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04/12/2006

SOUVENIRS DU MANS : 1968 (11)

« Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans »,

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la troisième aventure de David Sarel écrite par Thierry Le Bras, est disponible en librairie. Rappelons que ce livre est préfacé par Bastien Brière, pilote automobile qui a participé plusieurs fois aux 24 Heures, et que le lecteur rencontrera au fil des pages plusieurs autres pilotes et acteurs réels du monde de la course, notamment Caty Caly, Denis Vaillant, Stéphane Dréan, Didier Caradec et Julien Mouthon. En attendant de le lire, retrouvez certains personnages de l’univers de David Sarel qui évoquent sur ce blog quelques anecdotes relatives aux 24 Heures.

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Suite des textes mis en ligne depuis le 7 novembre

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            « Une annonce du speaker de l’épreuve vint bientôt nous tirer de nos considérations philosophiques.

            - L’Alpine A 220 de Mauro Bianchi est sortie de la piste au Tertre rouge, annonça-t-il. Elle occupait la sixième position.

            « Le silence qui suivit s’accompagna d’une angoisse intense.

            - Tu te souviens du roman de Bernard Clavel, murmura Freddy

            - Mon ami faisait allusion à « Victoire au Mans », une histoire écrite par le romancier français après qu’il ait assisté aux 24 Heures du Mans 1967 aux côtés de l’équipage Andruet – Bouharde et de leurs proches. Jean-Claude Andruet et son équipier pilotaient en 1967 l’Alpine Renault A 210 1296 cm3 portant le numéro 47. Avant cette expérience, Bernard Clavel ne connaissait pas les 24 Heures du Mans. C’était d’ailleurs pour cette raison que le quotidien Le Figaro lui avait demandé d’y assister et de raconter la course qu’il découvrait avec un œil neuf. Bernard Clavel choisit de suivre l’épreuve avec une équipe. Il sympathisa avec les pilotes comme avec leur entourage au point de ne s’intéresser à la course qu’au travers de l’équipe à laquelle il s’était intégré.

            « Cette année-là à 3 heures du matin le dimanche, un carambolage se produisit au Tertre rouge. Une attente insupportable commença dans les stands. Qui étaient les pilotes impliqués ? Étaient-ils blessés ? Pire peut-être.

            « La nouvelle tomba enfin. Les trois voitures impliquées étaient les Ford pilotées par Andretti, Schlesser et McCluskey. Dans son ouvrage, Bernard Clavel souligne que lorsque la nouvelle tomba, elle soulagea certains, mais fut terrible pour d’autres. Si la famille et les amis des pilotes qui tournaient sans encombre se rassuraient, les proches des conducteurs des voitures accidentées attendraient encore un moment qui leur paraîtrait une éternité avant de recevoir des nouvelles d’eux.

            « Ce passage du livre nous avait beaucoup marqués. Nous mesurions parfaitement que la course automobile restait un sport dangereux. Aujourd’hui, grâce aux efforts concertés de la Fédération Internationale, des pilotes, des constructeurs et des organisateurs qui aménagent les circuits, les accidents graves sont heureusement rares. Mais à la fin des années 60, la communauté des pilotes payait chaque année un lourd tribut aux accidents.

            - Décidément, le Tertre rouge met des voitures au tapis tous les ans, répondis-je d’une voix blanche. Heureusement que ce n’est pas un virage très rapide.

            - C’est sûr qu’il vaut mieux sortir là qu’à plus de 300 à l’heure à la fin des Hunaudières, approuva Freddy.

            Les nouvelles du pilote tombèrent quelques minutes plus tard. Mauro Bianchi souffrait de graves brûlures, mais ses jours n’étaient pas en danger.

            - Vous imaginez ce que doit ressentir son frère Lucien, dit Régine. Il est en tête des 24 Heures du Mans et son frère est gravement blessé. Malgré tout, il va devoir continuer à piloter au même rythme.

            Je frissonnai en songeant à ce que je ressentirais si je courais sur une voiture et que j’apprenais que Freddy s’était blessé au volant d’une autre auto. L’épreuve perdrait son sens. Un regard en coin de mon ami me fit comprendre qu’une pensée identique traversait son esprit.

            Nous ignorions alors les angoisses terribles que nous réserveraient les 24 Heures du Mans 2006… (1)

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            A SUIVRE

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Pour tout savoir sur les Automobiles Vivia et le Team éponyme, comme sur l’histoire de la famille d’Éric Trélor et de David Sarel, son filleul, ainsi que sur la carrière de Freddy Vivien, plongez-vous, si ce n’est déjà fait, dans la lecture des romans de Thierry Le Bras parus aux Éditions Astoure :

Circuit Mortel à Lohéac ;

Faits d’enfer à Carnac ;

Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

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(1) cf. Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

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