14.08.2009
SOLEIL, VROMBISSEMENTS, IMAGES ET VINTAGE
Nous voilà au cœur de la période estivale. Cette semaine est probablement la période de l’année qui compte le plus de vacanciers. Le moment de profiter du soleil, des la plage, de la montagne, de se détendre, de faire la fête, de prendre le temps de laisser son imagination vagabonder aussi…
Alors, avant de mettre bientôt en ligne quelques images du Rallycross de Lohéac à la fin des années 70 et au début des années 80, je vous invite à voyager dans un univers où l’automobile de course tient la vedette. Cet univers existe puisque, comme l’écrivit Serge Dalens, les personnages de fiction vivent, non seulement dans l’esprit de leur créateur, mais aussi dans un monde parallèle où ils entraînent les lecteurs.
Les habitués du blog Circuit Mortel le savent déjà. Les nouveaux venus vont le découvrir. Je suis auteur de romans policiers et mes personnages récurrents sont impliqués dans le sport automobile. Je me suis donc amusé à écrire quelques nouvelles (au sens littéraire de courtes fictions) dans l’univers de la course de côte des seventies à nos jours. Les textes sont illustrés :
Je vous invite à découvrir :
DUEL AU SOLEIL DES COTEAUX : l’histoire d’un duel entre deux pilotes d’Alfa Roméo 2000 GTV Bertone groupe 1 en 1977 à Pouillé les Coteaux, avec quelques anecdotes sur d’autres concurrents (en quatre chapitres) :
Le premier :
http://circuitmortel.blogs.myfreesport.fr/archive/2007/07...
Le second :
http://circuitmortel.blogs.myfreesport.fr/archive/2007/07...
Le troisième
http://circuitmortel.blogs.myfreesport.fr/archive/2007/07...
Le quatrième :
http://circuitmortel.blogs.myfreesport.fr/archive/2007/07...

POLITIQUEMENT INCORRECT (à Pluméliau, dans le Morbihan, à la même époque)
Une courte fiction pleine d’anecdotes « course auto » dans l’insouciance des seventies, de la jeunesse et de défis sportifs de toutes sortes pourvu qu’ils soient un peu fous :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/01/29/po...
L’HISTOIRE D’UN PILOTE AMATEUR « VINTAGE » en 4 épisodes :
Ronnie, un pilote amateur, pas le meilleur mais un bon, un attaquant, un gars qui a du cœur, qui évoquera sans doute à chaque amateur de course auto un ami qui l’a marqué :
le premier chapitre :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/01/il...
le second
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/02/le...
le troisième
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/03/ro...

le quatrième
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/04/le...
MONT-DORE – CHAMBON SUR LAC, une sacrée course de côte
L’édition 2002 de l’épreuve vécue aux côtés d’un jeune pilote du Team Vivia et de son frère :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/12/mo...
J’espère que ces notes et les photos qui les illustrent vous procureront quelques moments de plaisir dans le monde passionnant de la course automobile et du Vintage.
Thierry Le Bras
17:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courses de côtes, fictions, nouvelles, team vivia
07.08.2009
QUELQUES BMW A LA COURSE DE CÔTE DU MONT-DORE – CHAMBON SUR LAC
Francis Dosières, souverain en groupe A en 1985
Il est des constructeurs comme BMW, Alfa Roméo, Porsche et quelques autres encore, dont la tradition rime avec excellence et performances. Rien d’étonnant dès lors à ce que leurs voitures jouent souvent les premiers rôles à diverses époques. Cette note ne prétend pas à la qualification de catalogue exhaustif, loin s’en faut. Je me suis contenté d’extraire de mes archives quelques photos de pilotes qui m’ont marqué au volant de BMW lors de diverses éditions de la CC du Mont-Dore – Chambon-Sur-Lac.
Francis Dosières fait incontestablement partie des rois de la montagne.
En 1983, il courut avec une BMW 323 groupe N.
En 1984, s’ennuyant un peu au volant de la groupe N qu’il trouve trop policée,
il achète une 528 groupe A. Au Mont-Dore, où la concurrence des européens risque
d’éclipser la 528 dépassée par la 635, il loue une de ces machines.
En 1984 comme chaque année, les candidats allemands au titre européen
Défendent crânement leurs chances. Bien que plus légère et plus maniable que
la 635, la 323 manque de puissance face à sa redoutable rivale que ses pilotes
ne ménagent pas
Giovanni Rossi fit partie des grands animateurs des championnats de France
et d’Europe durant près de 3 décennies. Alfa Roméo 2000 GTV, Opel Commodore GSE,
Ford Escort 2000 RS, BMW 528, 635, M1, R5 Turbo lui permirent de remporter de très nombreuses victoires. Quoique qu’excellent pilote, Giovanni Rossi (comme d’ailleurs son ami Francis Dosières) est toujours resté un homme simple et abordable. Certains pilotes de circuit qui se prennent pour des Dieux vivants feraient bien de s’inspirer de ces deux pilotes qui, s’ils avaient eu les moyens assez jeunes de piloter de bonnes autos en circuit, auraient, j’en suis convaincu, su s’imposer parmi les meilleurs dans n’importe quelle discipline.
Les photos ci-dessus furent prises en 1983 (la 528) et 1985 (la M1).
Avec Francis Dosières et Giovanni Rossi, Henri Vuillermoz
reste dans les mémoires comme un des meilleurs pilotes de voitures fermées
à cette époque. Après les Simca 1000 Rallye 2 et Rallye 3, la Ford Escort, la BMW 528 groupe A, Henri Vuillermoz décida en 1984 de revenir au groupe N avec une BMW 323 à la quelle succèderait ensuite une 325. Le voici en groupe N à l’édition 1985.
Marc Thilloy fit un passage assez bref mais remarqué dans le monde
de la course de côte.
Les BMW M1 ne furent pas très nombreuses en France. Les amoureux de cette voiture se rappellent le modèle décoré aux couleurs de la carte de France engagé par BMW France aux 24 Heures du Mans 1980. Didier Pironi partagea alors le volant de cette voiture avec Dieter Quester et Marcel Mignot.
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/24/re...
Philipe Alliot disputa plusieurs courses avec une M1 groupe 5.
Bernard Béguin osa avec Oreca le pari fou d’engager une M1 en rallye.
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/09/27/23...
Giovanni Rossi disputa le championnat de France et le championnat d’Europe de la montagne avec sa M1 aux couleurs Merlin pneus.
Mais une autre M1 courut en France durant la première partie de la saison 1985. Elle était pilotée par Marc Thilloy. Ce pilote adorait la M1. Il en chercha une pendant plusieurs mois, en vain. On imagine aisément que les M1 préparées d’occasion étaient plus difficiles à trouver que les Golf GTI ou les R5 GT turbo groupe N. Marc Thilloy se rabattit donc sur une AGS Formule 2. Une voiture sympa aussi. Puis il trouva in extremis une M1 prête à courir. Il en fit l’acquisition. Une fois au volant, il se montra à son avantage. Hélas, il la détruisit dans une sortie de route peu avant le Mont-Dore. Il loua alors une 635 groupe A pour la classique estivale d’Auvergne. Aujourd’hui, Marc Thilloy court en VHC (si un lecteur a des infos ou/et des photos sur la M1 de Marc Thilloy – ou si par chance Marc lui-même lit cette note - , qu’il n’hésite pas à laisser un commentaire et à me contacter. Je mettrai une ligne l’hiver prochain une note sur cette merveilleuse GT et je serais ravi d’obtenir des photos de cette M1 qu’on oublie parfois).
Aujourd’hui encore, de nombreux pilotes défendent les couleurs de BMW à la Course de côte du Mont-Dore – Chambon-Sur-Lac. Francis Dosières reste fidèle au poste avec sa 320 ST groupe A. La relève s’affirme avec des garçons comme par exemple Rémy Baby qui est déjà intervenu dans les commentaires de ce blog.
Grâce à l’organisation d’une épreuve VHC en prologue de l’épreuve, le public peut encore voir des BMW Vintage vrombir et prendre de vrais appuis sur la montée vers le Col de la Croix Saint-Robert.
Philippe Burkhardt attaque au volant de sa 328 en 2002
Ceux qui ont connu les seventies se souviennent du spectacle
Des BMW 2002 groupe 2 à l’attaque. Ici celle de
Jaroslav Straka en 2002
Marcel Tarrès, le plus titré des pilotes de courses de côtes
à l’édition 1983
BMW, ce sont bien sûr de nombreux modèles qui s’illustrèrent dans de nombreuses catégories au fil de l’histoire de la course automobile. Mais ce sont aussi des moteurs qui animent des protos et des monoplaces. Pendant les années 80, Marcel Tarrès et Anne Baverey firent partie des rois de la montagne dont les F2 étaient animées pat des moteurs BMW. Il aurait été injuste de ne pas le rappeler.
Thierry Le Bras
15:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bmw, courses de côtes, course de côte du mont dore chambon sur lac
31.07.2009
SOUVENIRS DE LA COURSE DE CÔTE DU MONT-DORE – CHAMBON SUR LAC
Il faudra rentrer moins fort en course
(1981 – 2nde montée d’essais pour le pilote de cette VW Scirocco groupe 2)
L’épreuve du Mont-Dore – Chambon-sur-Lac représente une véritable institution dans le petit monde de la course de côte. Elle compte pour le championnat de France et pour le championnat d’Europe de la discipline, ce qui lui assure un plateau de grande qualité chaque année. En outre, comme elle se déroule début août, en pleine période de vacances estivales, des pilotes qui ne disputent pas l’intégralité du championnat faute de temps ou de budget profitent des vacances pour venir se frotter aux gros bras. Autant dire que les spectateurs ne sont pas déçus du spectacle qui se déroule dans un cadre grandiose.
La Course de côte du Mont-Dore Chambon-sur-Lac 2009 se déroule le week-end prochain. Un moment propice à une petite plongée dans le passé de l’épreuve.
Une petite frayeur pour Vladimir Barras en 2002
Et comme en matière de sport automobile, le choc des photos illustre parfaitement le poids des mots, voici quelques photos du gauche du transformateur en bas du parcours. C’est la première difficulté après 400 mètres d’accélération sur un tracé qui développe 5 kilomètres. A chaque édition, plusieurs pilotes s‘y font piéger.
Contrairement aux apparences, Jean-Luc Moreau n’est pas en perdition
Il pilote simplement sa R5 Alpine groupe 2 à la Finlandaise, tout en travers.
Un régal permanent pour les spectateurs (édition 1981)
Une pointure de la discipline, Jacques Almeras sur Porsche 934 groupe 4
La Porsche 924 que pilotaient les frères Almeras au Mans 1981 sera prêtée à Jurgen Barth au Mont-Dore cette année-là
Reboul fut un pilier de l’équipe Almeras
En 1983, sa groupe F au look de 935 joue les épouvantails dans la catégorie
La bagarre fait rage dans toutes les catégories.
Ici, Christian Dzierdzbicki, une pointure lui-aussi,
au volant de Rallye 3 groupe A en 1983
Francis Dosières au volant de sa BMW 635 groupe A en 1985.
Il remportera le groupe A dans toutes les courses du championnat cette année-là
Après la destruction de sa M1,
Marc Thilloy dispute l’édition 1985 au volant de cette 635 groupe A de location
Le nom de Serge Bermant figure souvent en bonne place dans les colonnes d’Échappement.
Le pilote du Sud-Ouest reste associé à la Sierra Cosworth.
Le voici en 1989, qui était, je crois, sa première saison


Sur le site de Chevallier Compétition consacré à la course de côte,
Anthony Gasquet termine sa présentation par une citation de
JM Fangio : « il faut toujours chercher à devenir meilleur, mais il ne faut
jamais croire qu’on l’est devenu. » Anthony fait aujourd’hui partie
des pilotes de F 3000 en course de côte. Au Mont-Dore 2002, il s’alignait
sur une Lucchini équipée d’une moteur 1600. Bien sûr, cette figure ne fut pas
exécutée lors de sa meilleure montée. Mais avec la devise qu’il s’est choisi, nul doute
que le jeune pilote qui possède un beau coup de volant continuera à progresser
et jouera un jour la victoire au scratch
Avant de devenir constructeur, Yves Courage fut pilote,
et un .fameux pilote
Il remporta l’édition 1980 de la CC du Mont-Dore.
Le voici en 1981
Vous aimez la course de côte et plus particulièrement l’atmosphère très particulière de celle du Mont-Dore ? Moi-aussi, vous l’aurez compris. J’ai d’ailleurs rédigé une fiction – presque un docu-fiction – qui se déroule durant l’édition 2002. Vous y trouverez un des personnages de mes romans au départ au volant d’une groupe N 2 litres. Pour découvrir cette course au sein de la course, cliquez sur :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/12/mo...
Dans quelques jours, je mettrai en ligne un nouveau texte sur le Mont-Dore. Vous y trouverez quelques superbes BMW qui s’y sont illustrées.
Mais avant, je ne résiste pas au plaisir de clore cette note sur la seule photo mise en ligne aujourd’hui dont je ne suis pas l’auteur. Je ne l’ai pas prise, parce que je suis sur la photo, assis sur le plateau, à droite au premier rang. C’était l’été 1977. Je participais à l’épreuve sur une Golf GTI groupe 1 que je tractais avec une Opel Ascona SR. Cette année-là, j’ai remporté la classe 1301 – 1600 cm3 à 7 des 11 épreuves auxquelles j’ai participé. Le Mont-Dore fait hélas partie des 4 déceptions quant au résultat. Mais ce fut tout de même une belle expérience d’y participer.
Je suis en bas à droite sur la photo
Derrière moi, c’est Guénaël Le Saux, qui assura fidèlement l’asssistance toute la saison
avec Hervé Mouraud assis de l’autre côté du plateau
En arrière-plan les Commodore GSE, Simca 1000 Rallye 2, Peugeot J7, DS, Alpine, Kadett GTE, illustrent oarfaitement l’atmosphère courses de côtes de l’époque, tant au niveau du plateau des concurrents que des véhicules tracteurs.
Thierry Le Bras
16:14 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courses de côtes, course de côte du mont-dore-chambon-sur-lac, fictions
02.03.2009
L’OPEL COMMODORE GSE EN COURSE DE CÔTE

En 1974, 1975, 1976 et 1977, l’Opel Commodore GSE fit partie des reines de la Course de côte en groupe 1.
Quelques pilotes au gros cœur conquirent quantité de victoires de groupes à son volant dans les épreuves de l’Hexagone.
J’ai pour ma part commencé à courir en 1976 (sur une Opel Ascona SR avant de passer à la Golf GTI l’année suivante), mais je me rendais déjà sur des courses de côte en qualité de spectateur armé de son appareil photo les années précédentes, de telle sorte que je conserve de nombreux souvenirs de cette voiture. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’essayer une Commodore GSE de série avec mon père en 1976. Le garage Opel nous l’avait prêtée pour l’après-midi et nous en avons bien profité. Je peux l’avouer maintenant car il y a prescription, nous nous sommes bien amusés en prenant le volant chacun à notre tour sur les petites routes côtières entre Rothéneuf et Cancale, sans parler des virages du Barrage de la Rance et des routes de campagne du côté de Pleurtuit. La Commodore GSE de série développait tout de même 160 chevaux. Elle glissait facilement mais son comportement très sain mettait son pilote en confiance. Une base idéale pour la transformer en voiture de course, ce que firent de nombreux pilotes.
J’ai surtout côtoyé ceux qui couraient en priorité dans l’Ouest de la France, comme moi. Parmi eux figuraient justement quelques pointures, à commencer par Jacky Ravenel qui fut incontestablement l’homme fort du Groupe 1 toutes classes de cylindrées confondues à cette époque. Jacky possédait toutes les qualités qui font un vainqueur de groupe : talent, sens de l’attaque, préparation minutieuse du matériel et reconnaissances très précises. Je me rappelle très bien de lui en 1977. Bien qu’il connaisse tous les tracés pour y avoir déjà couru, il faisait partie des plus rageurs qui se levaient à 6 heures du matin le dimanche afin de peaufiner son ultime préparation au volant de la voiture de course avant la fermeture de la route. Un vrai limeur de bitume.
Parmi les autres pilotes de Commodore GSE avec qui il fallait compter figuraient Giovanni Rossi, son beau-frère Feuillé (je suis désolé, j’ai oublié son prénom), Fabrice Malherbe, Duval, Jacques Gil, Jean-Philippe Theuil, Jacqueline Dantec, Poutot, Gomme…

La Commodore GSE était belle à voir passer. Elle virait moins à plat que les voitures des générations suivantes, elle glissait, il fallait la balancer énergiquement, mais justement c’était sympa pour le pilote comme pour le spectateur.
La saison 1977 annonça la fin de la suprématie des Commodore GSE en groupe 1. Au Mont-Dore, Jacky Ravenel dut vraiment s’arracher pour venir à bout de la Ford Escort 2000 RS de Stenger que de nouvelles homologations rendaient féroce. Les saisons suivantes verraient les Escort prendre le pouvoir en côte. En rallye, la passation de pouvoir s’était déjà faite au profit de la petite sœur cadette, dite Kadett GTE. D’ailleurs au Tour de France Auto cette année-là, Jean-Louis Clarr remporta le groupe 1 devant Jean-Louis Ravenel (le frère de Jacky) sur Commodore GSE.
La Commodore GSE des sixties va toutefois connaître une nouvelle jeunesse grâce au Challenge groupe 1 organisé par Topten. Des courses de groupe 1 des années 70 sur les plus beaux circuits français ! Une belle initiative sur laquelle je reviendrai bientôt.
FICHE TECHNIQUE DE LA COMMODORE GSE (version groupe 1)
Moteur : 6 cylindres en ligne
Cylindrée : 2784 cm3
Distribution : 1 arbre à cames en tête spécial
Rapport volumétrique : 9,5 à 1
Alimentation : injection Bosch
Puissance : + de 180 cv à 7000 t/mn (le bruit circulait dans les parcs que les meilleurs moteurs préparés par Irmscher développaient 208 cv)
Transmission : aux roues AR ; boite de vitesses 4 rapports synchronisés + marche arrière
Freins : disques AV ventilés, pleins à l’AR - Servo
Dimensions : longueur : 4.605 mm – largeur : 1.730 mm – empattement : 2.760 mm
Poids d’homologation : 1172 kg
Thierry Le Bras
17:39 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : courses de côtes, opel commodore gse, seventies, jacky ravenel
17.02.2009
L’AUDI QUATTRO de Claude-François JEANNERET
Dans la précédente note, j’évoquais l’arrivée sur les courses de côtes des voitures du groupe GT Spécial. Dans l’attente de ces monstres survitaminés, je vous invite aujourd’hui à un petit flash-back sans quitter l’univers de la côte.
Durant les années 70, 80 et au début des années 90, le Suisse Claude-François Jeanneret fit partie des grands animateurs du Championnat d’Europe de la montagne. Il disposait toujours de voitures exception, BMW groupe 5, BMW M1, Audi Quattro S2, Ford Sierra Cosworth groupe A.
De 1984 à 1987, Caude-François Jeanneret engagea une superbe Audi Quattro S2 groupe B.
La voiture était impressionnante d’efficacité et produisait un bruit qui inspirait la puissance avec son moteur turbo.
Je me souviens d’une anecdote à la course de côte du Mont-Dore 1985. Le tracé commence par une ligne droite de 400 mètres en légère montée avant un double gauche. Les organisateurs avaient placé une cellule de chronométrage avant ce virage, ce qui leur permettait de mesurer et de faire annoncer par les speakers les temps d’accélération des voitures. Après la seconde montée le dimanche, Francis Dosières, qui venait de remporter le groupe A au volant de sa BMW 635 groupe A, descendit à pied au virage dit « la carrière » pour répondre à une interview du speaker installé à cet endroit. Les grosses voitures du groupe B commençaient à monter. Soudain, le speaker annonça le temps de la Quattro de Jeanneret à l’accélération sur les 400 premiers mètres. Il correspondait à ceux des F2 qui se battaient pour le scratch ! Après bien sûr, le poids et l’encombrement de la grosse Audi la pénalisaient dans les parties serrées. Mais à l’accélération en ligne droite, avec ses quatre roues motrices et sa puissance, la Quattro groupe 2 poussait aussi fort qu’une Formule 2.
« Francis Dosières est stupéfait », commenta le speaker devant l’expression de surprise qu’exprimait le visage du pilote français en découvrant le potentiel d’accélération de la Quattro. On le serait à moins.
Thierry Le Bras
17:59 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : audi quattro rs 2, courses de côtes, mont-dore, claude-françois jeanneret, chapionnat d’europe de la montagne, francis dosières
02.02.2009
Quand Raymond Touroul faisait gagner une Porsche sur la terre
Lohéac 1979, Raymond l’emporte après quatre tonneaux aux essais
Raymond nous a malheureusement quittés. Mais tous les passionnés de course auto qui sont nés suffisamment tôt pour avoir suivi des épreuves dès les années 70 et 80 se rappellent de ce pilote au style généreux.
Pour ma part, la première fois que je l’ai vu piloter, c’était à la course de côte de Saint-Germain sur Ille en 1970. J’étais encore adolescent et je préparais mon BEPC. J’avais réussi à décider mes parents à m’amener à cette épreuve. Et là, j’ai été époustouflé par l’attaque du pilote parisien. Ce jour-là, le « Grand Raymond » a réalisé un faux départ et un tête à queue aux essais. Mais il a aussi remporté son groupe l’après-midi.
J’ai vu souvent Raymond Touroul piloter ensuite. En course de côte, au Mans, en rallye, en Rallycross, en Supertourisme … Je l’ai rencontré et j’ai pu discuter avec lui par l’intermédiaire d’un ami commun. Un jour, Gilles Guillon, alors rédacteur en chef d’un magazine de sport automobile m’a confié un article sur les voitures qui avaient marqué l’histoire du Rallycross. C’était début 2005. Comment ne pas évoquer Raymond Touroul et sa Porsche 911. Raymond était en convalescence après une opération qui ne suffirait pas à le sauver de la maladie. Il a cependant accepté de me répondre avec la simplicité et l’amour de la course qui le caractérisaient. Voici
« Un jour, Michel Hommel et Daniel Gérard sont venus me voir au garage, m’a-t-il expliqué. Ils ont vu ma 911 accidentée au fond de l’atelier et m’ont dit, c’est ça qu’il te faut pour la nouvelle discipline qu’on monte ».

Bien avant le Rallycross, le Grand Raymond en Couse de côte en 1970
Le pilote parisien se laisse convaincre et reconditionne la 911 avec laquelle il avait couru en circuit et en rallye pour le Rallycross, une discipline dans laquelle il s’alignera pendant cinq saisons. « c’était une voiture spectaculaire et amusante. Elle ne motriçait pas sur la terre. Alors, il fallait se dépêcher sur le goudron et essayer de ne pas faire de faute après ». Une recette que le pilote ne met pas longtemps à apprendre.
« Je préparais tout de A à Z commente-t-il. A cette époque-là, la course ne coûtait les milliards de milliards que représentent les WRC aujourd’hui. » la Porsche 911 RS permettra à Raymond de remporter de nombreuses victoires ainsi que le titre de Champion de France 1981.
« Un de ses meilleurs souvenirs reste la course de Lohéac en 1979. « Le samedi soir, je fais quatre tonneaux en essais. La voiture était très abîmée. On a travaillé toute la nuit chez le carrossier du village pour réparer. Le dimanche, je remporte la finale et la Superfinale. »
FICHE TECHNIQUE :
MARQUE : Porsche
Modèle : 911 RS 1974
Moteur : 6 cylindres 3 litres atmo
Puissance 320 chevaux
2 roues motrices (propulsion)
Préparateur : Raymond Touroul
Années : 1978 à 1982
Thierry Le Bras
16:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : porsche 911, rallycross, raymond touroul, courses de côtes, sixties, lohéac
28.10.2008
LA COURSE DE CÔTE DE SAINT-GOUËNO ET SON FER A CHEVAL (2)

1974, le pilote rennais Yves Martin pilote brio une McLaren Formule 2 orange,
comme les voitures officielles aux débuts du team créé par Bruce McLaren

1974, l’attaque en R 12 Gorde
Après une première note consacrée à des passages « chauds » au Fer à cheval lors de la Course de côte de Saint-Gouëno, j’ai sorti de mes archives cette semaine quelques vues de pilotes qui négocièrent ce virage délicat à la perfection. Voici donc quelques moments de pilotage choisi, des instants qui ont fait vibrer les spectateurs amateurs de beau pilotage.
D’autres viendront dans le futur. Au Fer à cheval comme dans d’autres virages de la Course de côte de Saint-Gouëno et d’autres épreuves. Le temps de scanner les archives diapos…

1980, Francis Dosières dans ses œuvres au volant de sa Ford Escort 2000 RS groupe 1

1981, Francis Dosières vole vers une nouvelle victoire en groupe 1

1982, toujours l’Escort et toujours la perfection pour Francis Dosières



1982, Christian Dzierzbicki réalise des montées parfaites et arrache la victoire en groupe A dans la classe des moins de 1300 cm3. Il devance un peloton de furieux dans lequel figure notamment le très rapide Patrice Cosson. Christian ne courait pas très souvent dans l’Ouest. Il disputait plus volontiers les épreuves pas trop éloignées de l’Ile de France et dans l’Est. Le voir au départ augurait toujours d’une belle bagarre dans la catégorie.


1982, Jean-Philippe Grand fait partie des grands de la montagne. Il tire toute la quintessence de sa barquette Lola sur les routes du Championnat de France. Avant de troquer son casque et sa combinaison pour le costume de patron du Graff Racing, le pilote tourangeau a su s’imposer comme pilote.

1984, Francis Dosières pilote maintenant une BMW 528 groupe A. Avec autant de brio que ses montures précédentes. Francis reste le patron dans sa catégorie. Et ça dure encore !
Thierry Le Bras
La course de côte de Saint-Gouëno possède son site, à consommer sans modération. N’hésitez pas à cliquer sur :
http://www.coursedecote-saintgoueno.fr/
Vous souhaitez vous replonger dans l’atmosphère des courses de côtes des sixties ? Rien de plus facile. Surfez sur les archives de ce blog. Voici quelques liens à privilégier :
* QUELQUES SOUVENIRS PERSONNELS D’ABORD :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/03/26/go...
Sans oublier de courtes fictions illustrées dans cet univers :
* POLITIQUEMENT INCORRECT (à Pluméliau, pas si loin de Saint-Gouëno)
une courte fiction pleine d’anecdotes « course auto » dans l’insouciance des seventies, de la jeunesse et de défis sportifs de toutes sortes pourvu qu’ils soient un peu fous :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/01/29/po...
(ce texte, en fin de note, inclut des liens vers d’autres fictions retraçant la carrière de pilote amateur de Ronnie. Ronnie, un pilote rapide, pas le meilleur, mais un bon, un attaquant, un gars au gros cœur qui a du cœur, quelqu’un qui rappellera à chacun quelques uns de ses vieux amis …)
* UN RALLYE MAL ENGAGÉ
une fiction mettant en scène le principal personnage de mes romans lors d’un rallye dans les Côtes d’Armor, c'est-à-dire dans la région de Saint-Gouëno. Car en course automobile, on ne gagne pas toujours, pas même David. Il arrive que les choses se passent mal tout au long du week-end. Un rallye mal engagé, c’est en cliquant sur :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/04/18/un...
(texte en 3 parties ; la suite est mise en ligne les jours suivants et vous pouvez l’appeler à l’écran.
13:49 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : saint-goueno, courses de côtes, course automobile, sixties, seventies
21.10.2008
LA COURSE DE CÔTE DE SAINT-GOUËNO ET SON FER A CHEVAL (1)

La course de côte de Saint-Gouëno dans les Côtes d’Armor fait partie du patrimoine du sport automobile dans l’Ouest. Dans l’Ouest et au-delà devrais-je écrire, car cette belle épreuve a compté pour le championnat de France durant les années 70 et 80. A ce titre, elle a accueilli les rois de la montagne. Pour des raisons de divers ordres, les courses de côtes sont bien moins nombreuses aujourd’hui que par le passé. Celle de Saint-Gouëno renaît cependant depuis 2003. Souhaitons qu’elle soit bientôt réinscrite au Championnat de France de la montagne. Elle mérite, tout comme ses organisateurs.
Saint-Gouëno offre un tracé intéressant aux pilotes et aux spectateurs. Les enfilades au bas du circuit exigent un gros cœur pour faire un temps, d’autant qu’elles se ressemblent toutes à l’entrée, mais que certaines se referment tandis que d’autres s’ouvrent à la sortie. Ensuite, un virage en fer à cheval oblige les pilotes à un gros freinage. Ce gauche serré ne permet pas de gagner beaucoup de temps, mais il en fait parfois perdre beaucoup, comme quantité de virages lents. Une montée, un long droite en appui suivi d’un gauche qui se termine en léger dévers (tout au moins se terminait-il ainsi l’année où j’ai disputé l’épreuve) conduisent les pilotes à la ligne d’arrivée.
Outre l’édition que j’ai disputée, je me suis souvent rendu à Saint-Gouëno en qualité de spectateur équipé de mon appareil photo. Il est des virages sur les pistes où le photographe un peu avisé sait qu’il se passera quelque chose. Tel est le cas du fer à cheval, passage très chaud de ce circuit. Je m’en rappelle car j’ai moi-même failli y laisser une caisse de Golf GTI en 1977 après un freinage trop tardif. Par chance, j’ai juste abimé un peu un pare-choc et j’ai remporté ma classe sur le temps d’une deuxième montée plus sage.
Voici quelques images ramenées de Saint-Gouëno au fil d’anciennes éditions. Dans quelques jours, je mettrai en ligne d’autres beaux passages au fer à cheval, ceux exprimant le pilotage parfait des Francis Dosières, Christian Dzierzbicki et autres rois de la montagne.


1981, Patrick Germain, un des gros bras de la classe 1301 – 1600 cm3 au début des années 80, sauve sa caisse de Golf GTI, à peu près comme je l’avais fait quatre ans plus tôt. Lui aussi remportera la classe sur son temps de la seconde montée

1981, Jean-Luc Moreau possède un pilotage agressif et spectaculaire. Il se fait plait plaisir au volant de sa R5 groupe 2 ex Christian Rio. Jean-Luc ne va pas sortir de la piste, il franchira le fer à cheval sans rien toucher

Guillaume Samson, un sens certain de la limite avec sa Porsche groupe B

La F2 du Team Carburol amenée comme une R8 Gorde du bon vieux temps

1984, démonstration d’appui signée Alain Gadal au volant de sa Porsche 930 groupe B
Thierry Le Bras
La course de côte de Saint-Gouëno possède son site, à consommer sans modération. N’hésitez pas à cliquer sur :
http://www.coursedecote-saintgoueno.fr/
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24.09.2008
THIERRY LE BRAS RACONTE DES SOUVENIRS DE COURSE AUTOMOBILE
Thierry Le Bras (en combinaison) auprès de sa Golf GTI
Chaque week-end ou presque, d’authentiques passionnés disputent des compétitions moins connues du public, des courses de côtes, des rallyes, des rallycross, voire des slaloms. A la fin des années 70 et au début des années 80, j’ai fait partie de ces amateurs pour qui le pilotage constitue un plaisir suprême, une joie à nulle autre pareille, une source de temps forts magiques.
J’ai déjà raconté quelques moments vécus au cours de cette période :
* La Golf GTI, voiture passion :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/03/26/go...
* Premier rallye en Golf GTI :
http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/04/17/pr...
La course auto : que du bonheur !
D’autres viennent les compléter, notamment ceux de l’été 1977. J’avais 22 ans. J’étais jeune et insouciant. Je venais d’obtenir ma maîtrise de droit privé. Je remportais souvent ma catégorie en course de côte. Je me sentais prêt à conquérir le monde. Seule ombre au tableau, le service national qui se profilait à l’échéance du 1er octobre. Douze mois. J’espérais un peu passer au travers, comptant arguer d’une scoliose et de lombalgies chroniques. Peut-être qu’un médecin compréhensif accepterait l’idée que j’allais m’inscrire en DEA et que j’avais mieux à faire que passer une année entière à la caserne. Que ceux qui considèreraient à juste titre qu’un tel privilège eût été tout à fait injuste se rassurent. Mon plan n’a pas fonctionné et j’ai fait mon service comme tout le monde. Il faut dire que je n’ai pas vraiment insisté sur mes prétendus problèmes de santé. Je ne tenais pas à me faire repérer, d’autant que je comptais bien faire cadrer les permissions le week-end avec les dates de courses. En fait, l’année passerait plus vite que prévu. Aujourd’hui, je ne conserve que de bons souvenirs des obligations militaires. Je m’y suis fait de bons copains et, si nous nous sommes perdus de vue avec le temps, je n’oublie pas les bons moments passés.
Mais à quelques semaines de l’appel sous les drapeaux, je jouissais pleinement de ma qualité d’étudiant en vacances après avoir obtenu le diplôme essentiel à mes projets d’avenir. Je savais très bien qu’un jour, mes obligations professionnelles deviendraient difficiles à concilier avec la course automobile et qu’il faudrait jongler avec l’emploi du temps. Alors, ma principale préoccupation de l’été, c’était de remporter le plus possible de victoires de catégorie en course de côte au volant de ma Golf GTI.
Cet été là, j’ai disputé huit courses de côte et je me suis imposé six fois dans ma catégorie. J’étais content, même si j’ai assez mal vécu de me faire battre à Pluméliau ou au Mont-Dore. « Il faut bien que le métier rentre », affirmait mon père qui faisait partie de mes plus fidèles supporters et se déplaçait souvent sur les épreuves. Quelques années plus tard hélas, l’influence d’une femme furieusement cupide et assez maléfique l’écarterait de sa passion de l’automobile comme de ses amis.
Avec mon père avant la dernière montée de la course de côte de Pluméliau
Nous nous demandons où je vais pouvoir trouver la fraction de seconde nécessaire pour gagner la classe
Il existait des différences significatives entre la course pendant les seventies et le sport automobile d’aujourd’hui. D’abord, la compétition coûtait beaucoup moins cher. Et pas seulement en euros constants. Si on convertissait le coût en francs d’une saison de courses de côtes des années 70 ou du début des années 80 en euros d’aujourd’hui en le corrigeant de l’érosion monétaire, je suis persuadé qu’il représenterait une fraction assez faible du budget d’une saison au XXIème siècle. D’ailleurs, beaucoup de jeunes couraient dans les années 70. Il n’était pas rare de voir plus de 150 voitures au départ d’une course de côte. Parfois, une quarantaine de Talbot Rallye 2 groupe 1 se disputaient la victoire dans leur classe. J’ai croisé sur des épreuves deux anciens copains du CM2 à l’école primaire qui se lançaient aussi dans la grande aventure de la course auto. Je pense qu’aujourd’hui, le fait que trois élèves d’une même classe courent doit représenter une circonstance assez rare.
Une ambiance de fête
Chaque week-end de course représentait une fête de la course automobile. Comme beaucoup d’autres équipes, nous campions généralement dans le parc fermé. La course prenait donc un air de vacances entre les montées. Mais attention, j’ai toujours travaillé mes courses comme des examens universitaires et des dossiers. Donc, nonobstant l’atmosphère festive, j’étudiais très sérieusement les pistes en reconnaissance. En plus, le dimanche matin, je me levais à 6 heures pour faire quelques ultimes montées d’essais « libres » avec la voiture de course. Généralement, Guénaël, un des copains qui me faisaient l’assistance, m’accompagnait dans cet exercice. Nous rencontrions quelques autres pilotes qui adoptaient la même pratique, notamment Jacky Ravenel, le roi du groupe 1 ces années-là. Nous nous organisions dans un souci de sécurité optimale. Nous montions les uns après les autres en laissant un écart de quelques secondes pour ne pas nous gêner. En haut, nous attendions que le dernier ait fini sa montée, puis nous descendions en convoi avant de remonter.
Parc fermé du Mont Dore 1977
Thierry est à droite au premier plan devant Guénaël
à gauche Hervé, encyclopédie vivante du sport automobile
Mon seul regret sur les courses était de ne pas pouvoir m’adonner à une autre activité que j’adore, la photo. J’ai essayé deux ou trois fois de réaliser quelques images entre mes montées d’essais ou de course (cf. les clichés à la fin de la note), mais j’y ai renoncé car j’avais l’impression de troubler ma concentration. Quand je courais, je ne voulais penser qu’à l’épreuve et pas à autre chose.
Les disciplines étaient moins cloisonnées qu’aujourd’hui. Beaucoup de pilotes étaient éclectiques. Les voitures s’adaptaient à différents types d’épreuves. A titre d’exemple, l’année précédente, l’équipage Gadal – Segolen – Ouvière avait remporté le groupe 4 au 24 Heures du Mans au volant d’une Porsche 911 atmosphérique avec laquelle Maurice Ouvière avait aussi gagné le Rallye d’Armor et plusieurs courses de côtes dans sa catégorie. Quelque chose d’impensable de nos jours.
Nous avions tous en tête des rêves d’engagements dans des épreuves mythiques. Nous espérions faire Le Mans, pas sur un proto Alpine A 442 ou une Porsche 936, mais sur une 911 groupe 4 ou peut-être une barquette 2 litres. Ou le Monte-Carlo qui était encore ouvert aux amateurs. Des copains comme Segolen y étaient bien arrivés. Alors, pourquoi pas moi ? De nombreux amis tels que Pierre-Yves Prié m’ont avoué depuis qu’ils avaient aussi eu en tête de disputer Le Mans. Pour ma part, je me voyais déjà roulant sur la même piste que Didier Pironi, mon pilote préféré, même si je savais que nous ne courrions pas dans la même catégorie et que je n’irais jamais prendre son aspiration ni le piquer au freinage.
Ces années-là, nous partagions parfois les sites avec les motards. Ils couraient le samedi et nous le dimanche, ou les matins du samedi et du dimanche et nous les après-midis. Cette fusion des manifestations auto et moto a disparu aujourd’hui. Chaque discipline organise ses épreuves à des dates différentes.

Jean-Bernard Pannetier,
un copain motard à Bais-Montaigu en 1978
J’avais un copain qui courait à moto en course de côte ainsi qu’en circuit dans une coupe de marque. Il était très doué et réalisait de jolies performances malgré un matériel modeste. Jean-Bernard envisageait de passer de la moto à l’auto. Cela donna lieu à un projet commun, courir avec la Golf à Serre-Chevalier et aux 24 Heures de Chamonix. Les pilotes se relayaient pendant les manches, d’où la nécessité de constituer un équipage. La GTI aurait sûrement été bien adaptée à ces courses sur neige et je pense que nous aurions pu réunir le budget de fonctionnement, mais quelques photos des éditions précédentes m’en ont dissuadé. Ces épreuves sur glace se révélaient fort destructrices pour le matériel. Elles annonçaient de gros frais de carrosserie, voire carrément une caisse. Et une caisse nue de Golf non peinte valait tout de même 17.000 F. H.T., de quoi réfréner nos envies de glisse sur quatre roues au milieu d’autres furieux.
Naturellement, je me considérais meilleur que Jean-Bernard et lui pensait qu’il me battrait après une période d’apprentissage de la course auto. Un pilote qui ne court pas pour gagner ne mériterait pas le nom de pilote. Un moment, nous pensâmes tous les deux préparer des Ford Escort 2000 RS groupe 1 pour la saison 1979. L’idée donna lieu à des plaisanteries répétées. « Choisis une autre voiture, conseillais-je à Jean-Bernard. Si tu montes une Escort, tu finiras toujours deuxième et ça va te frustrer. » « Et toi, tu seras toujours troisième », répondait mon camarade en riant.
Finalement, la confrontation n’eut jamais lieu car nous n’avons jamais couru dans la même catégorie. Nous ne saurons donc jamais qui était le meilleur, ce qui n’est peut-être pas plus mal.
Thierry Le Bras
Quelques photos d’époque

Jacky Ravenel et son Opel Commodore GSE,
un tandem imbattable en 1977

Patrice Cosson, un pilote au tempérament de feu

Joël Dréan au volant d’une 4 cv groupe 5
Son fils Stéphane brille aujourd’hui en Rallycross
au sein du Team Hervieux de Denis Vaillant

L’ambiance de la course durant les sixties vous manque. Vous aimeriez vous y replonger ? Alors, lisez deux romans de Thierry Le Bras parus chez Astoure (éditeur diffusé par Breizh). Dans Circuit mortel à Lohéac et Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans, le Team Vivia vous ramènera dans le tourbillon de cette époque formidable.
13:11 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courses de côtes, course automobile, sixties, thierry le bras, souvenir, plumeliau, mont-dore
21.09.2007
FORMULE LIBRE

Elle est rouge mais ce n’est pas une Ferrari…
Nous sommes au milieu des seventies (1974 ou 1975).
Une curieuse petite monoplace fait son apparition en course de côte. Châssis de kart, moteur de moto 750 cm3, carrosserie et aileron fabriqués par son constructeur-pilote, cette petite bombe vrombit rageusement sur le bitume.
Les temps sont impressionnants, surtout lorsqu’on considère qu’il s’agit d’une machine artisanale développée par un pilote passionné qui n’a pas les moyens de s’offrir une Formule 2.
Cette voiture ne recevrait sans doute plus l’autorisation de courir aujourd’hui. Les temps changent. Les normes de sécurité deviennent plus sévères. Or, mieux vaut ne pas envisager une sortie de piste entre les talus ou contre un rail avec cette monoplace.
Si un Internaute en sait plus sur cette sympathique petite voiture ou/et son pilote (je me rappelle qu’il attaquait très fort, possédait un gros cœur, mais je ne retrouve pas son nom), qu’il n’hésite pas à laisser ses commentaires.
La course auto reste une histoire de passionnés, qu’elle se dispute au volant de voitures prestigieuses ou de machines artisanales. Tout le monde a une place dans la fête.
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Vous aimez les émotions que procure la course automobile et vous souhaitez les retrouver dans des fictions ?
C’est possible. Découvrez les nouvelles et romans rédigés par Thierry Le Bras qui mettent en scène l’avocat –pilote David Sarel, un personnage au caractère très fort :
- des nouvelles (fictions courtes) sont en ligne dans les archives de ce blog ;
- les romans, pour l’instant « Circuit mortel à Lohéac », « Faits d’enfer à Carnac » et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » ont été édités par les Éditions Astoure (diffusées par Breizh).
12:50 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courses de côtes, saint-goueno



