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18/07/2009

JOUR DE TONNERRE

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La plupart des passionnés de sport automobile de l’Ouest connaissent Ludovic Bellanger qui couvre régulièrement les épreuves de notre région pour Presse Océan. Ludovic nous emmène aujourd’hui à bord de la Race Car de 450 ch sur le circuit de Fay-de-Bretagne.

Leader du championnat national de Race Car, le king Vertavien Sylvain Noël lui a en effet confié son bolide pour un essai exclusif.

 

Inaugurée cette saison en France et inspirée de la NASCAR américaine, la Race Car est une compétition unique en Europe.

 

Le sport-auto à l’état pur

Esthétiquement, le modèle Chevy frappé du n°11 du pilote régional impose sa carrure de footballeur US. Large et basse, posée sur ses pneus slicks à flancs hauts, la berline se distingue par son encombrement interminable (5m15 de long et 2m de large).

Dotée d’un châssis tubulaire et d’une carrosserie en fibre de verre, la Race Car affiche une conception minimaliste, et des peintures de guerre évocatrices. Pont arrière rigide, moteur V8 5.7 litres de 450 ch, boîte de vitesses à crabots à 4 rapports, le sport-auto à l’état pur, sans concession électronique ou aérodynamique.

À bord, ambiance 100% NASCAR. Après quelques contorsions pour passer par la vitre latérale, callé entre les larges tubes de l’arceau, le regard fait face à une série de manomètres. Compte-tours, températures d’eau, d’huile… Les choses sérieuses peuvent commencer.

 

Une sonorité rageuse envoûtante

Volant en place, filet de protection latérale accroché et harnais bouclé, il ne reste plus qu’à actionner le démarreur. La Race Car dévoile alors sa sonorité rauque et rageuse. Envoûtant. Le premier rapport se passe dans un claquement sourd, et la belle, où plutôt la bête de course, se mue dans quelques soubresauts pour partir à l’assaut du circuit de Fay-de-Bretagne.

D’apparence docile, elle se révèle vive et brutale à la moindre sollicitation. Les disques en acier non-assistés sifflent au premier freinage, le maniement de la boîte de vitesses est ferme et impose des rétrogrades tardifs sous peine de bloquer le pont arrière, l’échappement claque, et les accélérations sont assourdissantes.

Au fil des tours, la chaleur envahit l’habitacle. La Race Car apparaît véritablement physique à emmener dans ses derniers retranchements. « C’est du brutal ». La monture idéale des tontons flingueurs des circuits.

Un pilotage authentique, un bolide qui se vit, la Race Car procure des sensations inégalées. Gentlemen, start your engine !

 

Ludovic Bellanger

 

Renseignements : www.motorsport-academy.fr

  

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