour faire mieux que les autres et c'est l'unique raison qui m'incite à me lever le matin », affirmait Stirling Moss lorsqu’il était un des acteurs majeurs du monde de la course automobile.

 

Remporter des défis est la motivation des plus volontaires dans le secteur professionnel où il faut s’imposer parmi les meilleurs.

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 Comme Stirling, tous les pilotes de F1 jouissent d’une volonté extraordinaire qui leur permet de se surpasser sur la piste, mais aussi de se rééduquer plus vite que d’autres lorsqu’ils sont blessés dans leur chair. Je pense par exemple au retour de Niki Lauda après son terrible accident du Nürburgring en 1976 ainsi qu’à ceux d’Olivier Panis et de Michael Schumacher après leurs sévères blessures aux jambes, sans oublier bien sûr Didier Pironi qui avait un contrat de F1 en poche lorsqu’il trouva la mort en off-shore le 23 août 1987.

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 Le moral et le mental jouent encore un rôle important dans le résultat. Quelle différence de temps au tour entre un pilote qui se sent en confiance et un pilote qui doute ? Deux dixièmes ? Trois dixièmes ? Plus ?

 

En tout état de cause, le pilote n’est pas un homme tout à fait comme les autres.  « Je crois que si on transforme les circuits en Scalextric, les spectateurs fuiront par milliers, affirma Peter Jopp. La course a bel et bien un aspect combat de gladiateurs ». Le monde professionnel également et il deviendrait terne sans les luttes qu’il suppose. Nous ne sommes pas dans un monde de Bisounours ni même dans une aventure du Club des 5.

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 Quant à Enzo Ferrari, il définissait les pilotes comme « des hommes qui cherchent dans le frémissement de la victoire le sens de leur vie… » Un bien beau programme !

 

La volonté des pilotes, leur rage de vaincre, c’est une philosophie, un idéal qui récompense la concentration, le travail, la mobilisation de la volonté vers un objectif déterminé. Ce n’est pas pour rien que les pilotes automobiles restent des modèles et des sources d’inspiration dans une société hélas moins automobile que par le passé.

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 Les valeurs d’effort qu’inspire la course automobile se cristallisent dans le respect des tâches de toute une équipe. Les déclarations de Loïc Duval – un pilote remarquable que j’ai toujours plaisir à citer - après sa victoire aux 12 Heures de Sebring 2011 reflètent cet état d’esprit : « Partager ce genre d’émotions avec une équipe et d’autres pilotes, c’est quelque chose que je ne connaissais pas en monoplace, a-t-il confié à l’arrivée. Gagner avec Oreca qui m’avait mis le pied à l’étrier, et avec mes deux potes Nico (Lapierre) et Olive (Panis), c’est génial… » L’esprit d’équipe pour réussir, là encore comme dans le monde professionnel !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

NOTE MODIFIÉE LE 5 JANVIER 2015

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LE PACTE DU TRICHEUR, un polar automobile que j’ai écrit pour vous, avec des personnages déterminés à vaincre dans un rallye très périlleux :http://amzn.to/1jAhsoF

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VENGEANCE GLACÈE AU COULIS DE SIXTIES, un polar vintage et automobile animé par la rage de vaincre   http://amzn.to/1nCwZYd

 

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Thierry Le Bras