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24/11/2006

SOUVENIRS DU MANS : 1968 (7)

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« Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans »,

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la troisième aventure de David Sarel écrite par Thierry Le Bras, est disponible en librairie. Rappelons que ce livre est préfacé par Bastien Brière, pilote automobile qui a participé plusieurs fois aux 24 Heures, et que le lecteur rencontrera au fil des pages plusieurs autres pilotes et acteurs réels du monde de la course, notamment Caty Caly, Denis Vaillant, Stéphane Dréan, Didier Caradec et Julien Mouthon. En attendant de le lire, retrouvez certains personnages de l’univers de David Sarel qui évoquent sur ce blog quelques anecdotes relatives aux 24 Heures.

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Suite des textes mis en ligne depuis le 7 novembre

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            - Nous ignorions ce que l’avenir nous réservait, raconte Éric Le temps a passé depuis ces 24 Heures du Mans 1968. Les choses se sont déroulées de manière bien différente de nos projets d’adolescents. Ni mieux, ni plus mal, simplement différemment. Enfin, dans les détails, car nous avons globalement atteint nos objectifs. Freddy est devenu champion de F1 et nous avons créé les Automobiles Vivia. Pour ma part, je suis avocat et je fais encore de la course automobile. Si je n’ai pas couru en proto, j’ai bien disputé plusieurs fois les 24 Heures du Mans sur des Vivia GT avec Freddy qui a terminé sa carrière en F1 maintenant. Et je compte bien récidiver en 2007 ! (1)

            «  Bien sûr, nous avons connu des coups durs, comme toute le monde. Imposer une marque automobile et une écurie à un haut niveau crée inévitablement des hostilités. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Sans compter les ennemis que me vaut mon métier, ni la seconde épouse du père de mon filleul David, une morue sortie du caniveau qui rêve d’assassiner son beau-fils pour le rayer pour de bon de la liste des héritiers de l’homme qu’elle a ensorcelé. (2)

            « Mais j’ai retenu les préceptes que m’a enseignés mon grand-père Victor et je les ai transmis à mon filleul David et à mes fils, Arnaud et Aurélien. Dans la vie, il ne faut se laisser embêter - formule écrite que j’exprime parfois plus brutalement – par personne. Il ne faut pas tendre l’autre joue si on t’a giflé mais au contraire coller à l’agresseur un coup de poing qui lui retirera à jamais l’idée de recommencer. Par contre, vis à vis des gens qu’on aime, de son Clan, la solidarité ne connaît pas de limite. (3)

            «  Ce samedi 28 septembre, Freddy et moi ne savions rien des attaques qui nous attendaient dans le futur. Heureusement. Sinon l’angoisse aurait perturbé nos vies.

            « Le midi, nous nous contentâmes de sandwiches avalés prestement à une buvette. L’excitation nous commandait de gagner au plus vite la tribune couverte en face des stands où nous disposions de places numérotées. Je me rappelle du regard de fierté de mon grand-père lorsque nous marchâmes du village à la tribune. Il tenait Régine par le cou. Sa compagne portait une tenue adaptée au temps menaçant. Un ciré noir brillant protégeait son pull à col roulé rouge et sa mini-jupe en tissu écossais. Un foulard Hermès recouvrait partiellement ses cheveux blonds mi-longs avec une frange que n’aurait pas reniée France Gall et Sylvie Vartan. Ses bottes en cuir noir semblaient issues de la collection d’Emma Peel, l’héroïne de Chapeau melon et bottes de cuir.

            « La mise en place des voitures nous captiva. A cette époque, le départ s’effectuait encore avec les voitures en épi devant les stands. Placés sous les tribunes, les pilotes attendaient le départ pour courir jusqu'à leurs voitures, sauter dedans et démarrer. Cette procédure se révélait très spectaculaire mais terriblement dangereuse. D’abord, le majorité des pilotes ne prenaient pas le temps de boucler leur harnais de sécurité. Ils effectuaient donc tout le premier relais sans être attachés ! D’autre part, les voitures se jetaient dans la mêlée pour s’y frayer une place dans une fureur et un désordre où tout pouvait arriver. C’est un miracle qu’aucun accrochage sérieux ne soit intervenu au départ ces années-là. Comme quoi, les pilotes développent des réflexes de rois.

            «  A 15 heures (et non 16 heures comme les années précédentes), Giovanni Agnelli, président du groupe Fiat, baissa le drapeau à damier qui libéra la meute des concurrents…

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            A SUIVRE

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(1) (2) Pour tout savoir sur les Automobiles Vivia et le Team éponyme, comme sur l’histoire de la famille d’Éric Trélor et de David Sarel, son filleul, ainsi que sur la carrière de Freddy Vivien, plongez-vous, si ce n’est déjà fait, dans la lecture des romans de Thierry Le Bras parus aux Éditions Astoure :

Circuit Mortel à Lohéac ;

Faits d’enfer à Carnac ;

Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans.

(3) c’est en se souvenant de ces principes que David échappera à une mort certaine dans les romans ci-dessus cités.

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