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04/10/2007

SOUVENIRS DES SEVENTIES

medium_MUSTANG_SEVENTIES.jpgEn ce temps-là, des courses de côtes étaient organisées chaque week-end dans toutes les régions de France.

La préparation des voitures du Groupe 1 (tourisme de série) restait simple et permettait à leurs propriétaires de les utiliser quotidiennement sur la route. La course automobile ne focalisait pas encore l’hostilité des pouvoirs publics.


De nombreux pilotes s’adonnaient à leur passion sans arrière pensée quant à leur avenir et celui de leur famille car le coût de la course demeurait relativement raisonnable.

Parmi eux, certains choisirent au début des années 70 de concilier sport automobile et rêve américain. Ils firent l’acquisition de puissantes américaines qu’ils engagèrent en compétition.

Pendant quelques années, ces monstres venus d’outre Atlantique remportèrent de nombreuses victoires, dominant grâce à leur puissance phénoménale les BMW 2002, Alfa 2000 GTV, Opel Kadett Rallye et autres Simca 1000 Rallye qui constituaient l’essentiel du plateau des voitures de tourisme de série. « Leurs roues arrière fumaient quand ils mettaient les chevaux, se souvient un ancien pilote d’Alfa. S’il pleuvait, ils restaient sur place. Mais sur les circuits rapides, on ne pouvait rien faire. C’était foutu pour le groupe. Il ne nous restait plus qu’à nous battre entre nous pour la classe 2 litres ».

Par rapport à leurs concurrentes, elles faisaient figure de dragsters. Moins agiles dans les parties sinueuses, d’un comportement routier approximatif, elles s’assuraient un avantage considérable sur chaque tronçon de ligne droite.

Leur poids contraignait les pilotes à une grande finesse de conduite. « Les freinages tardifs ou les appuis brutaux étaient irrémédiablement sanctionnés par une sortie de route », explique Jean-François, qui passe l’essentiel de ses week-ends sur les circuits depuis plus de trente ans. « J’ai vu des Chrysler Cuda basculer sur le toit après que le pilote les ait engagées un peu trop brutalement dans un virage à angle inférieur à 90 degrés. Même les meilleurs comme Chemin n’étaient pas à l’abri. »

« Le public les aimait bien, poursuit notre mémoire ambulante des sports mécaniques. Les rugissements des moteurs et les nuages de fumée sous les pneus amusaient les spectateurs. J’ai discuté avec certains de leurs pilotes à l’époque. Ils assuraient qu’elles étaient intéressantes au niveau budget. Car si elles coûtaient un peu cher à l’achat et consommaient pas mal de litres de Super, leur robustesse à toute épreuve autorisait un maximum de compétitions sans interventions mécaniques. »

En quelques années, plusieurs constructeurs, par le biais de fiches d’homologation particulièrement fournies, transformèrent les voitures dites de tourisme de série en véritables bêtes de course.

J’ai bien connu cette époque. En 1977, j’ai remporté 7 victoires de classe avec un Golf GTI dont la préparation m’avait coûté 10.000 Francs. En 1978, la préparation imparfaite (très imparfaite…) d’une Escort 2000 RS à tenue de route si fantaisiste m’a coûté 40.000 Francs. Et en 1980, revenu à mes premières amours - la bonne vieille Golf - j’ai renoncé à payer 17.000 francs hors taxes une boite de vitesse à 5 rapports spéciale montagne.

Cette époque déraisonnable marqua la fin de la carrière des belles américaines dans nos courses de côte et nos rallyes, ainsi d’ailleurs que le déclin de la pratique de ces disciplines par les pilotes amateurs.

Trente ans après, les belles américaines ont abandonné ces catégories de compétitions. Elles ne sont malheureusement pas les seules.

Heureusement pour les amateurs de V 8 que Magnussen et ses équipiers ont terrassé les Ferrari au Mans trois années de suite avec leur Chevrolet Corvette en remportant la catégorie LMGT1 !

Thierry Le Bras
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Les sixties et le début des seventies constituèrent un véritable âge d’or pour l’automobile.

Carburant à prix raisonnable, pas d’inquiétude pour le pétrole ni la pollution, insouciance d’une société en pleine expansion qui croyait en son avenir, ignorait le chômage et vivait dans une sorte de tourbillon d’enthousiasme…

Mon prochain roman se déroule en 1966, durant cette fabuleuse époque des 30 glorieuses. Le narrateur raconte un épisode de sa vie à cette époque où il profitait de son adolescence. Il est un des héros de l’histoire avec un jeune pilote qui participe pour la première fois aux 24 Heures du Mans. Le scénario se déroule sur fond de mystère policier.

Une magnifique jeune femme à la peau satinée et aux longs cheveux bruns y joue un rôle important. Chaussée de bottes de cuir ressemblant furieusement à celles que portait Diana Rigg, l’interprète d’Emma Peel, la nouvelle partenaire de John Steed dans la série Chapeau melon et bottes de cuir, elle conduit sa Triumph Spitfire pieds nus, imitant ce que fait Françoise Sagan au volant de sa puissante Jaguar.

Je vous parlerai bientôt de la programmation de la sortie de ce roman. Un livre où le lecteur retrouvera au fil des pages les superbes voitures qui firent la joie des conducteurs et pilotes des sixties, de la Lotus Elan à la Mercedes 280 SL, en passant par la Jaguar MK II, la sauvage AC Cobra, la Ferrari 275 GTB, la Porsche 911, la Facel Vega, sans oublier la Cooper S ni la Ford Mustang.

Nostalgie, quand tu nous tiens. Les constructeurs automobiles ne me contrediront pas à une époque où la nouvelle Mini, Camaro et Mustang conquièrent les cœurs, tout comme bien sûr les modèles inspirés des fameuses VW Coccinelle ou Fiat 500 !

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