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  • 24 HEURES DU MANS 2007 : MÊME LA NOSTALGIE N’EST PLUS CE QU’ELLE ÉTAIT

    medium_PORSCHE_911_1973.jpgJE VOUS PARLE D’UN TEMPS QUE LES MOINS DE 2 FOIS 20 ANS NE PEUVENT PAS CONNAÎTRE….

    C’EST VRAI QU’EN CE TEMPS LÁ…

    Loin de moi l’idée de critiquer les éditions contemporaines des 24 Heures du Mans. Elles fournissent toujours un super spectacle, des duels acharnés, une ambiance incomparable qui n’existe sur aucun autre circuit.

    Les pilotes continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes et à réaliser des exploits remarquables

    Si j’éprouve quelques regrets, ils ne me rendent pas amer, loin s’en faut. Après tout, « j’ai vécu », suis-je tenté d’écrire en continuant à parodier Charles Aznavour. Et ce n’est pas fini !

    Ma nostalgie se réfère simplement à quelques souvenirs.

    Il fut un temps, pas si lointain, où Le Mans était un rendez-vous qui attirait les pilotes de F1. En 1978 par exemple, Didier Pironi remporte l’épreuve avec Jean-Pierre Jaussaud. Il court aussi sa première saison en F1 chez Tyrell. Inenvisageable aujourd’hui. Pour ma part, j’aurais aimé voir Nico Rosberg, Kimi Räikkönen, Nick Heidfeld, Jenson Button et Lewis Hamilton aux 24 Heures. Le public aussi, j’en suis convaincu.

    Didier Pironi n’hésita pas à revenir au Mans en 1980 au volant d’une BMW M1 alors qu’il disputait sa troisième saison de F1 et venait de remporter le Grand prix de Belgique. Aucune des valeurs sûres de la F1 ne pourrait se permettre une telle fantaisie aujourd’hui.

    Pourtant, jusqu’au début des années 70, la plupart des pilotes couraient à la fois en F1 et en endurance. Jackie Stewart, Jacky Ickx, Graham Hill, François Cevert, Jean-Pierre Beltoise et bien d’autres firent vibrer le public sarthois. Désormais, les contrats des pilotes de F1 sont si précis et cadrés qu’il est hors de question de les laisser s’exposer dans d’autres disciplines. D’ailleurs, à part l’an dernier, la FIA inscrit le GP du Canada à la même date que les 24 Heures.

    En ce temps pas si lointain où des stars de la F1 couraient au Mans, des pilotes venus d’autres horizons y participaient également. Je me souviens de vedettes de la course de côte, du rallye national ou d’autres épreuves en circuit qui prenaient le départ. N’est-ce pas Messieurs Grand, Courage, Touroul, Laplacette, Segolen, Gadal, Ouvière. En 1976, les trois derniers cités partirent au volant d’une Porsche engagée en groupe 4 qui était en réalité une groupe 3 (voiture de grand tourisme de série) avec laquelle Maurice Ouvière courait régulièrement en course de côte et en rallye dans l’Ouest. A peu près un mois avant Le Mans, cette Porsche 911 atmosphérique emmenée par Maurice Ouvière remportait le scratch au Rallye d’Armor. A cette époque, tout pilote qui avançait un peu rêvait de participer un jour aux fabuleuses 24 Heures du Mans. Et certains y arrivaient.

    Au XXIème siècle, le sport automobile contemporain laisse bien peu de place aux gentlemen-drivers… Les voitures de compétition sont très chères. Elles ont si évoluées au plan technologique qu’elles nécessitent l’assistance d’une équipe très professionnelle et des pilotes très entraînés. En outre, les sponsors deviennent frileux vis à vis du sport automobile qui inclut une part de risque accepté difficilement compatible avec une société aseptisée et obsédée par l'assistanat. Une banque, une compagnie d’assurances ou plus généralement un groupe qui cherche à se donner une image de sagesse raisonnable hésitera à s’associer à une écurie ou à un pilote. Sans compter l’hystérie autophobe de certains lobbies actifs et d’écolos intégristes qui rêvent de nous ramener au Moyen-âge et de nous transformer en bons sauvages placés à l’abri des tentations de la société perverse qui polluerait nos âmes fragiles !

    Dommage quand même que des pilotes qui sont au top niveau dans leur discipline ne soient pas invités à participer aux 24 Heures. Pourquoi pas un équipage des rois de la course de côte, Sébastien Petit, Lionel Régal et Francis Dosières sur une LMGT2 ? je suis certain qu’ils ne seraient pas ridicules. Comme je pense que les meilleurs du Rallycross, Jean-Luc Pailler, Philippe Tollemer, Stéphane Dréan, par exemple, aurait aussi sa place en GT.

    Mais il est vrai que des pilotes particulièrement rapides du championnat de France GT comme Mathieu Zangarelli, Bastien Brière et Fabien Giroix ne sont même pas au départ cette année.

    Sébastien Loeb non plus d’ailleurs. Et c’est dommage, car Seb est un immense champion qui ajoute l’éclectisme à ses qualités professionnelles et humaines.

    Avant de terminer cette petite chronique, je tiens à rendre hommage à un autre Seb, Bourdais qui, lui non plus, n’hésite pas à sortir de sa monoplace pour se lancer dans d’autres challenges. Sébastien Bourdais sera-t-il en F1 l’an prochain dans un bon baquet ? Souhaitons le lui. Il le mérite vraiment.

    Je ne suis pas allé au Mans ce week-end. En regardant le départ sur Canal+, je l’ai un peu regretté. A dire vrai, j’ai fait une allergie aux diesels qui ne font pas de bruit et à l’équivalence qui condamnait les Pescarolo en performances pures. Mais ne pas me promener au bord du circuit et dans les stands avec mon appareil photo me manque déjà.

    De plus, j’aime beaucoup les GT qui, elles, ne marchent pas encore au fuel. Une Corvette amenée par une pointure comme Jan Magnussen, c’est beau sur la piste. Et j’aurais aussi aimé voir évoluer David Smet (plus connu sous son pseudo d'artiste David Hallyday), un vrai pilote, un gentleman driver de talent qui ne se prend pas au sérieux mais court avec sérieux.

    Alors, c’est promis, je retournerai au Mans l’année prochaine. Même si les équivalences font encore la part belle aux diesels qui passent sans faire de bruit.

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    D’ailleurs, si j’éprouve une nostalgie certaine pour certains aspects de la course automobile au temps des sixties, les épreuves contemporaines continuent à me fasciner, au point d’écrire des romans auxquels elles servent de cadre.

    Comme moi, la compétition vous intéresse et vous aimeriez vous plonger dans son ambiance par le biais de fictions ?

    C’est possible en lisant le roman « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » (écrit par votre serviteur, Thierry Le Bras, édité par Astoure, et diffusé par Breizh). Vous découvrirez l’atmosphère enfiévrée de la semaine du Mans au sein du Team Vivia pour lequel court David Sarel, héros du scénario.

    Et comme la tendance vintage me fascine, j’ai choisi l’édition 1966 des 24 Heures du Mans comme toile de fond de mon prochain roman. Cette année-là, un coup de tonnerre s’abat sur le monde de l’endurance. Pour la première fois, Ford, le constructeur généraliste, terrasse l’artisan de génie Ferrari dans la Sarthe.

    David Sarel et le Clan Vivia qui composent le groupe de mes personnages récurrents habituels n’y apparaissent pas. Car David, qui évolue à l’époque contemporaine, n’était pas encore né à cette époque. Mais il reviendra bientôt dans d’autres romans, et très prochainement dans d’autres nouvelles sur ce blog comme sur le site Fanatic F1.

    Les héros de cette prochaine aventure à la période des sixties s’appelle Philippe, Laurent, Christina, Christian, Xavier, Dany et Jean-Philippe.

    A suivre ...

    Thierry Le Bras

  • AMBIANCE 24 HEURES DU MANS

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    RENDEZ-VOUS AU BORD DE LA PISTE

    Vous vous préparez à passer le week-end aux 24 Heures du Mans ? Ou au contraire, vous ne vous rendrez pas sur le circuit cette année ? Dans tous les cas, je vous propose une immersion dans l’atmosphère de la course par la lecture de quelques histoires et anecdotes survenues dans la Sarthe :

    Le Mans 2005 : compte à rebours pour Bastien Brière :
    http://www.endurance-info.com/article.php?sid=2705

    Didier Pironi, pilote Porsche puis pilote BMW au Mans :
    http://www.leblogauto.com/2007/01/didier-pironi-gt-et-seventies.html

    Le Mans 1987 : une Porsche tout feu tout flammes
    http://www.endurance-info.com/article.php?sid=2305


    Défi sarthois pour le Clan Vivia :
    http://www.endurance-info.com/article.php?sid=2844

    Anecdotes sur la piste mancelle :
    http://www.leblogauto.com/2006/10/roman-de-course.html

    La passion de Stéphane Dréan pour les 24 Heures :
    http://sdsport.free.fr
    (1 - cliquer en bas à gauche sur « passions » ; 2 - puis cliquer sur les mots « Cliquez ici » en-dessous de « Stéphane et les 24 Heures du Mans auto » (attention sur ces mots et pas sur le rectangle 24 Heures du Mans encore en-dessous) ;

    Les dessins de Pierrick Chazeaud : des chefs d’œuvre d’humour et de respect des pilotes
    http://www.pierrickchazeaud.com/

    SANS OUBLIER DANS LES ARCHIVES DE CE BLOG, DEUX DOCU – FICTIONS :
    - LE MANS 1965 : mis en ligne les 7 et 9 octobre 2006 (des enfants recréent l’atmosphère de la course chez eux) ;
    - LE MANS 1968 : mis en ligne en 12 épisodes du 7 novembre au 6 décembre 2006 (la course vécue au bord de la piste, un fantastique voyage dans l’univers des sixties).

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    Le Mans vous intéresse et vous aimeriez vous plonger dans son ambiance par le biais de fictions ?

    C’est possible en lisant les romans de Thierry Le Bras, notamment « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans » (Éditions Astoure, diffusées par Breizh). Vous découvrirez l’atmosphère enfiévrée de la semaine du Mans au sein du Team Vivia pour lequel court David Sarel, héros du scénario.

  • FORD GT 40, L'ARME DU DUEL CONTRE FERRARI

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    RETOUR AU TEMPS DU TERRIBLE DUEL FORD - FERRARI

    Nous sommes en 1962. Le groupe Ford réalise l’impact publicitaire d’une victoire aux 24 Heures du Mans et décide de tout mettre en œuvre pour remporter l’épreuve. Des contacts sont noués avec Enzo Ferrari dans le but d’acheter la Scuderia. Les négociations durent un an.

     

    Au dernier moment, le Commendatore les rompt car il considère que le protocole ne lui permettra pas de rester le patron de l’écurie Ferrari Ford. En fait, il paraît aujourd’hui vraisemblable qu’Enzo Ferrari ait surtout voulu faire évaluer son entreprise dans le but de la vendre au groupe Fiat.

     

    La riposte

     

    Henry Ford II va répliquer. Il recrute John Wyer, patron du service compétition chez Aston Martin, et Éric Boadley, concepteur des Lola. Mission, concevoir un prototype capable de battre le Ferrari.

     

    En juin 1964, trois GT 40 à moteur 4,2 L s’alignent au départ de l’épreuve mancelle. Des ennuis de boites de vitesses les contraignent à l’abandon. Une satisfaction toutefois pour le géant américain. En catégorie GT, une Cobra a battu les Ferrari GTO.

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    Ford revient en force l’année suivante avec six voitures dont deux 7 litres. Les Ford tentent d’entrée de faire la différence. Elles cassent toutes avant le milieu de la nuit. Mais les Ferrari officielles qui ont voulu suivre le rythme connaissent des problèmes de disques de freins. Le constructeur de Modène l’emporte, mais grâce à des voitures privées.

     

    Le temps des plus Ford

     

    En 1966, Henry Ford II vient lui-même sur le circuit et donne le départ. Cette fois, les Ferrari ne tiennent pas la cadence. Les moteurs 4 litres des P 3 ne suivent pas le rythme imposé par les 7 litres de Ford. Le constructeur italien place trois voitures aux trois premières places. Rappelons qu’un des pilotes de la voiture victorieuse était Bruce McLaren, le créateur de l'écurie de F 1.

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    Ford gagnera encore en 1967, 1968 et 1969. La victoire de 1967 fut obtenue avec une monstrueuse MK IV 7 litres. Puis la réglementation ayant prohibé les moteurs de 7 litres. John Wyer engagea des versions 5 litres en 1968 et 1969 qui enrichirent le palmarès de la marque.

     

    De nombreuses GT 40 courent encore en VHC. Et Ford commercialise désormais une GT qui est la réplique de l’arme qui lui permit de créer son image sportive.

     

    Pour les amateurs de technique, nous rappellerons les caractéristiques de la formidable 7 litres :

    * le moteur 7 litres : V 8 à 90 ° de 6.982 cm3 (108 x 96) ; 1 arbre à cames central ; 16 soupapes ; 485 ch à 6.200 tr/mn ; 1.200 kg

     

    NOTE MODIFIÉE LE 27 OCTOBRE 2014

     

    QUELQUES LIENS A SUIVRE

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    Vous voulez revivre les 24 Heures du Mans 1966 au sein d’une écurie ?  C’est possible. Entrez dans  VENGEANCE GLACÈE AU COULIS DE SIXTIES, un polar vintage et automobile dont l’action se dénoue aux 24 Heures du Mans pendant le duel de Titans que se livrent les Ford et les Ferrari. Cliquez ici  pour découvrir l’ouvrage  http://amzn.to/1nCwZYd

     

    Belles de course : la Ford MKIV, la MKII, la Cobra Daytona… http://bit.ly/1mpLQkr

     

    Ford MKII, la première à terrasser le cheval cabré http://bit.ly/1khJtDY

     

    Carroll Shelby, un acteur des victoires Ford ! http://bit.ly/1lZ7Im1

     

    Le duel Ford – Ferrari bientôt sur grand écran http://bit.ly/LHGHst

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    LE PACTE DU TRICHEUR, un autre polar automobile que j’ai écrit pour vous :http://amzn.to/1jAhsoF

     

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    Thierry Le Bras