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28/04/2012

LAURENT BOURGNON PILOTE AUTOMOBILE

 notamment à Lohéac !

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 Tout le monde connaît Laurent Bourgnon, un des meilleurs skippers des dernières décennies, le double vainqueur de la Route du Rhum. Le plus français des Suisses est aussi un pilote automobile au coup de volant incisif !

« Mener un bateau de course moderne, c’est du pilotage », affirme Laurent. Ceux qui se souviennent de Laurent à la barre de Primagaz ne démentiront pas. Rappelez-vous  les premiers bords des Routes du Rhum 1994 et 1998. En équilibre sur une coque, le Primagaz de Laurent Bourgnon vole de vague en vague devant le reste de la flotte. Et il arrivera en tête à Pointe à Pitre.

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 Réflexes de roi, adresse diabolique, courage, détermination et rage de vaincre, des qualités qui caractérisent les coureurs au large comme les pilotes automobiles, des dons et des talents que possède Laurent Bourgnon.

 

De l’Andros au Dakar et au Rallycross


En 2000, Laurent Bourgnon a plusieurs projets parmi lesquels la construction d’un multicoque géant. Il aime tout ce qui va vite et procure des sensations. La course automobile fait donc partie de ses passions, comme l’ULM, l’avion et la voile. Laurent a testé son coup de volant au Challenge Andros quelques années plus tôt. Il s’est aussi lancé dans l’aventure du Dakar sur un Nissan du Team Dessoude. Il s’est classé 13ème. Un bon résultat pour une première participation. Le virus s’est installé. Il reviendra régulièrement en rallye-raid et rentrera dans le top 10 du Dakar dès 2001.

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 C’est justement au Dakar 2000 qu’est née l’idée de participer au Rallycross de Lohéac. A la rentrée des classes de la discipline, le week-end des 2 et 3 septembre, Laurent Bourgnon s’aligne au volant d’une Citroën ZX 4 roues motrices engagée en D1. L’auto est une des voitures de Michel Gambillon qui pilote quant à lui une nouvelle Xsara. La ZX est une vraie machine de course, une voiture d’homme. Elle développe 500 chevaux. Laurent n’éprouve aucune difficulté à la maîtriser et confirme ses qualités de pilote. Qui sait si nous ne le reverrons pas bientôt derrière le volant d’un bolide ?

 

Souvenirs de Lohéac 2000

 

Je me souviens encore très bien de de cette participation de Laurent au Rallycross de Lohéac 2000 pour des raisons personnelles. Cette épreuve coïncidait avec la sortie de « 20 ANS D’AVENTURES TRANSATLANTIQUES DE SAINT-MALO A POINTE-A-PITRE », une histoire de la Route du Rhum que j’avais écrite (sous le pseudonyme Thierry Georjan) avec la participation de François Thominet, grand passionné de course au large. Mon co-auteur a choisi de s’installer à Saint-Malo après avoir ressenti un coup de cœur pour la Cité corsaire en découvrant le Lada Poch de Loïc Peyron dans le port avant l’édition 1986 de la Route du Rhum.

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 J’avais demandé à Laurent de le préfacer notre livre consacré à la Route du Rhum. Il avait très gentiment accepté. Non seulement il rédigea une excellente préface, mais il nous invita à dîner à Carnac quelques semaines après la sortie.

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 Entre temps, j’avais aussi rencontré Laurent à Lohéac le jour de la présentation de l’épreuve et le week-end ou elle se déroulait. Lors du déjeuner servi à La Gibecière après la présentation, Laurent dédicaça à Patrick Germain, président du Rallycross et de l’Écurie Bretagne l’exemplaire de  « 20 ANS D’AVENTURES TRANSATLANTIQUES DE SAINT-MALO A POINTE-A-PITRE » que je lui avais offert quelques heures plus tôt.

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 Cette année-là, Patrick Germain m’avait chargé avec Didier et Jacques Caradec de trouver un pilote de notoriété qui prendrait le volant de la Formule France mise à la disposition de l’organisateur. La tâche se révéla plus compliquée que prévu. Le week-end de Lohéac, de nombreux pilotes couraient dans d’autres disciplines. Certains auraient volontiers répondu présents, à commencer par David Terrien (en photo ci-dessus), notre premier choix. Mais David courait en endurance pour JMB sur une Ferrari 333 SP (il remporterait avec son équipier Christian Pescatori le championnat FIA Sportscar en fin de saison) et n’obtint pas le feu vert de son team-manager qui redoutait un accident susceptible de gâcher sa fin de saison. Emmanuel Collard se heurterait au même problème. Ce serait finalement le rallyman Bertrand Ballas qui serait le premier à accepter la proposition. David Terrien nous rendrait tout de même visite au réceptif le dimanche. Il y déjeunerait et capterait l’attention des invités présents à notre table par son approche particulièrement intelligente et réfléchie de tous les aspects du sport automobile.

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 Pour moi, changement de décor le lundi. Je prenais la route de Paris dès 6 heures du matin. J’animais alors la rédaction du groupe GFD qui éditait notamment les magazines PME commerces et entreprises, L’Essentiel du Commerce Associé et un Spécial Vendée Globe 2000 - 2001 pour lequel nous avions conclu un partenariat avec Philippe Jeantot. Après une réunion à notre siège de la rue Robert Estienne sur des questions juridiques et financières le matin, j’avais rendez-vous avec Catherine Chabaud l’après-midi dans les bureaux de son agence de com. J’utiliserais l’interview réalisée pour finaliser son portrait dans le numéro spécial Vendée Globe dont la sortie était programmée quelques semaines plus tard. Les vents d’Ouest me portaient naturellement de l’ambiance des circuits à celle de la course au large.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

GARE A LA MAIN DU DIABLE, un roman-jeunesse teinté de fantastique  dans le milieu de la course au large que j’ai publié (sous mon nom patronymique) en 2011

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-nouveaute-polar-81824882.html

et :

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-g-83517093.html

 

Des autos, des bateaux, des vinyles, des livres et des petits plats d’origine sixties garantie

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/07/26/vacances-sixties.html

 

Didier Pironi, vainqueur sur terre et sur mer

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/02/14/didier-pironi-alain-colas-deux-trajectoires-parallèles-iii.html

et

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/02/16/didier-pironi-alain-colas-deux-trajectoires-parallèles-iv.html

 

Le pif d’un skipper breton  au secours de pilotes automobiles (nouvelle)

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/06/12/pneu-importe-le-choix-pourvu-qu-on-ait-la-vitesse.html

 

Quelques réflexions sur l’aérodynamique, dont une anecdote vécue par David Terrien

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-gang-de-requins-le-retour-44474481.html

 

Thierry Le Bras

05/01/2008

COURSE EN FÊTE (4)

medium_SARDOU_AU_DAKAR.jpgMichel Sardou au Dakar

1978 : un vent d’aventure souffle sur notre société. La Route du Rhum et le Rallye - Raid Paris - Dakar voient successivement le jour à quelques mois d’intervalle.

Leurs promoteurs, Thierry Sabine et Michel Étevenon, apportent une part de rêve à un public amateur d’horizons lointains auquel les richesses matérielles de la société de consommation ne suffisent plus.

Ils ne savent pas encore que ces événements deviendront de véritables mythes, des compétitions que les meilleurs voudront voir figurer à leur palmarès, mais aussi des rendez-vous qui fascineront les foules et mobiliseront tous les médias.
 
medium_FLORENCE_ARTHAUD_RR_1978.jpgFlorence Arthaud au départ de la première Route du Rhum sur Xperimental. Elle se classera 11ème

C’était il y a presque trente ans. Un autre siècle, une autre vie, une époque plus insouciante, plus avide d’aventure, de dépassement de soi-même que la société aseptisée qui tente de s’imposer depuis lors.

1978 est aussi une date significative dans l’univers du Clan Vivia où évolue David Sarel, un des principaux héros récurrents de mes romans. Car si le premier tome des Aventures de David Sarel est sorti en 2005, les personnages de son univers ont un passé et, j’espère, un avenir. Or, dans ce passé de fiction, 1978 consacre l’engagement en compétition de la première Vivia, pilotée par Éric Trélor, le parrain de David. L’histoire passionnante des Automobiles Vivia est d’ailleurs largement évoquée dans « Circuit mortel à Lohéac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans », deux de mes thrillers. Des skippers de talent apparaissent dans ces aventures aux côtés des avocats-pilotes qui mènent l’histoire au rythme de courses folles contre des ennemis aussi sournois qu’impitoyables.

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Laurent Bourgnon remportera deux fois la Route du Rhum, en 1994 et en 1998. Il s’illustrera aussi au Dakar

Thierry Sabine ne le savait pas encore en 1978. Mais son épreuve attirerait des concurrents venus de tous horizons, y compris des animateurs de la course au large. Parmi eux, Laurent Bourgnon, deux fois vainqueur de l’épreuve, et Philippe Monnet, qui renouera avec ses premières amours, la voile, après s’être laissé séduire pendant plusieurs saisons par le rallye-raid.

A la Route du Rhum 1998, Philippe entend s’entraîner sur l’Atlantique en conditions de course en vue d’un grand défi : effectuer un tour du monde en solitaire et sans escales dans le sens inverse du parcours du Vendée Globe, c’est à dire contre les vents dominants, dans les conditions les plus difficiles qu’on puisse imaginer. Des périples extraordinaires, Jean-Louis Schlesser, Champion du monde 1998 de rallye-raid, en a connus beaucoup lui-aussi au cours de sa carrière de pilote automobile. Il tient à assister au départ de la Route de Rhum et vient soutenir son vieux complice Philippe Monnet qui l’a navigué - c’est à dire guidé - durant plusieurs années sur des milliers de kilomètres de pistes africaines dont celles du Dakar.

Un voilier de course moderne se pilote, comme une voiture de compétition. Peut-être ce parallèle explique-t-il l’attirance de ces deux univers l’un pour l’autre.

Mais parmi ses acteurs issus d’autres horizons, le Dakar n’a pas conquis que des skippers. Les vedettes du show-bizz sont aussi venues y chercher leurs doses d’adrénaline. Tout le monde se souvient encore de la participation de Johnny Hallyday secondé par René Metge. Johnny ira au bout malgré les difficultés. « Un vrai mec », témoignera son prestigieux équipier.

Michel Sardou, l’autre monstre sacré de la chanson française, participa aussi à l’épreuve en qualité de navigateur de Jean-Pierre Jabouille en 1984 et 1985. Michel apprécie la vitesse, la compétition et l’ambiance bivouac. Il a fait les deux écoles, celle du spectacle comme celle du co-pilotage, et il n’a rien oublié. A sa première participation, il connaît la satisfaction d’une course dans le peloton de tête. La Lada Niva de l’équipage Jabouille – Sardou est quatrième lorsque le moteur casse. L’année suivante, Michel renouvelle l’expérience au côté de Jean-Pierre. Mais une nouvelle fois, la mécanique du pays de Vladimir Ilitch fait des siennes. Le temps d’une spéciale se sera écoulé, il aura passé pour rien. Puisqu’aucun Dieu du ciel ne s’intéresse à la Lada, Niva ne se relèvera pas, ses bielles sont devenues folles… Où sont passés les chemins de l’espoir ? Pas sur les pistes du Dakar 1985 en tout cas. Michel et Jean-Pierre rentrent à Paris. Quelques jours plus tard, le 26 janvier, Michel fête son anniversaire à Megève. Interviewé durant une émission télévisée sur ses impressions du Dakar, il répondra avec l’humour qui le caractérise :
- Je dois être le seul concurrent du Dakar à être rentré du rallye en pleine forme, pas fatigué du tout !

Michel Sardou ne reviendra pas sur le Dakar. Il tâtera toutefois des sensations fortes que procure un autre sport mécanique, le Off-shore. Il s’initiera à la discipline avec Didier Pironi et achètera un bateau à son professeur de luxe. Mais lorsqu’il apprendra la mort de Didier aux commandes du Colibri, Michel décidera de renoncer au off-shore et il mettra immédiatement son bateau en vente.

En 2008, le concurrent issu d’une autre discipline que le public attendait avec impatience était le sympathique Brahim Asloum ( cf. http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/12/11/br... )

medium_BRAHIM_ASLOUM.2.jpg« Je suis dégoûté, commente Brahim Asloum. Ce devait être mon premier Dakar et j’en attendais beaucoup en termes de sensations et d’expérience. En même temps, il faut rester raisonnable. Je pense surtout à tous ceux qui doivent être encore plus dégoûtés que moi. Beaucoup d’amateurs ont galéré pour boucler leur budget au dernier moment en investissant leurs économies. Pour eux, c’est une véritable catastrophe. »

Mais aujourd’hui, la fête du Dakar s’est achevée. Les fans de Brahim ne le verront pas passer au volant de son 4x4 Nissan. Ils n’assisteront pas davantage aux exploits des autres pilotes. Ni les professionnels qui jouent la gagne, ni les amateurs qui se battent jusqu’à limite de leurs forces dans la réalisation du défi de leur vie. L’édition 2008 s’arrête au départ à Lisbonne. Les coups de boutoir conjoints des activistes islamistes, des écologistes radicaux, des autophobes inconditionnels, des indécrottables paresseux qui vilipendent le dépassement de soi, des imbéciles, atteignent un de leurs objectifs, tuer une des plus belles épreuves du monde.

Mépris de l’Afrique, prétendirent certains ennemis de l’épreuve. Quelle erreur, quelle mauvaise foi, quelle déficience dans l’analyse, quelle stupidité. Quelle insulte à la mémoire de Thierry Sabine, à celle de Daniel Balavoine… Le Dakar s’est toujours associé à des actions humanitaires au profit de l’Afrique. Il a contribué à la faire connaître, à la faire aimer, notamment grâce à l’action des journalistes qui mirent leur talent non seulement au service de la couverture de la course, mais aussi à celui de la découverte d’un continent magique.

« L’Afrique est un continent délaissé et il sera de plus en plus délaissé, même au niveau du sport, commenta Bruno Saby à l’annonce de la décision. Nous, on faisait du sport et de l’humanitaire en même temps. »

Le pilote BMW X-Raid concluait sur un triste constat. « Plus aucun organisateur ne prendra le risque d’organiser une épreuve sur le continent africain ».

Nous pourrions ajouter qu’aucun sponsor n’acceptera plus de participer au financement d’un concurrent, d’une manifestation sportive ou même culturelle en Afrique.

Les ennemis du Dakar viennent d’assassiner l’organisation d’événements sur le continent africain. Honte à eux.

Où se dérouleront les prochains rallyes-raids ? En Amérique du Sud ? En Australie ? en Russie ? Réponse dans quelques mois.

medium_PHILIPPE_GACHE.jpg« Ça peut-être la fin de SMG (NDLR : son écurie), expose alors Philippe Gache. Le Dakar 2008 est consommé. Nous rentrons sans le sou en caisse. Je ne sais pas comment je vais m’en relever. J’ai tout investi dans mes neuf buggys, dont trois nouveaux… Je suis ruiné… Je pense mettre mes mécanos au chômage dès leur retour avant que mon entreprise ne meure, car tous mes clients vont vouloir le remboursement de leurs investissements et je suis incapable de les satisfaire… »

Les petites équipes vont devoir affronter des difficultés juridiques et financières considérables. Toutes ne s’en relèveront pas. Celles qui financent leur activité par la location de voitures avec assistance à des pilotes perdent d’un coup leur chiffre d’affaires d’une année. Des dépôts de bilans interviendront. Des mécaniciens et des ingénieurs perdront leurs emplois. Les contrats conclus entre concurrents et sponsors seront contestés eux-aussi. Car les conventions passées avec les partenaires prévoient des obligations qu’elles ne respecteront pas, notamment au niveau de l’organisation de réceptifs à diverses arrivées d’étapes. Certes, les avocats justifieront la carence de leurs clients en invoquant la force majeure. Mais le mental des pilotes, des patrons d’écuries, des ingénieurs et des mécaniciens qui se lancent dans l’aventure, conduit le monde de la course automobile à se battre pour gagner et exécuter ses obligations, pas à demander assistance ni à chercher des excuses pour éviter d’aller au boulot !

Les nouvelles publications de CIRCUIT MORTEL sont désormais mises en ligne sur http://circuitmortel.com

NOTE MODIFIÉE LE 12 NOVEMBRE 2014

 

GARE A LA MAIN DU DIABLE  un polar jeunesse ayant pour cadre une course au large en solitaire au départ de Saint-Malo http://bit.ly/1rSHgOi

 

Lisez gratuitement les premières pages de GARE A LA MAIN DU DIABLEhttp://0z.fr/XoXRA

 

LE PACTE DU TRICHEUR, un polar automobile que j’ai écrit pour vous :http://amzn.to/1jAhsoF

 

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Thierry Le Bras