30.06.2006
HYPOCHRISIE DANS LE MONDE DU CYCLISME
LE BILLET D’HUMEUR DE SÉBASTIEN MÉNIER
Bien sûr, les valeurs du sport supposent une compétition équitable, ce qui conduit à prohiber tout dopage et toute triche. Il n’en demeure pas moins vrai que le monde du cyclisme constitue une exception déplorable dans la mesure où tous les concurrents ne sont pas traités avec la même sévérité. Loin s’en faut.
Si on en croit les journalistes de L’Équipe Magazine et de L’Équipe, Lance Armstrong s’est bien dopé. Les doutes sur sa probité ne sont pas nouveaux. Il avait d’ailleurs été contrôlé positif aux corticoïdes lors du Tour de France 1999. La production a posteriori d’un certificat médical fort opportun l’avait sauvé alors que la stricte application du règlement aurait dû donner lieu à sanction.
Depuis, nombre de nouveaux éléments se sont accumulés pour « charger » le sulfureux coureur injecté d’Outre-Atlantique dans le paysage du Tour. A commencer par l’ouvrage publié en juin 2004 par les journalistes David Walsh et Pierre Balleste. Sous le titre « Les secrets de Lance Armstrong », les deux auteurs dévoilent au grand jour le système Armstrong. Le procureur d’Annecy ouvrit une enquête judiciaire. Une nouvelle fois, Armstrong sauva sa peau en invoquant la prescription des faits.
Nouveau coup dur pour l’Américain le 18 juillet 2005. Son assistant révèle la découverte d’une boite de stéroïdes dans la salle de bains de Lance Armstrong. Le collaborateur du cycliste avoue aussi sa conviction que l’homme a utilisé des produits interdits sur le Tour de France.
Malgré cette accumulation d’indices concordants qui tendent à démontrer qu’il est un tricheur avéré, Lance Armstrong fut toujours le bienvenu sur le Tour de France. Pire, le tricheur – un mot que nous pouvons utiliser sans risque de contradiction au titre des faits survenus en 1999 – détient le record absolu du nombre de victoires devant d’authentiques champions tels que Anquetil, Indurain, Merckx !
Aujourd’hui, une nouvelle affaire écarte Jan Ullrich, Ivan Basso et Francesco Mancebo de la Grande Boucle. Pourtant, aucune décision de justice ne les a condamnés. Ils sont présumés innocents ! Ces hommes se sont probablement sentis régulièrement volés par Armstrong. Ont-ils commis des erreurs ? Seule une procédure judiciaire en bonne et due forme au cours de laquelle leurs avocats pourront s’exprimer permettra d’établir une responsabilité qui, aujourd’hui, reste éventuelle.
Quelle honteuse différence de traitement entre eux et Armstrong ! Je crois que je zapperai cette année toutes les informations relatives au Tour de France. A moins bien sûr que l’organisation de ce magnifique événement et l’Union Cycliste Internationale ne mettent en œuvre des procédures judiciaires visant à annuler les victoires d’Armstrong et à réclamer la restitution de tous ses gains en course. Dura lex, sed lex, affirme l’adage romain. Certes, mais à condition qu’elle soit la même pour tous !
Sébastien Ménier
Sébastien Ménier est un journaliste de fiction qui joue un rôle important dans les Aventures de David Sarel, la série de romans policiers que j’écris. Mais si ce coup de gueule est signé du nom d’un de mes personnages récurrents, c’est parce que ce blog a été créé pour traiter de la série. J’assume pleinement les propos que je prête à Sébastien.
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29.06.2006
DEDICACES A VANNES
Thierry Le Bras dédicacera ses romans samedi prochain, 1er juillet 2006 :
au Centre commercial Carrefour de Vannes
- le matin de 10 heures 30 à 12 heures ;
- l’après-midi de 15 heures à 18 heures.
Les romans policiers de Thierry Le Bras sont publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). Ils racontent Les aventures de David Sarel, avocat durant la semaine et pilote automobile le week-end. Cette série comprend pour l’instant deux livres : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac.
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28.06.2006
MEMOIRES DE VIVIA (4)
Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?
Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.
(Suite du texte paru le 26 juin 2006)
Chapitre 4 :
Je me trouvais donc chez le concessionnaire qui avait livrée l’Alfetta qui me remplaçait dans la vie de Jean-Yves. Après une révision et un sérieux nettoyage, je fus placée dans la vitrine d’exposition. Encore imprégnée de la nostalgie des mois vécus avec Jean-Yves et Jacqueline, j’attendais mon nouveau propriétaire avec angoisse.
L’expectative ne dura que quelques jours. Louis, commerçant bien établi, déjà propriétaire d’une grosse et prestigieuse berline allemande, m’acheta afin de m’offrir à son épouse comme cadeau d’anniversaire.
Ma nouvelle maîtresse se prénommait Bernadette ; elle préférait se faire appeler Betty. Elle maîtrisait parfaitement l’art du choix du maquillage et de ses toilettes mais, malheureusement, beaucoup plus difficilement la conduite.
Notre cohabitation ne fut pas heureuse. Certes, Betty se réjouit de l’envie - pour ne pas dire la jalousie - que mon aspect provoquait chez ses amies et ses relations, mais ensuite, elle me trouva quantité de défauts : mon coffre minuscule, ma suspension trop raide, mes deux portes peu pratiques, ma direction trop lourde, mon échappement trop bruyant. Je me sentais frustrée et totalement incomprise.
Elle m’énervait profondément. Elle ne m’utilisait que pour des parcours urbains, préférant la confortable berline de son mari lors de ses rares randonnées routières. Elle conduisait lentement, assez distraitement, ce qui m’effrayait, toujours en léger sous-régime - véritable insulte pour mes soupapes, et semblait ignorer le sens du verbe rétrograder. En outre, il me fallait supporter son gamin, véritable petit monstre hurlant sans cesse, posant ses pieds crottés sur mes sièges, jetant ses papiers de bonbons sur ma moquette ou les cachant dans la boite à gants. Enfin Oscar, pékinois encore plus affreux et abominable que la progéniture de sa maîtresse, rayait mon cuir avec ses griffes et s’acharnait à mordre mon levier de vitesses dès que ma propriétaire avait le dos tourné.
Notre association prit fin un jour d’hiver, début 1980. Le thermomètre indiquait cinq degrés au-dessous de zéro ; quelques plaques de verglas apparaissaient sur la route. Ce matin là, Betty ne porta pas attention à la température ni à l’humidité. Elle aborda comme à l’habitude la grande courbe à droite de la petite route qui reliait le quartier résidentiel où nous demeurions à l’entrée de la ville. Arrivée trop vite sur la glace, je ne pus rien faire.
Mes pneus se dérobèrent sous moi. Effrayée, Betty bloqua les freins. Le choc était inévitable. Je résistai bien ; elle s’en sortit indemne. Ma carrosserie, mon train avant, et même mon châssis avaient souffert. Un passage au marbre - véritable opération chirurgicale - et de sérieuse réparations s’imposaient.
Ingrate, Betty ne voulut plus entendre parler de moi. Elle rejeta la responsabilité de l’accident sur mes qualités routières prétendues insuffisantes et obtint, au nom de la sécurité, que son mari me remplace par une berline allemande de la même marque que la sienne.
Cette décision me soulagea. Cette femme m’était vraiment devenue insupportable. Un nouvelle phase de ma vie allait commencer, beaucoup plus passionnante.
(à suivre le 30 juin 2006)
Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».
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26.06.2006
MEMOIRES DE VIVIA (3)
Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?
Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.
Suite du texte mis en ligne le 24 juin 2006
Chapitre 3 :
Cette vie dura une saison. A l’automne, j’avais déjà parcouru 40.000 kilomètres. Une petite sœur sortant de l’assemblage prit le relais.
Mon premier propriétaire privé vint me chercher à l’usine de Kervignac. Il s’appelait Jean-Yves et exerçait la profession de médecin généraliste. Son allure décontractée, son visage franc et ouvert me séduisirent tout de suite. Je sentis dès le premier coup de démarreur que nous nous entendrions bien. Les premiers kilomètres parcourus ensemble me confortèrent dans cette opinion. Il conduisait rapidement, aimait les accélérations franches, et se montrait sûr de lui, comme de moi. Je serais moins sollicitée que par Éric et les essayeurs, mais je en m’ennuierais pas.
Je compris rapidement que ma vie serait très liée à celle de mon maître. Du fait de son activité professionnelle, il devait m’utiliser plusieurs fois par jour pour visiter sa clientèle. Je me réjouissais d’ailleurs de le retrouver aussi fréquemment.
Le soir, quand nous ne finissions pas notre journée trop tard, Jean-Yves m’amenait sur de petites routes de campagne du côté de Belz, de Bubry ou de Baud. Je pouvais exprimer ma puissance, mon agilité, et le faire profiter des joies de quelques dérapages savamment contrôlés quoique plus timides que ceux que m’offrait Éric.
A cette époque, l’essence ne coûtait pas encore trop cher, et les cinémomètres ne sortaient pas tous les jours. Nos conducteurs pouvaient encore jouir de nos capacités sans la hantise du retrait de permis et de la note de carburant.
Au cours des vacances précédentes, Jean-Yves avait rencontré Jacqueline, une jeune infirmière qui habitait Saint-Malo. Presque tous week-ends, lorsque nous n’étions pas de garde, nous partions rejoindre Jacqueline. Parfois, c’était elle qui descendait nous rendre visite, mais plus rarement. Il est vrai que sa petite auto italienne de 850 cm3 conçue avant tout pour la ville n’était pas prête à affronter les longs parcours rapides, comme moi.
J’aimais ces voyages qui me permettaient d’exploiter ma vitesse de pointe et de montrer mon endurance.
Jacqueline et moi nous montrions un peu jalouses l’une de l’autre. N’étions-nous pas les deux amours de Jean-Yves ? Dans l’ensemble pourtant, nous nous entendions bien, même lorsqu’elle me conduisait. J’étais fière de les amener au restaurant ou en boîte de nuit. Ils parvenaient toujours à me garer bien en vue, ce qui flattait ma vanité et soulignait mon standing.
Durant les mois qui suivirent, nous avons connu des vacances de rêve. Nous partîmes d’abord en Espagne pendant l’été. Le soleil, les petites routes de montagne, la Méditerranée, que de souvenirs merveilleux ! Nous passâmes Noël et le Jour de l’An à Courchevel, dans les Alpes. Je dois l’avouer, ce voyage fut moins agréable que le précédent. Mes roues arrière motrices n’apprécièrent que modérément la neige et le verglas. Équipés de pneus à clous et de chaînes, nous nous sommes cependant initiés aux joies de la glisse. Par bonheur, la nuit, Patrick me garait dans un parking souterrain, à l’abri de la neige et du froid.
Quelques semaines après notre retour, Jean-Yves et Jacqueline se marièrent. Mes inquiétudes vinrent plus tard, lorsque les formes de Jacqueline commencèrent à s’arrondir : elle était enceinte. J’allais devenir trop petite pour toute la famille... A regret, Patrick dut me vendre.
Il choisit une Alfetta pour me remplacer. Elle était dotée d’une bonne suspension, d’un moteur puissant, d’une finition sympathique, mais c’était une berline quatre places.
(à suivre le 28 juin 2006)
Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».
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24.06.2006
MEMOIRES DE VIVIA (2)
Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?
Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.
Suite du texte mis en ligne le 22 juin 2006
Chapitre 2 :
J’ai d’abord servi de voiture d’essai et de reconnaissances. Entendez par là que la société Vivia m’a confié à des journalistes essayeurs. Ce fut une période riche en émotions. Chaque semaine ou presque, un journaliste et un photographe venaient me chercher à l’usine de Kervignac. Ils m’essayaient sur les routes de Bretagne, me photographiaient dans des sites exceptionnels, mesuraient mes performances et ma consommation, me photographiaient sous toutes les coutures.
Une vie plutôt agréable en fait. Je me rappelle des photos devant le Mont Saint-Michel, la Baie de Morlaix, la pointe de la Varde, sur la plage de Penthièvre aussi,(un des endroits préférés des photographes automobiles) ainsi que sur le port de La Trinité. Belle, rutilante, agressive, je jouais les stars.
Je faisais rugir mon moteur sur les petites routes de campagne et sur les tronçons de quatre voies. Je montrais à mes essayeurs qu’avec mon petit moteur de 1600 cm3, j’étais capable de terrasser des voitures de 3 litres et plus. Si je ne cite ni marque ni modèle, c’est pour ne vexer personne.
Les journalistes automobiles se révèlent généralement de fameux conducteurs. Ils me donnaient du plaisir. Et si certains m’ont fait quelques frayeurs à l’occasion de dépassements un peu courts ou d’amorces de travers, je me remettais très vite de mes émotions.
Après chaque essai, je passais entre les mains de Michel, l’ingénieur maison, qui vérifiait tous mes réglages et me préparait en vue de la prestation suivante. C’est que mon statut de véhicule d’essai comportait une grande responsabilité. Les médias jugeaient les automobiles Vivia au vu de mon comportement. Une bonne prestation signifiait des commandes. Une panne ou une défaillance aurait impliqué des articles négatifs, peut-être la fin de la marque.
Les mois passaient très vite. D’autant que le week-end, je partais souvent sur les pistes de rallyes et de courses de côtes avec Éric Trélor et Mikaël Mermant, son navigateur. Comme Éric courait sur une Vivia groupe 3 cette année-là, il reconnaissait les parcours à mon volant. Le rythme augmentait encore par rapport aux essais des journalistes. Déjà sur la route, Éric conduisait très vite. Et dès que nous arrivions sur les parcours des épreuves, il exigeait que je délivre toute ma puissance. A cette époque, les pilotes reconnaissaient à des vitesses hallucinantes. Le schéma était parfaitement rodé entre Éric et Mikaël qui le naviguait depuis ses débuts en compétition. Au premier passage, Éric dictait les notes à Mikaël. Au second, il les vérifiait à vitesse raisonnable. Puis à partir du troisième, il attaquait de plus en plus sous la dictée de Mikaël. Là, le pilote freinait tard, balançait la voiture dans les virages, sortait en glisse des quatre roues. Un régal. Sur les pistes de courses de côtes, Mikaël arrêtait de dicter les notes au bout de quelques passages puisque Éric effectuerait la course tout seul dans la voiture. Avant les rallyes, il annonçait toujours, comme il le ferait durant l’épreuve.
Nous vivions un âge d’or. Nous nous amusions beaucoup. Les riverains nous accueillaient chaleureusement. Les hystériques autophobes étaient encore rares à cette époque. Les habitants des régions où se déroulaient les épreuves y voyaient une source d’animation et de commerce. Ils nous faisaient souvent la circulation quand nous nous entraînions avant la fermeture de la piste. Je crois que de telles scènes, si elles se déroulaient aujourd’hui, amèneraient les pilotes, leurs navigateurs et les riverains derrière les barreaux. De nos jours pour les politiques et les juges, il vaut mieux faire des petits trafics et tout démolir dans certaines zones résidentielles que de commettre un excès de vitesse qui ne gêne personne…
(à suivre le 26 juin 2006)
Si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».
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22.06.2006
MEMOIRES DE VIVIA
Objets inanimés, avez-vous donc une âme, écrivit Lamartine ?
Oui, répond cette Vivia 1.600 S née en mille neuf cent soixante-dix huit qui rapporte ici ses souvenirs, ses grandes joies, ses triomphes, ses peines, ses angoisses et sa retraite dorée.
Chapitre 1 :
Je suis née en 1978 à Kervignac en Bretagne. Ma carrosserie est de couleur marron métallisé. Du cuir beige et du bois verni décorent mon habitacle. Mon moteur, d’une cylindrée de 1.600 centimètres cubes, développe 150 chevaux. Je pèse 680 kilos. Je suis ce qu’on appelle usuellement une voiture sportive, un coupé deux places.
Je suis née d’un rêve d’enfants. Lorsqu’ils étaient gamins, Éric Trélor (le célèbre avocat qui est aussi un pilote amateur très rapide) et Freddy Vivien (l’ancien champion du monde de Formule 1) passaient des heures à dessiner une petite voiture de sport qu’ils imaginaient sur les routes du Rallye de Monte-Carlo, du Tour de Corse ou de la Coupe des Alpes. La passion des deux garçons s’est poursuivie sur les pistes. A dix huit ans, Freddy commença à courir au volant d’une NSU TT. Il demanda naturellement à Éric de le naviguer en rallye. Ce dernier n’avait que seize ans, mais dans cette discipline, le co-pilote annonce les notes décrivant les virages à son pilote. Il ne conduit pas lui-même et peut donc participer à des épreuves avant le permis. Éric trouva le premier gros sponsor de Freddy, les montres Time O’Clock – un fournisseur de la bijouterie de ses parents - qui leur resteraient toujours fidèles. Une Alfa Roméo 2000 GTV remplaça la NSU en 1973. Puis en 1976, lorsque Freddy fut engagé en Formule 2, l’antichambre de la Formule 1 ces années-là, il confia l’Alfa à Éric avec le budget de fonctionnement fourni par les sponsors de telle sorte que ce dernier débuta en compétition avant même la fin de ses études.
Dès qu’il accéda à la Formule 1, Freddy décida de réaliser leur rêve d’enfants. Il allait fabriquer une petite voiture de sport, la sportive à l’état pur, auprès de laquelle la Golf GTI série 1 à l’époque ressemblerait à une berline bourgeoise. Il utilisa sa notoriété de pilote de F 1 et fédéra des industriels bretons autour de l’opération. Les automobiles Vivia venaient de naître. Et qui serait l’avocat chargé de mener les opérations ? Son ami Éric bien sûr, qui commençait sa carrière comme avocat stagiaire.
C’est ce concours de volontés et de circonstances qui m’a permis de sortir des ateliers de Vivia au début de l’année 1978. Je n’imaginai rien de l’existence mouvementée qui m’attendait.
(à suivre le 24 juin 2006)
Mais si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».
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21.06.2006
CES VOITURES QUI ONT UNE ÂME
Flash McQuenn, héros de Cars et Choupette, l’adorable VW Coccinelle, se voient dotés de la raison et de sentiments humains.
Ce ne sont pas les seules voitures dans ce cas. A partir de demain, 23 juin, une Vivia vous racontera sa vie sur ce blog.
Mais si les automobiles Vivia jouent un rôle non négligeable dans les roman de Thierry Le Bras, le héros principal en est toute de même un être humain, David Sarel.. Plongez-vous sans attendre dans l’atmosphère de ses premières aventures parues aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».
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20.06.2006
BIENTÔT SUR LE BLOG
Tout d’abord, un rappel de l’esprit du blog. Ce blog est consacré à David Sarel, un personnage de fiction, le héros des romans policiers écrits par Thierry Le Bras et publiés aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ). David Sarel est avocat. Durant la semaine, il plaide la cause de ses clients devant les tribunaux. Le week-end, il enfile son casque et sa combinaison de pilote et défend avec acharnement la cause des automobiles Vivia sur les circuits. Vous trouverez de nombreuses informations sur David et ses proches (souvent appelés le Clan Vivia) dans les archives du blog ainsi que des textes inédits racontant quelques unes de ses aventures et des anecdotes qu’il a vécues.
Deux Aventures de David Sarel publiées par les Éditions Astoure sont actuellement disponibles : Circuit mortel à Lohéac et Faits d’enfer à Carnac. La troisième est en cours de rédaction. Elle sortira au mois d’octobre prochain. Elle a été évoquée à plusieurs reprises sur ce blog au cours des dernières semaines. Dans cette histoire, le Lorientais David Sarel et le Clan Vivia vivront d’inquiétantes épreuves dans le Morbihan et au Mans.
Le titre du blog a surpris certains lecteurs des Aventures de David Sarel. Pourquoi Circuit mortel ? Des amateurs de course automobile ont d’ailleurs fait part de leur désapprobation. Qu’ils se rassurent. Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel est un ancien pilote amateur toujours passionné de course automobile. Le titre du blog ne met pas le sport automobile en cause, loin s’en faut. Il s’agit simplement des premiers mots du titre d’une des aventures de David. Le risque mortel dans ce roman n’a rien à voir avec le circuit qui accueille l’épreuve. Ce sont d’authentiques criminels qui mettent la vie de nos héros en danger. Pas la vitesse ni la course.
Les automobiles Vivia jouent un rôle important dans les romans mettant en scène David et ses proches. L’origine du Clan Vivia est racontée dabs les archives du blog.
Et comme une voiture n’est pas un objet comme les autres, qu’elle vit, qu’elle possède une âme, qu’elle construit une histoire avec ses propriétaires, une des premières Vivia sorties de l’usine morbihannaise de la marque va vous raconter sa vie. Mémoires de Vivia, une histoire en 9 chapitres à découvrir sur ce blog à partir du jeudi 22 juin 2006.
00:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.06.2006
JOUR J
JOUR J
Suspense oblige, nous ne vous fournirons aucune indication sur les aventures extra-sportives du Clan Vivia aux 24 Heures du Mans. Tout au plus révélerons-nous qu’elles sont inquiétantes, surprenantes, palpitantes… Une fois de plus, le Clan Vivia relève un rude défi. Vous saurez tout sur cette troisième Aventure de David Sarel au mois d’octobre prochain. Le nouveau roman de Thierry Le Bras, toujours publié par les Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ), sortira en effet aux 24 Heures du livre du Mans.
Pour vous donner toutefois un avant goût de la fabuleuse ambiance des 24 Heures, quelques extraits d’une interview accordée la semaine dernière par Éric Trélor au journaliste Sébastien Ménier.
SM : Éric, comment as-tu découvert les 24 Heures du Mans ?
ET : Petit déjà, les seuls jouets qui m’intéressaient étaient les automobiles miniatures. C’est en tous cas ce que racontaient mon père et mon grand-père. Sur un vélo, un manège ou dans une voiture, la vitesse m’enchantait. Je devais avoir sept ans lorsque mon père écouta un reportage radiophonique sur le départ des 24 Heures du Mans.
Le vrombrissement des moteurs me subjugua. Les noms magiques de Ferrari, Maserati et Porsche prononcés par la voix enthousiaste de Tomy Franklin, le speaker de France Inter, firent monter en moi une véritable exaltation. C’était décidé, quand je serais grand, je serais pilote de course.
SM : Comment a réagi ta famille ?
ET : Mon grand-père, qui était un sacré personnage, trouvait l’idée excellente. Dans un premier temps, cette passion amusa aussi mon père. Tous deux m’offrirent divers livres et revues consacrés au sport automobile. Je vouais une admiration sans limite à Jim Clark et je considérais Michel Vaillant comme le meilleur personnage de fiction jamais créé avec les enfants Gautier du Club des cinq et Christian d’Ancourt. Je me sentais plus mûr que mes camarades qui ne savaient pas ce qu’ils feraient de leur vie. Moi, je me tiendrais à mon ambition, gagner les plus grandes courses du monde. Mon meilleur ami d’enfance, Freddy Vivien, se passionnait aussi pour la course auto. Cette passion ne nous a jamais quittés.
SM : Donc, enfant, Freddy et toi, vous pensiez déjà à la course.
ET : Grâce à note imagination, nous vivions dans un rêve. Pour ma part, je m’installais fréquemment au volant d’une Lotus F1 , dominant tous mes adversaires et fonçant vers des victoires magnifiques sous les applaudissements du public et les regards admiratifs de mes copains. De temps en temps, Freddy gagnait une course aussi. Mais c’était le seul pilote qui pouvait se battre avec moi à la régulière. Je me voyais partageant le volant d’un GT 40 avec lui aux 24 Heures. Bien sûr, nous pulvérisions les Ferrari et les autres Ford.
SM : Crois-tu que cette passion a joué t’a aidé à réaliser tes ambitions par la suite ?
ET : Sans aucun doute. Un jour, j’ai lu dans un magazine spécialisé une phrase de Stirling Moss qui resterait à jamais gravée dans ma mémoire : « ce qui m’intéresse avant tout c’est de gagner, de me surpasser. Je cours pour faire mieux que les autres et c’est l’unique raison qui m’incite à me lever le matin ». Ma passion pour la course m’a aidé à sortir de l’insouciance de l’enfance car elle m’a enseigné que lorsqu’on veut quelque chose, il faut se battre pour aller le chercher ! Je devais avoir à peu près douze ans à cette période et mon envie de courir n’amusait plus du tout mon père, bien qu’elle fasse toujours plaisir à mon grand-père.
SM : Tu as souffert de l’attitude paternelle ?
ET : Pas vraiment. Je continuais à rêver de courses. Simplement, j’en parlais moins à mon père. Ce fut l’époque ou Freddy et moi avons commencé à dessiner les esquisses d’une petite GT, sans imaginer qu’elle verrait le jour quelques années plus tard (cf : Circuit mortel à Lohéac). Nous échafaudions les plans les plus insensés. Nous inventions par exemple un scénario où nous sympathisions avec un camarade imaginaire dont le père possédait une écurie automobile, construisait une voiture selon nos plans, et nous engageait comme pilotes dès l’âge de dix-huit ans. Bien entendu, il alignait un proto aux 24 Heures du Mans. La course se déroulait dans des conditions météorologiques épouvantables. Sous la pluie battante, nous nous révélions des pilotes redoutables. Normal ! Courant aussi bien en rallye qu’en circuit, nous n’avions pas peur des pièges du revêtement détrempé. Nous connaissions si bien le tracé que le manque de visibilité dû aux projections d’eau des autres voitures ne nous gênait même pas. Nous mettions la météo à profit et nous dominions les pilotes d’usine. Mon équipier perdait bien un peu de temps lorsqu’il assurait les relais. Nous remportions l’épreuve avec dix tours d’avance sur le second.
SM : Quand as-tu décidé de piloter pour ton plaisir sans chercher à en faire un métier ?
ET : Les années passant. Je réalisais que peu de personnes vivent de la course. En outre, j’aimais le lycée et je me débrouillais bien en classe. Des projets d’avenir plus traditionnels, notamment celui de devenir avocat. Au fond de moi, je restais déterminé à courir, mais comme amateur. Parallèlement, Freddy voulait de plus en plus devenir pilote professionnel. Notre avenir se dessinait.
SM : Te souviens-tu de ta première course ?
ET : Oui, très bien. Freddy étant de deux ans mon aîné, j’ai commencé par le naviguer en rallye. Avant même d’avoir le permis moi-même. Puis quand il est arrivé en F2, j’ai récupéré son Alfa 2000 GTV avec le budget d’un sponsor. A vingt et un ans, je me suis aligné au départ d’une première course de côte. L’année suivante, je commençais à remporter des victoires de catégorie au volant de l’Alfa. Courir les 24 Heures dans une écurie privée faisait encore partie de mes rêves. C’est arrivé quand j’avais vingt six ans. Depuis que Freddy a arrêté la F1, j’ai souvent couru avec lui en GT. Ce sera encore le cas cette année, avec le bonheur supplémentaire de voir mon fils Arnaud au sein de l’équipage.
Pour tout savoir sur la prochaine Aventure de David Sarel qui comporte des scènes aux 24 Heures du Mans, il faudra attendre le mois d’octobre prochain. Car bien sûr, des événements mystérieux vont troubler la course de nos amis. Mais en attendant, plongez-vous dans l’atmosphère des premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ». Vous y retrouverez Éric Trélor, Sébastien Ménier, Freddy Vivien et vous apprendrez tout – ou presque – sur l’histoire du Clan Vivia.
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Dernier texte de la série d ‘infos consacrées aux 24 Heures du Mans 2006 au sein du Team Vivia, l’interview d’Aurélien Vivien. Le jeune pilote français, fils cadet de Freddy Vivien (personnage récurrent des Aventures de David Sarel) participe à ses premières 24 Heures du Mans. Il répond ici aux questions du journaliste Sébastien Ménier. Précisons que l’entretien a été enregistré le lundi 12 juin.
Comme dans les autres fictions rapportant des courses du Team Vivia, pilotes réels et personnages de fiction se côtoient dans le roman qu’écrit actuellement Thierry Le Bras, l’auteur des Aventures de David Sarel et du Clan Vivia. Dans ce roman, Aurélien fera équipe avec deux pilotes réels, Stéphane Dréan et Didier Caradec. Les trois pilotes seront encadrés par un team-manager bien réel lui-aussi, Denis Vaillant, que les amateurs de sport automobile connaissent bien, surtout ceux qui fréquentent le milieu du Rallycross. L’équipage pilotera une Vivia LM GT2 engagée par le Team Hervieux.
SM : Aurélien, que ressens-tu à l’approche du départ des 24 Heures ?
AV : C’est la réalisation d’un rêve. Quand j’étais gamin, je me voyais ici, sur le circuit du Mans. Ça y est, le grand jour approche. J’ai 20 ans, je fais Le Mans. C’est merveilleux.
SM : Tu pilotes depuis le début de la saison en Formule 3 Euro Series. Tu as gagné plusieurs courses. Ici, tu vas te retrouver dans des conditions très différentes.
AV : La F 3 est une monoplace légère et très vive. Tu vois les roues, tu ressens chaque vibration de suspension. La GT est une voiture fermée, plus lourde. Elle vire moins à plat, elle ne réagit pas de la même manière quand tu l’inscris dans une courbe. Les zones de freinage sont plus longues. Il fait beaucoup plus chaud à l’intérieur. Chaque relais dure plus longtemps qu’une course de F 3, et ce sera encore plus vrai la nuit lorsqu’on doublera ou qu’on triplera les relais: Je me suis préparé à ces différences. J’ai tourné plusieurs fois en essais privés et j’ai roulé fin mai sur une Vivia GT identique à Brno en Championnat GT FIA. Je faisais équipe avec Yvonnick Le Squernach et nous avons gagné en GT 2 donc, sans prétention, je pense que je serai dans le coup.
SM : Tu vas te trouver dans une situation particulière dans la mesure où ton père, Freddy Vivien, court aussi les 24 Heures.
AV : Le plus original, c’est qu’il part également sur une Vivia LM GT2. Nous serons donc adversaires. Mon père a été plusieurs fois champion du monde de F1, il a gagné Le Mans au scratch à la fin des années 70. Il devrait me devancer. Mais bon, sur une course de 24 Heures, tout peut arriver.
SM : Pourquoi justement ne fais-tu pas équipe avec lui ?
AV : Mon père partira avec Éric Trélor et son fils Arnaud qui connaissent bien Le Mans. Il préférait que je fasse mes armes au sein d’une autre structure car il considère que l’expérience sera plus formatrice. Ceci dit, je pars dans une excellente équipe. La Vivia LM GT 2 du Team Hervieux dispose des mêmes évolutions que la voiture d’usine. Mes équipiers Didier Caradec et Stéphane Dréan sont des pilotes expérimentés et rapides. Denis Vaillant organise l’équipe de façon remarquable. Tout le monde m’a bien accueilli dans le team. Je vais courir au Mans dans des conditions plus que privilégiées.
SM : As-tu déjà couru de nuit ?
AV : Une fois, en rallye. La nuit du Mans sera une grande découverte. Je compte sur Denis Vaillant et les autres pilotes du team pour me conseiller quant au rythme à adopter. Je t’en dirai plus dimanche matin.
SM : une angoisse particulière,
AV : Plusieurs. Il ne faudra aps que j’oublie de regarder tout le temps dans les rétros. En F3, tu te bats avec des gars qui sont dans le même tour que toi. Et ceux qui sont derrière, tu ne vas pas les aider à dépasser. Ici au Mans, les protos vont nous doubler régulièrement. Il ne faut pas les gêner, surtout éviter de fausser leur course. Mais ma plus grande peur, ce sera de faire une bêtise qui pénalise l’équipe. Je ne suis que l’invité du Team Hervieux dont Didier Caradec et Stéphane Dréan sont les pilotes permanents. Je n’aimerais pas trahir la confiance que Denis Vaillant et son équipe m’ont accordée. Une touchette, un passage dans un bac à graviers, tue peux tout perdre en une fraction de seconde… Mais une fois dans la voiture, je serai concentré à cent pour cent et je n’y penserai pas. Quand tu veux être pilote professionnel, il faut savoir donner le meilleur de toi-même et vaincre ton émotivité.
Pour tout savoir sur la prochaine Aventure de David Sarel qui comporte des scènes aux 24 Heures du Mans, il faudra attendre le mois d’octobre prochain. Car bien sûr, des événements mystérieux vont troubler la course de nos amis. Mais en attendant, plongez-vous dans l’atmosphère des premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».
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