Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2008

LES PROBLÈMES DE DIRECTION VUS PAR SÉBASTIEN BOURDAIS

medium_BOURDAIS_SUR_908.jpg
Contrairement à une idée reçue, la direction assistée n’est pas toujours confortable

Interrogé par une journaliste de L’Équipe sur la direction de la Toro Rosso qu’il testait à Jerez, Sébastien Bourdais a fait part de ses appréciations et de la modification qu’il attend sur la prochaine monoplace du team. « Je peux tenir le volant avec un petit doigt. C’est trop assisté pour moi. Il va pourtant falloir que je vive avec en attendant la voiture 2008. C’est à dire jusqu’au Grand-Prix de Turquie. »

Contrairement à ce que pourraient penser les conducteurs de voitures de tourisme, une direction trop assistée handicape un pilote au niveau de la précision. Un volant un peu ferme aide à prendre sa trajectoire et à doser les corrections. Certains se souviendront d’ailleurs qu’en 2001, Jean Alesi avait fait déconnecter l’assistance de sa direction à plusieurs reprises, notamment à Monaco. Et malgré l’effort physique complémentaire fourni – car avec l’adhérence des pneus et l’appui de la monoplace, la direction devient alors très lourde - , le pilote français se sentait plus à l’aise et plus efficace.

medium_VIGNETTE_DP_FERRARI.jpgRappelons aussi qu’à la fin des sixties et au début des années quatre-vingts, les monoplaces soumettaient leurs pilotes à la torture. Avec l’effet de sol, les larges slicks, les directions directes mais non assistées, sans compter parfois la brutalité des turbos, l’homo mécanicus menait sa machine à la force des poignets. Des bras aussi, devrais-je ajouter. D’ailleurs, plusieurs stars de cette période méritaient aussi au sens propre le qualificatif de gros bras accordé au sens figuré aux meilleurs. Je pense pas exemple à Didier Pironi, Jean-Pierre Jarier, Alan Jones et Keke Rosberg.

En endurance aussi, l’assistance de la direction génère parfois des effets pervers. Au Mans notamment. « La direction de la Peugeot était compliquée, reconnaît Sébastien Bourdais. Elle saturait. On ne pouvait pas freiner et tourner dans les chicanes. Il fallait freiner droit, lâcher les freins, puis tourner. Mais on ne devait pas tourner sur les freins. »
_____

Les fictions dans le monde de la course automobile vous passionnent ? Vous êtes tombé à la bonne adresse.

medium_COUV_CHICANES_ET_DERAPAGES.8.JPGDecouvrez les romans de Thierry Le Bras (Éditions Astoure, diffusées par Breizh) , « Circuit mortel à Lohéac », « Faits d’enfer à Carnac », et « Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans ».

19:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Imprimer |

Les commentaires sont fermés.