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01/07/2013

LES 4 MOUSQUETAIRES A PIKES PEAK

avec un Sébastien Loeb qui pourfend la concurrence

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 Au Colorado, le nonuple champion du monde a conquis un sommet de plus dans sa carrière hors du commun.

 

L’an dernier déjà, Romain Dumas s’était pris pour Alexandre. Le Comte Athos du domaine de la Porsche avait croisé le fer avec les spécialistes de la montagne américaine. Il était L’étudiant étranger qui avait presque remporté son duel. En 2013, il est revenu avec une arme affûtée, une Norma pressée d’en découdre et de prendre de la hauteur Un été au Colorado sans craindre les bucherons habitués des lieux.

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 3 compères l’ont accompagné. Des fines lames du pilotage. Le Capitaine Loeb - D’artagnan d’abord, armé jusqu’aux dents, chevauchant les 875 chevaux d’un carrosse 208 T16 Peugeot. Le Baron Jean-Philippe Dayraut - Porthos, un géant aux commandes d’une Mini à l’appétit d’ogre. Et le bien-pensant Simon Pagenaud - Aramis dont le monospace politiquement correct Honda Odyssey est beaucoup moins sage qu’il n’y paraît avec son moteur issu de l’Indy Car développant 530 chevaux.

 

40 ans après

 

En 2013, nos 4 mousquetaires français ont voulu conquérir l’Amérique. Normal. Rappelez-vous ce qui s’est passé il y a 40 ans.

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 Les Chrysler Hémicuda, Ford Mustang, Chevrolet Camaro faisaient donner la cavalerie contre nos Opel Commodore GSE, BMW 2002 TI et Alfa Romeo 2000 GTV. Chacun son tour ! affirmerai-je avec une pointe d’humour.

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 Certes, nous n’avons pas laissé nos amis américains jouer tout seuls pendant toutes ces années. En 1985, une Française est partie à la conquête de l’Everest des courses de côtes. Une très grande championne et une femme remarquable qui a marqué l’histoire du sport automobile. Cette année-là, Michèle Mouton a remporté Pikes Peak en battant le record de l’épreuve. Dans Le Parisien – Aujourd’hui en France du 30 juillet, la vice –championne du monde 1982 témoigne de ses impressions sur place. « Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle (Ndlr : Pikes Peak) la course des nuages. A un moment, on n’a plus de relief. La seule chose qu’on voit, c’est le ciel bleu. C’est alors difficile de savoir si on se trouve à 20 ou 50 cm du précipice. Je me souviens aussi de ces 4 ou 5 virages où tu n’as pas intérêt à te louper… » Des propos qui traduisent toute la difficulté de l’épreuve et qui montrent que la course de côte n’est pas une partie de rigolade. L’escapade de nos 4 mousquetaires dans le Colorado n’avait rien d’une villégiature en pays conquis.

 

Défi 2013

 

D’autant que la course automobile est soumise à de nombreux aléas. Sébastien Loeb se méfiait des obstacles imprévus. « Avec les casseroles qui montent, on se demande toujours ce qu’on va trouver sur la route, confiait-il à L’Équipe. Des boulons et des amortisseurs, ou même un concurrent qui descend pour faire un demi-tour après un tête-à-queue. » Pikes Peak est une course atypique. 20 kilomètres d’ascension dans un paysage changeant.

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  Les pilotes décollent du sol et se propulsent dans un univers extra-terrestre où la végétation disparaît. Des aléas compte tenu de la disparité des voitures engagées. Des ravins, des obstacles naturels comme en rallye, mais avec des voitures qui poussent comme des bolides d’endurance, voire des F1. Une atmosphère inquiétante pour les femmes de pilotes. « J’ai découvert la montée avec Seb la veille de la course et après, je flippais » a avoué Séverine, l’épouse du vainqueur.

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 Quand j’ai appris l’engagement de Sébastien Loeb sur la Peugeot 208 T16 en mars dernier, j’ai craint un poisson d’avril. Un buzz comparable à ce qu’avait entrepris BMW quelques années plus tôt avec la M3 pick-up présentée quelques jours avant la fête des blagues ou encore au gag Carambar annonçant la suppression de ses fameuses blagues. Heureusement, il n’en était rien. Peugeot a bien préparé un monstre reprenant des éléments du proto 908 d’endurance. Une machine extrême. « Je craignais que cette voiture soit difficile à piloter sur une route typée rallye, avouait l’Alsacien. » Les séances de mise au point ont permis d’adapter le comportement de la bête aux habitudes de son dompteur pour un numéro magistral. Daniel Elena a parfaitement secondé son pilote. Il n’était pas dans la voiture le jour de la course, mais il a reconnu avec Seb, a pris les notes que le pilote a apprises par cœur pour mémoriser les 156 virages du tracé et les négocier en suivant les meilleures trajectoires.

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 « Avec cette voiture, ce serait inroulable sur le mouillé, prévenait Seb. On serait à l’arrêt. » Le jour de la course, l’incertitude sur l’heure de départ occasionna quelques inquiétudes. Le temps devenait inquiétant au haut du parcours. La pluie aurait pu gâcher la fête. Mais le tonnerre mécanique de Loeb et de la 208 T16 a fait trembler la montagne et devancé l’averse. Seb a claqué un temps canon, un 8’13’’878 qui pulvérise le précédent record de plus de 1’30’’. Sébastien Loeb s’est donné à fond. « Quand je suis monté, témoigne-t-il, je me suis posé la question de savoir si j’attaquais à bloc pour battre le record ou si j’assurais la gagne. Dans la 208, je me suis senti bien. J’ai attaqué car c’est ce que j’aime faire. 8’15’’, c’était le temps idéal soi-disant irréalisable. Je suis bien content d’avoir battu le temps de la simulation… »

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 Joli ooup de communication pour Peugeot qui a exploité la victoire avec un slogan habile : « Pour monter aussi haut, nous avons préféré envoyer une fusée ». Une excellente publicité au moment où Peugeot met tout en œuvre pour booster les ventes de la 208, y compris le clonage des mythes  de la 205 GTI et T16 au profit de  la petite dernière.

 

Prochain défi pour Sébastien Loeb, le Rallycross de Lohéac, une autre épreuve qui m’est chère en tant que Breton et aussi qu’auteur du polar Circuit Mortel à Lohéac dont une nouvelle édition sortira cet été.

 

La course de côte à l’honneur

 

A Pikes Peak, Porthos (alias Jean-Philippe Dayraut) a hissé sa Mini sur la 3ème marche du podium avec un chrono de 9’42’’. Pas de chance par contre pour le Comte Athos  du Domaine Porsche (alias Romain Dumas) dont la Norma s’est immobilisée peu après le départ suite à un problème électrique. Jolie performance pour Aramis (alias Simon Pagenaud) qui finit 2nd en catégorie exhibition class. Les pilotes tricolores ont fait honneur au sport automobile français chez nos amis américains. Et je conclurai en soulignant un autre aspect positif de la médiatisation de Pikes Peak cette année grâce à la présence de Sébastien Loeb et des autres mousquetaires français. Ils ont mis en valeur la course de côte en général, discipline injustement oubliée et peu suivie par les médias.

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 J’éprouve un intérêt particulier pour cette discipline, je l’avoue bien volontiers. Sans doute un peu pour des raisons subjectives, parce que j’ai effectué plusieurs saisons en course de côte et que les premières épreuves que j’ai pu suivre du bord de la piste quand j’étais gamin étaient des courses de côtes. Mas pas seulement. D’authentiques champions du rallye, de la F1 et des épreuves d’endurance ont couru en côte. Rappelez-vous Jean-Pierre Beltoise, vainqueur au Mont-Dore en 1968 avec sa Matra F2, Jo Siffert, premier aux Rangiers la même année sur une Lotus Ford 49 B, Guy Fréquelin, Champion de France de la Montagne en 1979, Gérard Larrousse (ici à Urcy en 1971) et tant d’autres…

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 Car de tous temps, les Martin, Touroul, Debias (en photo ci-dessus au volant de BMW 320 G 5 en 1981), Tarrès, Dosières, Petit, Almeras, Baverey et beaucoup, beaucoup d’excellents pilotes ont offert des spectacles incroyables aux spectateurs de courses de côtes. La course de côte mérite mieux que son audience de spécialistes et de voisins des épreuves. Elle souffre des normes de sécurité tatillonnes imposées par les pouvoirs publics, du coût des gendarmes obligatoires sur les épreuves, de la concurrence d’autres disciplines aussi. Mais en côte, les pilotes livrent un véritable sprint sur une distance courte. Il faut aller vite, très vite d’entrée, attaquer à fond et ne commettre aucune erreur. C’est une belle discipline. Merci à nos 4 Mousquetaires de l’avoir rappelé à l’occasion de Pikes Peak.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Américaines contre Européennes sur nos courses de côtes :

http://bit.ly/PlWytv , http://bit.ly/12sm9ED et http://bit.ly/10DAq7O

 

Souvenirs de la Course de côte du Mont-Dore – Chambon-sur-Lac

http://bit.ly/VsJVhk et http://bit.ly/TJVEqb

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 Quelques BMW sur le tracé du Mont-Dore – Chambon-sur-Lac  

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/08/07/quelques-bmw-a-la-course-de-cote-du-mont-dore-chambon-sur.html

 

Des fictions illustrées dans le monde de la course de côte

http://0z.fr/DwoeM et http://0z.fr/MkBH9

 

Trajectoires et Gommes brûlées

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/06/17/trajectoires-et-gomme-brulee.html

 

2013, l’année des fictions automobiles ? http://0z.fr/1Bk2l

 

Une nouvelle édition de mon polar Circuit Mortel à Lohéac cet été. En attendant, l’histoire ce livre inspiré d’une course que j’ai faite à Trappes

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/19/une-pige-a-trappes.html

 

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Thierry Le Bras

19/06/2010

UNE 80 QUATTRO GROUPE N EN RALLYE

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Si le système Quattro se révèle formidablement efficace dans certaines conditions, notamment sur neige et verglas, il présente un inconvénient sérieux, son poids.

Au Monte-Carlo 1984, Audi remporta outre les trois premières places du scratch les groupes N et A avec des 80 Quattro.

Mais dans les rallyes traditionnels, le modèle 80 Quattro se montra plus discret. Ici, au Rallye d’Armor 1984, Guerbois prendra finalement la seconde place du groupe N derrière la Golf GTI de Guillotin.

Le pilote dut vraiment « aller au boulot » pour conquérir cette place. Normal, le rallye se disputait non un week-end, mais le lundi 30 avril et le mardi 1et mai, jour de la fête du travail !

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Argument de performance en compétition, le système Quattro apporte aussi un surcroît de sécurité au conducteur de tous les jours. Mais il semble que malgré les efforts et le talent des services de communication du groupe VAG, tout le monde n’ait pas encore parfaitement compris la signification du sigle accolé aux désignations des modèles de la marque aux anneaux. Pour preuve un petit diaporama qui circule en ce moment sur le Net. Je ne résiste pas au plaisir de vous en rapporter l’essentiel.
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La scène se déroule lors d’un contrôle routier au péage où 5 copains arrivent à bord d’une Audi Quattro.

Un motard de la gendarmerie demande les papiers du véhicule et du conducteur. Après les formalités d’usage, un dialogue s’engage entre le gendarme et le conducteur.

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- Vous êtes dans une Audi Quattro, déclare très sérieusement le gendarme. Vous ne pouvez pas passer, ou alors l’un de vous doit sortir du véhicule.

- Écoutez, le nom du véhicule n’a rien à voir avec le nombre d’occupants, rétorque ironiquement le conducteur. Nous avons le droit d’être 5.

- Pas question, s’entête le gendarme. Vous êtes dans une Audi Quattro. Vous devez être 4 occupants au maxi. Si l’un de vous ne descend pas, je ne vous laisse pas passer.

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- Je vous dis que le terme Quattro se rapporte à la propulsion sur les 4 roues, lance le conducteur d’un ton tranchant. Ça n’a rien à voir avec le nombre  d’occupants.

- Pas question, rabâche le gendarme d’une voix butée. Je ne vous laisse pas passer tant que l’un de vous ne descend pas de l’Audi Quattro.

- Fini la plaisanterie !!! s’énerve le conducteur excédé. Vous êtes un incapable !!! Faites venir votre chef, que je puisse régler le problème avec lui.

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- Ce n’est pas possible, répond le gendarme, imperturbable. Il est occupé avec 2 connards dans une Fiat Uno.

Thierry Le Bras

13:24 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : audi 80 quattro, audi quattro, humour, rallye d’armor |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

04/02/2010

Philippe Kruger tente l’aventure AUDI Quattro

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Tout le monde se souvient des exploits de Röhrl, Mikkola et Michèle Mouton au volant des Audi Quattro préparées par l’usine allemande.

 

D’autres pilotes ont engagé la Quattro en compétition. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le  Suisse Claude-François Jeanneret, grand animateur du Championnat d’Europe de la montagne durant les années 80 et 90 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/02/17/l-audi-quattro-de-claude-francois-jeanneret.html

 

Philippe Kruger s’était déjà illustré en rallye, notamment au volant de Golf GTI et de Talbot Lotus. En 1982, il s’aligna au volant de cette magnifique groupe B, loin de la préparation des voitures d’usine. Ici au Touraine, épreuve qui comptait pour le Championnat de France des rallyes, il espérait profiter des spéciales sur terre du samedi pour réaliser de jolies performances. Hélas, malgré une belle attaque, le pilote lorrain ne pourra jamais faire jeu égal avec les Porsche de Béguin, Fabre et Deyraut qui monopoliseront le podium. 1982 marquait une modification de la réglementation des groupes puisque ce fut la saison où apparurent les voitures des groupes N, A et B. Dans un premier temps en championnat de France, les machines des groupes 2 et 4 furent encore admises au départ à côté de celles des nouveaux groupes. Mais le changement de réglementation n’avait pas facilité la tâche des pilotes quant au choix d’autos performantes. Ce d’autant que les rallyes du championnat1982 intégraient à la fois des spéciales sur bitume et sur terre.

 

De tous temps, certaines voitures firent le bonheur des pilotes privés en rallye. Ce fut par exemple le cas de la Berlinette Alpine dans ses versions groupe 4 et groupe 5, des Porsche groupe 4 puis groupe B et groupe F, des Talbot Lotus groupe 2, des R5 Turbo groupe B, des BMW M 3 groupe A et groupe F, et de bien d’autres encore. Mais si des privés ont fait gagner des Quattro en rallycross, je pense notamment à Caty Caly et à Jacques Aïta, la grosse groupe B allemande n’apparut pas souvent sur les routes du championnat de France et encore plus rarement au départ des rallyes français sur bitume hors championnat. Probablement parce qu’une bonne préparation coûtait trop cher.

 

Quant à Philippe Kruger, si l’expérience Quattro ne lui apporta pas les résultats espérés malgré son excellent coup de volant, il enrichit plus tard son palmarès au volant de nombreuses autres bêtes de course parmi lesquelles des Samba groupe B, Toyota Celica GT 4, BMW M3, Peugeot 306 Maxi, Subaru Impreza WRX…

 

Texte et photo :

Thierry Le Bras

12:29 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : audi quattro, philippe kruger, critérium de touraine, rallye |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |