31.07.2009

SOUVENIRS DE LA COURSE DE CÔTE DU MONT-DORE – CHAMBON SUR LAC

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Il faudra rentrer moins fort en course

(1981 – 2nde montée d’essais pour le pilote de cette VW Scirocco groupe 2)

 

L’épreuve du Mont-Dore – Chambon-sur-Lac représente une véritable institution dans le petit monde de la course de côte. Elle compte pour le championnat de France et pour le championnat d’Europe de la discipline, ce qui lui assure un plateau de grande qualité chaque année. En outre, comme elle se déroule début août, en pleine période de vacances estivales, des pilotes qui ne disputent pas l’intégralité du championnat faute de temps ou de budget profitent des vacances pour venir se frotter aux gros bras. Autant dire que les spectateurs ne sont pas déçus du spectacle qui se déroule dans un cadre grandiose.

 

La Course de côte du Mont-Dore Chambon-sur-Lac 2009 se déroule le week-end prochain. Un moment propice à une petite plongée dans le passé de l’épreuve.

 

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Une petite frayeur pour Vladimir Barras en 2002

 

Et comme en matière de sport automobile, le choc des photos illustre parfaitement le poids des mots, voici quelques photos du gauche du transformateur en bas du parcours. C’est la première difficulté après 400 mètres d’accélération sur un tracé qui développe 5 kilomètres. A chaque édition, plusieurs pilotes s‘y font piéger.

 

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Contrairement aux apparences, Jean-Luc Moreau n’est pas en perdition

Il pilote simplement sa R5 Alpine groupe 2 à la Finlandaise, tout en travers.

Un régal permanent pour les spectateurs (édition 1981)

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Une pointure de la discipline, Jacques Almeras sur Porsche 934 groupe 4

 

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La Porsche 924 que pilotaient les frères Almeras au Mans 1981 sera prêtée à Jurgen Barth au Mont-Dore cette année-là

 

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 Reboul fut un pilier de l’équipe Almeras

En 1983, sa groupe F au look de 935 joue les épouvantails dans la catégorie

 

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La bagarre fait rage dans toutes les catégories.

Ici, Christian Dzierdzbicki, une pointure lui-aussi,

au volant de Rallye 3 groupe A en 1983

 

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Francis Dosières au volant de sa BMW 635 groupe A en 1985.

Il remportera le groupe A dans toutes les courses du championnat cette année-là

 

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Après la destruction de sa M1,

Marc Thilloy dispute l’édition 1985 au volant de cette 635 groupe A de location

 

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Le nom de Serge Bermant figure souvent en bonne place dans les colonnes d’Échappement.

Le  pilote du Sud-Ouest reste associé à la Sierra Cosworth.

Le voici en 1989, qui était, je crois,  sa première  saison

 

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Sur le site de Chevallier Compétition consacré à la course de côte,

Anthony Gasquet termine sa présentation par une citation de

JM Fangio : « il faut toujours chercher à devenir meilleur, mais il ne faut

jamais croire qu’on l’est devenu. » Anthony fait aujourd’hui partie

des pilotes de F 3000 en course de côte. Au Mont-Dore 2002, il s’alignait

sur une Lucchini équipée d’une moteur 1600. Bien sûr, cette figure ne fut pas

exécutée lors de sa meilleure montée. Mais avec la devise qu’il s’est choisi, nul doute

que le jeune pilote qui possède un beau coup de volant continuera à progresser

et jouera un jour la victoire au scratch

 

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Avant de devenir constructeur, Yves Courage fut pilote,

et un .fameux pilote

Il remporta l’édition 1980 de la CC du Mont-Dore.

Le voici en 1981

 

Vous aimez la course de côte et plus particulièrement l’atmosphère très particulière de celle du Mont-Dore ? Moi-aussi, vous l’aurez compris. J’ai d’ailleurs rédigé une fiction – presque un docu-fiction – qui se déroule durant l’édition 2002. Vous y trouverez un des personnages de mes romans au départ au volant d’une groupe N 2 litres. Pour découvrir cette course au sein de la course, cliquez sur :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/12/mo...

 

Dans quelques jours, je mettrai en ligne un nouveau texte sur le Mont-Dore. Vous y trouverez quelques superbes BMW qui s’y sont illustrées.

 

Mais avant, je ne résiste pas au plaisir de clore cette note sur la seule photo mise en ligne aujourd’hui dont je ne suis pas l’auteur. Je ne l’ai pas prise, parce que je suis sur la photo, assis sur le plateau, à droite au premier rang. C’était l’été 1977. Je participais à l’épreuve sur une Golf GTI groupe 1 que je tractais avec une Opel Ascona SR. Cette année-là, j’ai remporté la classe 1301 – 1600 cm3 à 7 des 11 épreuves auxquelles j’ai participé. Le Mont-Dore fait hélas partie des 4 déceptions quant au résultat. Mais ce fut tout de même une belle expérience d’y participer.

 

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Je suis en bas à droite sur la photo

Derrière moi, c’est Guénaël Le Saux, qui assura fidèlement l’asssistance toute la saison

avec Hervé Mouraud assis de l’autre côté du plateau

 

En arrière-plan les Commodore GSE, Simca 1000 Rallye 2, Peugeot J7, DS, Alpine, Kadett GTE, illustrent oarfaitement l’atmosphère courses de côtes de l’époque, tant au niveau du plateau des concurrents que des véhicules tracteurs.

 

Thierry Le Bras

 

24.07.2009

COURSES DE CÔTES VINTAGE

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La Berlinette de Le Bihan à la CC VHC de Saint-Gouëno en 2005

 

Les amateurs de sport auront suivi avec intérêt cette semaine les explications sur le Tour de France entre les sympathiques frangins Schleck, les frères ennemis de la machine à rouler Astana, ainsi que d’autres grimpeurs décidés à se montrer aux avant-postes.

 

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Avant de briller en endurance, Matra produisit la Jet

(ici celle de Pierre Moeglen  au Mont-Dore VHC 2002)

 

Mais si la montagne sert de terrain de jeu aux géants du cyclisme, elle représente aussi un terrain privilégié pour les pilotes de courses de côtes automobiles.

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Flash-back sur 1975 où les Berlinettes brillent dans les groupes 3, 4 et 5

 

Cette discipline a malheureusement perdu de sa popularité au fil des ans pour des raisons que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog. Mais durant les années 60 et 70, été rimait avait Forêt d’Auvray, Pluméliau, Pouillé les Coteaux, Landivisiau, Mont-Dore, Haut-Cantal, Saint-Ursanne Les Rangiers, Saint-Gouëno, Turkheim, Neuvy Le Roy et bien d’autres épreuves encore.

 

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La De Tamaso Pantera menée à la limite par le fils de Panic

au Fer à cheval de Saint-Gouëno en août 2005

 

Heureusement, il reste quelques épreuves mythiques qui nous offrent encore des duels de géants de la montagne. Certains Titans de la course de côte ont traversé les décennies comme Francis Dosières. D’autres, souvent fils de pilotes, grimpent à leur tour vers les sommets, comme Lionel Régal, Sébastien Petit et Anthony Neveu.

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Sébastien Petit à la Pommeraye en 2003

 

Certains organisateurs de courses de côtes nous offrent désormais une épreuve VHC en prologue de ‘épreuve moderne.

 

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Le jeune Thomas Nowaczyk sur Volvo 122 S

au Mont-Dore VHC 2002

 

Les voitures devenues Vintage s’affrontent sur les pentes où elles conquirent leur gloire durant leur jeunesse. Les pilotes retrouvent leur sens de l’attaque. Ces épreuves sont de vraies courses et pas des défilés de pièces de collection. J’ai ressorti quelques images de mes archives pour appuyer mes propos. Car en l’espèce, le choc des photos vaut plus que le poids des mots. Alors, si vous avez l’occasion d’assister à une course de côte VHC cet été, saisissez-la. En outre, une voiture de course vintage dans la verdure de la campagne bretonne ou dans un paysage de montagne, c’est superbe !

 

Thierry Le Bras

 

 

18.07.2009

JOUR DE TONNERRE

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La plupart des passionnés de sport automobile de l’Ouest connaissent Ludovic Bellanger qui couvre régulièrement les épreuves de notre région pour Presse Océan. Ludovic nous emmène aujourd’hui à bord de la Race Car de 450 ch sur le circuit de Fay-de-Bretagne.

Leader du championnat national de Race Car, le king Vertavien Sylvain Noël lui a en effet confié son bolide pour un essai exclusif.

 

Inaugurée cette saison en France et inspirée de la NASCAR américaine, la Race Car est une compétition unique en Europe.

 

Le sport-auto à l’état pur

Esthétiquement, le modèle Chevy frappé du n°11 du pilote régional impose sa carrure de footballeur US. Large et basse, posée sur ses pneus slicks à flancs hauts, la berline se distingue par son encombrement interminable (5m15 de long et 2m de large).

Dotée d’un châssis tubulaire et d’une carrosserie en fibre de verre, la Race Car affiche une conception minimaliste, et des peintures de guerre évocatrices. Pont arrière rigide, moteur V8 5.7 litres de 450 ch, boîte de vitesses à crabots à 4 rapports, le sport-auto à l’état pur, sans concession électronique ou aérodynamique.

À bord, ambiance 100% NASCAR. Après quelques contorsions pour passer par la vitre latérale, callé entre les larges tubes de l’arceau, le regard fait face à une série de manomètres. Compte-tours, températures d’eau, d’huile… Les choses sérieuses peuvent commencer.

 

Une sonorité rageuse envoûtante

Volant en place, filet de protection latérale accroché et harnais bouclé, il ne reste plus qu’à actionner le démarreur. La Race Car dévoile alors sa sonorité rauque et rageuse. Envoûtant. Le premier rapport se passe dans un claquement sourd, et la belle, où plutôt la bête de course, se mue dans quelques soubresauts pour partir à l’assaut du circuit de Fay-de-Bretagne.

D’apparence docile, elle se révèle vive et brutale à la moindre sollicitation. Les disques en acier non-assistés sifflent au premier freinage, le maniement de la boîte de vitesses est ferme et impose des rétrogrades tardifs sous peine de bloquer le pont arrière, l’échappement claque, et les accélérations sont assourdissantes.

Au fil des tours, la chaleur envahit l’habitacle. La Race Car apparaît véritablement physique à emmener dans ses derniers retranchements. « C’est du brutal ». La monture idéale des tontons flingueurs des circuits.

Un pilotage authentique, un bolide qui se vit, la Race Car procure des sensations inégalées. Gentlemen, start your engine !

 

Ludovic Bellanger

 

Renseignements : www.motorsport-academy.fr

  

10.07.2009

COUP DE CŒUR POUR LA LOTUS ELAN

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 Il est des voitures qui provoquent des coups de cœur. Je ne parle pas des monospaces diesel ni des boites à déplacer les passagers et le contenu du caddie à 35 km/h de moyenne en ne consommant pas plus de 3 litres au 100. J’évoque ici les vraies voitures conçues avant les chocs pétroliers et l’autophobie galopante pour apporter du bonheur à leurs conducteurs.

 En ce qui me concerne, la Lotus Elan des sixties fait partie de ces machines merveilleuses qui ont marqué l’histoire automobile. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi. Sans doute un peu parce que quand j’avais 10 ans 1/2 en 1965, j’avais lu dans un magazine – sans doute le Cahier compétition de l’Automobile – que Jim Clark en possédait une. Jim Clark était alors ma référence en matière de course automobile.

 

A cette époque, j’habitais à Lanester, une commune qui touche Lorient dans le Morbihan. Objectivement, je n’ai jamais vu une Lotus Elan dans les rues de la ville, pas plus qu’à Saint-Malo où ma famille déménagea durant l’été 1966. Mais je voyais par contre régulièrement des photos de Lotus Elan dans les magazines. Je me souviens qu’à l’automne 1965, j’ai passé de longs moments à rêver devant la page consacrée à Lotus dans le numéro spécial de l’Auto-Journal. Je m’imaginais quelques années plus tard au volant d’une Lotus Elan…

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Puis les temps ont changé. J’ai réalisé une partie de mes rêves automobiles en disputant principalement des courses de côtes dans la seconde moitié des années 70 et au début des années 80. J’ai aussi effectué une « pige » aux 24 Heures de Paris avec Segolen en 1988. Mais pas avec une Lotus Elan ou une machine qui lui aurait ressemblé. En côte, j’ai disputé quelques courses avec une Opel Ascona SR, puis j’ai couru avec une Golf GTI. Aux 24 Heures de Paris sur le circuit Jean-Pierre Beltoise à Trappes, Dédé et moi pilotions une Visa groupe B. Attention, j’ai pris beaucoup de plaisir à piloter ces machines. Mais il s’agissait de versions développées sur les bases de voitures de grande série, pas de bêtes nées pour le Grand-Tourisme et la course.

 J’ai vu souvent des Lotus Elan des sixties dans des épreuves de VHC, notamment au Mans Classic. Mais je n’ai vu qu’une fois cette voiture rouler sur la route. C’était en août 1981. Je passais des vacances au parfum de sports mécaniques puisque je les avais entamées par le Grand-Prix d’Allemagne à Hockenheim avant de descendre à la Course de côte du Mont-Dore. Cette année-là, je ne courais pas et j’espérais réunir un budget pour faire quelques chose en 1982, au moment où la règlementation des groupes changeait (arrivée des groupes N, A, B etc. à la place des groupes 1, 2, 3 et 4.

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 De retour d’Auvergne, je passais quelques jours dans la région lorientaise. Je séjournais  précisément au Magouer, en face d’Étel. Peu d’entre vous connaissent à mon avis et ce n’est pas plus mal car ainsi, le coin reste tranquille et relativement protégé des flots de touristes.

 A la fin d’une journée passée à Lorient et à Larmor Plage, j’allais regagner mes bases dans ma petite zone paradisiaque de landes bretonnes. Bien qu’en vacances, j’avais choisi le chemin des écoliers qui empruntait de pittoresques départementales serpentant dans les jolis paysages de mon enfance.

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 Soudain, à la sortie de Lanester juste avant le Pont du bonhomme, je la vis, là, devant loi. Une Lotus Elan des sixties ! Magnifique. Elle était décapotée. Le soleil faisait briller sa peinture marron foncé. Les sièges étaient en cuit beige. Elle était immatriculée en Allemagne. A son bord, deux jeunes de ma génération. J’avais 26 ans à l’époque. J’ai suivi la Lotus une dizaine de kilomètres. Elle suivait le même itinéraire que moi. Je me suis dit que ses passagers devaient « voyager légers » compte tenu de la taille du coffre. Mais que ne ferait-on pas pour jouir durant des centaines de kilomètres d’une telle voiture. A la sortie de Plouhinec, nos chemins se sont séparés. La Lotus a poursuivi sa route vers le Pont Leroy tandis que je tournais à droite vers le Magouer. J’ai hésité une fraction de seconde. J’ai eu envie de suivre cette formidable petite Lotus, de faire signe à ses occupants de s’arrêter, de regarder leur voiture de près, d’en discuter avec eux. A cette époque, je me débrouillais encore pas mal en Allemand (depuis, j’ai l’impression d’avoir tout oublié). Mais en 1981, les années scolaires n’étaient pas si loin. J’avais présenté Allemand première langue au bac – en 1973 - et j’avais tiré un 17. Alors, je me sentais tout à fait capable d’échanger avec des Allemands sur leur voiture. En plus, des gars qui roulaient en Lotus ne pouvaient pas être mauvais.

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 Puis je me suis dit que je n’allais pas les déranger et je les ai laissé filer. Avec le recul, je me demande si je n’ai pas eu honte de mon propre véhicule. Cette année-là, je roulais en … 505 Diesel. J’avais acheté cette voiture parce que c’était une bonne tractrice et qu’en outre elle ne coûtait pas cher en carburant. Comme je roulais beaucoup pour mon job et que je touchais des IK, la 505 était rentable. La Peugeot mazout a parfaitement rempli le rôle que je lui ai attribué durant notre période de vie commune. Je serais malvenu de la critiquer et de lui reprocher son manque de sex-appeal face à une Lotus.

 Je ne suis d’ailleurs pas certain que la Lotus Elan que j’ai suivie était une version authentique. Je me suis demandé s’il ne s’agissait pas d’une réplique car, en 1981, Lotus avait déjà cessé la production de l’Elan des sixties depuis longtemps. Mais réplique ou Lotus authentique parfaitement restaurée, elle était vraiment superbe. Un bijou mécanique !!!

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 La nostalgie des voitures des sixties et des seventies m’a inspiré un projet. En plus des aventures de David Sarel, héros récurrent d’une série de romans qui se déroulent à l’époque contemporaine, j’ai créé une nouvelle série de personnages qui évoluent durant les sixties. Le narrateur, Philippe Georjan, est un des acteurs de ces fictions qui racontent des temps forts qu’il a vécus à cette époque, lorsqu’il était adolescent. Ces épisodes se déroulent sur fond d’histoires policières. Bien sûr, l’automobile tient une place de choix dans ces tranches de vie pleines de suspense et danger. Mon personnage a la chance de se lier d’amitié avec un jeune pilote professionnel, Xavier Ferrant. Xavier aidera Philippe à se surpasser et à grandir plus vite que les autres. Er lorsque Philippe fait la connaissance de Xavier au printemps 1966, ce dernier roule en Lotus Elan au quotidien. Le cabriolet anglais s’est imposé à mon esprit comme une évidence. Xavier ne pouvait pas avoir une autre voiture (pour faire connaissance avec Philippe, Xavier et leurs proches avant de les trouver en librairie, je vous invite à surfer sur les archives et notamment à lire les notes du 20 décembre 2008 et du 14 janvier 2009).

 Thierry Le Bras

 

04.07.2009

LE VIRUS ALFA

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Je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans au moins ne peuvent pas connaître, celui où l’automobile n’était pas considérée par la population française comme un objet banal ne dépassant pas l’intérêt d’un bête réfrigérateur.

  En ce temps-là, mon bon monsieur, il existait des « voitures passions », des belles machines qui créaient l’émotion !

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 Parmi elles, les Alfa Roméo. Au cours des années 70, le constructeur italien axa de nombreuses campagnes de publicité sur « le Virus Alfa », un virus qui provoquait une saine maladie, le besoin impérieux de rouler en Alfa Roméo.

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 Le virus Alfa se révéla particulièrement virulent dans la mesure où il se propagea par plusieurs modes de contamination. Certains l’attrapaient par l’appareil auditif. Le bruit magique des moteurs Alfa couplés à des échappements qui les laissaient respirer librement causa bien des dépendances. D’autres sentirent leurs yeux atteints au premier regard. L’acuité visuelle ne baissait pas. Mais les yeux imprimaient de manière indélébile des images d’Alfa dans le cerveau. D’autres encore cédèrent à leur odorat et aux délicieuses odeurs d’huile ricin que dégageaient des versions de compétition dont les pilotes faisaient vrombir les moteurs. N’oublions pas ceux dont les cœurs s’affolèrent à l’instant où leurs doigts frôlèrent la carrosserie sensuelle d’un belle Italienne. Ni ceux que le goût subtil du pilotage d’une Alfa Roméo envoûta.

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CC de Saint-Gouëno VHC 2004

Le virus Alfa m’a contaminé à plusieurs reprises. J’ai utilisé plusieurs Alfa Roméo comme voitures de tourisme et je ne le regrette pas. J’ai fait de l’Alfa 2000 GTV une héroïne de fiction dans plusieurs nouvelles (au sens littéraire du terme) que j’ai écrites. J’ai éprouvé l’envie d’engager une 2000 GTV Bertone groupe 1 en course de côte en 1977, mais je lui ai préféré finalement une VW Golf GTI, autre voiture très attachante quoique traction avant. Le coupé Alfa arrivait en fin de développement en groupe 1, ce qui motiva mon choix pour la voiture allemande.

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 J’ai toujours éprouvé un gros faible pour les coupés Alfa Roméo Bertone des années 60 et 70, qu’il s’agisse des versions GTA groupe 2, 2000 GTV groupe 1 ou groupe 2, sans oublier les 1300, 1600 et 1750 qui excitèrent tous nos sens en ébullition.

 Je reparlerai de l’Alfa Roméo 2000 GTV. En attendant, rien que pour le plaisir des yeux, quelques photos.

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Marcel Grué à l’Armor 1975

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Jacques Coquet à la CC de Landivisiau 1975

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Je crois qu’il s’agit ici de Durand à l’Armor 1975

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Armor 1975

Toutes ces voitures étaient engagées en groupe 1. Je continue à scanner mes archives pour revenir avec d’autres 2000 GTV sur d’autres épreuves.

 

En attendant, la semaine prochaine, je vous promets quelques photos de Lotus Elan (celle des sixties) et la semaine suivante, un essai d’une voiture de course fort originale, un essai signé Ludovic Bellanger, grand spécialiste de la course automobile, bien connu dans l’Ouest pour ses excellentes chroniques dans Presse Océan !

 

Thierry Le Bras

 

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