Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/03/2006

F1 ATMOSPHERE F1

LA SAISON VA COMMENCER !

            La F1 fait partie intégrante de l’univers de David Sarel, le héros dont Thierry Le Bras raconte les aventures dans ses romans parus aux Éditions Astoure (cf : http://astoure.site.voila.fr ) , notamment « Circuit mortel à Lohéac ».

            Freddy Vivien, un des héros de Circuit mortel à Lohéac, fut un des pilotes de Formule 1 les plus brillants de sa génération (il est né en 1952 et remporta plusieurs titres de Champion du monde). Le lecteur observera que héros  de fiction issus du Clan Vivia et pilotes réels se mêlent dans l’univers des aventures de David Sarel. Freddy répond ici aux questions du journaliste Sébastien Ménier, un personnage qui jouera un rôle important dans les prochains épisodes des aventures de David.

SM : Freddy, trouves-tu la F1 différente de ce que tu as connu de 1977 à 1992, l’époque où tu courais dans cette discipline ?

FV : La F1 reste la discipline de l’extrême. Les voitures sont incroyablement performantes. Elles procurent toujours des sensations incomparables. Par contre, l’ambiance s’est détériorée. Dans les années 70 et au début des années 80, les pilotes se connaissaient tous, fréquentaient les journalistes, les voyaient en dehors des circuits. Maintenant, l’ambiance est devenue très froide.

SM : Que se passera-t-il si je veux interviewer Schumacher ?

FV : Il faudra que tu passes par son attachée de presse. Au mieux, tu seras invité à une conférence de presse avec une trentaine de confrères. Et il est probable que si tu le croises dans les couloirs de l’hôtel le lendemain matin, il ne te reconnaîtra même pas.

SM : Et l’ambiance entre les pilotes ?

FV : La F1, c’est un combat. Il y a peu de places et beaucoup de candidats. Compte tenu des enjeux financiers, les places sont très chères, à tous les sens du terme. Donc, l’amitié est devenue quasi impossible dans le milieu. Aujourd’hui, si la femme d’un pilote parle à un membre d’une autre écurie, toute l’équipe va lui faire sentir que c’est inadmissible et des rumeurs vont commencer à circuler sur un futur transfert de son compagnon

SM : au Grand Prix de France l’an dernier, j’ai été impressionné par la propreté des stands et de tout le paddock.

FV : La F1 est un spectacle haut de gamme qu’Ecclestone vend dans le monde entier. Tout doit être impeccable. Les toits des camions dans les paddocks par exemple sont lavés en permanence pour que tout brille à la télé lorsque les chaînes des cinq continents diffusent des images prises d’hélicoptère. Dans les stands, dès qu’une voiture s’arrête, quelqu’un nettoie les éléments de carrosserie. D’ailleurs, compare les F1 d’aujourd’hui avec celles des années 70 et 80. Nos voitures conservaient un aspect artisanal. Tu voyais des rivets, des petites imperfections, alors qu’aujourd’hui, toutes les monoplaces ressemblent à des pièces d’orfèvrerie.

SM : depuis ton retrait et la mort de Senna, j’ai l’impression que la F1 manque de champions charismatiques. Qu’en penses-tu ?

FV : Je crois beaucoup en l’avenir dans la discipline de certains jeunes pilotes comme Kimi Raïkkönen, Felipe Massa, Nico Rosberg, Nick Heidfeld, Jenson Button, qui sont des garçons performants et attachants. Et bien sûr Damien Brémant, dont je suis l’agent. Il est vrai que les pilotes d’aujourd’hui sont plus « formatés » que nous ne l’étions. Ils représentent des firmes internationales qui investissent des fortunes sur eux, ce qui leur interdit toute fantaisie. Je n’entretiens pas de nostalgie qui idéalise les pilotes du temps passé. Certes, à l’époque que j’ai connue, la F1 a compté des hommes d’exception comme Didier Pironi, Ronnie Peterson, Jacques Laffite, René Arnoux, Keke Rosberg, Elio de Angelis, Ayrton Senna bien sûr, et j’en oublie sûrement. Mais elle a aussi subi des gars difficiles à vivre. Je ne citerai aucun nom, même si je pense à un pleurnichard, à des jaloux, à quelques gars au comportement dangereux et à d’autres qui oubliaient leur tête dès qu’ils enfilaient le casque.

SM : ton favori pour le Championnat 2006 ?

FV : j’en citerai deux., Kimi et Button. Nico et Damien vont continuer à apprendre leur métier. Nick est déjà un pilote mûr, mais l’Écurie Sauber BMW devra se roder. En 2007 par contre, je ne serais pas surpris qu’il fasse partie des candidats au titre.

SM : Pas Schumi ?

FV : Franchement non. C’est incontestablement un grand pilote. Seulement, il pète souvent les plombs quand il n’est pas dominateur. Il ne va pas manquer de rivaux cette année. A commencer par son équipier, Massa dont les performances en 2005 face à Villeneuve doivent faire réfléchir à Schumi. Je le vois en retraite à la fin de la saison.

SM : Et Renault ?

FV : l’an dernier, c’est la fiabilité et une série noire qui ont battu Kimi, pas les pilotes Renault. Sur la piste, Kimi s’est montré dominateur. La chance va changer de camp.

13:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

Les commentaires sont fermés.