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24/05/2006

F1, ESCALE A MONACO

         La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ».

         Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des Aventures de David Sarel. Freddy répond ici une nouvelle fois aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des Aventures de David Sarel.

SM : Freddy, tu as gagné plusieurs fois à Monaco. Est-ce que cette course représente quelque chose de particulier par rapport aux autres ?

FV : Monaco est un Grand Prix incomparable, pour plusieurs raisons. Pour nous Français, c’est un peu un second Grand Prix à domicile. Comme de nombreux pilotes résident à Monaco, les deux tiers du plateau considèrent d’ailleurs qu’ils courent à la maison.

SM : L’événement mondain ne nuit-il pas à la course ?

FV : Monaco présente en effet cette double particularité d’être à la fois une des courses automobiles les plus célèbres du monde et- un lieu où la haute société aime se montrer. En outre, Monaco se court à l’époque du Festival de Cannes. Pour ma part, je ressentais d’autant plus cette particularité qu’à plusieurs reprises, mon épouse Daniéla qui est comédienne, était au Festival pour présenter un film pendant que j’effectuais les essais du GP. Mais attention, événement mondain ou pas, c’est un circuit très difficile. A Monaco, les pilotes roulent à quelques centimètres, souvent même quelques millimètres des rails. Le tracé procure des impressions que tu ne trouves nulle part ailleurs. La moindre erreur se paye cash. Celui qui gagne Monaco a géré un week-end absolument parfait. C’est à cause de cette difficulté extrême que tu vois au palmarès quelques pilotes qui ne disposaient pas des meilleures voitures du plateau mais dont le coup de volant méritait la plus belle reconnaissance.

SM : Par exemple ?

FV : Je pense notamment à Jean-Pierre Beltoise qui remporte la course sous la pluie en 1972 au volant d’une BRM et à Olivier Panis qui gagne en 1996, également sous la pluie, avec une Ligier.

SM : A l’inverse, certains grands noms manquent-ils au palmarès de la course ?

FV : Au moins deux. Jim Calrk d’abord, à qui Monaco n’a jamais réussi alors qu’il fait partie des plus grands pilotes de l’histoire de la F1. Et Didier Pironi, lui aussi un des plus grands pilotes de tous les temps, qui méritait de gagner en 1980 et en 1982 mais qui, les deux fois, fut trahi par la technique.

SM : As-tu une anecdote particulière à nous raconter sur Monaco ?

FV : Je commencerai par une anecdote étrangère à la compétition. Une année, je gagne le Grand Prix au volant de ma Priceley. Daniéla qui était à Cannes, avait quitté le Festival le dimanche matin pour me rejoindre à Monaco. En attendant son taxi devant le Carlton, elle pose ses bagages et signe quelques autographes à des fans. Lorsqu’il partent, elle se rend compte que ses bagages ont disparu. Plus rien. Heureusement encore qu’elle avait ses papiers et sa carte de crédit dans son sac à main…

SM : Il y a décidément des voleurs partout, même dans les lieux les plus réputés.

FV : Dans le cas des vedettes du show-bizz, les voleurs sont souvent des fans qui veulent à tout prix posséder des objets ayant appartenu à la star qu’ils vénèrent. Souvent, nos poubelles ont été vidées par des admirateurs fétichistes. Nous avons même appris qu’une petite culotte de Daniéla trouvée dans notre poubelle a été revendue 5.000 Francs en 1987.

SM : Incroyable !

FV : Mais vrai. Pour en revenir au week-end que j’évoquais, Daniéla arrive tout de même au circuit en fin de matinée et assiste à la course depuis notre stand. Comme je gagne, nous sommes invités au dîner de gala avec la famille princière. Mais les robes de soirée de Daniéla étaient dans les bagages qui lui ont été volés. Elle n’avait pas d’autres vêtements que l’ensemble en toile sportswear qu’elle portait depuis le matin. Une tenue décontractée, parfaite pour assister à la course, mais déplacée pour un dîner de gala. D’autant que nous savions par expérience, comme j’avais déjà gagné à Monaco, que le vainqueur et son épouse sont placés à la table d’honneur avec la famille princière.

SM : Comment Daniéla a-t-elle fait ?

FV : Système D. Nous avons demandé au patron de l’hôtel où j’étais descendu de nous aider. Il a prêté une robe du soir appartenant à sa fille. Une des femmes de chambre était excellente couturière. Elle s’est occupée des retouches. La robe tombait parfaitement. Nous avons donné 10.000 Francs de pourboire à la femme de chambre qui a fait les retouches. Elle le méritait bien, d’autant qu’elle s’était montrée très gentille et n’avait rien demandé. Le soir, personne n’a remarqué que Daniéla portait une robe d’emprunt…

Sébastien Ménier, Freddy Vivien et Daniéla Merle participent aux aventures de David Sarel. Retrouvez les dans ses romans !

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