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31/03/2006

LA F1 DANS L'UNIVERS DE DAVID SAREL

            La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans policiers parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac » et « Faits d’enfer à Carnac »

            Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros  de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des aventures de David Sarel. Freddy répond ici aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des aventures de David.

SM : Les premiers Grands Prix de la saison se sont déroulés de façon assez conforme à tes prévisions, sauf en ce qui concerne les aléas qui continuent de retarder Kimi Raïkkönen. Considères-tu que Kimi est frappé par la malchance depuis l’an dernier ?

FV : Si l’on entend par chance la manière favorable dont les événements se produisent, il est incontestable que Kimi Raïkkönen accumule la malchance. La guigne s’acharne sur lui. L’an dernier, Kimi s’est presque toujours montré le plus rapide en course. Injustice du destin, malgré sa domination en piste, Iceman a passé l’année à tenter de rattraper son retard sur le Taureau des Asturies. Il a perdu au moins trente points à cause de défaillances de sa voiture qui ne lui étaient pas imputables.

SM : Les chiffres parlent d’eux-mêmes en effet. Crois-tu que les Dieux préféreraient le feu à la glace ?

FV : J’espère que non. Mais en Malaisie, ils ont semblé retomber dans leur errances passées en projetant une autre voiture dans la McMaren de Kimi dès le premier tour.

SM : Tu nous as promis des anecdotes tout au long de la saison. Que pourrais-tu nous raconter aujourd’hui ?

FV : Je t’ai parlé de l’atmosphère particulière qui règne en F1. Tout le monde surveille tout le monde. Quand la femme d’un pilote parle avec les membres d’une autre écurie, les observateurs voient son mari changer d’équipe la saison suivante. Bien sûr, c’est encore pire si c’est son agent qui discute avec un autre patron de team. Quand j’étais en F1, mon ami Éric Télor, qui est un avocat renommé, négociait tous mes contrats.

En 1998, mon écurie m’avait proposé quinze millions de dollars par an pour renouveler mon contrat. Je souhaitais obtenir dix huit millions, et je savais qu’une autre équipe, moins performante mais dotée d’un budget confortable, signerait avec moi pour seize millions. Éric a arraché vingt trois millions par an pour les deux saisons suivantes en faisant croire à l’équipe que si elle refusait, je signerais dès la semaine suivante chez Ferrari. Le patron de l’écurie au sein de laquelle je roulais a signé, soucieux de conserver ma collaboration. Il voulait éviter de me retrouver comme adversaire. Éric a bluffé. Aucune négociation n’avait jamais été entamée avec Ferrari. Il s’est contenté de s’afficher avec le patron des rouges dans le paddock du Grand Prix de Silverstone, puis de laisser échapper devant des journalistes que la couleur de ma combinaison changerait peut-être la saison suivante. Les rumeurs circulent très vite dans le milieu. Dès le lendemain, la presse sportive mondiale évoquait mon arrivée chez le constructeur de Modène.

            « Vivien vengera-t-il son ami Pironi ? lisait-on en première page de couverture d’un grand quotidien national. Sera-t-il le premier Champion du monde français au volant d’une Ferrari ? ».

            Du côté de Modène, où on discutait les salaires des pilotes au titre de la saison suivante, personne n’a démenti l’information. Les pilotes des voitures rouges se montreraient moins exigeants s’ils sentaient la menace de se voir remplacés par un champion du monde. Le jeu des chaises musicales et de la chasse au baquet inquiète les pilotes et leurs agents.

            Éric avait parié sur ce phénomène. Il ne lui restait plus qu’à attendre que Priceley cède à ses prétentions, ce qui n’a demandé que quelques heures.

SM : un vrai jeu d’intox ?

FV : Comme je te l’ai déjà expliqué, la F1 est un monde sans pitié. Rien à voir avec l’univers du Club des cinq.

SM : Pour revenir à l’actualité, le déroulement des premiers Grands Prix modifie-t-il un peu tes prévisions pour le championnat 2006 ?

FV : Sur un point seulement. Avant Bahreïn, je croyais que Nico Rosberg ferait de belles performances mais qu’il fallait lui laisser un peu de temps car il débutait en F1. Compte tenu de ce qu’il a montré lors des deux premières courses, je pense que son potentiel est encore plus exceptionnel que je le pensais. Ce garçon est tellement doué, intelligent et motivé qu’il pourrait bien gagner son premier Grand Prix dès 2006 !

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