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  • MONT-DORE CHAMBON SUR LAC, UNE SACRÉE COURSE DE CÔTE

    Une super épreuve

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    DOCU-FICTION

     

    « Mon père, mon cousin, mon frère aîné et des amis proches de la famille comme Freddy Vivien ont couru et courent encore bien sûr, raconte Fabien Trélor. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je me rappelle de week-ends sur les circuits, les rallyes et les courses de côtes. Il a toujours été évident pour moi que je ferais de la compétition automobile, et c’est naturellement ce qui est arrivé. »

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    Fabien est le cousin de David Sarel, le héros de nombreux romans, nouvelles et feuilletons de Thierry Le Bras. David y apparaît à diverses époques de sa vie, depuis son adolescence jusqu’à la période contemporaine. Et comme tout personnage qui vit dans un univers, fût-il parallèle, il a des amis, une famille, des relations, des ennemis aussi. Fabien et Arnaud Trélor occupent une place particulière dans le cœur de David. Ils sont plus que des cousins, des petits frères qu’il adore. cette relation apparaît d’ailleurs clairement dans CHICANES ET DÉRAPAGES DE LORIENT AU MANS  (présenté ici http://bit.ly/1dCEZDi et disponible en version papier chez http://amzn.to/1uvUq6o )

     

    Un souvenir fort de Fabien au Mont-Dore

     

    Quelques années ont passé et Fabien a disputé de nombreuses épreuves dont Le Mont-Dore maintenant. Mais il se rappelle encore très bien l’édition 2002 de cette course magnifique.

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    « J’avais 17 ans, témoigne-t-il. Je ne pilotais pas encore, mais je naviguais quelquefois mon frère Arnaud en rallye. Arnaud a cinq ans de plus que moi. Il pilotait un coupé  Vivia 2000 groupe N cette année-là et il marchait déjà très fort. Bien entendu, je l’ai accompagné au Mont-Dore. »

     

    La Course de côte du Mont-Dore / Chambon-sur-Lac se déroule traditionnellement le deuxième week-end du mois d’août, en pleine période de vacances, ce qui lui permet de faire le plein d’engagés. La lutte est acharnée dans toutes les catégories.

     

    « Nous sommes arrivés le mardi midi, raconte Fabien. Nous nous sommes installés dans un camping à la ferme tenu par de vieux amis de la famille. Leur terrain et leur auberge sont dans le Vallée de Chaudefour à quelques centaines de mètres du départ de l’épreuve. C’est sympa et pratique. Nous comptions aménager notre emploi du temps entre les reconnaissances du circuit, un peu de sport (tennis, randonnées en montage, promenades avec des VTT de location), quelques baignades et séances de farniente-bronzing sur les plages aménagées autour du Lac Chambon. Un programme bien cool. »

     

    Arnaud et Fabien  n’avaient oublié qu’une chose, les aléas météorologiques.

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    « Nous avons monté notre tente sous la pluie, reprend Fabien. Cela ne nous a pas inquiétés. Le temps change vite en montagne. Et puis nous étions début août, l’époque idéale pour trouver le soleil. Une fois notre campement installé, nous sommes allés déjeuner à la ferme auberge auprès du camping. Leur omelette au jambon de pays est un régal. Et leur tarte aux myrtilles aussi. L’après-midi, nous avons reconnu le circuit. Prudemment. Les pilotes ne reconnaissent plus comme auparavant. Mon père m’a raconté que la première fois qu’il a couru au Mont-Dore en 1977, il pilotait une Alfa-Roméo 2000 GTV. En soirée, tous les pilotes se mettaient à reconnaître avec les voitures de course. Mon père se souvient s’être fait doubler par un proto 2 litres pendant les reconnaissances alors qu’il allumait déjà fort avec l’Alfa. Si on osait faire ça aujourd’hui, on finirait  derrière les barreaux. Les temps ont bien changé… Dans un sens, c’est sans doute mieux pour la sécurité. Nous avons donc roulé en respectant presque le code de la route avec la petite Rover de série qu’utilisait mon frère au quotidien. Mais une fois les reconnaissances terminées, nous nous sommes demandés quoi faire car il pleuvait toujours. Alors, nous sommes allés boire un pot au Mont-Dore, une très jolie commune. Le soir, nous étions invités au motor-home d’une  autre équipe de Morbihannais et nous sommes rentrés assez tard au camping »

     

    Les deux frères Trélor n’étaient pas au bout de leurs surprises.

     

    « C’est le froid qui nous a réveillés le lendemain matin, poursuit Fabien. Nous avions amené des sacs de couchage assez légers. Au petit jour, il faisait très froid sous la tente. Heureusement, nous avions aussi prévu des couvertures, au cas où… Nous les avons installées. En prenant le petit déjeuner à la ferme auberge, nous avons compris pourquoi nous avions dû nous équiper plus chaudement. Il faisait cinq degrés. Une vraie température hivernale ! Notre tente igloo portait bien son nom. »

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    Les conditions météorologiques ne s’améliorèrent pas beaucoup pendant la semaine.

     

    « Le mercredi, il a plu toute la journée, commente Fabien. Au point que nous sommes allés au cinéma l’après-midi. Aucune activité de plein air n’était envisageable. Heureusement qu’Arnaud et moi, nous aimons la lecture, car le soir, nous rentrions bien vite nous mettre dans nos sacs de couchage avec un bon bouquin. »

     

    Et le jour de la course ?

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    « Le matin, des accompagnateurs du team morbihannais qui nous avait déjà invités à plusieurs reprises m’a amené au haut du circuit. Nous nous sommes installés dans un droite sympa près de l’arrivée. Comme ça, nous pouvions rejoindre facilement les pilotes que nous suivions après leurs montées. En plus, les bons prennent de gros appuis à cet endroit. Arnaud, qui bombardait fort avec sa Vivia 2000, y faisait lever nettement la roue avant droite. J’ai réussi de bonnes photos d’ailleurs. Il ne pleuvait plus. Mais la surprise, ce fut le vent et la température. Au haut du circuit, il faisait trois degrés et ça soufflait bien. J’ai eu froid toute la matinée avec mon blouson Vivia qui n’était pas un vêtement de sports d’hiver. Les VHC et les voitures du groupe F passaient avant les autres catégories dont le groupe N où courait mon frère.

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    Après la deuxième montée d’essais, je suis redescendu avec Arnaud dans la Vivia. C’était un moment sympa, d’autant qu’Arnaud s’était placé en tête de sa catégorie. Tu vois que les spectateurs scrutent les voitures pour discerner les visages des pilotes qui roulent très doucement et ne portent pas de casque. Dis donc, tu as attrapé des coups de soleil m’a fait observer Arnaud lorsque nous sommes descendus de la Vivia. Je remarquais en effet que mon visage me brûlait un peu. Deux heures plus tard, c’était pire. Les quelques rayons de soleil qui perçaient les nuages se révélaient traîtres. Heureusement que sur l’insistance de ma mère, nous avions emporté des tubes de biaphine et  de la crème solaire. Ma mère se souvenait de courses au Mont-Dore dans des conditions caniculaires, notamment de l’édition 1983 où des copains de mes parents avaient attrapé des coups de soleil sévères. Elle ne se doutait pas que sa prévoyance me servirait dans des conditions bien différentes de celles qu’elle craignait. Le lendemain, la piste était toujours sèche et quelques rayons de soleil perçaient les nuages de temps en temps. Je me suis installé à l’ombre, au bas du circuit, au virage du transformateur. Un passage délicat aussi. Arnaud m’y a gratifié de magnifiques passages en légère dérive des quatre roues. J’ai trouvé qu’il passait un peu mieux que ses principaux rivaux. J’ai redouté  de me montrer subjectif et trop optimiste. C’était mon frère.

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    « A la deuxième montée, j’ai eu encore plus peur. La course a été arrêtée une quarantaine de secondes après son départ. Était-il sorti de la route ? Non. C’était une Mégane  partie juste avant lui qui avait fait un tête à queue peu après la carrière. Rien de grave. Le pilote s’en sortait indemne et la voiture n’était pas trop abîmée.. Arnaud est redescendu et il est reparti une troisième fois puisqu’il n’avait pas pu boucler sa seconde montée. Le cœur battant, j’ai attendu le verdict du chrono. Le temps m’a paru long, très long. Pourtant j’avais l’habitude de ces situations depuis le temps que j’allais sur les circuits avec ma famille et nos amis. Le speaker a hésité. Le classement se faisait à l’addition des temps des deux montées. Oui, c’est bien ça, c’est sûr maintenant, Arnaud Trélor remporte la classe 1600 à 2000 du groupe N devant l’Italien Ricardo Valvini sur Clio Williams et l’Autrichien Hans Wallenegr sur Honda Integra Type R. Une très belle performance  pour le jeune Arnaud Trélor qui etc… Le soir, nous avons fêté ça dignement, conclut Fabien. Nous nous moquions bien qu’il ait fait mauvais toute la semaine. De toute façon, nous avons toujours adoré le Mont-Dore dans la famille et c’est une histoire d’amour qui n’est pas près de s’arrêter… »

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    NOTE MODIFIÉE LE 8 AOÛT 2014

     

    La course de côte du Mont-Dore m’a inspiré un polar dans l’univers de la course automobile. L’histoire s’intitule LE PACTE DU TRICHEUR. Elle se déroule en Auvergne. La course emprunte le tracé de la route du Col de la Croix Saint-Robert. 

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    Après la fiction, des annexes abordent la question des superstitions des pilotes en se fondant sur des anecdotes véridiques mettant en scène des pilotes d’hier et d’aujourd’hui.

     

    Le livre est disponible en cliquant sur http://amzn.to/1jAhsoF

     

    Je vous invite également à lire (gratuitement) cette courte histoire illustrée qui se déroule pendant une édition de la course de côte du Mont-Dore Chambon-Sur-Lac

    http://0z.fr/U10ZB

     

    Pour mieux me connaître et suivre l’actualité de mes publications :

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    Thierry Le Bras

  • JEAN RÉDÉLÉ NOUS A QUITTÉS

    medium_BERLINETTE.jpgJean Ragnotti au Tour de France Auto Historique

    Quel point commun entre Didier Pironi, José Dolhem, Jean- Pierre Jaussaud, Michèle Mouton, Marie-Claude Beaumont, Lella Lombardi, Marie-Charlotte Verney, Patrick Depailler, Jean-Pierre Jabouille, Gérard Larrousse, Alain Serpaggi, René Arnoux, Jean Ragnotti, Éric Comas, Gérard Larrousse, Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Jean-Pierre Nicolas, Jacques Henry, Guy Fréquelin, Bruno Saby, Jean-Pierre Beltoise et bien d’autres pilotes de très haut niveau ?

    A un moment ou l’autre de leur carrière, ils ont tous piloté une Alpine. Pas forcément une Berlinette, parfois une A 310, ou une voiture de circuit comme par exemple la A 442 B avec laquelle Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud s’imposèrent aux 24 Heures du Mans 1978.

    La Berlinette fit aussi la joie de plusieurs générations de gentlemen drivers souvent très rapides. N’est-ce pas messieurs Pierre Désilles, Marcel Grué, Maurice Nusbaumer, Jacques Cauchy, Pierre Prié, Patrick Bourdais (le papa de Sébastien), Didier Calmels, Noël Guittet, Panic, et je sais que j’en oublie beaucoup.

    Jean Rédélé, créateur des Alpine s’est éteint le 10 juillet 2007 à l’âge de 85 ans des suites d’une longue maladie.

    Sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches.

    Jean Rédélé ne disparaît pas tout à fait. Il survivra au travers de son œuvre, la Berlinette et la longue lignée de ses descendantes.

  • FRANCIS DOSIÈRES, UN ROI DE LA MONTAGNE

    medium_DOSIERES.2.jpgFrancis Dosières à l’édition 2002 de la CC du Mont-Dore au volant d’une Osella PA 205

    Ce week-end se déroule en Auvergne la fameuse Course de côte du Mont Dore comptant pour le Championnat d’Europe et le Championnat de France de la discipline. Le Mont-Dore – Chambon sur Lac, c’est une course fabuleuse, magique, sur une piste de cinq kilomètres dans un panorama majestueux. Un souvenir inoubliable pour tous les pilotes qui l’ont disputée au moins une fois, et une ligne prestigieuse dans le palmarès de ceux qui l’ont remportée.

    L’occasion de mettre en ligne le portrait de Francis Dosières, plusieurs fois vainqueur de groupe au Mont-Dore et grand animateur de la discipline depuis plus de trente ans.

    NOM : DOSIÈRES PRÉNOM : FRANCIS
    VOITURES : Simca 1000 Rallye 2 ; Ford Escort 2000 RS ; BMW 323 ; BMW 528 ; BMW 635 ; BMW M 3 ; LUCCHINI ; OSELLA ; PEURGEOT 306 Kit Car ; BMW 320 ST
    Né le 7 février 1952
    PALMARÈS : 5 fois Champion d’Europe de la Montagne, 1er groupe CN au Championnat de France de la Montagne, Champion de France groupe A 2003 ; 1er des voitures de production aux CF 2004, 2005 et 2006 ; 2 fois vainqueur au scratch du Rallye de Picardie…

    « S’il fallait désigner un Roi de la montagne, ce serait Francis Dosières qui écume les pistes de l’Hexagone depuis 1974 et n’a pas hésité à sortir des frontières pour se battre avec les meilleurs pilotes d’Europe. »

    La première fois que j’ai vu Francis Dosières, c’était en 1977 au Mont Dore. Je courais alors sur une Golf GTI. La lecture d’Échappement m’avait appris que c’était un bon. Ses temps le confirmèrent. Ahurissants pour une Simca Rallye 2 1300 cm3 ! Cette année-là, Francis a remporté sa classe devant Henri Vuillermoz, une autre pointure.

    La Ford Escort s’affirme prometteuse. Au Mont Dore justement, celle de Stenger a fait trembler l’invincible Jacky Ravenel et son Opel Commodore. Francis choisit donc de s’aligner sur une Escort les années suivantes. Il ne tarde pas à devenir un des gros bras d’un groupe de furieux qui compte notamment Pradel, Rossi, Brazey et Vuillermoz. Francis s’y construit un palmarès impressionnant.

    L’Escort vieillit. Les nouvelles réglementations bannissent les Groupe 1. En 1983, le pilote se tourne vers une BMW 323 groupe N. Il domine la catégorie. Car Francis jouit d’un sens de la trajectoire et de l’attaque qui lui confèrent à la fois une efficacité redoutable et un style superbe.

    Les Groupe N lui semblant trop aseptisées, il acquiert une BMW 528 groupe A. Une fois encore, il truste les victoires, parvenant même à surprendre Rossi et sa 635 beaucoup plus puissante. Il troque d’ailleurs la 528 pour une 635 en 1985. Les victoires s’enchaînent, tant en Championnat de France qu’en Championnat d’Europe. Le passage de la 635 à la M 3 s’effectuera sous les meilleurs auspices, ceux des premières places.

    Francis se lance un nouveau défi au milieu des années 90. N’ayant plus rien à prouver avec une voiture fermée, il achète un prototype et démontre aussi son talent dans cette nouvelle catégorie.

    Revenu aux voitures fermées depuis 2003, Francis Dosières continue à truster les victoires. Sympathique, discret malgré son palmarès exceptionnel, il fait partie des pilotes que nous espérons voir encore longtemps sur les lignes de départ.

    Ce week-end, nul doute qu’il briguera une nouvelle victoire de groupe au volant de sa BMW 320 ST sur les pentes du Col de la Croix Saint-Robert.
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    Vous aimez les émotions que procure la course automobile et vous souhaitez les retrouver dans des fictions ?

    C’est possible, découvrez les nouvelles et romans rédigés par Thierry Le Bras qui mettent en scène l’avocat –pilote David Sarel, lequel avoue d’ailleurs respecter certaines superstitions :
    - des nouvelles (fictions courtes) sont en ligne dans les archives de ce blog (dont certaines dans l’atmosphère des Course de côtes) ;
    - les romans, pour l’instant « Circuit mortel à Lohéac », « Faits d’enfer à Carnac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » ont été édités par les Éditions Astoure (diffusées par Breizh).