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17/06/2006

JOUR J

JOUR J

Suspense oblige, nous ne vous fournirons aucune indication sur les aventures extra-sportives du Clan Vivia aux 24 Heures du Mans. Tout au plus révélerons-nous qu’elles sont inquiétantes, surprenantes, palpitantes… Une fois de plus, le Clan Vivia relève un rude défi. Vous saurez tout sur cette troisième Aventure de David Sarel au mois d’octobre prochain. Le nouveau roman de Thierry Le Bras, toujours publié par les Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ), sortira en effet aux 24 Heures du livre du Mans.

Pour vous donner toutefois un avant goût de la fabuleuse ambiance des 24 Heures, quelques extraits d’une interview accordée la semaine dernière par Éric Trélor au journaliste Sébastien Ménier.

SM : Éric, comment as-tu découvert les 24 Heures du Mans ?

ET : Petit déjà, les seuls jouets qui m’intéressaient étaient les automobiles miniatures. C’est en tous cas ce que racontaient mon père et mon grand-père. Sur un vélo, un manège ou dans une voiture, la vitesse m’enchantait. Je devais avoir sept ans lorsque mon père écouta un reportage radiophonique sur le départ des 24 Heures du Mans.

            Le vrombrissement des moteurs me subjugua. Les noms magiques de Ferrari, Maserati et Porsche prononcés par la voix enthousiaste de Tomy Franklin, le speaker de France Inter, firent monter en moi une véritable exaltation. C’était décidé, quand je serais grand, je serais pilote de course.

SM : Comment a réagi ta famille ?

ET : Mon grand-père, qui était un sacré personnage, trouvait l’idée excellente. Dans un premier temps, cette passion amusa aussi mon père. Tous deux m’offrirent divers livres et revues consacrés au sport automobile. Je vouais une admiration sans limite à Jim Clark et je considérais Michel Vaillant comme le meilleur personnage de fiction jamais créé avec les enfants Gautier du Club des cinq et Christian d’Ancourt. Je me sentais plus mûr que mes camarades qui ne savaient pas ce qu’ils feraient de leur vie. Moi, je me tiendrais à mon ambition, gagner les plus grandes courses du monde. Mon meilleur ami d’enfance, Freddy Vivien, se passionnait aussi pour la course auto. Cette passion ne nous a jamais quittés.

SM : Donc, enfant, Freddy et toi, vous pensiez déjà à la course.

ET : Grâce à note imagination, nous vivions dans un rêve. Pour ma part, je m’installais fréquemment au volant d’une Lotus F1 , dominant tous mes adversaires et fonçant vers des victoires magnifiques sous les applaudissements du public et les regards admiratifs de mes copains. De temps en temps, Freddy gagnait une course aussi. Mais c’était le seul pilote qui pouvait se battre avec moi à la régulière. Je me voyais partageant le volant d’un GT 40 avec lui aux 24 Heures. Bien sûr, nous pulvérisions les Ferrari et les autres Ford.

SM : Crois-tu que cette passion a joué t’a aidé à réaliser tes ambitions par la suite ?

ET : Sans aucun doute. Un jour, j’ai lu dans un magazine spécialisé une phrase de Stirling Moss qui resterait à jamais gravée dans ma mémoire : « ce qui m’intéresse avant tout c’est de gagner, de me surpasser. Je cours pour faire mieux que les autres et c’est l’unique raison qui m’incite à me lever le matin ». Ma passion pour la course m’a aidé à sortir de l’insouciance de l’enfance car elle m’a enseigné que lorsqu’on veut quelque chose, il faut se battre pour aller le chercher ! Je devais avoir à peu près douze ans à cette période et mon envie de courir n’amusait plus du tout mon père, bien qu’elle fasse toujours plaisir à mon grand-père.

SM : Tu as souffert de l’attitude paternelle ?

ET : Pas vraiment. Je continuais à rêver de courses. Simplement, j’en parlais moins à mon père. Ce fut l’époque ou Freddy et moi avons commencé à dessiner les esquisses d’une petite GT, sans imaginer qu’elle verrait le jour quelques années plus tard (cf : Circuit mortel à Lohéac). Nous échafaudions les plans les plus insensés. Nous inventions par exemple un scénario où nous sympathisions avec un camarade imaginaire dont le père possédait une écurie automobile, construisait une voiture selon nos plans, et nous engageait comme pilotes dès l’âge de dix-huit ans. Bien entendu, il alignait un proto aux 24 Heures du Mans. La course se déroulait dans des conditions météorologiques épouvantables. Sous la pluie battante, nous nous révélions des pilotes redoutables. Normal ! Courant aussi bien en rallye qu’en circuit, nous n’avions pas peur des pièges du revêtement détrempé. Nous connaissions si bien le tracé que le manque de visibilité dû aux projections d’eau des autres voitures ne nous gênait même pas. Nous mettions la météo à profit et nous dominions les pilotes d’usine. Mon équipier perdait bien un peu de temps lorsqu’il assurait les relais. Nous remportions l’épreuve avec dix tours d’avance sur le second.

SM : Quand as-tu décidé de piloter pour ton plaisir sans chercher à en faire un métier ?

ET : Les années passant. Je réalisais que peu de personnes vivent de la course. En outre, j’aimais le lycée et je me débrouillais bien en classe. Des projets d’avenir plus traditionnels, notamment celui de devenir avocat. Au fond de moi, je restais déterminé à courir, mais comme amateur. Parallèlement, Freddy voulait de plus en plus devenir pilote professionnel. Notre avenir se dessinait.

SM : Te souviens-tu de ta première course ?

ET : Oui, très bien. Freddy étant de deux ans mon aîné, j’ai commencé par le naviguer en rallye. Avant même d’avoir le permis moi-même. Puis quand il est arrivé en F2, j’ai récupéré son Alfa 2000 GTV avec le budget d’un sponsor. A vingt et un ans, je me suis aligné au départ d’une première course de côte. L’année suivante, je commençais à remporter des victoires de catégorie au volant de l’Alfa. Courir les 24 Heures dans une écurie privée faisait encore partie de mes rêves. C’est arrivé quand j’avais vingt six ans. Depuis que Freddy a arrêté la F1, j’ai souvent couru avec lui en GT. Ce sera encore le cas cette année, avec le bonheur supplémentaire de voir mon fils Arnaud au sein de l’équipage.

Pour tout savoir sur la prochaine Aventure de David Sarel qui comporte des scènes aux 24 Heures du Mans, il faudra attendre le mois d’octobre prochain. Car bien sûr, des événements mystérieux vont troubler la course de nos amis. Mais en attendant, plongez-vous dans l’atmosphère des premières aventures de David Sarel, le héros de fiction particulièrement attachant dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac ». Vous y retrouverez Éric Trélor, Sébastien Ménier, Freddy Vivien et vous apprendrez tout – ou presque – sur l’histoire du Clan Vivia.

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