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06/12/2006

SOUVENIRS DU MANS : 1968 (12)

« Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans »,

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la troisième aventure de David Sarel écrite par Thierry Le Bras, est disponible en librairie. Rappelons que ce livre est préfacé par Bastien Brière, pilote automobile qui a participé plusieurs fois aux 24 Heures, et que le lecteur rencontrera au fil des pages plusieurs autres pilotes et acteurs réels du monde de la course, notamment Caty Caly, Denis Vaillant, Stéphane Dréan, Didier Caradec et Julien Mouthon. En attendant de le lire, retrouvez certains personnages de l’univers de David Sarel qui évoquent sur ce blog quelques anecdotes relatives aux 24 Heures.

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Suite des textes mis en ligne depuis le 7 novembre

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            - La série noire continua pour les voitures bleues, poursuit Éric. A 12 heures 20, un pneu de la Matra éclata dans les Hunaudières. Personne ne connaîtrait jamais l’origine certaine de ce problème, mais il n’est pas impossible que le pneu ait été détérioré en roulant sur les débris de l’Alpine A 220 au Tertre Rouge. La Matra prit feu et s’immobilisa sur le bord de la piste. C’en était fini des espoirs de voir une voiture bleue sur le podium des 24 Heures 1968. Il faudrait attendre 1972 – l’année du bac pour moi – avant que Matra réalise un superbe doublé, Henri Pescarolo et Graham Hill devançant François Cevert et Ganley. Les voitures françaises remporteraient aussi les deux éditions suivantes avec l’équipage Henri Pescarolo - Gérard Larousse.

            « Il restait deux heures trente de course. La GT 40 de tête n’avait plus de rivale. Seuls une sortie de piste ou un problème mécanique pouvaient la priver de la victoire. Mais en sport automobile, la première place n’est acquise qu’une fois le drapeau à damier franchi. Preuve nous en a encore été donnée en 2006 où le proto Vivia a parfois subi des aléas inimaginables (1).

            « Après un déjeuner pris sur le pouce dans le village, nous nous sommes réinstallés dans notre tribune en face des stands. La Ford GT 40 de Rodriguez et Bianchi tint bon. A 15 heures, elle inscrivit son nom au prestigieux palmarès des 24 Heures du Mans. La Porsche 907 de Spoery – Steineman et la 908 de Stommelen – Neeparsch complétaient le podium. La première Alfa, celle de Galli et Giunti s’empara de la quatrième place.

            « A défaut de podium avec l’A 220, Alpine remporta l’indice de performance avec les sympathiques petites A 210. Leurs pilotes portaient des noms qui ne tarderaient pas à faire vibrer les amoureux de notre sport : Andruet, Thérier, Wollek, Vinatier, Nicolas, tous de futurs grands pilotes et des personnalités attachantes.

            « En GT, le Belge Jean-Pierre Gaban associé à un de ses compatriotes dont j’ai oublié le patronyme imposait sa Porsche 911 T. Les petites Alpine A 110 de Bourdon – Nusbaumer et Colomb – Lacarreau bouclaient vaillamment l’épreuve. N’ayant pas parcouru une distance suffisante, elles ne figureraient malheureusement pas sur le classement officiel. Qu’importe, les Berlinettes se vengeraient de cet affront sur les routes du monde entier en devenant les terreurs des rallyes nationaux et internationaux.

            « Sitôt le drapeau à damier franchi par les premières voitures, la foule envahit la piste. Nous ne nous mêlâmes pas à cette scène de liesse. Je préférais prendre quelques photos d’ambiance depuis la tribune.

            « Après la cérémonie du podium, nous avons regagné le parking rouge, démonté notre tente canadienne et rangé nos affaires dans le coffre de la DS 21. La fête prenait fin. Nous savions que nous ne reviendrions pas au Mans avant plusieurs années à cause des examens qui nous attendaient (BEPC, Bac, examens universitaires…). Mais nous étions très heureux. Nous avions emmagasiné des tas d’images et de sons dans nos cerveaux. Il suffirait de regarder les photos pour nous replonger dans la magie de la course. Une fois de plus, mon grand-père Victor avait su nous fabriquer des souvenirs de rêve.

            « Depuis, le rêve s’est transformé en réalité. Nous avons couru plusieurs fois les 24 Heures et nous aimons cette course, même si l’édition 2006 fut longtemps terrifiante et cauchemardesque pour le Team Vivia (1).

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            FIN

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Pour tout savoir sur les Automobiles Vivia et le Team éponyme, comme sur l’histoire de la famille d’Éric Trélor et de David Sarel, son filleul, ainsi que sur la carrière de Freddy Vivien, plongez-vous, si ce n’est déjà fait, dans la lecture des romans de Thierry Le Bras parus aux Éditions Astoure :

Circuit Mortel à Lohéac ;

Faits d’enfer à Carnac ;

Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

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(1) cf. Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

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