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09/04/2013

UNE PORSCHE TOUT FEU TOUT FLAMMES

aux 24 Heures du Mans 1987

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 En 1986, une voiture à quatre roues motrices participe pour la première fois aux 24 Heures du Mans. Il s’agit d’une Porsche 961, modèle dérivé de la fabuleuse 959.

 

A son volant, René Metge et Claude Ballot-Léna remportent la catégorie IMSA et se classent 7èmes au classement général.

 

Porsche entend renouveler l’expérience en 1987. La Porsche 961 portera les couleurs Rothmans de l’écurie officielle. Pilote rapide et très expérimenté, vainqueur du Paris-Dakar 1986 sur une 959 et satisfait de sa première performance au Mans sur la 961, René Metge participe à nouveau à l’aventure. Il doit cette fois faire équipe avec le Suisse Claude Haldi et Steckonig.

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A cette époque, Porsche a déjà gagné 11 fois les 24 Heures dont 6 consécutives depuis 1981. Les 962 C viseront une nouvelle victoire face aux Jaguar, aux Kouros-Mercedes et à la Cougar à moteur Porsche engagée par Yves Courage. Normalement, la 961 ne peut pas espérer la première place au classement général. Ses pilotes aimeraient cependant faire au moins aussi bien que l’année précédente.

 

Des essais mouvementés


« Elle a une tenue de route exceptionnelle et son freinage a été considérablement amélioré », commente René Metge après ses premiers tours de roue aux essais du mercredi soir sur la Porsche 961 version 1987. Le pilote semble alors ravi de sa monture malgré une légère touchette contre un rail et une première séance écourtée par la casse d’un turbo au bout de huit tours.

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 Les chronos de la 961 le lendemain finiront cependant par tempérer son optimisme. La Porsche 961 N° 203 a réalisé un chrono de 3’50’’86. Elle ne partira qu’en 16ème ligne. Les deux Mazda 757 engagées dans la même catégorie occupent la 14ème ligne. La meilleure d’entre elles, celle de Terrada – Katayama – Yorino a tourné en 3’45’’56, soit cinq secondes plus vite. Ces temps ne sont pas comparables avec ceux des GT1 d’aujourd’hui. Rappelons que cette année-là, aucune chicane n’est encore installée dans les Hunaudières. Un nouveau dessin de la courbe Dunlop ralentit les voitures par rapport aux années précédentes. Les pilotes, Alan Jones et Bob Wollek en tête, n’apprécient pas cette modification du tracé et réclament un aménagement des Hunaudières.

 

Un équipage modifié


Quelle que soit son appréciation des qualités de la piste, chacun donnera le meilleur de lui-même en course. « Il y a 1220 kilos à amener, commente René Metge pour expliquer la performance modeste de la Porsche 961. Le poids de la voiture du Dakar ». Le pilote s’attend à une épreuve difficile. « Dans l’habitacle, la température doit monter à 60 degrés ». Mais il espère tirer son épingle du jeu en course.  « En pneus lisses, sur une piste humide, l’accélération est phénoménale. Si la piste est grasse pendant les 24 Heures, nous pouvons bien figurer. Mais l’objectif sera d’arriver au bout pour que Porsche poursuive ses recherches dans le domaine du 4x4 ».

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L’équipage initial de la 961 est finalement modifié. Steckonig, le troisième pilote de la 961 déclare forfait. Il sera remplacé par le Canadien Kees Nierop, qui devait s’aligner sur la 962 C Rothmans que Price Cobb a détruite aux essais du mercredi soir.

 

Une course écourtée

Malheureusement pour René Metge et ses équipiers, la pluie épargne la région du Mans. La 961 ne pourra pas profiter de conditions précaires pour utiliser le potentiel de ses quatre roues motrices. Elle échappe à l’épidémie de casses de moteurs des premières heures et poursuit une course régulière jusqu’au dimanche matin.

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Hélas, à la 17ème heure, Nierop effectue une sortie de piste et touche un rail. La voiture roule encore. Son pilote tente de la ramener au stand. Mais elle prend feu ! Nierop s’arrête sur le bord de la piste et voit la magnifique 961 partir en fumée. Aucune écurie privée ne commande de 961 à Porsche. La trajectoire de cette fantastique machine s’arrête donc aux 24 Heures du Mans 1987. La Mazda N° 202 de Kennedy – Galvin – Dieudonné s’impose en IMSA. Mais Porsche se consolera en remportant une nouvelle victoire au classement général avec la 962 C de Stuck – Bell – Holbert.

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 Fiche technique de la Porsche 961 version 1987.

* châssis : monocoque acier avec renforts tubulaire en acier

* carrosserie : nid d’abeille revêtue de fibre de verre

* moteur : Flat 6 Porsche type 935/82

* 24 soupapes

* 2 turbos KKK

* 2847 cc (93x70,4)

* 680 cv à 7800 t/mn

* taux de compression : 8,1

* gestion électronique Bosch Motronic

* transmission : boîte Porsche 959 à 6 rapports

* poids : 1.169 kg

Vous pouvez également me retrouver sur http://circuitmortel.com , https://gotmdm.com/driver/ et http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/

QUELQUES LIENS A SUIVRE

Cette année-là, des pilotes amateurs bretons remportaient Le Mans avec leur Porsche qui roulait aussi en rallye et en course de côte http://bit.ly/1RxITRF

Porsche, un triomphe sportif, économique et marketing

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/11/14/porsche-un-triomphe-sportif-marketing-et-economique.html

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Un thriller qui trouve son dénouement au Mans, ça existe et c’est moi qui l’ai fait !

http://sebsarraude.tumblr.com/post/23431276990/chicanes-et-derapages

 

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Thierry Le Bras

08/11/2007

La PORSCHE 914/6, voiture passion

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CIRCUIT MORTEL, C’EST AUSSI LE RENDEZ-VOUS DE TOUS LES PASSIONNÉS DE VOITURES PASSIONS

Vous avez des souvenirs liés à la Porsche 914/6 ? Laissez vos commentaires !

Il existe des voitures surdouées qui passent auprès d’une grande carrière sportive. Tel fut sans doute le cas de la Porsche 914/6. Au début des seventies, Porsche s’interrogea sur son avenir en compétition. Le modèle piloté par Guy Chasseuil et Claude Ballot-Léna avait terminé sixième au scratch et gagné en GT aux 24 Heures du Mans lors de l’édition 1970 perturbée par la pluie. Pas mal pour une voiture équipée d’un petit moteur de 220 cv ! Dans des conditions difficiles, la 914/6 avait supplanté les 911 S et les Corvette qui n’appréciaient guère l’adhérence précaire.

Le Marathon de la route la même année consacra la petite nouvelle. Au bout des 86 heures de l’épreuve disputée sur le grand circuit du Nürburgring, les trois 914/6 engagées occupaient tout simplement les trois premières places.

Sa carrière bascule sur les spéciales du Monte-Carlo

Au Monte-Carlo 1971, Porsche en engagea trois, comme au Marathon. Les voitures manquaient de mise au point. Gérard Larrousse était un de leurs pilotes. Il décela un potentiel énorme mais souligna le besoin de développement et suggéra un travail sur la direction qui était trop lourde. Les ingénieurs de Porsche demandèrent à Waldegaard ce qu’il en pensait. Les bras de bûcheron du grand Bjorn ne souffraient pas du poids de la direction. Par contre, il préférait la bonne vieille 911 qu’il connaissait par cœur à sa cadette. Grand pilote sur le terrain mais moins sensible que son équipier français au développement d’une voiture, Bjorn ne sentait rien à améliorer sur la 914/6. Au Monte-Carlo, il réalisa de meilleurs temps que Gérard Larrousse, sans doute beaucoup parce que son physique lui permettait de ne pas souffrir du poids de la direction. Larrousse et Andersson abandonnèrent tous les deux sur problèmes d’embrayage. Waldegaard se classa troisième après avoir remporté 9 spéciales.

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Porsche décida pourtant de revenir à la 911 S, d’autant que la 914/6 ne connaissait pas un succès énorme auprès de la clientèle. Trop carrée, trop différente du style 911, et standing cassé par l’existence d’une version 2 litres d’origine Volkswagen, tels furent les principaux handicaps de la 914/6. La clientèle traditionnelle Porsche redouta de se faire assimiler à de vulgaires utilisateurs de la populaire « VolksPorsche ».

Quand on y réfléchit pourtant, la 914/6 adoptait avec plusieurs années d’avance la structure de la Stratos qui domina longtemps les rallyes mondiaux : une GT à moteur central, construite en fonction d’un équilibre des masses idéal. Porsche a-t-il raté l’occasion de développer l’arme absolue dans la discipline ? J’en suis assez convaincu.

A défaut d’avoir construit le palmarès qu’elles méritaient, les 914/6 font désormais le bonheur des pilotes de VHC.

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Porsche, un triomphe économique, sportif et marketing  http://bit.ly/Op7Cuk

 

Quand la 908 était une Porsche et la R 15 une Renault  http://bit.ly/1KSycoY

 

Des Porsche à l’honneur dans ce roman  http://bit.ly/1MOKOyc

 

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