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UN RALLYE MAL ENGAGE (3)

LE BOUQUET FINAL

            Le week-end, David Sarel défend la cause du Team Vivia sur les circuits. La semaine, il enlève sa combinaison et revêt sa robe d’avocat pour défendre celle de ses clients. David Sarel est un héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » , « Faits d’enfer à Carnac », et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans ».

David raconte ici les péripéties d’un rallye couru avec son ami Nick

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Suite des textes mis en ligne les 18 et 20 avril 2007

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            Malgré nos figures acrobatiques, nous restions en tête. Nous bénéficierions de 30 minutes d’assistance après la dernière spéciale du jour avant de rentrer au parc fermé. Notre chef mécano espérait en profiter pour résoudre notre problème de sélecteur.

            Encore fallait-il finir cette sixième épreuve chronométrée. Nous nous aperçûmes dès le départ que nous devrions sans doute attendre encore avant de remporter notre premier scratch en rallye. L’embrayage se mit à patiner méchamment. A chaque rétrogradage et à chaque montée en régime, nous sentions qu’il n’accrochait plus. La puissance du moteur ne passait pas.

            « C’est mort, annonçai-je à Nick. De toute façon, même si on arrive à finir la spéciale, il ne tiendra pas demain. »

            - Et si on mettait de l’Ajax sur le disque tout à l’heure, répondit mon équipier qui se rappelait avoir lu qu’un équipage avait terminé un rallye grâce à cette astuce.

            - On peut toujours essayer, mais je doute que cela tienne toute une journée, répliquai-je en profitant d’une ligne droite de 800 mètres.

            Puis Nick m’annonça le virage suivant, un 90 gauche sur graviers. J’ai rentré deux vitesses, et le disque d’embrayage a définitivement lâché prise. Une odeur de brûlé, le disque cramé, puis plus rien… Nous sommes allés nous immobiliser dans un petit chemin à droite. Les commissaires ont prévenu le PC course que nous abandonnions sur problème mécanique. Nous avons téléphoné à Yves Taden, notre chef mécano qu’il vienne avec le plateau.

            Le rallye du Pays d’Armor se terminait pour nous.

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MINCE CONSOLATION

            La soirée s’est achevée à l’Hôtel d’Angleterre à Lamballe où le Team Vivia avait réservé des chambres.

            Comme nos copains Luc et Benoît qui pilotaient une Vivia groupe N restaient en course, nous avons décidé de rester les soutenir jusqu’à l’arrivée nonobstant notre abandon.

            « A une chose, malheur est bon, plaisanta Nick au dîner. Si nous étions encore en course, nous aurions pris une viande grillée avec de l’eau minérale. Comme nous ne repartons pas demain matin, nous pouvons prendre l’apéro, un bon Bon Bordeaux, et commander une côte de bœuf sauce poivre ! »

            Nous avons trinqué en riant. Il y a bien sûr plus grave dans la vie que d’abandonner dans un rallye, mais nous étions tout de même bien déçus.

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